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 Chasse aux crocodiles

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Aryana
Habitué(e) du pays

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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Mer 28 Juin 2017 - 1:17



Aryana tirait péniblement le cadavre d'un crocodile hors d'une étendue d'eau verdâtre, grimaçant à chaque mouvement qu'elle faisait. Sa cheville s'était fait bien plus que mordillé par la créature à écailles, elle essayait de faire attention à ne pas mobiliser sa jambe droite, quitte à sautiller sur une jambe. Le plus ennuyant était de traîner l'animal, alors pour cette fois-ci, elle prit le temps de le dépecer.
Tout simplement pour avoir du poids en moins à porter, allégeant ainsi sa douleur à la cheville. Elle ne saignait qu'un peu, rien de grave, enroulant une bande de tissus autour de son membre tout en serrant pour faire stopper les saignements.

Quelle chance avait-elle eu, distraite par ses pensées morbides, l'animal avait surgit de l'eau sans qu'elle ne puisse reculer à temps. Quelle bonne idée avait-elle eu aussi d'attendre sur une berge, comme une proie servie sur un plateau pour ce crocodile. Une fois des écailles, des dents et des morceaux de cuir récupérés, Aryana partit de cet environnement putride aux odeurs parfois nauséabondes.
Elle avait largement assez récolté de matière pour cette fois, pour l'heure, il fallait qu'elle trouve un endroit où se poser tranquillement pour pouvoir soigner sa cheville. Direction, la masure de son ami nain, toujours prêt à l'accueillir.







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Ekyo
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Mer 28 Juin 2017 - 16:02

Ekyo avait traversé le marais une fois de plus à la recherche d’un crocodile, bête dont le cuir était répandu et demandé, en même temps réussir à tuer un tel reptile n’était pas donné à tout le monde, le guetteur l’avait fait plusieurs fois, ses chasses étaient d'ailleurs son seul revenu. Ekyo avait fini par tomber sur l’animal qu’il cherchait au bout de deux longues heures de recherche, dans cet endroit qu’il n’affectionnait pas, pour ne pas dire qu’il le détestait, l’air était lourd, nauséabond, il y avait peu de place pour se déplacer et la menace de se faire bouffer la jambe était omniprésente.

Il pouvait bien se déplacer dans les arbres, mais ils n’étaient pas hauts et la plupart étaient glissants, il s’appuyait plus sur des racines sortant de l’eau trouble en s’aidant des lianes qui pendaient par ci et là, le crocodile qui l’avait trouvé avait d’ailleurs essayé de lui happer la jambe lors d’un saut. Le reptile avait surgi des flots gueule ouverte, Ekyo avait eut à peine le temps de plier sa jambe, ses bottes avaient été bloquées par l’avant de la mâchoire de l’animal. L’arcaniste utilisa son pouvoir temporel, qui l’affectionnait tant, pour réparer les dégâts et tuer le crocodile à l’aide d’une dague. Après les ressources récoltées, il rebroussa chemin, en gardant sa vigilance habituelle, les régions n’étaient pas sûres ses derniers temps en Dùralas.




Je connais ton futur Invité.
-Votre fidèle guetteur, pour vous trahir.. #660000
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Le Marchand
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Dim 2 Juil 2017 - 19:16

Rapport de récolte :

Aryana gagne 6 écailles de crocodile, 4 dents et 5 cuirs.

Commentaires sur le RP : Rien à dire.

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Rapport de récolte :

Ekyo gagne 6 écailles de crocodile, 5 dents et 4 cuirs.

Commentaires sur le RP : Rien à dire.

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Rapport de récolte :

Axe gagne 3 écailles de crocodile, 1 dent et 1 cuir.

Commentaires sur le RP : Rien à dire.
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Eloria
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Dim 16 Juil 2017 - 23:51

Après sa récente discussion avec un illusionniste, Eloria était parti explorer une nouvelle partie du continent où elle n'avait que mis les pieds une ou deux fois au grand maximum. L'Ouest regorgeait d'une végétation différente de l'Est ou bien du nord, bien plus luxuriante. Les environs semblaient plus calmes, en apparence, quand on s'y promenait. L'ensorceleuse s'était aventurée dans un endroit assez sombre, avec une flore proéminente qui cachait en grande partie les rayons du soleil. Des arbres aux racines aussi longues que leurs branches et aux feuilles verdâtres poussaient le long des points d'eau. Les créatures s'y faisaient discrètes, quelques insectes seulement, également des rampants qui slalomaient entre les herbes.
La tête en l'air, à observer les lianes qui pendaient entre les branches, Eloria se faisait observer par deux yeux reptiliens jaunâtres. L'animal zigzaguait, les deux yeux à la surface de l'eau, suivant le chemin innocemment emprunté par la jeune fille. Soudainement, la créature se jeta hors de l'eau, une fois proche du bord, et se rua vers la créature qui marchait sur deux pattes. Il lui saisit le molet et plongea ses dents acérées dans sa chair, agitant sa tête par la même occasion.

Surprise de se faire attaquer lors de ses rêveries d'explorations, elle parvint à stopper le crocodile avant qu'il ne continue à lui abîmer la jambe. Elle ne souffrait pas, mais son mollet s'engourdit bien vite et du sang giclait à flot. L'animal écailleux était sous le contrôle de la magie de l'illusionniste, il était immobile, mâchoire ouverte, comme figé dans le temps. Cependant, la marionnettiste le contrôla comme un pantin, et le fit reculer d'elle pour qu'elle puisse regarder sa blessure assez importante.
Pour remédier à cette blessure, elle utilisa son pouvoir lié à son sang. Ce dernier se développa en formant des ronces qui entourèrent directement la créature vivante à côté d'elle. Sans qu'elle ne puisse contrôler ce pouvoir, l'animal fut vider de son liquide vital, pompé par les racines piquantes, qui soignèrent Eloria. L'ensorceleuse regarda le cadavre de l'animal et décida de le ramener avec elle. Histoire de ne pas le laisser traîner et puis qui sait, peut être en tirerait-elle un peu d'or.







Eloria : Télépathie #331a7a
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Elderion Slavantis
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Lun 14 Aoû 2017 - 18:48

Elderion connaissait vraiment bien le marchand à qui il vendait toutes ses ressources. Cet homme-là, d'un âge bien avancé, avait des conseils à donner d'une grande valeur. C'est lui qui expliqua au Naga quelles étaient les ressources recherchées et ce qui était à récupérer sur ses proies. Elderion n'était pas un amateur en chasse, mais il ne connaissait généralement que ce qui était comestible chez un animal. Il découvrit donc ce qui valait son pesant d'or et ce qui était bon à laisser ne laisser qu'aux charognes. Pour le remercier, il chassait et apporter au marchand un stock toujours plus conséquent. Chacun y trouvait son compte.

Cette fois-ci, le marchand l'orienta vers une toute autre destination. Il commençait à connaître son nouveau fournisseur et lui expliqua donc qu'il pouvait trouver des crocodiles dans les marais. Dans un premier temps le reptile ne dissimula pas sa surprise. Il l'avait regardé avec de grands yeux bien ronds ! Le marchand le rassura en lui expliquant qu'il avait acquis une certaine expérience lui permettant de chasser de telles créatures à la mâchoire surpuissante. Il n'avait aucune raison de vouloir sa mort après tout, si bien que le Naga estima que le moment était venu de chasser de nouvelles proies.

C'est ainsi qu'il se retrouva dans les marais, onduler parmi toute cette humidité bienvenue. Autant il aimait le soleil et pouvait s'endormir tant la chaleur lui apporter un bien-être sans nom, autant il appréciait toute cette humidité qui lui permettait de glisser sur le sol sans la moindre difficulté. Il était ici chez lui sans le moindre doute. Il croisa des serpents qui ne furent pas effrayés de le voir. Il s'arrêta parfois afin de tendre son bras et laisser le reptile s'enrouler autour de lui. Il n'avait rien à craindre, ces animaux étaient les enfants du Basilic, tout comme lui. Ils se portaient naturellement un respect qui dépassait tout entendement humain.

Oui, il était chez lui. Il ne connaissait que trop bien les environs et ce qui s'y trouvait. Enfant, il avait interdiction de s'approcher de trop près des marais car un grand nombre de créatures malfaisantes y avaient établi leur habitat. Les crocodiles en faisaient partie, évidemment. Ces animaux avaient toujours effrayé ceux de son peuple. Ils étaient dotés d'une mâchoire puissante qui pouvait en un seul coup rompre n'importe quoi. Jamais il n'avait imaginé qu'un jour il partirait à leur recherche...

C'est alors qu'il en dénicha un. Au départ, il le confondit avec une buche qui flottait à la surface. Mais trop souvent il s'était fait avoir enfant ! Si bien que lorsqu'il s'approcha pour en avoir le coeur net, il découvrit sans surprise un crocodile qui patientait. Qu'attendait-il ? Il attendait seulement qu'une proie s'approche trop près de lui pour l'attraper de sa gueule. Il avait beau être gros, il était rapide quand il s'agissait de mordre. Il se dévêtit sans pudeur, après tout il était seul et abandonna au bord de l'eau ses vêtements. Personne ne viendrait les lui voler et encore moins au bord de l'eau. Il se glissa dans l'eau et se mit à serpenter ne faisant qu'un très léger remous à peine perceptible. Il tenait entre ses dents sa fidèle dague qui lui avait tant servi jusque-là. Plus il s'approchait du crocodile et plus il ralentissait. Sa seule chance était de le prendre par surprise !

Bien que le crocodile était plus redoutable qu'un aigle, Elderion se sentait bien plus à l'aise à traquer un crocodile qu'une de ces volailles hors de portée. Il se tenait à peine à quelques mètres désormais et c'est à cet instant que tout allait se jouer. Il progressait tout en douceur ne remuant pas les eaux. Lui aussi semblait flotter comme une buche. Mais une buche n'avait pas de dague scintillante d'humidité. Lorsqu'il fut assez près pour pouvoir le caresser de la main, il se jeta sur le crocodile d'une grande rapidité. Il ne laissa aucune chance ni même le temps à l'animal de réagir. Elderion avait enroulé sa queue tout autour de la gueule du monstre pour l'empêcher de le mordre tandis que de ses bras, il s'accrochait de toutes ses forces pour rester au contact. Bien évidemment le crocodile se débattit férocement, mais le reptile tint bon et réussit à l'immobiliser. Ils coulèrent tous deux et c'est maintenant qu'il fallait agir avant qu'il ne se noie. Il desserra les dents et rattrapa sa dague. Dans un remous de bulles, il parvint à porter un premier coup à l'animal sans toutefois le tuer. Il s'acharna de tout son être jusqu'à ce que la créature ne cesse enfin de se débattre.

C'était enfin fait désormais. Elderion venait d'abattre l'une des créatures qui avait hanté son enfance.
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Le Marchand
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Mar 29 Aoû 2017 - 21:45

Rapport de récolte :

Eloria gagne 1 écaille de crocodile, 5 points métier et 5 points bonus pour un bon RP.

Commentaires sur le RP : Rien à dire.

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Rapport de récolte :

Elderion gagne 1 écaille de crocodile, 5 points métier et 5 points bonus pour un bon RP.

Commentaires sur le RP : Rien à dire.
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Axe
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Sam 4 Nov 2017 - 12:50

- J'ai peur !
- Je t'ai pas forcé à venir.

Une pique métallique à la main, Axe évoluait dans le marécage sans trop de difficulté. Habituée au terrain, elle retrouvait doucement les sensations de ses anciennes chasses et ne dépréciait pas ce petit retour aux sources. Le petit qui traînait derrière elle, lui, avait plus de difficultés ; ses petites jambes ne cessaient de s'embourber dans l'eau sale et l'ambiance brumeuse des marais semblait le mettre terriblement mal à l'aise, jeune citadin qu'il était. S'aidant tant bien que mal du bâton que la mercenaire lui avait trouvé, il suivait cependant, visiblement déterminé à ne pas perdre son seul espoir de survie dans cet environnement hostile.

