AccueilAccueil  BestiaireBestiaire  CarteCarte  ContexteContexte  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



Bonjour Invité, et bonne visite sur Dùralas !
Contribuez en aidant et en faisant part de vos idées pour le forum ici
Bienvenue à notre dernier membre : Dexilom
Le Monde de Dùralas a précisément 1905 jours !
Dùralas, le Jeu 17 Jan 2019 - 6:08
Pour être à l’affût des dernières nouveautés, c'est ici qu'il faut aller !
Pour toute réclamation, visitez le Bureau des réclamations.
Envie de sensations fortes, de gloire ? Tentez le Championnat de BaldorHeim
La bibliothèque de Stellaraë regorge d'informations sur Dùralas.
Devenir Roi ? Prince ? Prêtre ? C'est possible dans le recrutement RP
La salle des trophées recense les plus grands héros de ce monde !

Partagez | 
 

 Chasse aux sangliers

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1 ... 12 ... 19, 20, 21
AuteurMessage
Neivin
Habitant(e)

avatar

Messages : 91
Expérience : 233
Masculin Âge RP : 19

Politique : 00
Métier : Chasseur - Novice
Titres:
 


Stats & équipements
Vitalité:
155/155  (155/155)
Vitesse: 71
Dégâts: 61

MessageSujet: Re: Chasse aux sangliers   Mer 2 Jan 2019 - 5:16

Après un long voyage, Neivin arriva a Kastalinn. Il n'avait pas un sou en poche, c'est pourquoi il se rendit dans la foret pour chasser une proie et la revendre. Une fine nappe de neige couvrait le sol, et le vent fessait vibrer les branches, ce qui produisit un son agréable, ajouté a cela le chant des oiseaux, c'est avec bonne humeur que le katzmann se mit en traque de sa proie.

Il trouva bien rapidement une piste, des excrément sur le sol. Ce n’était pas bien difficile avec un sol entièrement blanc, il renifla la piste et la suivit, marchant prudemment pour ne pas éveiller les soupçon de la bête. Il arriva dans une petite clairière et écarta les branches d'un buisson pour voir ce qui s'y trouvait au-delà. Et l'argent pour le repas d'aujourd'hui était la, un bon gros sanglier dodu avec une fourrure qui vaudra un bon paquet de pièce d'or.

Malheureusement, écarter le buisson fessa du bruit, et le sanglier senta une présence et se tint immobile. Le sanglier n'avait pas l'air d'avoir repéré son emplacement, aussi il sortit un arc et commença a le bander en direction de sa proie. Les deux êtres était immobile, prêt a agir au quart de tour.

Une flèche siffla a travers la clairière, se dirigeant vers la tête de la bête. Le sanglier réagit avec vivacité, courant de toute ces forces, mais il ne fut pas assez rapide et la flèche se logea dans son corps. L'apprentie chasseur n'avait pas le temps d'encoché une deuxième flèche, il rangea son arc, se mit a quatre pattes et coursa le sanglier a vive allure. Il le rattrapa et sauta dessus, plantant ces griffes dans sa chair. Ce fut alors un véritable rodéo, le sanglier se débattait dans tous les sens et se cogna contre un arbre pour tenter de se déloger de ce chat qui le chevauchait. Il profita de l'impact contre l'arbre qui ralentit la cadence du sanglier pour sortir son couteau d'une main et le planta dans la tête du sanglier. Celui-ci s'effondra dans la neige, mort.

Le calme retomba sur la foret, et les oiseaux, effrayé, avait cessé de chanter. Seul le son du vent était encore audible. Il commença a dépecer l'animal, retirant sa peau. Il garda aussi le reste, la viande vaut tout de même son pesant d'or. Il rangea la fourrure du sanglier, pris la carcasse sur les épaule et commença a se diriger vers la ville pour vendre son butin, mais remarqua son erreur que trop tard.
Mince, j'aurais du retirer la peau après... j'ai du sang qui commence a couler sur le cou beurk...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yavik Vulpes
Habitant(e) connu(e)

Habitant(e) connu(e)
avatar

Messages : 136
Expérience : 323
Masculin Âge RP : 25 ans

Politique : 00
Métier : Chasseur - Novice
Titres:
 


Stats & équipements
Vitalité:
115/115  (115/115)
Vitesse: 104
Dégâts: 48

MessageSujet: Re: Chasse aux sangliers   Jeu 3 Jan 2019 - 21:45

L'aurore s'éveillait encore entre troncs saisis par la nuit qui restaient là plantés dans la couverture de neige épaisse. L'air cristallin nimbait le sous-bois d'une nappe pâle et paisible.Dans les branchages commençait à peine à s'ébouriffer le plumage, le petit peule volant des arbres. Bientôt ils chanteraient la symphonie perçante et matinale du lever du soleil. Mais pour l'heure tout restait encore somnolant et pétrifié.

