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 Bosquet de cerisiers

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Kānshǒu
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Ven 13 Avr 2018 - 3:04

- Par les Trois. Tu as été touché par les spores d'une Nocturne, n'est-ce pas ? Sais-tu seulement ce que représente l'erreur que tu as commise ? Une bien belle épitaphe attend celui qui mourra inconscient. La tienne ? Peut-être. Ce qui est certain, c'est qu'il est entré en toi, et toi en lui. Une phrase aux allures charnelles moins trompeuses qu'elles n'y paraissent. Lève le voile, et arpente la forêt. L'heure de la rencontre approche.

Ainsi le Samurai marcha. Parmi les herbes douces, qui caressaient ses pieds, et les fourrées qui dansaient allégrement aux vents de printemps le jeune moine trouverait ce qu'il cherchait. La force derrière les Nocturnes se tiendrait face à l'apprenti qui n'avait nullement peur de ce qui se tiendrait face à lui. Il ôterait son chapeau, mouillerait ses maquillages, et regarderait le mal en face.
Telle était la voie du Garde qui se bat pour le Cocon ; vivre dans l'honneur ou périr.

Allumant sa pipe à opium tout en marchant, Kānshǒu s'émerveilla une fois de plus des beautés contenues en ces lieux ; les arbres de cerisiers, au temps du printemps, étaient dotés de leurs fleurs les plus colorées, et les animaux allaient et venaient librement. Sa lampe de papier, éternellement accrochée à sa ceinture, ne lui indiquait cependant aucune trace de danger.
Il resta néanmoins sur ses gardes, car il savait ses enchantements un tantinet fébriles.

Longtemps, pendant des heures, il erra.
Entre les pétales qui tombaient, certaines venant se lover sur son énorme chapeau pointu, et d'autres valsant au gré des vents. Il n'osait jamais s'attaquer au bois blanc de ses géants endormis ; arbres magnifiques et imperturbables, si bien qu'en abattre un lui laissait un amère arrière-goût dans l'âme. Quelle main divine avait savamment concocté ces paysages où toute chose était régie par le seul nom de la Beauté ? Quelle magnanime esprit pouvait donc enfanter des contrées aussi belles pour des corps de chaire aussi faibles ?
La raison des Dieux ne doit jamais être questionnée, mais elle avait de quoi laisser pensif.

Et c'était dans cet état de béatitude, calme et pleine d'allégresse, que le marchand fit la rencontre de celui qu'il ne cherchait pas. Il ne cherchait rien, à vrai dire, et une conversation en l'instant présent ne lui était d'aucun attrait ; quelque part ailleurs de ces bois peut-être, mais ici était un lieu où il aimait à méditer en toute sérénité -fait qui le poussait à éviter de fréquenter les locaux, à sa grande surprise, tant il préférait la quiétude smaragdine aux égos-.
Et pourtant.
Venue de derrière lui, une voix calme, à la diction élégante, s'éleva en sa direction.


- Vous vous en étonnez aussi, n'est-ce pas ? De cette singulière magnificence propre à la nature, je veux dire.

Ne sachant à qui il avait affaire, mais ne redoutant aucune action de ce personnage en costume noir et doré, serti de deux fleurs en or massif en guise d'épaulières reliées par une longue chaîne d'argent, l'hybride dévisagea longuement son interlocuteur avant de répondre.
Ce serait le créateur des Nocturnes ?

Son visage était tout à fait agréable au regard, loin du prédateur carnassier qu'il avait imaginé, et même sa lampe ne semblait rien déceler de malin chez lui. Ainsi, l'hybride répondit en ôtant son chapeau pour ne pas offusquer sa nouvelle rencontre. Notant le vouvoiement, il en convenait d'user des même niveaux de langage et le Samurai prit soin à énoncer ses idées avec élégance.


- En effet. J'ai l'impression que même les mots sont un affront à ce cadre... toute cette poésie empirique... c'est ce pour quoi mon âme existe. J'en suis convaincu. Kānshǒu, ravi de vous rencontrer.

