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 [Personnel]La Première des sorcières

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MessageSujet: [Personnel]La Première des sorcières   Jeu 19 Nov 2015 - 14:26

 
« Il était une fois, dans une contrée lointaine, dont personne ne se souvient du nom, un Roi. Roi Echbort pour être précis. Aimé de sa population, il distribuait chaque mois nourriture suffisante, farine en bonne dose et sortait régulièrement visiter les rues de sa belle cité. Cette dernière était la plus belle du royaume, et le château du régent resplendissait de milles joyaux tous plus luxueux les uns que les autres. La paix régnait de sa douce mélodie sur tous les peuples, et aucune guerre ne grondait. Tout semblait parfait. Seulement, Echbort, à la veille de son trentième hiver ne voyait toujours pas de femme à son goût, or, il lui faudrait impérativement un descendant pour assurer toute la grandeur de son héritage. Allant voir le mage de la cour, un certain Nosferalux, celui-ci lui assura qu’il trouverait bientôt main à marier.
Les années s’écoulèrent, lentement, s’égrenant sous le désespoir amoureux d’Echbort. Qu’allait-il advenir de toute la perfection qu’il avait bâti ? Il n’avait aucune confiance en un autre pour gouverner à sa place. Il lui fallait son sang sur le trône. Marchant donc d’un pas assuré en direction de la cave magique de Nosferalux. Ses chaussures résonnaient comme du tonnerre dans la sérénité du palais. Ce fût ce discours qu’il tînt au sorcier :
«- Nosferalux, voilà dix ans que tu m’as promis une femme, mais regarde, la seule qui déambule avec moi dans ses couloirs est la solitude. Chaque jour elle devient plus pressante, chaque nuit elle pèse plus lourd sur ma conscience. Alors je t’ordonne d’accomplir ton devoir ! Utilise ta magie et donne-moi une femme ! C’est là ton Roi qui te parle.
Le silence plana un long moment au dessus des deux hommes. Nosferalux semblait avoir en son regard une pointe de malice.
- Est-ce là ton désir le plus sincère, Sa Majesté ? Il eût un rire quasi-démoniaque. Êtes-vous certain de votre demande ?
Mais la cécité d’âme voilait la raison de Echbort autrefois si sage et juste.
- Oui ! Oui ! Je t’en supplie. Moi qui ait tout, ne peut trouver de réconfort sans fils.
Nosferalux se tenait désormais derrière le mendiant magique, ses lèvres humides collées contre les oreilles attentives du Roi.
- Apportes-moi la vierge la plus resplendissante de ton royaume. Qu’elle me soit livrée ce soir encore, sinon, il n’y aura plus rien à faire.
Ne voulant en savoir plus, l’ordre impérial fut donné. Les gardes ratissèrent les villes alentours et la cité. Mais aucune femme assez digne du manteau royal ne semblait exister. Au comble du désespoir, c’était maintenant en hurlant d’une voix brisée qu’Echbort s’exprimait.
- Je t’en supplie Nosferalux ! Tu n’as qu’à la… créer. Oui ! Tu es toujours en train de faire  des homoncules, tu peux bien donner vie définitive à l’un d’eux non ? Oui tu le peux ! Bien sur ! Je te ferais rouler sur l’or ! Je t’en prie. Fais-le !
 - Je n’ai qu’une seule condition.
- N’importe laquelle !
- Tout enfant obtenu suite au premier me sera sacrifié.
- Tant que le premier vit.
- Oooh, il vivra bien… comme un roi ! Ahaha ! Maintenant dégage. Ôte-toi de ma Lune ! J’ai beaucoup de travail à faire.
 
La nuit dans les appartements de la couronne fut agitée. Des milliers d’yeux guettaient l’homme sans femme dans l’ombre. Des millions de bouches hurlaient au scandale. «TOUJOURS PAS DE FEMME. TOUJOURS PAS DE FEMME !»
Mais il allait les faire taire, une bonne fois pour toute ! Oui ! Tout cela serait terminé demain matin. Tout…
 