Seuls  les pas frottés sous la platitude des appendices qu'il portait aux pattes, brisaient discrètement le silence ambiant.

Yavik avait vu cette pratique de chasse lors de l'une de ses propres expéditions dans les terres enneigées  environnant Kastalinn. C'était un petit groupe de chasseur humains qui évoluaient avec bien plus d'aisance dans la neige épaisse.  Leurs alors pas ne s'y enfonçaient pas bien qu'elle fusse particulièrement molle suite à une petite tempête la nuit précédente. Cela avait intrigué le chasseur  au long nez et il avait remarquer en les suivant que leurs traces étaient gigantesques.Il les avait vus au loin et ils ne semblait pourtant pas avoir des jambes de géants. Par conséquent comment pouvaient ils avoir de si gros pieds pour faire de si grosses traces dans le manteau blanc. Les ayant pistés sans se faire repérer il avaient remonté leur piste pour comprendre la raison de ce prodige.

Au soir ils s'étaient réunis autour d'un feu  sous le couvert d'un bloc rocheux qui les protégerait d'éventuelles chutes  neigeuses durant la nuit. Maître-Renard tapis derrière une souche renversée les avait observé en grelottant de temps à autres pour lutter contre le froid et le sommeil, jusqu'à ce qu'ils finissent par s'endormir eux même. Alors s'étant approché plus encore jusqu'entre leurs paillasses, il avait examiné en détail à la lumière vacillante du feu mourant, leurs équipements et leurs armes de chasse  déposés à leurs cotés. Quand l'un d'eux s'éveilla quelques peu entendant quelque chose, le renard était en train de faire les premiers pas de son replis une fois son larcin accompli.
Tenant dans chaque main l'une des deux raquettes de lanières de peau de phoques quadrillées et tendues sur un ovale de bois cerclé. Il s'était figé et avait souhaité se fondre dans le décors pour ne point être vu en plein vol.

L'homme embrumé d'un premier sommeil avait scruté les alentours d'un œil hagard avant de se laisser retomber sous sa couverture de peau d'ours et de se remettre à ronfler en quelques secondes.

Yavik fila encore plus silencieusement jusqu'à être hors de porté et détaler avec son petit butin.

Et voila que ce matin il va les essayer pour remonter la piste d'un vieux mâle mourant qu'il sait avoir son territoire dans les parages.
L'approche est plus rapide et moins éreintantes, l'homme renard survole pour ainsi dire les douces ondulations de la froide surface blanche . Ses pattes fines ne s'y enfoncent plus, ne le contraignant plus à de grandes enjambées pour pouvoir faire un nouveau pas devant lui. Là au contraire il restait au dessus et pouvait même enchaîner une allure intermédiaire qui améliorait l'approche et l'effet de surprise.
C'était là, dans le renfoncement de cette marre asséchée depuis longtemps avant l'hiver., le vieux sanglier s'y était fait un nid de terre battue et de feuillages entremêlés, creusé au travers de l'épaisse couche de neige. Le renard arriva juste en face de sa cible. lentement, tout d'abord puis a chaque pas un peu plus vite. le chasseur couvrit les quelques dizaines de mètres qui le distançaient de cette cuvette et quand il parvint au bord de celle-ci, il ne laissa aucune chance au cochon venu qui roupillait encore. Il étira son coude derrière lui et amena l’empêne de sa flèche à la commissure de ses lèvres avant de plisser le regard et de retenir sa respiration.

L'attaque fut rapide, nette, unique et parfaite. La flèche s'enfonça derechef  en pleine tête, juste derrière l'oeil de la bête qui sursauta spontanément en recevant l'impact avant de retomber  sur sa couche, secoué de spasmes involontaires et funestes. Yavik ne bougea pas. Il regardait  satisafit mais impassible. L'esprit du sanglier s'évapora dans l'air en une volute glacé quand il poussa son dernier souffle.  

Yavik s'engagea sur la pente de la cuvette en levant son arc et son couteau au dessus de lui tandis que  ses raquettes le laissaient délicatement glisser jusqu'en bas.