Face à la main tendue du guerrier, l'homme face à lui -dont Kānshǒu remarqua un étrange accessoire à l’œil droit- lui fit une poigne dans les règles, ferme et cordiale, avant de lui décocher un sourire léger. Un homme d'une noblesse certaine, il en était à présent certain, mais qui ne prit pas la peine de décliner son identité.

- Vous exprimez là autant ou plus de raison que j'en ais entendue en trois années ici. Souhaitez-vous me rencontrer ailleurs ? Parler ici est peut-être inapproprié pour vos oreilles, ce que je comprendrais parfaitement, il y a des endroits où j'aime être seul aussi.
- Nullement, je crois que je m'habitue un peu trop à ces forêts... les gens me paraissent bien fades et pourtant ils sont dotés de conscience... étrange n'est-ce pas ?
- Pas le moindre du monde. Les humains sont pleins d'imperfections, d'incohérences, des traits que l'on ne retrouve dans aucune des créations du hasard. Tout est utile, des mouches aux papillons, les vers et les lions. Une raillerie permanente des Dieux envers les hommes, si vous voulez mon avis, Kānshǒu.
- Je n'avais jamais envisagé cela comme une moquerie. N'est-ce pas là plutôt un cadeau ? Une leçon pour nous rendre meilleurs et aspirer à une tranquillité certaine, voilà ce que je décèle en chaque chose.

Ils n'avaient échangé que quelques phrases, mais il semblait à Kānshǒu qu'il pourrait dialoguer avec cet être bien plus longtemps. Puis il se souvint de ce pourquoi il était venu ici, et face à l'absence de réponse de celui qui lui souriait sans cligner des yeux, le Samurai se reprit.

- Est-ce vous le créateur des Nocturnes ?
- Tout à fait. Elles sont mon bosquet de cerisiers, étaient, plus précisément. Elles étaient mon Eden et ma quête unique, mes enfants, par milliers, qui fleuriraient un jour pour créer un monde merveilleux ; un monde de quiétude comme ces bois, où rien n’élèverait la voix pour clamer ses titres ou prouesses, un monde où les noms ne seraient plus nécessaires, une utopie dénuée de parole et descriptions.
- Je peux voir en vos paroles la vérité, et seulement celle-ci. Mais quelle tristesse habiterait des terres où les Hommes en seraient absents, il n'y aurait plus personne pour déclarer la beauté des choses... Qui plus est, les Nocturnes infligent beaucoup de mal pour un but aussi noble. Tentez d'accorder vos actes à vos aspirations, si je puis me permettre.
- Ohohoh, voilà une bien belle phrase. Seulement voilà ; une fois les soleils éteints, les lunes brisées, et les mers glacées, que subsistera-t-il des élégances de parole ? Pas plus qu'un banquet de nains, que du pollen près d'une ruche. Tout s'envolera, et seul persistera la nature. Il en a toujours été ainsi et viendra une époque où les arbres oublieront la conversation même que nous sommes en train d'avoir, car nous sommes tout à fait insignifiants aux yeux du monde.

Comme il parlait, Kānshǒu pouvait voir des mondes s'effondrer et des continents se transformer, dans les pétales tombantes.

- Et c'est pour cela que nous devrions nous priver d'aspirer à la grandeur ? Une vision bien désespérée du monde... je vous plains.
- Oh, non, je ne dis rien de cela. Je dis que dois subsister une seule et unique volonté, jeune Hybride. Ne laissez pas votre jeunesse embourber votre esprit, vous qui aspirez à la grandeur de l'âme ! Pensez un seul instant, comme nous sommes seuls dans ses bois, que nous soyons seuls au monde. Nous pourrions créer, encore et encore, des choses belles et pour toujours ! Nous pourrions peindre une fresque éternelle de charmes exquis.
- Mais... c'est là...
- La nature desdits Dieux, oui.

Quelle hérésie ! Alors qu'il allait proférer à voix haute sa pensée, son interlocuteur avait déjà disparu.

Gardant un souvenir somme toute appréciable de leur rencontre, le marchand mis à profit le temps qu'il restait avant la nuit pour bûcher les arbres alentour. Il méditerait sur les termes et thèmes de la conversation tout en faisant son travail, car nul doute qu'il tirerait quelque sagesse de cet échange.
Il se sentait grandit.