En ouvrant les yeux, le Roi trouva, à ses côtés une magnifique femme. Brune, aux yeux verts, la poitrine ferme et les courbes dessinées par les anges eux-mêmes, elle respirait la beauté, et la vie. Ne sachant comment procéder, il se leva brusquement, éveillant ainsi la somptueuse créature.
«- Bonjour mon époux. Tu es beau aujourd’hui. Je suis Irina, ta femme. Je porte déjà en moi celui qui sera le prochain couronné. Il sera beau lui aussi. Il aura tes yeux, mes cheveux tes lèvres et… ce je ne sais quoi qui fait un bon gouverneur ! Sur ces belles paroles, elle l’embrassa.
Il frémissait d’amour, pour la première, et sans tarder, la nouvelle vola à travers ses terres comme une nuée de colombes. Il allait être père. Mieux encore, son trône était réservé. Quel soulagement ! Les mois qui suivirent furent magiques, tout était parfait, même Irina, qui apprit très vite à être une humaine normale, et une Reine exceptionnelle. Le peuple hurlait de joie en la voyant, et Echbort n’avait aucun doute sur sa capacité à être mère.
Tout cela rempli le Roi d’un nouveau sentiment, qui n’était jamais loin de l’amour ; la passion. Il désirait Irina. Il fermait les yeux et pensait à elle. Il ouvrait les yeux et pensait à elle. Alors un soir, alors qu’elle dormait, l’homme se monta sur elle. Quand elle tenta prononcer quelque chose, arborant une mine triste, il couvrit son visage d’un coussin pour ne pas avoir a affronter le reflet de son inexpérience et les yeux de biches de l’homoncule. Malheureusement, il serra trop fort l’oreiller, et ne s’en rendit compte qu’une fois le bébé transformé en une mare de sang.
 
Deux cadavres jonchaient son lit cette nuit-là.
 
Il ordonna aux gardes de masquer l’accident, il fallait que tout cela soit déguisé en assassinat ! Le peuple aimait beaucoup trop Irina ! Il décapiterait Echbort, il en était certain !
Étrangement, après l’ordre donné, et les draps changés, il trouva aisément le sommeil.
 
Le lendemain, Irina trônait. Pas son fantôme, ni une projection de la culpabilité de l’assassin-Roi, mais bien sa femme. L’homoncule. Mais elle était changée. En son regard, des milliers de lames s’étaient imbriquées, et la somptueuse robe royale aux couleurs colorées s’était transformée en tunique courte recouverte de plumes de corbeau. Une couronne d’épines avait élu domicile sur la tête de la femme, et ses doigts présentaient des griffes d’hibours en guise de bagues.
«- Bonjour mon mari. As-tu bien dormi ? Je l’espère.
D’un claquement de doigts, tous les serviteurs sortirent de la salle en une effroyable succession, comme s’ils étaient des figurines de marionnettiste. Irina descendit vers lui, ses talons en os claquant comme un fouet sur le sol de marbre. Elle lui passa un doigt sur les lèvres, et sa bouche ne put plus jamais s’ouvrir.
- Tu sembles surpris. Pourquoi ? Je suis le fruit de la magie. N’est-il pas logique que je sache moi-même l’utiliser ? Mais peut-être t’interroges-tu plutôt sur ma mort. Il n’en est rien. Je ne puis mourir puisque je n’ai jamais vécu. Je suis l’incarnation de tes désirs les plus bas.
Elle n’avait aucune expression, aucune intonation. Pas de haine, ni même de reproches. Ses yeux étaient des enfers d’azote, et ses lèvres un nid de serpents rouges.
Maintenant tu sais ce qui va arriver ? Suite au décès de ton fils en mon sein, tu vas plonger dans un état de paralysie. Pendant ce temps, je vais diriger ces terres, mes terres. À la fin de mon règne immortel, j’aurais initié milles autres filles pures aux arts noirs, pour qu’elles puissent se protéger des porcs en ton genre. Ensembles, elles et moi, nous serons la puissance incarnée. Les femmes sont de bien étranges créatures n’est-ce pas ?
Appuyant l’adjectif, elle tourna les talons et fit un geste de la main, toutes les fenêtres se fermèrent simultanément et Echbort perdit connaissance.
- Allons, j’ai un royaume à diriger, soit un amour et dort maintenant.
 
Le Roi avait laissé place à une Despote. Froide et insensible. Les hivers devinrent source de crainte, la nourriture manquait chaque mois, et les jours passant, le soleil semblait avoir de plus en plus peur de se lIrinar. Si bien que la paix du royaume se brisa, les couleurs de la cité s’envolèrent et tout espoir fut étouffé.
 

Ainsi naquit la première sorcière, Irina. Puis, dans les graines du chaos qu’elle avait profondément ancré partout dans le royaume, fleurirent ses disciples, femmes méfiantes et dissidentes, fruits d’une pensée désabusée. Inévitablement, la Despote fut exécutée, mais pas ses filles, qui pullulent encore parmi nous, perpétuant les anciens rites, dans le seul but de voir le monde brûler. »

Cet ouvrage rapporte 45 points d'expérience et 45 pièces d'or à Yuli Sibly
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[Personnel]La Première des sorcières

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