- Je sais plus comment on tue un crocodile, réexplique-moi, fit-il d'une voix tremblotante.
- Non, fallait écouter.
- Mais je...
- Plus un bruit ou je te plante là, le coupa la mercenaire.
S'il continuait à parler, il allait faire fuir ce qu'elle cherchait et risquait de rameuter toutes les bestioles vraiment dangereuses qui grouillaient dans les marécages d'hukutav - et les dieux savaient à quel point elles étaient nombreuses.

Il pataugèrent encore un peu et finirent par arriver à un large point d'eau noyé dans la brume, calme et peu profond. Repérant un îlot en bordure de la grande mare trouble, Axe entreprit de la contourner et se mit au sec avec soulagement, les bottes humides. Essoufflé, le gamin tarda à se décider à la rejoindre, prostré quelques mètres plus loin et visiblement encore coincé dans la boue. Il jeta un regard suppliant à la mercenaire.
- Démerde-toi, répondit-elle simplement.
S'il parvenait à bouger, c'était tant mieux, dans le cas contraire il servirait d'appât.

Sans grande surprise, il échoua à se dégager et resta planté là dans l'espoir d'être secouru, serrant son bâton pour garder un peu de contenance. Un petit quart d'heure passa sans que rien ne bouge, mis à part la brume qu'une brise moite chassait et déformait petit à petit ; absorbée dans la contemplation de l'étrange ballet, Axe fut cependant tirée de ses réflexions par un cri strident tout droit sorti de la gorge de son jeune protégé.
- C'en est un, ça ? demanda-t-il en pointant une forme sinueuse qui ondulait dans l'eau non loin, si discrètement que la lycanthrope l'avait manquée.
- C'en est un. Il vient vers toi, d'ailleurs.
Sans déconner, sembla lui dire le regard du gamin terrorisé. Brandissant son bâton à défaut de pouvoir décamper, il ne paniqua malgré tout pas outre mesure ; c'était plutôt louable pour un garçon de sa carrure, mais sa pose était proprement ridicule. Axe sourit et se leva, rejoignant le petit doucement pour ne pas alerter le crocodile.
Celui-ci continua de rôder encore un peu autour des chasseurs, pas du genre à attaquer de front. Il se rapprochait cependant petit à petit, mi-craintif mi-menaçant, son dos écailleux émergeant parfois à la surface de la mare ; Axe leva sa pique et se tint prête, les yeux rivées sur le reptile.

Finalement, le crocodile tenta de happer la jambe du petit et finit empalé, comme beaucoup de ses congénères avant lui. Hissant le cadavre transpercé sur son épaule sous le regard admiratif de son élève du jour, la mercenaire attrapa l'intéressé par la cape et le tira hors de sa flaque de boue, puis le lâcha et entreprit de retrouver le chemin par lequel ils étaient venus.




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Le Marchand
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Lun 13 Nov 2017 - 23:39

Rapport de récolte :

Axe gagne 3 écailles de crocodile, 1 cuir, 1 dent.

Commentaires sur le RP : Rien à redire !
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Lysandre Nox Caelum
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Sam 6 Jan 2018 - 21:11

Notre nuit, déesse enchanteresse en toute chose, avait subitement abandonné sa place à la parure diurne dont l'astre journalier en conserva son principal rôle de roi. Il nous gratifia ses douces lueurs rayonnantes alors que moi, je restai éveillé puisque je ne désirai en rien oublier ses radieux souvenirs, appartenant à de nombreux jours auparavant, en compagnie de ces aimables personnes qui m'ont tant démontré qu'était les joies d'une véritable famille. Celles que j'aurai apprécié revivre avec ma famille biologique.

- Je suis sûr, commençai - je, en brandissant ma main vers le ciel... que vous aurez aimé ces êtres humains. Même toi, maman dont je sais que le contact de papa ne fait qu'adoucir ta personnalité que tu souhaitais à tout prix dissimuler auprès d'autrui.

A cette pensée, je ne pus m'empêcher de sourire. Si on me percevait ainsi, je pense qu'on me prendrait pour un sot. Toutefois, je n'en avais cure comme de l'an quarante car honnêtement, si je devais ouïr ainsi que croire les rumeurs me concernant, je pouvais les métamorphoser en une radieuse traîne pour un voile de mariée.

Je bondis de mon perchoir , me laissant, entrainer par l'air de ma chute, me caresser le visage. Il était tellement doux que je recommencerai, en prenant plus de hauteur. Mais, maintenant, il était en mon devoir de limiter mes prises de risque parce que la vie m'avait offert une seconde chance à l'intérieur de cette société. J'atterris souplement sur le sol, jetant un bref coup d'œil à ma petite boule de fourrure. Celui - ci se trouvait plongé dans les bras de Morphée. J'espère que cette divinité l'avait transporté fort loin car je ne voulais point qu'il me fasse l'une de ses crises de nerf comme à l'annonce de ma promotion au rang de Compagnon. Franchement, je ne songeai nullement qu'il était soucieux à ce point en ce qui me concerne.

Puis, l'envie de revisionner quelque chose en ma possession, je sortis délicatement une lance que m'a offert Monseigneur Lucis Fleuret Siméon, quand je lui ai informé de cela. En même temps, cela m'avait permis de dévier le sujet puisque l'autre devenait presque embarrassant. Pour vous dire. Enfin, bref .... Il n'a pu se retenir de s'enthousiasmer pour me délivrer un artisanat adéquate à cette nouvelle situation. Je ne pouvais guère le refuser, sinon cet acte serait le synonyme d'un horrible affront à leur égard. Surtout, lorsque celui-ci était en réalité un cadeau de Noël. On dirait qu'il avait tout prévu, me demandant parfois, s'il n'allait pas, de temps à autre, soutirer des information auprès de notre honorable commerçant local....

Mon esprit s'éparpilla dans de curieuses imaginations. Cependant, il exista une autre raison également importante pour laquelle je fus incapable de refuser une telle gentillesse de leur part. C'était le premier depuis votre mort. Alors, je suppose que vous aviez l'explication pour laquelle des gouttes lacrymales avaient décidé d'échapper de mes yeux. Plus le temps s'écoule et plus, je devenais un grand sentimental. Il faut absolument que je me ressaisisse.

A l'heure où je vous  parle, je me situais au plus profond de la forêt où on pouvait y distinguer une suspension de la brume juste au dessus du lac. C'était tellement magnifique que je ne pipai mot, longeant les rives pour admirer ce paysage sur toutes les angles de vue possible. Je marchai donc sur ce côté hypnotique jusqu'à ce que mes oreilles de renard s'agitèrent dans tous les sens, en mode alerte. Je plissai mes paupière, n'ayant que la musicalité des eaux. Enfin au début puisqu'une nouvelle sonorité me parvint. Celle -ci ressembla étrangement à des claquements de mâchoire.

Je pivotai sur mes talons et je vis un bébé crocodile s'accrochait à ma queue de renard. Depuis quand cette dernière avait fait son apparition à l'extrémité de mon corps. Je me retins d'émettre aucun hurlement de douleur, me contentant de battre l'air de ma queue. Rien à faire. Un rictus se forma sur mes lèvres tandis que ce reptile y resta accroché avec une grande ténacité.
Si ce fait continue, je vais le transformer en un sac à main !!!!
A cette mention, je me rappelai qu'on m'avait récemment autorisé pour cette chasse. Une risette qui en disait long pris le relais sur ma figure et je sentis mes pupilles se dilataient de contentement. Autant débuter cet apprentissage sur un enfant avant d'être en mesure de s'occuper des adultes. Et il était hors de couper ma queue car pour un thérianthrope, s'était comme lui ôter une part de son identité.

Je respirai une goulée d'air et tentai de l'assommer avec ma nouvelle arme. Surpris, il lâcha prise, esquivant ma tentative d'approche, en atterrissant au sol, me faisant face, sa grande gueule grandement ouverte. Sans attendre, j'enchainai à l'intérieur de moulinets dont sa petitesse lui attribua un énorme avantage. Il se dirigea instantanément ainsi que dangereusement vers ma cheville. Anticipant ses intentions, je bondis ma lance pour le fondre dans sa direction. Un bruit. Le vol d'innombrables battements d'ailes de divers oiseaux. Un silence des plus total.

Je la soulevai et je pus y constater qu'à son extrémité se tenait le cadavre du crocodile. Malheureusement, ce fut en cet instant qu'Akki choisit pour se lever. Il bailla avant de se stopper net à la vue de la créature. Il se situa entre l'hésitation et l'attaque. Voyant qu'il ne bronchait nullement, il lui décocha un violent coup de patte, sa tête tournée dans ma direction. Je lui gratifiai une risette suivie d'une marque d'affection.

- Si je puis te rassurer, celui - ci ne nous fera plus aucun mal, étant donné qu'il nous a quitté. Mais, il nous aidera à nous guider vers une meilleure compétence. En espérant que notre marchand de chasse est repris possession de son corps parce qu'il est vrai que son comportement m'inquiète ces temps - ci. Peut -être qu'on obtiendra la solution à ce problème en lui rapportant ce bulletin, quand dis -tu, mon cher partenaire ?

Pour toute réponse, il descendit de ma silhouette pour y rejoindre le chemin qui alla vers Kastalinn.




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Lysandre Nox Caelum
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Dim 14 Jan 2018 - 11:45

Durant un lapse de temps, je perdis toutes notions et conceptions des choses qui m'entourèrent. Je m'abandonnai à la méditation, travaillant mes sens qui ont besoin d'être aiguisés, comme mon instinct animal dont je ne dissimulai plus ma véritable identité de thérianthrope. A part, quand je pénètrai dans des entroits où la population était abondante. Je réouvris mes paupières, contemplant le paysage, en ayant pour unique sensation un brusque retour à la réalité, comme si je m'étais téléporté.

Je me levai et m'étirai de tout mon long de manière à détendre ma musculature ainsi que ma ossature qui s'exprima, quant à elle, par des craquements. Comme quoi, être figé semblable à une statue ne donne rien de bon. Il fallait actuellement me mouvoir si je n'enviais nullement devenir un être attiré par la fatigue. A mon jeune âge, il faudrait que j'envisage des choses plus appropriées que de prendre du recul. En tout cas, je ne compris toujours point la raison pour laquelle je perdurai l'exercice mental que ma mère m'avait inculté.

Contrairement à mes parents biologiques, je ne possédais nullement de don ou de capacité surnaturelle. Je ne vis rien en ma personne intérieure. Elle n'était que la représentation du vide et du conflit. Si je détenais une once de cette qualité talentueuse, je pense qu'elle serait manifesté bien des lustres auparavant.
Serait - elle face à une barrière qu'il l'empêcherait de s'épanouir ?
Je n'en savais rien. Cependant, j'appréciai le côté du recueillement de la nature où on pouvait ouïr toutes les musicalité, me faisant plongé dans l'oubli de la mesure du temps qui s'écoula telles des grains de sable.

En effet, cela fit plusieurs jours qu'on se tint, pareil à des appâts, à proximité d'eaux douces dans le but de voir immerger un crocodile. Manque de chance, nous retournâmes souvent bredouille vers la ville de Kastalinn où j'ai pu bénéficier de la sagesse de notre honorable commerçant. D'autant plus que ce fait m'a permis d'apprendre qu'il n'était nullement disponible ces derniers temps et qu'il avait attribué sa responsabilité à son frère jumeau où il s'était empressé d'ajouter des excuses pour son comportement infantile. Ces propos m'indiquèrent qu'il ne possédait pas une entière confiance à son égard parce qu'il a eu vent, par tiers personnes, des farces de celui-ci et que ces actes lui avaient porté préjudice. Il fallait avouer que leur ressemblance physiologique ne l'avait point aidé et qu'il avait du l'embarquer en sa compagnie pour affirmer ses dires qui allaient le rendre innocent, vis - à - vis de l'attitude qu'avait provoqué son frère. Maintenant, j'obtins l'explication de sa réaction étrange envers nous.