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Grabuge
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Sam 14 Avr 2018 - 5:53

J'avais aujourd'hui emmené Feriel, ma jeune griffonne, pour travailler avec moi dans les bois. Jugeant qu'elle pouvait être utile pour transporter les rondins, je voulais aussi voir si elle pouvait bien se comporter en présence d'autres personnes. Elle avait quelques fois pénétré dans l'enceinte du quartier général kazharien, mais les gardes en faction essayaient d'éviter son contact en règle générale. Pourtant, elle faisait des progrès de jour en jour, et une vraie amitié était en train de se créer entre nous. Une symbiose qui pourrait être bien utile au combat, mais aussi dans mon boulot de bûcheron.


Les quelques collègues bûcherons qui m'accompagnèrent ce jour-ci dans ma tâche ne bronchèrent pas quand ils me virent arriver avec ma griffonne. C'était inhabituel, mais ils me connaissaient désormais, ainsi n'y eut-il pas trop de discussions à ce sujet. Le travail d'aujourd'hui allait être assez éreintant pour se concentrer sur autre chose.
En effet nous devions aujourd'hui couper des arbres dans un luxueux domaine, les propriétaires ayant décidé de raser ce morceau de bosquet pour y aggrandir ses possessions. Je me promis comme chaque fois de trouver les graines et de les replanter après coup plus loin, comme je le faisais tout le temps, et nous nous mîmes au boulot immédiatement.

Feriel semblait vouloir m'aider, ainsi elle s'accomoda de la présence de mes collègues pour se consacrer au transport des rondins que l'on découpait. Mes collègues, eux, travaillèrent comme si de rien n'était, et furent aussi bavard qu'à l'ordinaire. Ils sifflotaient de temps en temps, mettant du coeur à l'ouvrage et furent productifs. Moi même je travaillais avec acharnement, comme à mon habitude, même si cela me valait des courbatures tous les jours. Avec l'effort vient la force après tout.

Notre journée s'acheva donc à l'heure prévue, mais nous avions largement dépassé le quota du jour. Sûrement grâce à l'aide de Feriel qui n'avait pas failli une seule fois, restant calme du début à la fin tout en portant pour nous les pièces de bois à ranger. Cela lui faisait du bien à elle aussi, pensé-je. Ce boulot la musclait autant que moi, et je comptais bien faire d'elle une belle et puissante griffonne.
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Le Marchand
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Sam 21 Avr 2018 - 17:01

Rapport de récolte :

Kānshǒu gagne 20 bois de cerisier et 5 points métier.

Commentaires sur le RP : /

-----

Rapport de récolte :

Grabuge gagne 20 bois de cerisier et 5 points métier..

Commentaires sur le RP : rien à dire
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Edward Kidd
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Mar 1 Mai 2018 - 22:29

Le gros géant de métal avait déjà abattu plusieurs arbres : chênes et sapins, et avait emmagasiné les rondins dans un petit chariot qu'il tirait tout en suivant le technophile. Le jeunot souhaitait rajouter à tout ça des rondins de cerisiers, et il avait vu aussi du sureau qui serait parfait pour bien terminer la récolte du bûcheron. Avec tout ça, si le p'tiot n'avait pas une énorme bourse de pièces d'or, c'était qu'on se fichait carrément de lui et ça, il ne le supporterait pas. Mais il n'y avait aucune chance que ça arrive. Ce n'était certainement pas un problème.
Par contre... Ne pas avoir d'épée tronçonneuse, ça c'en était un très gros. Le pirate devait obligatoirement penser à une solution. Il y avait forcément un moyen lui permettant de récupérer des rondins sans trop se fatiguer comme le Kidd avait coutume de le faire avant qu'un merveilleux outil ne tombe entre ses mains. Avec ça, fini les maux de dos ou aux mains en étant obligé de maintenir fermement la poignée rugueuse et désagréable de la hache de bûcheron. Le jeunot se souvenait des marques sur ses paumes et même des cloques. Il ne voulait certainement pas revenir dessus, surtout avec les moyens que le Kidd avait à disposition. Ce serait du gâchis.
- Comment m'y prendre ? se demanda le pirate.