Au lever du soleil, il y aurait un feu panoramique dans le ciel pâle et un cercle  de sang dans la blancheur immaculée de la terre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sobek Elpoemer
Nouvel(le) habitant(e)

avatar

Messages : 40
Expérience : 358
Masculin Âge RP : 25

Politique : 01
Métier : Chasseur - Compagnon
Titres:
 

(Cerbère +150, v+80)

Stats & équipements
Vitalité:
269/269  (269/269)
Vitesse: 139
Dégâts: 218

MessageSujet: Re: Chasse aux sangliers   Dim 6 Jan 2019 - 23:14


Sobek Elpoemer avait accepté, avec une hésitation significative, de se joindre à une cabale improvisée, instiguée par des sorciers de niveau intermédiaires issus du Désert. Il s'agissait là de la branche Exilée la plus puissante, la plus répandue, et également au plus haut degré de culture concernant les disciplines occultes.

Sobek avait participé, de loin en tant qu'apprenti, à diverses réunions au cours des années précédentes et savait donc à peu près quel genre d'individus il trouverait en la forêt de Kastalinn. Dans les souvenirs de l'apothicaire dansaient des images flatteuses d'anciennes connaissances, des gens de culture et desquels on pouvait tirer au pire une bonne compagnie, mais bien souvent de sages apprentissages.

Ces retrouvailles, face à face, mettaient toujours l'Exilé mal à l'aise. Il ne détestait pas plus les interactions sociales que revoir les siens, mais...

Crocodile

Quelque chose d’éminemment dangereux flottait dans l'air depuis quelques temps. Son agresseur nocturne, hypnotique dandy encore inconnu, cette voix murmurant son nom partout où il allait, et ce sentiment de dissociation qui traversait constamment Elpoemer.
Qu'importe où ses posaient ses yeux, où œuvraient ses sens, il était sempiternellement contemplatif et s'inquiétait de ces signes avant coureurs. Mais qu'indiquaient-ils exactement ?

Comme il déambulait, seul dans une forêt imperméable aux troubles de la civilisation, ses iris se perdirent dans le vert smaragdin, tandis qu'il passait en revue plusieurs possibilités de ce qui l'affligeait. Finalement, après avoir fumé une bonne pipe pleine d'opium, Sobek décréta devoir subir les affres de son inexpérience ; il doutait de ses capacités en situation de nouveauté totale, rien de très anormal. Cela devait le travailler à tel point qu'il en venait à relier les événements entre eux, à repenser le passé comme quelque trame élaborée, une paranoïa courante chez les consommateurs de drogues.
Il s'était pensé à l'abri des symptômes car il les connaissait que trop bien, mais même le meilleur des médecins peut tomber malade. N'est-ce pas ?

Assis là en tailleurs, tenu au chaud par le feu verdâtre qui crépitait de manière chaleureuse en son crâne de fennec posé à même le sol, l'Exilé ferma les yeux et les rouvrit dans l'Immatériel.

Il pouvait désormais passer d'un Monde à l'Autre sans mal, tant que sa flamme pyromancienne servait de catalyseur, et accomplissait chaque jour au moins une marche dans l'au-delà. Le terme de «marche» pouvait être équivoque aux oreilles des non-initiés, tant il invitait à concevoir l'exercice comme un acte physique et conscient, mais il signifiait au contraire pour les arcanistes un abandon total des sens empiriques au profit de l'ouverture de l'âme aux aléas mystiques.
En d'autres termes, le corps du chaman se voyait livré aux énergies ambiantes chargées de procurer au sorcier les visions nécessaires à l'appel de sa transe. Bien entendu, on pouvait "demander" ou "aiguiller" ses marches spirituelles, mais poser des conditions aux Esprits pouvait avoir des conséquences aléatoires, désastreuses parfois, comme on ignorait souvent à qui -ou pire, à quoi- on avait affaire dans l'Au-Delà.

Aujourd'hui, la cabale d'exilés devait avoir importuné un bien sombre fantôme.

Sobek Elpoemer était à leurs côtés, dans l'ombre, à épier malgré lui. Il voyait des magiciens originaux, aux tissus fantastiques, aux bâtons toujours plus gros, et aux mots éloquents. Il contemplait des glyphes élaborées, issus des Enfers -quoi que cela fut- ou des Dieux, et écoutait attentivement leurs histoires toutes plus alambiquées les unes que les autres.
Des Hommes, des Nagas, des Stryges, des Vampires, rassemblés en un même endroit pour palabrer.