Je me retournai, en lançant de bref coup d'œil, à chaque recoin. Mon cœur battit à toute allure, me triballant, peu à peu, à l'intérieur de l'anxiété. Aucune ombre ou présence d'une teinte roux vif. Akki devait être à mes côtés ou aux alentour. Malheureusement, il ne se situait pas dans le périmètre qu'il s'était programmé. Il avait saisi l'habitude de se dégourdir les pattes, en restant dans sa zone et de retourner me rejoindre lorsque j'achevai mes exercices physiques et psychologiques.
Avait -il enfin pris la décision d'élargir son horizon, en découvrant l'amour ou autre chose que la vie lui avait réservé ?
En tout cas, je ne songeai point à l'abandon depuis qu'il eut atteint depuis peu l'âge adulte. Ni même à une peur pour .... Je m'interrompis car en réalité, j'avais de l'effroi en ce qui concerne le danger.

D'ailleurs, ce fut en cet instant que mes oreilles de renard s'agitèrent. Elles se redressèrent aussi droites que possibles à la recherche d'une sonorité particulière. Soudain, un sorte d'aboiement ou de glapissement retentit en échos, se dispersant vers l'atmosphère.
Akki !!!!
Sans attendre, j'accourus au point d'origine, suivant les battements d'ailes de divers oiseaux, volant en direction du ciel, surpris et désirant s'éloigner le plus loin possible d'un éventuel danger.

Une fois parvenu à ma destination, je vis un crocodile de 4,50 mètres de longueur de corps, pesant à approximatif 400 kg. Ces données me confirmèrent qu'il s'agit d'un mâle. Celui - ci donc était entrain de lutter maladroitement sa survie face à un renard ! Ce dernier, je le reconnu en étant ma petite boule de poil préférée.

Tout doucement, je dévoilai ma lance de mon sac et d'un pas feutré, j'allai vers ma proie. Il était totalement focalisé sur l'autre prédateur qu'il ne se douta en rien qu'il y avait la présence d'une autre menace sur son territoire.

Je fus à sa proximité en retenant ma ventilation et me contrôlant pour ne pas l'alerter, j'abattis mon arme rapidement sur lui. C'était par son sifflement ou le courant d'air que l'attaque émettait qu'il commença à capter mon existence. Hélas pour la créature, il fut bien trop lent.

Je m'accroupis, l'examinant afin de confirmer son heure de repos avant de pivoter, la conscience tranquille vers mon partenaire, les bras ouverts afin de l'accueillir et de l'étreindre de tout mon cœur quand il vint se précipiter vers moi, en léchouillant le visage d'un contentement immesurable.

- L'impatience est devenue l'une de tes caractéristiques, mon cher ami. Je suis néanmoins ravi de constater que tu t'es bien sorti, malgré les quelques séquelles qui couvrent ton manteau. Je suppose que tu ne désires en rien que je me charge de ta prise en soin.

Pour toute réponse, il descendit sur le sol, se léchouillant tout le long de corps, son regard rivé vers le mien afin de me dévoiler qu'il avait pris de bonnes initiatives. Cela me rappela qu'il avait grandi.

Je lui adressai un large sourire. Au fond, je savais qu'il ne détenait pas le savoir qu'il avait atteint ce seuil rapidement. Trop, pour être honnête, par rapport à l'évolution de l'être humain. Pour moi, c'était un brusque changement de personnalité qui me jeta à la figure cette insupportable fatalité qu'on nomma la finitude.

Voulant conserver une idée plus avenante, je secouai la tête, me hâtant d'attraper ma victime afin de la caler sur mon dos, tout en faisant attention à mes autres matériaux de chasse avant d'aller le transporter vers notre ville.




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Lysandre Nox Caelum
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Dim 21 Jan 2018 - 15:03

Seul, en haut de mon perchoir, les jambes balançant dans le vide et le dos adossé contre l'écorce rigoureuse de l'arbre, je contemplai les merveilles que m'offrit la forêt encore endormie. Une brise me caressa telle une main aimante, ses doigts invisibles m'effleurant le menton pour le soulever en direction de la splendeur de la vie. Elle jouait de temps à autre avec le branchage nu, me paraissant plus fragile et sans défense sans leur harmonieux feuillage changeante selon les saisons. Toutefois, une certaine fraicheur me gela les parties corporelles dont elle pouvait y avoir accès mais ce fait n'était en rien suffisant pour me faire bouger car je restai figé semblable à une statue pouvant faire croire à une nature vampire. Malgré le contraste avec leur teinte de peau, j'ai eu à diverses occasions la possibilité de les observer ainsi que de les imiter afin de ne point trahir ma nature de thérianthrope car les vampires et mes semblables, c'était une véritable histoire d'amour ! D'autant plus que plus le suceur de sang était âgé et plus fort était leur ambition de pouvoir. C'était la raison pour laquelle on leur donnait des territoires pour diriger comme bon leur semble. Cela leur permit également de libérer leurs caprices ainsi que leurs fantasmes.

Mes iris dorées fixèrent ce ciel que nous partagions, hypnotisé et captivé, désirant mémoriser ses couleurs dégradés, lors du relais des astres. Celui - ci abandonna sa place volontairement pareille à une danse auquelle on distinguait une importante équité dans leur rôle. Puis, je jetai un bref coup d'œil au pied de l'arbre où se trouvait un Akki emmitouflé en boule de fourrure roux vif. Même si nous disposions une divergence en ce qui aborda nos préférences, on se respectait car on savait, l'un comme l'autre, qu'à un moment, on vérifiait si rien de grave ne se déroulait au alentour. On veillait à notre sécurité chacun à notre tour suivant notre propre procédé.

Je respirai une bonne goulée d'air frais, tout en prenant mes accessoires qui étaient suspendus sur les branches, en évidence et dans mon périmètre de champs de vision avant de m'abandonner en une gracieuse chute libre. Les cheveux flottant, les paupières fermées, j'imprimai cette douce sensation. La gravité m'embarquant en modifiant brutalement sa vitesse. Cette impression appartenant au champs lexical de l'instant ou nommé également le keiros, vous donna l'envie de vivre. Elle vous ressource en vous rappelant votre existence. Se sentir animé, présent .... Rien qu'une belle émotion que l'être humain démontre par l'insouciance.
Probablement en faisais - je partie de cette majorité qui possède ce savoir ?

Je ne rouvris mes yeux uniquement lors de mon saltos pour atterrir en souplesse sur le sol. Détenir une certaine agilité c'est bien mais être capable de l'apprivoiser s'était encore autre chose car il m'arrivait parfois de trébucher et de paraître ainsi comme un idiot incapable de tenir sur ses deux jambes. Je m'étirai de tout mon long et pivotai sur mes talons pour me diriger vers mon partenaire qui leva la tête par pure réflexe. Je dirai même par instinct de survie. Sa frimousse dévoilait une profonde lassitude. Il avait encore le besoin de se reposer. Je lui adressai un charmant sourire qui se transforma rapidement en une expression de méfiance. A savoir que cette émotion lui n'était guère destinée. Elle était du à une perception qu'actuellement j'avais du mal à attraper. Du coup, mes oreilles de renard en alerte, s'agitèrent dans tous les sens. Je tentai de nouveau à capter cette curieuse sonorité. Le renard compris, quant à lui, se remit instantanément sur ses quatre pattes.

Non loin où nous nous tenions, un crocodile affamé avait immergé de ses eaux pour guetter sur notre terrain de chasse. Il ... Je devrait employé le pronom personnelle elle étant donné sa frêle corpulence, a eu l'audace d'y pénétrer sachant néanmoins leur maladresse sur la terre ferme. Elle claquait sans cesse sa menaçante mâchoire, montrant ses dents bien aiguisées. J'ai vu son agressivité accroître à l'intérieur de sa posture qui me fit réfléchir de nouveau à son comportement parce qu'elle ne se mouvait pas énormément comme si elle s'était programmée une zone. Ce qui m'indiqua qu'elle défendait son territoire soit il y avait la présence d'un nid. En tout cas, je n'eus point le temps d'y méditer avec un peu plus de professionnalisme étant donné que ma boule de fourrure se précipita sur le reptile.

Il prenait de plus en plus de risque. Ce qui me sembla être une bonne initiative cependant il devint ainsi une vraie tête brûlée, fonçant dans le tas, en ayant une profonde croyance en ces capacités jusqu'au jour où celles - ci se retourneront contre lui. Après tout, nous apprenions plus aisément de nos erreurs.

Sans patienter d'avantage, je le suivis, laissant ma main se saisir de ma lance, logée sur mon dos, ne la sortant seulement à l'intérieur de moulinet que l'animal encaissa sans broncher. Cette femelle possédait également une croyance en ces attitudes en ces écailles. Il faut qu'elles étaient belles et bien redoutables puisque mon arme ne parvint point à la transpercer plus profondément comme les canines de mon ami. Toutefois, nous détenions la connaissance où les écailles étaient plus fines. Elle décocha un furieux coup de tête en direction du renard, essayant de le mordre mais ce dernier trop rapide pour elle, bondit changeant de manière alternative ses zones d'attaque me permettant ainsi de me focaliser sur sa gueule. Lorsque je pus constater un mouvement plus lent que les autres, j'abattis ma lance. Ses pupilles se tournèrent en orbite et une tâche sanguine fleurissait semblable à une rose marquant l'endroit où à eu lieux mon acte criminel.

Akki s'en approcha, en grognant, lui attribuant un violent coup de griffe qui lui creva les yeux. Satisfait que le crocodile ne réagit plus, il s'installa sur son arrière train, débutant soigneusement sa toilette.

- Pourrais - tu, mon fidèle ami, me rendre une faveur ? Lui demandai - je en me revisionnant la réaction du reptile. J'aimerai que tu surveilles notre gibier le temps que j'aille confirmer une hypothèse.

Le renard me fixa l'air intrigué et acquiesça. Je le remerciai avant de rentrer dans ce périmètre de protection. Je fis attention à chacun de mes pas afin de ne point écraser par mégarde des œufs et étudiai le coin de façon minutieuse. C'était là que mes prunelles tombèrent sur un nid composés de six œufs. Je m'accroupis, en les attrapant afin d'évaluer leur grosseur ainsi que de connaître leur stade d'évolution.

- Je pense qu'il serait préférable de les prendre en plus de leur maman parce que seuls ainsi qu'exposés sans la protection de cette dernière, beaucoup de prédateurs en profiteront pour s'en délecter et je songe qu'il seront fortement utile à notre humble marchant.

Joignant mon idée à l'acte, je les rangeai dans ma sacoche avant de retourner vers Akki pour agripper ma victime afin d'être en mesure de la coincer sur mon dos. Puis, je la transportai vers la ville suivi de mon compagnon de route, collé à mes talons, fier de sa conduite dont il avait entreprise au cours de cette chasse. Eh bien. Voilà que maintenant il devint prétentieux. Il faudrait que je pense à surveiller cela de plus près avant que cela ne s'aggrave.




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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Dim 28 Jan 2018 - 15:15

L'éther, le représentant même de l'infini sous son habituelle étendue bleu - ciel, était encore vêtu de son manteau nocturne quand vinrent les premiers chants des oiseaux. Je m'abandonnai au destin en lui donnant le grade officiel de maître - guide en ce qui aborda la conduite de mes pas car je me situai à l'intérieur d'un esprit préoccupé à la réflexion. Le sujet tourna autour du comportement de mon partenaire animalier.
Etait - ce sa manière à lui de démontrer sa rébellion face à tant de modifications physiques que psychologiques telle une attitude ressemblant à celle d'un adolescent ?
Brusque, soient elles, je dois l'affirmer. Je ne le commandai en aucune façon sur ses actes puisque je lui gratifiai la chance de vivre comme il l'entendait en apprenant de ses erreurs et en n'intervenant qu'en cas de nécessité. Cependant, je constatai à mon plus grand regret, qu'il appréhendait nullement cette chose.
Etait - ce le fait qu'il soit un animal ordinaire de nature sauvage et que son instinct primaire était entrain de prendre le dessus sur l'apprivoisement ( si je puis user de ses termes) ? Dans ce cas, pour quelles raisons, ce dernier ne décida en rien de me laisser choir ?
Trop d'interrogations envahirent mon crâne, m'engendrant une horrible migraine.

Aghrrrrrrrrrr !!!!!!!!!!!! hurlai - je en saisissant ma tête entre mes petites menottes, tout en ayant le regard implorant vers le ciel comme si notre astre journalier détenait toutes les réponses à ses questions. Si seulement Akki possédait le don de la parole.