À côté de lui, le G.O.L.E.M. s'était arrêté pour attendre ses ordres. Tous deux avaient atteint le bosquet de cerisier et il ne leur manquait que quelques rondins pour passer à autre chose. Le géant de métal était prêt à fournir au jeunot toute l'aide dont il avait besoin pour la récolte des cerisiers.
- Attends, doit y avoir un tout autre moyen, notifia le pirate.

Peut-être que c'était un signe de la providence, ou le début d'une descente aux enfers. En tout cas, un gros balourd torse nu (avec des poils ignobles partout bien entendu), sa hache sur l'épaule, vint à eux en sifflotant. Il traînait sa récolte récente et semblait bien parti pour s'enrichir en les vendant.
- Oups, se moqua le pirate avec un grand sourire.

En voyant le p'tiot et son géant de métal, le bûcheron s'immobilisa et les questionna d'un regard qui montrait qu'il avait un peu peur de ce qu'il allait lui arriver...




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Kidd s'exprime en : #6699ff
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Le Marchand
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Sam 5 Mai 2018 - 2:05

Rapport de récolte :

Edward Kidd gagne 25 bois de cerisier.

Commentaires sur le RP : rien à dire !
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Grabuge
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Sam 5 Mai 2018 - 17:18

Je bus dans ma gourde tout en caressant l'encolure du boeuf à ma gauche. Aujourd'hui, je n'avais pas emmené Feriel, préférant la laisser chasser de son coté pendant que je travaillais. Mais comme pour me rappeler mon attachement à la Nature et à sa faune, on m'avait mis de service à l'entretien des boeufs. Pendant que les autres abattaient des arbres, suant et s'éreintant à la tâche, je devais m'occuper des bêtes qu'on utilisait pour emmener les chariots de rondins à l'entrepôt. C'était une mission assez ennuyante, car il n'y avait pas grand chose à faire, à part ranger les rondins comme il faut quand mes collègues revenaient et m'assurer que les boeufs ne partent pas.
J'avais cependant le loisir de réfléchir, et de méditer, chose que je n'avais pas forcément lorsque je coupais les arbres avec mes compagnons bûcherons. Le travail était si intense que l'on s'y consacrait, lançant quelques commentaires de temps en temps mais dans une ambiance assez silencieuse et concentrée.

Mes pensées vagabondèrent, et je pensai à Feriel qui devait chasser dans les bois alentours. J'espérais qu'elle s'était habituée à moi et qu'elle avait compris qu'on ne s'attaquait pas aux gens. Cela faisait quelques mois que j'avais capturé Feriel pour lui éviter une mort certaine. Fougueuse, et à la couleur noire de jais si particulière qui pouvait en effrayer plus d'un, elle terrorisait les quelques montagnards isolés, et la garde en avait été averti. J'avais donc pris l'intiative de la capturer et de la dresser, afin d'en faire un compagnon de route et surtout lui éviter les troubles avec la garde kazharienne. Après avoir reconnu ma supériorité, et compris mes bonnes intentions, la griffonne avait fait le choix de rester près de moi, et de fil en aiguille une relation d'amitié s'était tissé entre nous. Je savais que les griffons étaient plus intelligents que de simples animaux, et c'est pourquoi je savais que Feriel comprenait mes convictions et je sentais qu'elle les respectait.

Deux silhouettes apparurent alors à l'orée de la clairière où je me situais, et je reconnus deux de mes collègues, en train de transporter les rondins qu'ils venaient de couper. Je les saluai de la main tout en me préparant de nouveau à ranger les rondins qu'ils allaient maladroitement empiler. L'un d'eux me lançai alors:

"Ramène toi Grabuge, on a besoin de toi là bas, je me charge des boeufs."

Celui qui m'avait interpelé, un humain dans la fleur de l'âge du nom de Gaston, semblait bien fatigué en cette chaude journée de printemps. Sans regret, je me levai en lui répondant:

"Parfait, je commençais à m'ennuyer!"