Ils étaient tous héros, tous magnifiques et grandioses, dans leurs chapeaux, crânes ornementaux, et artefacts puissants. L'un disait venir d'un pays de nains, à l'Histoire capitale, tandis que l'autre rêvait de remplir les bibliothèques des Contes de sa Terre. Une elfe glissa même à l'oreille d'un abyssal qu'elle le trouvait fort beau, et que les bois étaient accueillants aux amours fugaces.
Ils étaient tous réunis, pour célébrer leur singularité dans la collectivité.
Tous avaient quelque chose d'extraordinaire. Certains apprentis maîtrisaient des sorts inconnus à l'Exilé, qui dans l'ombre observait impassiblement le spectacle, et allaient jusqu'à démontrer leur maîtrise devant tout et tous. Mais à chaque fois qu'un individu accomplissait ses preuves, on venait faire plus flamboyant, plus puissant, plus énigmatique. À chaque sortilège son contresort, et à chaque grimoire son annexe.
On exposait des livres aux mages les plus anciens, dans l'espoir de se faire un nom dans les Bibliothèques, on vendait des philtres d'amour aux mêmes vieillards -souvent mariés- dans l'espoir que le corps puisse offrir à l'âme ce que le manque de talent niait bien souvent.

On se livrait à une orgie.

Et Sobek Elpoemer, toujours invisible, impénétrable dans sa transe à toute émotion, voyait se mouvoir dans les ténèbres un mal primordial, qui accablait de silence toute cette inaudible cacophonie. Il ne saurait dire avec exactitude s'il était réellement seul dans les limbes, car il lui semblait parfois sentir la présence d'autres magiciens discrets, mais il n'était ni en état ni d'humeur à se livrer de nouveau aux cogitations.
Le mage observait seulement, laissant le groupe de sorcellerie jacasser dans les bois de Kastalinn, malgré les chasses en cours, malgré les prédateurs rôdeurs, au détriment de l'exercice de la magie. Entre les chapeaux pointus, les tatouages luisants, les lèvres avides de sociabilisation -car les mages sont souvent ostracisés en raison de leur différence- glissait une ombre indicible et menaçante. Sûrement ils l'auraient vue, s'ils n'étaient pas affairés à autre chose, et sûrement Sobek les aurait prévenus, si son âme ne se livrait pas à une moquerie profonde de la condition de ses semblables.

Il les trouvait faux.
Arrogants.
Avides de reconnaissance, des enfants mal aimés.

Crocodile

Et lorsque la goule tapie dans l'obscurité, hurlante de perdition, se projeta sur l'Assemblée, ce fut à peine si l'Exilé esquissa une moue de tristesse. Il vit l'air se dilater, pour se remplir de nouveau, plein d'une fatalité imminente, et les nuages gronder à la mort foudroyante.

L'instant d'après Sobek entendit le fracas du tonnerre et s'éveilla au beau milieu des sorciers, ses frères, qu'il avait jusque là observé depuis l'Immatériel. Ils étaient calcinés pour la plupart, totalement explosés pour d'autres, mais tous étaient morts.
L'un d'entre eux, visiblement résistant au courant électrique trouva la force de parler au turban noir et rouge qui se trouvait au centre de l'impact de la foudre.

- Mon frère... à l'aide... Oh mes livres ! Oh mes... Mais déjà une main mâte et aux doigts fins venait étouffer sa bouche. Presser sa sortie respiratoire de telle manière que l'homme en trembla d'effroi.

C'était l'un de ceux qui vantait ses écrits aux vieux Sages. Il avait déjà usé bien assez souvent de sa parole aujourd'hui, abusé même. Voilà le problème que l'esprit d'Elpoemer avait oublié -soit-ce par sélection ou car les assemblées étaient rares- ; ses «collègues» étaient de bien tristes Sires portés par une estime de soi bien trop développée. Ils aimaient à venir narrer leurs exploits, promettre monts et merveilles, et enjoliver leurs existences le temps de quelques instants grâce aux Sabbats.
Une manière mégalomane d'asservir l'usage des arcanes à leurs vies qu'Elpoemer exécrait.

Alors, comme il rallumait sa pipe d'opium au beau milieu de cette triste réunion de cadavres fumants, le sorcier au turban enjamba les tas de chaire cendrés pour se perdre de nouveau dans les recoins mystérieux de la forêt.
Chasser le sanglier était fort plus divertissant que de côtoyer ces idiots.

Son corps se mélangea aux ombres, avant de localiser et de fondre sur une proie isolée qu'il tua d'un coup d'épée. Net et concis.

Et lorsqu'il revint vers Mara, laissée en tant que gardienne de ses effets personnels à l'entrée de Kastalinn, Sobek Elpoemer était orné d'une chevalière en or qu'il trouva au milieu des macchabées.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yavik Vulpes
Habitant(e) connu(e)

Habitant(e) connu(e)
avatar

Messages : 136
Expérience : 323
Masculin Âge RP : 25 ans

Politique : 00
Métier : Chasseur - Novice
Titres:
 


Stats & équipements
Vitalité:
115/115  (115/115)
Vitesse: 104
Dégâts: 48

MessageSujet: Re: Chasse aux sangliers   Jeu 10 Jan 2019 - 12:50

Une approche silencieuse. une progression fine et attentive le ventre flirtant avec le tapis de feuilles roussies par le temps et les saisons passées. Son dos s'y confondant presque à la perfection. Yavik rampait une patte après l'autre dans ce sous-bois foisonnant, en ses cimes, du chant des oiseaux.