Malheureusement, il existait une minorité de télépathe ou de géokénestésie, surtout ceux ayant à son titre la classe de barde ou de virtuose, qui en seraient capable tandis que moi, je suis totalement dépourvu de talent surnaturel. Je lâchai un las soupir de désespérassions. Il faudrait probablement que j'envisage de découvrir un moyen pour placer certains points de ma personnalité au placard parce qu' honnêtement, plusieurs d'entre elles ne me soutenaient guère.

Je marchai donc quelques heures supplémentaires afin de me vider de tous ces tracas qui en seraient nullement pour les autres, me focalisant sur les sensations, m'imprégnant des odeurs ainsi que le rythme de la musicalité que la nature m'offrit. Akki, quant à lui, était entrain de se dégourdir les pattes avant de s'éclipser, au loin, augmentant son allure afin de me signaler qu'il allait partir en chasse.

Soudain, le climat se rafraîchit, obtant pour une atmosphère plus humide. Une brume s'étendit, peu à peu, sur toute la surface. Elle était suspendue pareille à une barrière, réduisant ainsi mon champs de vision. J'avais surement pénétré , sans m'en rendre compte, sur un terrain hostile. Je devais me tenir prêt à n'importe quelle embuscade.

Ce fut sur cette idée que je m'interrompis à chaque son étrange n'appartenant plus à un lieu forestier, mes oreilles de renard dressaient en mode alerte et une main se dirigeant délicatement à l'arrière de mon dos pour y effleurer le manche sculpté de ma lance. Rien que le contact de son acier disposait un certain réconfort mais sans plus puisqu'un guerrier ne devait pas se fier en ses compétences d'épéiste. C'était l'explication pour laquelle on devait lui enseigner d'autres arts dont on avait la connaissance qu'il serait en mesure de maîtriser. Cela lui permit aussi d'agrandir son horizon et d'être capable d'utiliser d'autres techniques pour se défendre, tout en évitant ainsi qu'il soit embarqué par un sentiment d'impuissance car l'homme en sa nature devait être fort afin d'être en mesure de protéger ce qui lui est cher à ses yeux.

Mes iris analysèrent chaque recoin alors que mon arme s'était immédiatement logée dans mes mains . Le silence pesa. Mes membres tremblèrent de nervosité jusqu'à ce que je perçus une sonorité de claquement de mâchoires suivi de grognements qui ne pouvaient qu'appartenir au crocodile. Hélas à cause de l'échos qui se propagea, je me trouvais dans l'incapacité d'en identifier le nombre exact. L'unique avantage se présentant devant moi, c'était que je me tenais sur la terre ferme et non, sur les eaux et encore moins dedans ! Je n'étais point enfoui par ce degrés de folie pour en arriver à cette conclusion.

Je respirai une nouvelle goulée d'air pour contrôler ma ventilation, m'apaiser par l'imprégnation de toutes ses senteurs. Toutefois, celui de mes assaillants étaient trop prédominantes. Ce phénomène m'indiqua qu'ils étaient rentrer dans ma zone de sécurité, tout en m'encerclant de manière stratégique.
Détends - toi, Lysandre ! Ais uniquement confiance en ton habilité et seulement après, tu seras en mesure de gérer la situation car te transporter dans l'excès de tes émotions seraient franchement une très très mauvaise pensée.

Leur rage menaçante s'amplifiait, ricochant à l'intérieur de cette superficie avant de s'envoler vers notre firmament. Leurs pas, quant à eux, provoquèrent les tremblements des flaques d'eau parsemées par endroit.

Je me saisis une disponibilité de calme, ne m'élançant uniquement lorsque j'eu mes dernières convulsions d'agacement parce celles - ci ne me pouvaient en rien obtenir une fluidité ainsi qu'une amplicité de mes mouvements lors de mes charges.

J'avais l'impression de suivre une danse macabre dont un seul faux pas était synonyme de mort. Il ne fallait en aucune façon que je me stoppai sinon j'allais surement trébucher sur l'un de ses reptiles qui en bénéficieront pour me déchiqueter. Je continuai donc hypnotisé sous l'odeur âcre et amère de l'hémoglobine ainsi que celle du chant des craquements d'ossature. Je discernai une possession de mon organisme. Je ne détenais plus le contrôle. Mes paupières closes, je n'employai que mes sens, tout en ignorant les douleurs qu'ils m'infligèrent : morsures, coups de pattes et de queue. C'était tellement nostalgique .... que je ne pus empêcher mon âme vagabonder ailleurs.

Je m'arrêtai spontanément sous une note silencieuse avant de découvrir le massacre que j'avais produit dans le cas de légitime défense en plus de mon instinct de prédateur. Six crocodiles autant de mâles que de femelles, jonchaient sur le sol, leurs yeux en orbite tandis que leur tête penchait légèrement en arrière semblait prier voire demander leur repos éternel. Il avait accepté leur finitude, me distribuant dans cette histoire le rôle de faucheur.

J'échappai un second soupir puisque maintenant il était de mon devoir par ma formation de chasse, d'amener tout ce gibier à notre honorable marchand. Je partis explorer les bois alentours pour récupérer le matériel dont j'aurai besoin pour la fabrication d'une charrette.

Les grains de sable s'écoulèrent lentement à l'intérieur de notre sablier temporel. Akki arriva, me trouvant couvert de bandages improvisés de la tête au pied ainsi qu'en compagnie d'un curieux matériel remplis de crocodiles.

- Allons porter tout ce contenu à notre ville, mon jeune ami, avant que mes forces me manquent.

Je m'accroupis afin d'agripper fermement les deux extrémités de ma machine de fortune et me mis à tirer mon fardeau en direction de Kastalinn, le renard collé à mes talons, m'encourageant dans ses propres méthodes, ses pupilles dévoilant néanmoins une profonde inquiétude.




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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Dim 4 Fév 2018 - 14:29

Par delà un vaste étendu impénétrable, vêtu de son plus beau manteau constellé de diamants, ta couronne lunaire éclairait mes pas, malgré ses faibles rayons qu'ils ont pu nous produire. Un jeu des ombres fut mis en place par des branchages que certains végétaux attribuaient en une touche sinistre puisqu'ils semblèrent être en vie grâce aux démons et autres catégories ressemblants, pouvant être en mesure d'enfermer une pauvre âme. Et pour rien arranger, la température atmosphérique devint glaciale. Une légère brise caressa mon visage ainsi que les autres parties de ma silhouette dont elle parvint à atteindre de ses doigts lutines et fantomatiques qui ne détenaient aucun réconfort.

En effet, des frissons me parcoururent, en redressant les poils de mon échine, une odeur corporelle m'irritant les narines. Celle - ci prenait un malin plaisir à attiser mon être intérieur. En tout cas, elle ne porta qu'un seul et un unique nom : la peur. Vous saviez, cette adorable impression de vulnérabilité qui vous rend complément stupide face à une situation dont tu perds toute notion de maîtrise. Rien que d'y songer, un flash back me remémora un épisode de mon enfance. Celui où le feu s'était métamorphosé en mon pire ennemi. Sans comprendre la raison, je décochai un sourire aussi large qu'un croissant de lune, me donnant ainsi l'apparence d'un psychopathe auquelle la lueur de mes iris intensifièrent.  

Je baissai les yeux et découvris son origine. Ce fut à ma plus grande surprise que je vis, collé à mes talons, une petite boule de poil roux vif, porteuse d'une expression exagérée de l'anxiété. Il tenta de le modifier lorsque mon regard rencontra le sien cependant le non verbal était la trahison de ses véritables intentions à mon égard. Au moins, il existait des points de sa personnalité qu'il n'avait nullement disparu dans ses changements à la maturité. Je lâchai un las soupir, en songeant qu'il était probablement trop tôt pour crier victoire étant donné, qu'il faudrait encore que j'analyse d'où provint cette inquiétude et à qui elle était réellement destinée.
Qu'est - ce qui affirmait qu'elle était bel et bien,  sincère et non, un masque appartenant à l'une de ces facettes ?
Parce que depuis quelque temps de nombreuses incertitudes se formèrent à l'intérieur de mon âme. Elles me pesèrent lourdement pareil à une épée Damoclès, c'est - à - dire aussi tranchante que blessante, engendrant par moment des silences de mal - être.  

Soudain, des battements d'ailes émanant de divers oiseaux se firent entendre. Ils volèrent aussi vite qu'ils eurent la capacité d'aller vers le ciel afin de pouvoir satisfaire le besoin de sécurité dont nous, nous avions choisi de mettre à l'épreuve car je désirais connaître le déploiement de mon habilité ainsi que voir où elle se situait à l'approche de l'épuisement en compagnie de ses limites. Cet acte équivaut à une mise en danger de ma personne.
Après tout, il faut bien que je m'évolue en toutes circonstances, ne croyez vous point ?
On n'obtient jamais l'érudition si nous ne testions rien.

C'est alors qu'on ouït le clapotis des eaux suivi de grognements menaçants, prouvant que j'avais pénétré dans une zone à risque. Mais, je n'en avais cure comme de l'an quarante. Je continuai de marcher le long des berges avec l'impression d'être épié par des yeux jaunes et globuleux immergeant brusquement de la surface azure. Le calme se poursuivit jusqu'à ce qu'un craquement de branche le brisa.

Sans attendre, je dévoilai la lance de derrière mon dos, l'effleurant de mes doigts avec amour avant de l'étreindre à l'intérieur d'une force protectrice pour quémander sa loyauté dans la bataille que je m'apprêtai à amorcer en m'élançant sur les crocodiles à peine sortie de leur pénombre. Ces derniers n'avaient eu guère la disponibilité de riposter. Du coup, ils n'avaient point d'autres choix que d'accepter leur châtiment. Le combat fut très expéditif, sans le moindre obstacle à surmonter.  

Je délogeai mon arme de la dernière victime, m'accroupissant à la recherche d'une étincelle vitale qui m'indiquera si les reptiles jouaient la comédie. Surtout qu'on n'était nullement en état de se fier à leur température corporelle puisqu'ils faisaient partie de la catégorie des sang - froid.  Une fois que j'eus achevé cette tâche, je me tournai vers Akki. Celui - ci n'avait pas bronché. Pas même un chouia. Bien au contraire, il parut tétanisé comme s'il y avait la présence de la Mort elle - même. Sa conscience lui rappela qu'il ne disposait d'aucune chance.

- Je ne sais point ce qui te procure un tel comportement, mon cher ami ....

Je jetai néanmoins un bref coup d'œil au alentour pour y dénicher une explication à ce problème. Cependant, nous étions seuls, en compagnie de deux cadavres

... Toutefois, si ce lieu te perturbe à ce stade, je ferais tout mon possible pour abréger ces horribles émotions en accélérant le processus de charge afin de le quitter pour notre ville.

Je pensais que ses paroles seraient une source rassurante hélas je constatai nul changement.
Etait - ce une solution de fuir ou avait - il le courage de me contredire ?
Aucune théorie pour l'instant me vint à l'esprit.

Alors, décidant de joindre mes propos aux gestes, je lui donnai un peu de temps, en transportant les gibiers vers mon chariot de fortune. Je les balançai, me baissai pour y saisir les extrémités des bois et le tirai en direction de notre route habituelle. Le renard se précipita spontanément à ma suite, une curieuse réaction perçue à l'intérieur de son attitude. Je me suis dupé parce qu'au fond de lui quelque chose s'était transformée et je pus actuellement le constater.




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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Mar 6 Fév 2018 - 3:48

Rapport de récolte :

Lysandre remporte 9 écailles de crocodile, 2 cuirs et 1, ainsi que 25 points de métier et 10 points bonus pour de bons Rps.

Commentaires sur le RP : Rien à redire !
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Lysandre Nox Caelum
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Sam 10 Fév 2018 - 12:06

Suite à de nombreuses réflexions en pesant les avantages comme les inconvénients en ce qui aborda mes virées professionnelles en compagnie d'Ignis, je rendis visite à sa famille, en leur transmettant mes intentions. Je ne passais par quatre chemins, préférant venir immédiatement au fait. De mon point de vue, il n'y avait point l'existence d'une trace délicate voire autre chose susceptible d'être contournée ou d'être dans l'obligation d'utiliser la procédure d'omission car je ne leur cachai rien.