Je lui fis une tape amicale sur l'épaule et pris le relais, impatient de reprendre le travail. Le travail physique me plaisait, et il augmentait mes muscles aussi efficacement qu'un entraînement, en plus de me permettre de sociabiliser avec d'autres collègues que les kazhariens.
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Grabuge
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Mer 9 Mai 2018 - 19:44

Baillant à m'en décrocher la mâchoire, je continuai de traîner le rondin de bois que nous venions de couper à l'aide de cordes, me dirigeant vers la charette. Je n'avais pas dormi de la nuit, occupé à faire des recherches sur une affaire de crime, et j'avouais regretter un peu mon choix de la veille. Car je sentais que si j'arrêtais de travailler, je pourrais bien m'écrouler de fatigue et ne me réveiller que le lendemain.

Mes collègues avaient rapidement vu mon manque d'énergie, mais ils décidèrent de ne pas me le reprocher, me proposant même à plusieurs reprises de prendre une pause. Je refusais néanmoins d'en prendre plus que d'habitude, ne voulant pas être un fardeau pour le groupe. Mais le fait est que j'étais moins efficace que d'ordinaire, traînant un peu du pied, le regard un peu dans le vague.
J'arrivai enfin à destination, caressant l'encolure du boeuf avant de soulever le rondin pour le mettre sur la charette. Caldour, un nain qui était arrivé il y a peu dans notre groupe, m'aida, alors qu'il était en train de se raffraîchir sur un rocher à coté. Je le remerciai avant de reprendre ma route dans le sens inverse, prêt à traîner d'autres bûches jusqu'à la fin de la journée. Et quelle longue journée se fut.

Arrivé aux alentours de dix-huit heures, nous cessèrent toute activité pour rentrer chez nous. J'avais l'impression d'avoir été compressé par un troll des montagnes, tant je me sentais faible, fatigué et cassé. Cela devenait de plus en plus difficile de conjuguer ma vie de garde, ma vie de bûcheron et ma vie de justicier, à tel point que je ne faisais presque plus de missions solitaires, moi qui habituellement chassait les criminels par mes propres moyens. Mais le temps me manquait, et je devais reconnaître que j'étais beaucoup plus efficace avec mes camarades kazhariens que seul.
Je n'avais jamais douté qu'un groupe valait mieux qu'être seul, pour preuve j'avais vécu toute ma vie au sein d'une compagnie de mercenaire. Et quelque part, cette sorte de complicité et de camaraderie que j'avais avec mes anciens frères d'arme commençait à apparaître avec mes collègues actuels.

Au final, je ne regrettais absolument pas d'être rentré chez les kazhariens, mais je ne perdais pas de vue mon objectif: refonder Egide et la mener vers le chemin de la Justice. Et j'étais persuadé que parier sur les kazhariens pour m'aider n'était pas un si mauvais investissement.
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Le Marchand
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Jeu 17 Mai 2018 - 20:28

Rapport de récolte :

Grabuge gagne 40 bois de cerisier et 10 points de métier, ainsi qu'une essence sylvestre.

Commentaires sur le RP : Bien évidemment qu'il est bon d'être chez les Kazhariens Clin d'oeil
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Dim 20 Mai 2018 - 21:21

Le cerisier est un bois plus gros que le sureau, c'est certain. Mais il ne résiste pas au sabre mécanique de technophiles ! Ragnör, qui était motivé pour aller augmenter ses stocks, décida de se rendre auprès du bosquet des cerisiers et choisit trois armes qu'il allait abattre (en s'excusant, bien évidemment), et qu'il allait pouvoir découper en morceau pour en faire du bois. Il avait compté environ 20 bois de cerisier, s'il se débrouillait bien. Il pourrait ainsi se faire pas loin de 200 pièces d'or en le revendant dans l'hôtel de vente le plus proche.

Il s'exécuta donc, commençant par le premier arbre. Celui-ci ne fut pas trop long à tomber, et au bout d'une demi-heure, Ragnör était en train de le découper à nouveau pour le diviser en des stères de bois.

Puis vint le deuxième, plus costaud que l'autre, il mit bien une heure avant de le terminer. Mais l'avantage, c'est que son tronc plus épais lui permit de faire davantage de morceaux de bois. C'était donc du bois en plus pour pouvoir remplir les stocks et se faire de l'argent.