Sa truffe sombre et humide plantée en pointe de son long museau s'agitait  dans la dégustation olfactive d'une promesse de chasse fructueuse. Il ne savait pas encore où exactement ce parfum musqué et porcin dissimulait sa source.Mais ses sens ne pouvaient le tromper sur la proximité de celle-ci. Car il y avait bien déjà plusieurs heures déjà qu'il remontait cette piste qui tantôt s'amenuisait au gré des courants d'air pour l'instant d'après  devenir entêtante et prononcée. Le capricieux élément d’Éole avait beau tenter de se jouer de lui et de faire perdre toutes traces de ce doux parfum de bête sauvage. La persévérance du renard lui interdisait de se laisser distraire et l'encourageait à tenir bon sa traque. Ainsi avait il marché longtemps, remontant cette piste prometteuse mais rendue encore incertaine par les caprices du vent qui donnaient des airs de girouette malicieuse à sa progression sylvestre.
Mais depuis déjà une poignée de lieux et d'arpents la flaveur s'était intensifiée. Le vent avait beau maintenir ses capricieuses virevoltes, le nez du chasseur  ne pouvait être floué. La bête était proche. Il le sentait!

Sa conviction eut raison de ne rien lâcher. Car au loin, derrière ce qui s'annonçait être un fourré de fragonnettes d'un vert profond, s'agitaient en de caractéristiques grognements les mouvements d'un sanglier qui devait retourner l'humus et la litière forestière de sa hure avide. Les coin était riche en champignons, vers et autres petites bestioles qui grouillaient a l'ombre des feuilles mortes. L'animal ne s'y trompait pas et festoyait en toute inconscience du danger roux qui lentement approchait. Le chasseur a chaque pas qu'il faisait amenuisait cette distance qui le séparait d'une rencontre chasseresse et de l’inéluctable confrontation qu'elle impliquait.  Le renard en avait déjà la pépie et salivait d'envie, se gardant bien de haleter d'appétit pur n'émettre aucun bruit. Patiemment il déglutit.  Cette fringale prédatrice saurait bien attendre que la promesse se change en acquis.

la distance était désormais idéale, quelques dizaines de coudées tout au plus. Il était temps de s'armer. Le chasseur passa la main dans son dos et  pinça d'infinies précaution l’empêne d'une flèche qu'il glissa alors hors de son carquois. La positionnant sur son pas de tir, il la maintint d'un doigt tandis qu'il se relevait lentement pour faire face et armer un tir qu'il espérait parfait. Mais alors qu'il bandait cette corde archère et qu'il entamait prudemment les derniers pas. Sous l'un de ceux-ci une brindille craqua. Yavik fit une grimace et ce qu'il redoutait arriva.

Alerté par ce petit bruit sec, la proie comprit qu'elle n'était plus seule dans le sous-bois. Dans le doute et par instinct de préservation, elle tenta de prendre la fuite en fonçant tête baissée et sans chercher a savoir, au travers du buisson.  Une option regrettable et maladroite, se dirigeant involontairement vers  le chasseur qui avait mis en joue le fourré piquant.
la rencontre du métal aiguë et de l'os sous le cuir fut percutante. La perforation en fut profonde tant les deux projectils, l'un vivant l'autre mortel, fut puissante.
Le sanglier fit encore quelques pas dans son élan et s'effondra groin en avant dans la litière. Probable qu'il huma encore une fois le parfum gourmand des champignons qui l'avaient mené ici. Mais tout s'estompa définitivement pour lui. La douleur, l'espace et le temps.

Yavik, renard habile souriait de satisfaction, la prise était conséquente et les trophées seraient bons!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Chasse aux sangliers   

Revenir en haut Aller en bas
 

Chasse aux sangliers

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 21 sur 21Aller à la page : Précédent  1 ... 12 ... 19, 20, 21

 Sujets similaires

-
» Chasse aux sangliers
» Réveil pour la chasse ! [PV Plume]
» Tableau de chasse des crânes
» Chasse aux corbeaux [pv : Tyzy]
» Chasse au troll

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Nord de Dùralas :: Ville de Kastalinn :: Lieu d'artisanat - La chasse-