En ce qui leur concerna, le couple m'accueillit ouvertement avant de m'autoriser à pénétrer leur lieu de vie, toujours aussi bondée. Irina me pressa par le bras et son mari se mit à ma gauche, m'encadrant de leur chaleur familiale afin de me guider directement vers le fond de la salle où nous avions pu poursuivre cette discussion sans y être entendue par l'intéressé qui eut énormément de mal à lutter contre son envi de nous rejoindre.

Siméon ayant donner l'ordre de se tenir tranquille, changea spontanément de cible. Je le vis pivoter sur ses talons, l'air boudeur avant de se tourner discrètement vers le renard, sans que celui - ci eut le temps de capter ses dispositions, l'enfant s'empressa de se placer à son niveau pour l'étreintre contre lui. Cette scène émouvante me fit décochait un rire spontané sur le bout de mes lèvres. Cependant, je me ravisai, me remémorant mes interlocuteurs.

Je m'installai auprès d'eux sur la table où ils m'aviez convié en me confirmant d'un signe de les joindre. A peine arranger ma posture de façon ergonomique, je me remis à leur détailler mon idée de manière plus explicite. Ils m'ouirent sans m'interrompre, en acquiesçant par endroit ou détournant leur regard pour se concerter secrètement à d'autre.

Une fois que j'eus achevé mon discours, Siméon passa une main sous son menton, ses doigts dessinant son contour, paraissant néanmoins embarrassé tandis que ses yeux étaient rivés sur ma personne.

- Il est vrai que le coucouner ou le priver de sa liberté naturelle n'est guère convenable. Surtout à cet âge fleurissant si proche de l'adolescence ! Il a conscience de sa maladie qui lui ronge petit à petit, sa chair si cela n'est point les moelles de ses os !!! Et puis ....

Il laissa échapper un las soupir. Tous deux avaient le besoin de se confesser, d'être rassuré qu'il y ait encore en cet univers des individus ayant une conscience, une âme prédisposée plus précisément à l'humanité. Rien que leur gratifier une écoute active, un accompagnement malgré mes disponibilités réduites, ce phénomène leur convenait autant que le gamin. Au fond de ma personne, je souhaitais prodiguer plus de choses en me rendant utile, selon leur besoin de satisfaction.

.... Je pus concevoir que depuis quelques jours il possédait une incroyable force à revendre, dévoilant un bon état d'esprit qui était le synonyme de vitalité ! Donc, pour ma part, il est apte à affronter la société tant que la vie habitera au sein de ce corps. Toutefois, j'aimerai que tu me promettes une seule et unique chose ....
- Quelque soit votre faveur, honorable senior, je jure de la tenir sur mon honneur semblable à votre bienveillance à mon égard.Lui répondis - je en détenant un soupçon sur le sujet de cette demande.

L'ailleul ne s'étonnant de ma réaction, m'adressa sa large risette qui me fit comprendre la raison pour laquelle à l'époque de sa jeunesse, aucune personne n'était capable de déguerpir devant son charme. Je dois avouer encore aujourd'hui, il était bien conservé pour un être humain.

- Ma femme et moi - même aimerions que tu sois son ange gardien durant ce temps d'intégration en plus de l'instruction que cela garanti et que tu nous préviens en cas de nécessité puisque tu es le seul à être en mesure de connaître son seuil de tolérance d'accompagnement avant que celui n'atteigne un degrés très proche de l'étouffement.
- J'appréhende vos dires ainsi que son sens. Tout cela sera fait selon vos convenances.
- Dans ce cas, la conversation est close. Me déclara - t -il en reculant sur le dos de son siège, les épaules affaissés ainsi que ses muscles plus détendus. Et si tu te ralliais à nous pour le diner de ce soir avant de partir en chasse ?

Je fus incapable de refuser cette proposition fortement alléchante.

****

Quelques heures plus tard, je me tins auprès de sentiers marécageux suivi de près par mon fidèle compagnon de route, Akki dont je ne parvins toujours pas à mettre le doigt sur la partie de mon caractère qui l'aurait conduit à modifier son comportement. Un nectar de peur flottait continuellement dans l'atmosphère à chaque fois que je me trouvais à sa proximité. Ses postures, quant à elles, étaient sous silence, porteuses d'un mensonge qui se trahissaient par l'apparition de quelques tremblements alors que son odeur corporelle en était tout autre.

En tout cas, il prenait beaucoup de soin, de précaution à travers ses gestes, en obtenant une marque de respect dont je m'aperçus qu'elle se métamorphosa presque en une aphexie. Je ne méritai guère une telle attitude. J'entrouvris mes lippes dans le but de riposter malheureusement aucun son ne réussit à sortir, m'abandonnant au chant mélodieux du muet qui plomba l'ambiance.

La lance, logée au dedans de ma main droite, m'aida à me focaliser sur l'étude de l'environnement pour mettre au point un plan stratégique. J'avais hâte de me rapprocher de mes chers crocodiles !  Hélas, la considération prédominante que m'offrit l'animal m'horripila tellement qu'il fallut à tout prix que j'aille l'évacuer sans blesser par mégarde les personnes qui me sont importantes à mes yeux. Je me suis donc dit que c'était une explication raisonnable pour vaquer à ma principale occupation.

J'effleurai la fraîcheur de la matière de mon arme, de façon continue, sans une empreinte d'arrêt, mon agitation pourtant grandissante. En effet, il m'était complexe de la retenir plus longtemps. Je saisis une nouvelle goulée à l'intérieur de mes poumons, évitant d'y succomber, me reconcentrant sur l'endroit où nous nous situons actuellement.

Au loin, on constatait une couche d'eau stagnante, peu profonde qui était envahie par une végétation aquatique ou herbacée. Le climat humide provenait de l'influence phénoménale de mangrove, développé dans la zone de balancement, nommé estran. Ceci me confirmant qu'il s'agit de bel et bien d'un marais et pour couronner l'ensemble de ce magnifique tableau, nous nous trouvions dans l'intervalle de temps qui séparait le lever du Soleil.

Bénéficiant ainsi de ses informations et empoignant la garde à rester sur la terre ferme, nous obtins tous les moyens prospères pour une réussite. Les oreilles au aguet, je me résignai à cette tension auquelle je me mis peu à peu à apprivoiser comme un territoire dont il était de mon devoir de le défendre, coûte que coûte. Ses curieuses pensées s'avérèrent anormales. Je réagis pareil à un mâle dominant alors que c'est aucunement le cas. Je n'ai guère une populace à diriger et je ne crois point que mon père m'est dissimulé un titre comme celui-ci. Peut-être que son surnom n'en n'était pas un enfin de compte.
Mais, dans ce cas, qu'est-ce que ce mot pouvait bien signifier pour un thérianthrope de ma catégorie ?

Je n'acquis en rien la durée de m'y plonger plus profondément parce que mes oreilles de renard s'agitèrent. A une bonne distance, j'aperçus deux crocodiles, immergés de l'abysse, se dirigeant vers la surface de notre monde. Je patientai quelques secondes, mes muscles convulsés par l'excitation, les pupilles dilatées et fixant sans relâche un périmètre invisible qui m'indiquerait le moment pour bondir à l'assaut. Je contrôlai ma respiration, la stoppant brutalement dans le but de ne point les alerter. Ils se localisèrent à notre portée.

Sans attendre des grains supplémentaires à l'intérieur de notre sablier temporel, j'amorçai le combat en enchaînant les moulinets. Grognement de menaces, pivotement trop long à mon goût, la bataille s'acheva à la fois d'une façon très brève et ralentie comme si j'examinai avec exactitude la décomposition des mouvements. J'étais au courant que ces reptiles étaient purement maladroit sorti de leur environnement mais je ne pensais pas autant ! A moins que j'avais accrus dans mes compétences dans le domaine de la vitesse.

Plaçons tous ces questionnements de côté, je m'accroupis afin de vérifier qu'ils avait véritablement signé leur allée simple pour les Enfers, les trainant en direction de la ville de Kastalinn, en agrippant leur extrémité, une dans chaque main. J'aurai évité tout ce désagrément si je n'avais point eu la charmante idée d'oublier notre chariot de fortune à l'auberge des Lucis Fleuret.




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Le Marchand
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Lun 12 Fév 2018 - 11:55

Rapport de récolte :

Lysandre remporte 2 écailles de crocodile, 1 cuir, 1 dent, ainsi que 5 points métiers.

Commentaires sur le RP : Rien à redire ! Tu passes Expert et tu gagnes l'accès au rhinocéros.
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Styx
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Jeu 1 Mar 2018 - 12:49

Beaucoup d'événements récents semblaient occuper l'esprit de l'arlequin. Faustus en était persuadé, même si les châteaux de cartes demeuraient exécutés avec un calme religieux et un air absent ; mais il y avait plus à la personnalité de ce complexe vampire... pensait-il. Si subjective que soit la pensée du majordome, le duo approchait à l'aube de leur excursion extra muros -il faudrait bientôt revenir à Château-Rouge avant que l'absence du Seigneur ne soit contreproductive- d'un charmant village situé à l'orée des Marais.

Embourbé dans des eaux troubles et croassantes trônaient les cabanes d'une population aux talents architecturaux affligeants.
Des simplets au hameau sans nom, sans indication, sans marchands. On vivait là totalement reclus depuis des âges ancestraux, et les vieilles bicoques au-dessus des boues vaseuses avaient vu bien des choses depuis les fentes de leurs façade. Il n'y avait pour seul régale destiné au voyageur intrépide qui bravait la végétation périlleuse des environs qu'une Taverne, au cime d'une colline qui surplombait l'endroit. Elle n'avait pas de nom, mais rien que sa silhouette élancée en une toiture

L'auberge, toute de blanc et poutres en osier, était charmante. Du pied de son perron décoré d'une statue énigmatique en ivoire, dépeignant quelque demoiselle au visage dissimulé par un voile léger, à son toit de conception gothique. Sur la porte ; une rose accueillait les étrangers d'une citation gravée dans une feuille d'or.


"Notre tarte au citron est l'établi des diables"

Sans même s'attarder sur les nombreux détails qui rendaient cette portante phénoménales, le Vicomte poussa sans attendre la poignée, entreprenant de détacher sa cape dans le même mouvement.
L'intérieur plut beaucoup aux yeux de Faustus, qui découvrait pour la première fois l'endroit, voyant en ce refuge inopiné une ôde à l'esthétisme.

En examinant le premier étage, la construction semblait s'être arrêtée à l'élaboration d'un second niveau où devaient se tenir les chambres. -Les prix exorbitants pouvaient expliquer l'absence de promotion, il fallait posséder les moyens, et donc, les connaissances pour trouver la Taverne. Intriguant.

En lieu de bar trônait un imposant comptoir de bois finement travaillé, serti d'une fresque légère et aérienne en feuilles d'argent, illustrant là quelque mort d'un Dragon rouge dont une femme enragée pourfendait  les entrailles.
L'éternelle  histoire de la Dame qui s'éprit d'un Dragon, avant que celui-ci ne tente de la dévorer... l'ascension d'une Déesse forcée de trancher sa survie à coup de dents pour rompre les intestins de celui qui s'était déclaré son éternel Amant.

Faust n'avait plus aucun doute quant à l'alignement de cet endroit.

Les clients absents, Messire Grey entreprit de se poser en face du comptoir, toisant avidement les bouteilles de whisky millénaires qui siégeaient en arrière-plan.
Avançant prudemment sur le tapis en fourrure de Manticore, et s’asseyant aux côtés de son Maître, le majordome était curieux.


- Tout ce chemin parcouru à pieds, ces manants occis, pour des cuvées légendaires ? Je reconnais là votre philosophie, Sir.
- Malheureusement, je crains de ne pouvoir échapper aux obligations d'un Vicomte, mon ami. L'épicurisme attendra ; pour l'heure nous présentons le dernier modèle des laboratoires DeFaust à une cliente.