Puis vint le troisième. Ereinté, le Lüpusànghrën le fit en une bonne demi-heure, ramassant également les stères pour les mettre dans la hotte fixée dans son dos grâce à des bandoulières. Il avait récolté 20 bois de cerisier, et allait pouvoir les revendre sur la place du marché de BaldorHeim. Bien évidemment, la prochaine fois, il s'attaquerait aux grands sapins qui peuplent la forêt de sapins.






-Merci à Mohana Dharitri pour le superbe kit avatar + bannière :aimer: -
Couleur des dialogues :
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RP en cours :
:lgarou:-  :lgarou:-:lgarou:

Triple-compte de Dilon
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Jeu 7 Juin 2018 - 11:25

Il y avait des jours, comme aujourd'hui, où le moral n'était pas là. Pas que je fus quelqu'un de particulièrement joyeux, mais parfois les souvenirs de mon passé me rattrapait et tout ce qu'on pouvait lire alors dans mon regard était une infinie tristesse. La tristesse d'avoir fait un choix que paradoxalement je ne regrettais pas. La tristesse d'avoir tourné une page de ma vie dans le sang de mes anciens frères d'arme. La tristesse d'avoir tué, et de ne pas hésiter à recommencer.

C'est donc avec le coeur lourd que j'avais pris ma hache et m'étais dirigé vers le petit bosquet où nous travaillions moi et mes collègues. Je savais que quoi que je fasse, la seule manière de lutter contre ce désagréable sentiment de solitude et de déprime était de résister. Résister jusqu'à ce que le travail me fasse penser à autre chose. Bien sûr, certains m'auraient conseillé d'en parler, de vider mon sac. Mais voulais-je vraiment dévoiler une partie de mon passé si importante, si sanglante? Et de ce fait dévoiler une partie de moi que certains auraient qualifié de monstrueuse? Je préférais ne pas songer à cette idée, et me remettre seul de cette mélancolie passagère.
Ainsi, alors que certains auraient vu ça comme un désavantage, j'utilisais cette tristesse comme une force, me donnant à fond dans mon boulot pour me vider l'esprit. Et ça avait fonctionné. Impressionés mes par mon efficacité du jour, mes collègues m'avaient félicités. Encouragé par mes efforts, ils redoublèrent eux aussi d'efficacité et nous terminâmes notre mission à la fin de la journée, alors que les contre-maîtres avaient prévus encore une journée. Malheureusement, nous savions qu'hormi une journée de pause, nous n'aurions pas le droit à une quelconque prime pour avoir accompli le travail en avance.
Cela donna lieu à des râleries de la part de mes compagnons bûcherons, et je souris devant la véhémence de leur propos. C'était vrai que le métier de bûcheron était payé au lance-pierre, et pire encore qu'il usait irrémédiablement la santé. Je respectais les vieux bûcherons qui bien souvent finissaient leur carrière à quarante ans, les os brisés et les muscles fragilisés. Il m'était arrivé d'en voir nous tenir compagnie, nous dispensant de quelques conseils et aidant même de temps en temps, malgré l'usure évidente de leur corps. Je les comprenais: était-ce si étrange de continuer à faire ce qu'ils avaient fait toute leur vie, la seule chose qu'ils maîtrisaient parfaitement? Je savais que non, et j'en était l'exemple typique. Entraîné toute ma vie à me battre et surtout à dispenser la justice, je ne me voyais pas agir autrement. Il était de toute façon clair pour moi que je mourrais le marteau à la main, aux côtés de mes frères, et non dans mon lit, emporté par la vieillesse.
Déjà les premiers signes de vieillesse arrivaient: j'étais de plus en plus courbaturé, mes articulations me faisaient souffrir lors des journées froides, et je sentais parfois des fourmis me picoter les mains. Pourtant, je luttais, et je continuerais de lutter jusqu'à la mort, comme je l'avais toujours fait. Au final, nous étions tous enfermés dans les rôles que nous avions choisis il y a longtemps.
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Dim 10 Juin 2018 - 21:26

Rapport de récolte :

Ragnör gagne 20 bois de cerisier et 5 points de métier.

Commentaires sur le RP : rien à dire !

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Rapport de récolte :

Grabuge gagne 20 bois de cerisier et 5 points de métier.