Dès la mention de leur réel objectif la sérénité du démon en costume trois pièces, noir et blanc, aux boutons de manchettes à forme de Rose dorée, s'envola. Les Laboratoires étaient à l'origine un endroit où lui et d'autres "sorciers" (un terme humain dénué de sens, comprenons plutôt que les chercheurs sont des amateurs d'arcanes jugées dangereuses) mettaient à profit leurs talents. Ensuite, et avec l'érection de Château-Rouge comme cause mineure et l'ingéniosité de l'arlequin comme cause majeure, Faust s'était retrouvé à gérer des opérations pour la plupart entièrement secrètes ; élaborer les prototypes de magie de demain, loin des conventions arriérées de Tungstène et ses pourceaux puceaux.
En l'occasion, le "modèle" mentionné, était une idée originale de Styx, et plus largement un concept totalement novateur dans sa mise en application.

Le manque de tranquillité dont souffrait le majordome s'expliquait ainsi non pas par la nature iconoclaste des sciences appliquées aux Laboratoires mais plutôt car si il y avait déjà des intéressés cela signifiait que son Maître mettait au courant certaines personnalités de leurs avancées.
Si cela venait à tomber en des oreilles naïves, comme celles des Gardiens, en ces temps de surveillance politique, le désastre surviendrait. Comme si le Vicomte avait lu dans sa posture pourtant exemplaire, il prit de nouveau la parole, alors qu'une jolie jeune femme en tenue de soubrette (sa robe bien trop courte exhibant des porte-jarretelles délicieux, en satin noir) lui servait un verre.
Deux glaçons. Deux.


- Aucun risque de fuite, l'information a été transmise de bouche à oreille, de moi-même à l'intéressé. Il devrait d'ailleurs arriver à n'importe quel moment, désormais, je vois que l'heure tourne...
- Loin de moi l'idée de vous penser imprudent, votre Grandeur, espérons seulement que le rendez-vous commencera avant que vous ne vidiez ce bar. Un quart-d'heure ?
- Dix, si tu m'aides.

Ils n'avaient malheureusement pas eu le temps de commencer une nouvelle bouteille que la porte s'ouvrait sur une élégante ombre vêtue de rouge. Un homme, à l'apparence juvénile, ôta sa cape pour dévoiler une chevelure de feu.
Même occupé à déposer délicatement de la glace pillée sur du sucre d'Ishtar, avant de l'arroser de citron vert et feuilles de menthes, le majordome senti l'aura de cet étranger avec un sourire amusé.
Il connaissait bien la famille Derouge, un clan de vampires ayant fait de la monochromie une marque de fabrique, et dont le talent pour l'intrigue et les arcanes pouvait se comparer à celui de la maison Grey sans... rougir.

Honteux de sa blague, mais heureux qu'elle disparaisse aussitôt née, Faust se plia devant celui qui devait être Elan, l'ainé des Derouge.

Elan Derouge était un homme bien bâti, aux épaules larges et mâchoire carrée. Son sourire était absent, remplacé par une moue sempiternelle faisant état de sa haute position. Si dans la nature le rouge était synonyme de danger pour les prédateurs, comme pour les proies, il était dans ce hall de Taverne une touche de chaleur bienvenue et délicate. En les saluant à son tour, d'une respectueuse courbette, Elan vînt se placer aux côtés de Styx, laissant Faust s'occuper des verres.
Il ne voulait néanmoins pas usurper la place d'une élégante soubrette, et décida de lui demander de l'aide plutôt que de la congédier. La femme hocha la tête en portant au majordome un regard où dansaient des braises fauves -son uniforme étant étrangement excitant, selon certaines-.

Finalement, après avoir préparé plusieurs pichets en l'espace d'un instant, l'efficace démon décida d'emmener sa nouvelle rencontre à l'étage.
Les Sirs devaient être laissés seuls pour les négociations, tout bon servant savait quand s'éclipser mieux que quand arriver. Tout était exercice de bienséance, même lorsqu'il s'agissait d'aimer une femme rencontrée il y a à peine une heure.
S’octroyant une deuxième heure de congé, ne voyant en Elan aucun danger pour Lachlan, Faust posa la canne du Vicomte, longue et de bois, dans un coin avant de s'en aller bras-dessus, bras-dessous, avec la servante. (Découvrant par ailleurs que les sous-vêtements n'étaient pas une coutume du coin)

Styx ne fut pas surpris par l'attitude de son Majordome, bien qu'il soit habitué à plus de froideur concernant ses états passionnels. Les démons étaient par nature sexuels, et les rares qu'il avait rencontré faisant exception à ce titre s'avéraient de bien pauvres hommes...

Ainsi, le Vicomte et Sir Derouge restèrent seuls au milieu de cette pièce luxueuse, assis sur des fauteuils disposés autour d'une large table en osier. Sous eux le tapis moelleux en fourrure délivraient aux pieds fatigués un traitement réconfortant, mais il y avait dans cette décoration une prédation omniprésente qui continuait de travailler Elan.
Il connaissait la réputation du Vicomte, mais admirait pour la première fois la façon exquise de mettre en disposition les résultats de sa violence. L'ivoire des pauvres herbivores devenait instruments et sculpture impies, la fourrure autant de vestes et bibelots, et si les ossements manquaient à faire de l'endroit un complet d'originalité, les espèces protégées mortes dans les bouteilles venaient agrémenter l'espace de leur macabre élégance.
Mais Elan se sentait très bien ici.

Les deux vampires fumèrent chacun une pipe d'herbe en discutant, se laissant aller aux dossiers divins tandis que les affaires monde composaient leur discours.


- Cette herbe est exquise, mon ami. J'ose espérer la même qualité venant des productions de tes Laboratoires...
- Goûte donc le mélange de Faust, tiens. Et laisse-moi te rassurer quant à l'investissement de la maison Derouge, fâcher votre clan est loin de mes intentions.

Elan se demanda si la valise que posait son interlocuteur sur la table, d'une mine neutre, avait été là depuis le début, avant d'oublier ces trivialités à la découverte de ce qui siégeait à l'intérieur, déposé avec infinie gentillesse sur un écrin de velours.
Seigneur !


- Elle est composée en partie de porcelaine, mais nous essayons de synthétiser du tissu organique à partir de cuir animal... pour l'instant, ce modèle d'exposition est simplement un prototype comme vous le savez. Ce qui importe est le concept, mais les premières applications sont de brillantes réussites ; regardez !

La grande valise contenait une poupée, d'échelle et aspect on ne peut plus humain. Fort heureusement, la porcelaine était palpable, mais si celle-ci venait à laisser place à un substitut organique alors... alors Elan Derouge aurait sous ses doigts une véritable petite fillette d'une dizaine d'années.
Pour la démonstration d'aujourd'hui, le clan Derouge avait demandé à ce que la poupée soit vêtue de rouge, ait des cheveux roux, et des yeux de feu. Il fallait qu'elle ressemble trait pour trait à la disparue petite Malia, dernière née et premier décès du clan, lié à une maladie fulgurante.

La tragédie avait emporté la petite sœur d'Elan, et si les plus jeunes avaient digéré le deuil avec hardeur, les parents souhaitaient que Styx contrarie le destin.


- Malia... oui... elle est tout à fait exceptionnelle en apparence. Mais c'est là un point archaïque, car même si certaines créations comme Eliana, la Gardienne hideuse, ne sont pas soignées en visuel, le contenu demeure incertain. Je crois que la poupée des Gardiens était...
- Une erreur au sens premier. Sans affubler le terme de quelconque connotation, ne comparez pas mes créations à celles de magiciens de seconde zone. Cette poupée est traversée de milliers de circuits technophiles, et notre technique permet une communication inter-proxy entre l'esprit et le corps. La nécromancie est douteuse et repérable, imparfaite et éphémère. Lier un objet à une âme disparue est également proscrit, car trop hasardeux dans son résultat.
Non, cette "poupée" n'en est pas une. Une fois que je procéderai à lui injecter l'âme de Malia, elle sera de nouveau Malia Derouge, son conteneur poupesque disparaissant sous l'illusion des centaines d'articulations et enchantements qui lui donneront tout de ce qui composait son être. Je l'ai vue dans l'au-delà... ravissante... naïve.... enjouée... et c'est à partir de ce tableau chimérique et complet qu'offre l'Immatériel que nous avons travaillé. Ce simple prototype représente l'équivalent en pièces d'or des plus grandes architectures, et dans sa méthode, l'équivalent des meilleurs jours de Tungstène. Sans vouloir le tacler. Mais que dis-je... une image vaut milles mots, voyez Elan !


L'arlequin s'était levé durant son discours. Elan l'avait remarqué à l'éloignement de la voix du Sir, à vrai dire, il avait totalement perdu ses moyens en voyant la représentation parfaite de sa petite sœur devant lui. La mort n'importait donc plus du tout ? Quoi qu'il en fut, le vampire alpha était très heureux de sa collaboration avec l'empire Grey. Et ce qui suivit faillit en faire perdre la raison à Derouge.

Sortant la poupée de son écrin, allant aussi doucement que s'il manipulait un nourrisson, Lachlan entreprit de sortir une carte de sa poche qu'il glissa dans les petites lèvres peintes de la fillette.
Il y eut un craquement sourd. Puis un autre. Et une infinité de bruit et de couleurs, de magie et de démons, l'au-delà se courba devant l'un de ses meilleurs voyageurs, et en l'espace d'un temps qu'il ne put estimer, Elan contempla au bord de la jouissance la magie de son ami.

La poupée s'animait, tantôt en articulant péniblement des mots insensés, tantôt en ayant de violents spasmes. Mais toutes ces choses imprécises disparurent en même temps que l'aura diabolique qu'exerçait l'illusionniste, car lorsqu'il ôta sa carte de l'intérieur de Malia, sa petite tête, "Mama" était revenue.

Elle avait tout d'abord plongé ses yeux dans ceux d'Elan. Des larmes, de vraies larmes,
venant à rythme soutenu lécher ses joues si vraisemblablement rosée. Ensuite, elle avait prit cet air perdu et désespéré que ne peut prendre qu'un enfant dans le plus grand des doutes, et Elan sut que Styx avait réussi.

Il en oublia les couleurs inexistantes, les démons invoqués par la carte, et surtout les mots indicibles prononcés par la bouche artificielle de la poupée.
Il avait en face de lui Malia Derouge, et leur étreinte dura longtemps. Mais, alors qu'ils bavardaient comme si jamais elle n'avait quitté ce monde, Elan remarqua le regard curieux de l'arlequin, qui les avait laissé pour plus d'intimité, dans entrebâillement de la porte qui menait aux cuisines. Ils avaient à parler des détails d'une vie artificielle... de choses si froides dans leur conception qu'Elan ne voulait pas vraiment en évoquer les contours. Mais il était un vampire, pas une ménagère Stellaroise, et laissant la petite sur le riche fauteuil, il lui intima d'attendre son retour. Elle hocha la tête, ses bouclettes carmines décrivant un va et vient rigolo, que le grand frère avait oublié avec le temps, et il partit pour rejoindre le Vicomte.

Styx considérait les Derouge comme des frères. Longtemps membre des leurs, l'illusionniste connaissait leur demeure en Spelunca, sous-terre, dans l'immensité des galeries qui s'étendaient sous la ville. C'étaient eux qui présidaient le Conseil des Amants, et les seuls pour qui le vampire avait du respect. Dans la limite vampirique du terme.
Mais ces réminiscences d'antan ne sont pas détaillées pour le simple plaisir du souvenir, pensa l'arlequin alors assis sur le plan où l'on coupait le cou aux oies avant de les gaver. Elan Derouge avait été un compagnon (d'orgies) et de métamagie avancée, et l'arlequin connaissait ce garçon comme l'on connaît un frère. Il n'était ni dupe ni limité, et si la communication ne s'avérait pas être le fort de l'aîné dynastique, la réflexion allait bon train sous sa chevelure flamboyante.
Il avait compris ce que cette poupée recelait, par inductions, déductions, analogies et comparaisons. N'importe quel arcaniste comprenait la triste vérité ; ou se leurrait derrière des expériences factices et des résultats dégoûtants. Et en parler était une nécessité pragmatique, car la liste des précautions était aussi fastidieuse qu'annonciatrice.

La voix d'Elan Derouge, bien moins enjouée qu'à ses temps de jeu en compagnie de sa charmante petite princesse, guida le prologue de la renaissance de Malia :


- Ah, oui... ramener une âme dans un corps. Tu sais bien ce que cela représente mon ami, n'est-ce pas ? Mieux que personne si j'ose murmurer... Les premiers instants sont toujours si beaux, si purs, elle est là. Elle, pas un autre ! Mais que survient-il une fois qu'elle découvre ne pas pouvoir manger ? Ne pas pouvoir fermer les yeux comme les autres ? Aller aux latrines !? Elle ne grandira jamais, et n'acceptera en aucun cas d'être "transférée" d'une poupée à une autre en subsitut malsain à la croissance... Seigneur, si mes parents n'étaient pas aussi borné je leur aurait expliqué ce que tu veux me dire depuis que tu as sorti cette magnifique beauté des limbes.
Est-ce que c'est si beau que ça, là-bas ?


Voyant que sur cette dernière question, la voix du vampire se brisait, Lachlan décida de quitter sa froideur naturelle pour poser une main amicale sur les épaules de Derouge, ayant baissé la tête pour dissimuler quelque émotion violente.

- Les morts n'appartiennent plus à ce plan... ce qui les attend de l'autre côté je ne saurais exactement le dire, l'Immatériel est différent pour tous. Il y a néanmoins un moyen... une solution à laquelle j'ai osé penser... ce serait efficace, à défaut d'être moral. Mais je te sais raisonné, ton opposition initiale à ce projet est réconfortante à dire vrai. Il y a de l'espoir, elle ne tentera pas de s'ôter la vie, pas cette fois-ci...

En un bond, Elan déposa un murmure tourmenté au creux de l'oreille de Lachlan, faisant voler plusieurs casseroles qui tombèrent au sol, produisant un requiem dissonant qui ne camoufla pas les dires du respecté vampire. "C'est la quarante-et-unième fois" disait-il. Il ne pouvait plus supporter de voir la poupée se rétracter dans un mutisme permanent, des absences de plus en plus longues, pour au final la retrouver au fond de quelque balustrade morose. Ainsi allait le sort des morts qui reviennent en ce monde ; ces innocentes âmes ayant goûté à l'au-delà préfèrent toujours revenir aux rivages des lîmbes, et c'est une souffrance à chaque minute qui passe après les joies initiales des retrouvailles.

Tristement, il semblait que le libre arbitre était le seul défaut du prototype, en d'autres termes. Ainsi, saisissant les insinuations sous ce dialogue volontairement discret, sans quoi il en aurait résulté comme la dernière fois en une crise hystérique -Malia avait utilisé un rebord de table pour se fendre le crâne, s'y prenant à trois reprises avant qu'Elan ne l'en empêche- Styx décida de changer les choses, en bien, pour une fois.
Le bien étant constamment en proie à des changements d'interprétation, plus subjectif qu'il n'y paraît aux yeux du vampire, il décida sous les traits las de son ami de prendre les choses en main.


- Allons chasser le crocodile Malia, il y a un marais non loin, tu en as déjà vu ? Elan est fatigué, il doit rester se reposer, il se fait vieux tu sais... ahahah oui ! Non il est toujours célibataire, tu crois qu'une vraie dame voudrait de lui ? ahahah

Et alors que les voix s'éloignaient et que l'arlequin disparaissait en tenant la main à Malia, Elan resta longtemps à les regarder par la fenêtre.

Loin de ses émotions, il se reprit en admirant la gentillesse dont pouvait faire preuve son ami, et commet la revenante semblait heureuse à dévaler la pente sur le dos d'un cochon ailé invoqué. Pour combien de temps ? La bonne décision avait été prise.
Ainsi, lorsqu'ils eurent terminé de courir après un jeune alligator -le Vicomte tomba moult fois dans la boue sous les rires d'une Malia à peine plus propre que lui- Elan ferma les rideaux. Lachlan sortait une nouvelle carte de sa poche, approchant silencieusement de la gamine au dos tourné.

Le vampire monta à l'étage, non sans tomber sur la servante de tout à l'heure, morte sur le perron d'une chambre. Son corps gisait dans une flaque, sous un Faust en tenu d'adam, verre de vin à la main. Il rigola, visiblement ivre, et Elan se posa en soupirant à ses côtés.
Dure journée.


- Ont-ils changé d'avis, Styx ?
- Non, j'ai bien peur que tes parents soient déterminés à te rendre la vie. Encore et encore...
- Fais ce que tu as à faire.
- Le temps viendra, où lorsque le Monde sera changé par les mers intemporelles et les flots magiques qui ont jadis baigné ces terres, tu pourras vivre ici de nouveau, avec eux. Pour l'heure... un ajustement s'impose, ma chère amie. Mais avant, dis-moi, comment va-t-il ?

Alors que le cadavre d'alligator se balançait mollement au vent, suspendu à quelque branche, afin que Malia puisse sauter et s'en amuser, Styx passa une main dans les cheveux de sa création.
Cette dernière leva les yeux vers lui, en une position uniquement possible en raison de sa nature artificielle, une vampire se serait décroché le cou à posture égale. L'arlequin répéta sa question doucement, car comme il enfonçait de nouveau une carte dans la bouche de la poupée, celle-ci pouvait voir ses liens à son corps manufacturé... diminués, ouïe incluse.


- Il a faim, très faim, mais il est heureux, tu sais ? Il dit que les enfers sont vides, et que cela ne me fera plus jamais mal. Tu m'enlève mon âme, afin de la remplacer par celle d'un animal... je serais de retour là-bas, et ils auront un docile poupon sur lequel transvaser le deuil... est-ce donc ainsi que doit se finir l'histoire ? C'est ce qu'il demande. Est-ce qu'il n'y a pas une autre solution... ?

Les yeux écarquillés, Lachlan termina de remplacer l'âme injectée dans le corps de la fillette. Le résultat le dégoûta, puisque autrefois si humaine la poupée se contentait désormais de le regarder à la façon des bovins.
Il y avait une autre solution ; oui, et selon la nature de l'animal placé en un corps, on peut obtenir différents résultats. Un chien était le choix d'origine pour la manœuvre, mais... l'autre solution se situait dans cet alligator.

Cette âme ferait aussi l'affaire, et jamais les résultats ne pourraient lui être reprochés. C'était un prototype, après tout, un prototype fonctionnel et cohérent selon la demande, on donnerait des répliques par défaut à la fillette, et elle passerait le restant de sa vie à obéir aux ordres donnés.
Sauf cas de malfonctionnement, rien n'était à craindre.

Jamais Elan n'expliqua la démarche adoptée par les laboratoires.
Ses parents se complairaient avec cette coquille vide, les véritables deuils doivent être faits, et les âmes laissées tranquilles. Il soupçonnait d'ailleurs qu'ils sachent pertinemment cela, mais que le temps et les dangers des affections émoussaient leur bon sens. Désolant écueil, mais au moins Derouge avait-il pu passer quelques jours en compagnie de son ancien compagnon de route, paisiblement installés dans l'auberge sans nom, en haut de ces marais primaux, à chasser le crocodile et vivre une existence tranquille.
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Le Marchand
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Sam 3 Mar 2018 - 21:22

Rapport de récolte :

Styx gagne 3 écailles de crocodile, 1 cuir, 1 dent et 1 os doré pour un pavé dauphinois !

Commentaires sur le RP : Rien à redire !
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Darrö Aldhren
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Dim 4 Mar 2018 - 23:30

C'est toujours quand on pense qu'on ne peut pas être plus dans le fumier que l'on tombe la tête la première dans les bras puants et amusés de la fatalité. Des marais, ils avaient été obligés de se détourner du chemin principal ce dernier étant complètement embusqué d'éclaireur perrack pour se retrouver à traverser des marais.

La roulotte progressait mollement sur le terrain boueux, la moindre erreur et s'en était fini de la précieuse cargaison du marchand de grand chemin qu'il était. Il s'attela donc à faire ce dont il n'avait aucun besoin de faire en temps normal, prendre les rennes. Les sombrales étaient des êtres assez intelligent pour suivre une route ou un chemin sans avoir besoin de la moindre réprimande ou indication, mais dans ce genre de lieu leur sens commun avait de grande chance de les mener tout droit dans des sables mouvants.

Darrö n'était pas familier avec ce genre de décor, pour dire ainsi, il n'avait aucun souvenir d'avoir mit les pieds dans un lieu aussi puant et obstrué par toutes sortes de végétation toxique. Ils y avaient de grandes étendues boueuses autour des "chemins" et la seule touche de couleur était apporté par de grandes fleurs aussi colorées que puantes. Une véritable infection se dégageait de toutes les plantes environnantes qui semblaient toutes appartenir à la même espèce.

" Ce sont des holoparasites stranger. Toutes ces plantes puantes ont parasité l'ancienne végétation des lieux jusqu'à en extraire eau, minéraux et essence magique, elles sont aussi puantes quelles sont destructrice pour les autres espèces végétales. J'en ai d'ailleurs quelques-unes dans des jarres dans la roulotte. On ne sait jamais..."

Le garçon restait pantois devant les explications du marchand, tout en ces lieux semblait ne faire que détruire ou tenter de détruire tout ce qui passait à sa portée. Au moins les bûches de bois morts qui flottaient dans la boue n'avaient aucune intention belliqueuse elles. Il fallu quelques secondes à Darrö pour se rendre compte que les "bûches" qu'il observait suivaient la roulotte à grande vitesse et que réflections faîtes les dents qu'elles arboraient signifiaient quelles n'étaient pas de son avis. 

"Mon... MONSIEUR ! Quelque chose nous suit et elles ont plein de dents !

" Hmm.... Ah ! Des crocodiles, ils ne manquaient plus que ces paires de bottes ambulantes pour essayer de nous boulotter. Tu vas devoir t'en occuper seul stranger, je suis un peu occupé là. "

J'ai toujours ça au cas où, mais bon, les munitions coûtent cher. 

" D'accord, je m'en occupe ! "


Darrö voulut se saisir d'un arc et de flèche, mais fut ramener à la réalité de sa condition par une douleur abominable dans les paumes quand il s'en saisit. L'arc en bois se planta mollement dans la boue et ne parut par gêner leurs poursuivants le moins du monde. 

" Tu devras le payer stranger. "

La roulotte avait grandement accéléré, allant de droite à gauche dans de grandes embardées l'équilibre du garçon était précaire et celui-ci finit par chuter sur le chemin de terre humides à quelques centimètres d'une mare de boue fumante. Les reptiles affamés toutes dents dehors n'allaient en faire qu'une bouchée.

BAM


Une déflagration vint interrompre la course des bêtes dans une gerbe de sang et d'écailles allant maculer les alentours.

" Pas touche aux clients créditeurs les futures ceintures. "

Darrö n'eut pas le temps de remercier son sauveur que des mâchoires se refermèrent sur un de ses bras, il cria, s'attendant à ressentir la douleur horrible lui déchirer le corps et l'esprit ... Mais rien.
Aucune douleur, aucune sensation de mal, son sang coulait et son bras était dans un piteux état, mais il n'éprouvait pas le moindre mal. Aussi hébété qu'effrayer, il donna un coup-de-poing en direction du crâne massif du crocodile de toutes ses forces.

Le garçon était tombé et il avait réussi à stopper une de ces saloperies, mais une autre était en train d'essayer de boulotter un client et un qui lui devait de l'argent qui plus est. Il allait en faire de... La charpie. 

Euh... ?


Il ne lui semblait pas avoir tiré, il ouvrit son canon pour vérifier, non, non, il n'avait pas tiré, mais alors ? Sous ses yeux le garçon venait d'exploser le crâne d'un crocodile adulte d'un seul coup-de-poing alors que la puissance de son petit copain devait être bien diminuée du fait du collier qu'il lui avait vendu. Il était décidément un bon investissement.

Darrö repris place au côté du marchand sur la roulotte, son bras droit, perlant de sang et tordus dans un angle étrange était recouvert de fumée et es plaies semblaient diminuer à vue d'œil. Quand il vit le marchand ouvrir la bouche derrière son épaisse écharpe, le garçon posa le corps de la bête qu'il avait abattu derrière eux et dans un sourire que le vendeur, après une vie de marchandage connaissait être forcé lui prononça dans une veine tentative d'oublier son état ce qu'il pensa être assez amusant.

" Le dîner vient toujours à vous décidément, les chasseurs seraient tous au chômage s'il n'y avait que des gens comme vous. "
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Le Marchand
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Ven 9 Mar 2018 - 15:35

Rapport de récolte :

Darrö gagne 2 écailles de crocodile, 5 points métier et 1 os doré.

Commentaires sur le RP : Rien à redire !
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Darrö Aldhren
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Jeu 22 Mar 2018 - 18:43

La moiteur des lieux pouvait se sentir jusque dans les bronches, heureusement pour lui Darrö ne respirait plus depuis l'incident. Il progressait avec peine dans les étendues boueuses, mais son poids dérisoire et son absence d'armure lui laissait tout de même une certaine liberté de mouvement là où un homme adulte entièrement caparaçonné serait déjà en train de suffoquer sous plusieurs couche de boue.

Il n'était pas seul et il le sentait, il avait développé certaines capacités de détection à l'encontre des êtres vivants ou magique tout du moins si ceux-ci étaient faits de magie blanche ou pure. Dans le cas présent nul trace de quelconque magie, juste des mouvements, rapides et calculés mais aussi autre chose que Darrö reconnaîtrais entre mille grâce ou à cause de la créature particulierement vorace qui résidait en lui, la faim.

Il se retourna et joignit ses mains, une vague de fumée retourna la boue comme un engin de labour aurait retourné la terre d'un champ et un crocodile qui ne devait pas s'attendre à ça se retrouva projeté en l'air avant de retomber mollement sur le dos. Le garçon reprit sa route en espérant que la bête avait son compte, du fait qu'il ne ressentait plus la fin et que son corps ne nécessitait plus de nourriture, il avait arrêté de chasser pour se nourrir.

Quand une mâchoire claqua là où sa tête se trouvait une seconde avant Darrö soupira et s'excusa auprès de l'animal qui n'avait que faim après tout, son poing d'où coulait une fine toile de brume traversa l'orbite du reptile de part en part. Darrö récupéra de quoi faire quelque échange auprès du marchand avant de fermer les yeux en remerciant son assaillant pour ce qu'il avait pris, la dépouille de l'animal coula au fond de cette mer boueuse là où elle pourrait reposer, tranquille, à jamais.
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Le Marchand
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Ven 23 Mar 2018 - 9:41

Rapport de récolte :

Darrö gagne 2 écailles de crocodile, 1 cuir de crocodile, 1 dent de crocodile et 5 points métier.

Commentaires sur le RP : Quelques petites fautes d'accord mais tout baigne Sourire
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Darrö Aldhren
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Lun 26 Mar 2018 - 23:00

Le désert était décidément une zone particulièrement chaude, l'éclat du soleil faisait couler la sueur sur les visages et le vent du Sud prenait tant à la gorge de par sa sécheresse que l'on avait parfois du mal à respirer.
Originaire de la forêt de sapins Darrö n'avait connu que des paysages hivernales, même en été au milieu des bois, il faisait frais grâce aux bourrasques venant des Baldors et un peu de neige venait se poser à la nuit tombée, lors de l'hiver les paysages alentours était recouvert d'une épaisse couche blanche. Ici, tout était différent, le soleil frappait les corps de sa chaleur et à perte de vue ne s'étendait que rocailles et sable chaud, une infinité de dunes s'étalant jusqu'à l'horizon comme posé là par quelques divinités s'amusant dans le sable.

Il aurait pu avoir très chaud, vraiment très chaud si son corps ressentait encore ce genre de chose, mais cela n'était pas le cas, son regard se posa sur un petit animal poilu qui lui aurait bien eu besoin de fraîcheur et comme une réponse adressée à sa détresse une vision providentielle vint se distinguer au loin, une oasis, un petit coin de subsistance dans ce désert de mort où toute vie semblait absente. Là, au milieu du sable une parenthèse s'était ouverte, une eau claire et pure sous quelques arbres d'un vert profond abritait la vie en son sein, une source de vie pour les espèces environnantes et un message d'espoir pour tous voyageurs. De nombreuses algues s'élevaient hors de l'eau et de nombreuses pousses de canne à sucre dansaient sous le vent changé en brise par la fraîcheur des lieux.

Darrö observa le petit animal se pencher au bord de l'eau, il fit de même. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas vu son visage, il ne s'attarda pas plus sur les traits qui ne changeraient de toute façon jamais, l'animal plongea son museau dans l'eau pour y récolter ce nectar de vie dont lui n'avait plus besoin pour rester de ce monde quand il aperçut un mouvement venir du fond de l'eau, la seconde suivante une gueule béante avait avalé le petit mammifère et une bêtes aux écailles humides le regardait avec appétit.

Le monstre reptilien fonça sur lui avec une vitesse certaine malgré la petite taille de ses pattes, il n'eut pas le temps de rétrécir la distance entre eux qu'une couche de fumée lui pénétrait déjà les écailles les faisant sauter une à une comme on écaillerait un poisson avant de le faire cuire. Une longue complainte s'éleva dans l'air à laquelle le garçon mis fin d'une fine tige de brume sortant de son index directement inséré dans l'occiput du reptile. Si quelque chose avait tant bataillé pour préserver un peu de quiétude en Dùralas alors Darrö se devait de conserver celle-ci. Il resta donc dans l'oasis, du moins pour un temps.
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Dim 1 Avr 2018 - 23:46

Cela ne faisait que deux heures que le soleil avait pointé ses premiers rayons à l'horizon. Le ciel était dégagé, mis à part quelques petits nuages grisonnants, et les températures devraient être agréables. Déjà de bon matin, il faisait bon dehors. Les plus frileux pourraient s'armer d'un chaud gilet, mais ils finiraient par l'ôter dans la journée. Ce n'était que la fraîcheur de la nuit qui persistait un peu avant d'aller se coucher pour laisser le jour s'épanouir. Au nord-est, on apercevait très légèrement la longue chaîne des montagnes de Kanaan, mais elles étaient beaucoup trop loin pour être significatives. Par contre, la forêt alentour ne laissait que très peu d'espace aux reliefs et autres paysages. C'était ça de vivre à côté de Sylfaën, en lisière. Si on était vraiment tatillon, on regarderait au sud pour apercevoir la dense végétation marécageuse d'Hukutav. Un endroit dangereux où il était préférable de ne pas s'y aventurer. De trop néfastes créatures séjournaient en ces lieux morbides et ravagés par la fange, la vermine et les sangsues. On craignait toujours que les démoniaques créatures exilées dans cette région n'en sortent pour s'attaquer aux habitations avoisinantes. Raison pour laquelle peu de gens vivaient non loin de ces marais.
Le jeune père de famille, craignait tous les soirs que les monstrueuses créatures démoniaques ne parviennent jusqu'à sa ferme. Il était pourtant à très bonne distance, mais il ne pouvait s'arrêter de s'inquiéter d'être beaucoup trop près. Combien de fois s'est-il maudit d'avoir repris cette activité familiale si éloignée des autres communautés ? Malgré tout, ça ne l'avait pas empêché de s'y installer et d'y rester, à son grand dam. S'il avait pu revenir dans le temps, nul doute qu'il aurait refusé cette soi-disant opportunité et serait resté tranquillement près d'un village exercer son activité sereinement grâce à la forte sécurité qui le protégerait de ces genres de monstres.
- Vous êtes pensif ? demanda un jeune Stellarois en armure.
- AH ! s'écria le fermier de frayeur. Ne me surprenez pas comme ça, c'est dangereux.

L'humain ricana intérieurement. Pour qui était-ce dangereux ? Pour lui, face à ce gaillard armé d'une fourche en bois dont la moitié des pics est tordue ? Ou pour ce gentil fils de la terre qui risquait de perdre les battements de son cœur en étant ainsi surpris ?
- Qu'est-ce qui vous tracasse ? l'interrogea le Gardien en croquant dans la carotte qu'il avait acquise un peu plus tôt.
- Rien, rien, maugréa-t-il. Simplement des bêtises.

En retournant à son activité de transport du foin, le fermier jeta un dernier regard aux marais avec toujours cet air inquiet qu'il prenait en y repensant. Il frappa d'un coup sec la botte de paille et souleva un morceau pour le déposer dans l'auge d'un de ses animaux. Le fils de la terre continua sa tâche faisant mine d'être passé à autre chose, mais il continuait d'avoir des sueurs froides en repensant aux terribles créatures ayant élu domicile dans les dangereux marais d'Hukutav. Cette préoccupation n'échappa pas au rôdeur qui avait tout de suite compris les problèmes auxquels était confronté le petit homme qui lui avait gentillement aménagé un coin dans sa grange pour que le Stellarois y passe sa nuit, contre une petite bourse bien trop garnie pour le "mauvais" confort que pouvait lui offrir le fermier. Mais ça, Dougal n'en avait rien à faire. Ça lui faisait même plaisir de pouvoir contribuer un peu aux difficultés financières du brave père de famille.
- Vous savez, ces créatures sont incapables de sortir des marais. L'atmosphère qui y règne leur est vital. En-dehors, elles mourraient en quelques minutes.

Dougal avait tenté de rassurer un peu le travailleur de la terre en lui expliquant cette vérité à moitié fausse. Le fermier était beaucoup trop loin des marais pour en être inquiété. C'était comme s'il avait peur des créatures tapies dans les sombres montagnes de Kanaan sous prétexte qu'on pouvait les distinguer au loin. C'était idiot, mais souvent il n'en fallait pas plus pour se faire du mouron, surtout quand on était la seule famille à plusieurs kilomètres à la ronde. De plus, ce que le fermier ne savait pas, c'était que la Garde Zéphyr veillait au grain et avait des espions postés pas loin de sa maison pour s'assurer de sa sécurité. Les marais étaient étroitement gardés afin d'empêcher des processions des créatures démoniaques d'Hukutav.
Le fermier demeura concentré sur ses tâches et fit mine de ne pas trop écouter ce que lui disait son invité. Il ne voulait pas paraître poltron ou inquiet de son voisinage. En vérité, le jeune père de famille était vraiment rassuré de ce que lui disait le Gardien. De plus, le fils de la terre savait qu'il pouvait lui faire confiance car c'était un rôdeur de la Garde Royale de Stellaraë. Un être droit à qui l'on pouvait se fier. Le fermier finit par lâcher un sourire et un soupir de soulagement qui firent rire Dougal qui préféra vite s'éclipser pour ne pas heurter et déranger son hôte.

Après avoir rassemblé ses affaires, le rôdeur salua la famille et entreprit sa petite route vers la suite de ses aventures. La femme ne le laissa pas partir sans lui offrir quelques victuailles pour l'aider dans son voyage. Quelques fruits et légumes ainsi que des œufs frais et du pain croustillant. Dougal la remercia chaleureusement et glissa furtivement une nouvelle besace de pièces dans la poche de son tablier. Le Gardien ne comptait quand même pas partir sans payer ses provisions.
- Où irez-vous messire ?
- J'aimerais dire "là où le vent me portera", mais je vais simplement chasser du crocodile.
- Comment ça ? Il y a de ces bestioles dans le coin ? commença à s'inquiéter le pauvre homme.
- Non, non, rassurez-vous. J'ai un long trajet devant moi. Je vous remercie de votre hospitalité. Que la chance et la fortune soient avec vous.

Un nouveau mensonge de la bouche du Gardien. Sa destination n'était pas si loin puisqu'elle était juste devant lui : les marais Hukutav. C'est là-bas qu'il trouverait les meilleurs reptiles aux merveilleux trophées de chasse. Et le rôdeur n'avait certainement pas l'intention de rentrer bredouille. Quelques bestioles pour remplir ses poches. Rien de bien méchant.
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Le Marchand
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MessageSujet: Re: Chasse aux crocodiles   Lun 2 Avr 2018 - 12:46

Rapport de récolte :

Darrö gagne 2 écailles de crocodile, 1 cuir de crocodile, 1 dent de crocodile, 5 points métier + 1 os doré bonus.

Commentaires sur le RP : Chtulhulululuuuuu

-

Rapport de récolte :

Dougal Keane gagne 3 écailles de crocodile, 1 cuir de crocodile, 1 dent de crocodile et allez, un os doré.

Commentaires sur le RP : Tu ferais mieux de manger des cerises plutôt que des carottes.
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Chasse aux crocodiles

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