Commentaires sur le RP : rien à dire !
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Ven 15 Juin 2018 - 18:40

Il y avait des jours parfois, comme celui-ci, où rien n'allait et où la moindre étincelle pouvait mettre le feu au poudre. Et aujourd'hui était un jour tel que décrit précédemment.

La chaleur, mais surtout la lourdeur de l'atmosphère, mettait nos nerfs à rude épreuve, mes collègues bûcherons et moi-même. En plus, j'avais passé la semaine à étudier le cas d'un criminel, cherchant dans tous mes contacts et parmi toutes mes connaissances pour réussir à trouver un moyen de le choper, sans succès. L'enquête patinait, et cela avait le don de m'agacer prodigieusement. En plus, Feriel avait chié dans mes thermes personnels, et j'avais dû me retenir pour ne pas rentrer dans une colère noire, décidant de simplement la réprimander. Elle avait compris le message, et avait décidée de passer sa journée à bouder dans son coin. Tant mieux, il fallait qu'elle comprenne qu'on ne chiait pas dans le bain des gens. En plus de ça, un collègue nain tout fraîchement arrivé avait choisi que je serais la cible de ses moqueries, et il n'arrêtait pas de me lancer des piques dans le seul but de me faire sortir de mes gonds. Mes autres collègues, comprenant la situation, lui avait intimé d'arrêter avant que les coups pleuvent, ce à quoi il avait rétorqué: "Pffff, que pourrais bien me faire une vulgaire peau-verte?". Jusqu'alors, je n'avais que très peu souffert du racisme anti-gobelin, les gens ayant vite compris que j'étais une personne honorable à l'opposé complet de mes cousins des roches, qui eux étaient connus pour leur perfidie. Mais malgré les explications de mes collègues, Hecbart - le fameux nain - n'écoutait rien et continuait de se foutre de moi. Je ne lui répondais pas, me contentant d'encaisser sous les regards inquiets de mes camarades qui craignaient le moment où j'allais exploser. Moment qui arriva vers la fin de la journée, alors que nous allions bientôt achever notre journée de travail.

Hecbart, qui n'aidait pas beaucoup à l'effort collectif, eut le culot de me dire alors que je peinais à soulever un rondin, fatigué par la journée de travail:

"Plus vite gobelin, tu fous rien depuis le début."

C'était la pique de trop. Je lâchai ma bûche, me tournai vers le nain impétueux et plantai mon regard noir dans ses yeux moqueurs:

"Ecoute moi bien Hecbart. Je crois que si l'on prend en témoin nos camarades, il y a bel et bien un de nous deux qui ne fout rien depuis le début, mais je doutes que ça soit moi. Alors maintenant de deux chose l'une: soit tu te concentres sur le travail et je vais oublier que tu es désagréable en plus de ne servir à rien, soit tu continues tes moqueries et je m'occupe de ton cas."

Ma voix était ferme et sans appel. Mes collègues avaient tous arrêté leur tâches, prêt à intervenir. Mais mon interlocuteur, visiblement trop fier pour se rendre compte qu'il avait poussé le bouchon trop loin, me rétorqua:

"Je pense que de nous deux, c'est bien toi le gobelin qui est inutile. Pas ici, mais dans la société toute entière. Maintenant ramène toi, que je coupe cette vilaine langue râpeuse."

Je souris légèrement. Ca y est, il avait dépassé les limites de ce que je pouvais supporter. Je fonçai sur lui, avant que mes collègues n'ait eu le temps de comprendre, et je lui décochai la droite la plus forte que j'avais décocher de toute ma vie, sans exagération aucune. Une droite si puissante qu'il fut expédié quelques mètres plus loin, le nez écrasé et complètement inconscient.
Je me tournai vers mes collègues, qui étaient partagés entre la surprise et le soulagement. L'ambiance qu'il avait instauré depuis le début de la journée devait être aussi pesante pour eux que pour moi.
Notre camarade géant, Salim, semblait impressionné par le coup que j'avais envoyé, et me dit en sifflant:

"Et bien Grabuge, on peut dire que tu l'as pas loupé! Mais tu as bien fait de lui faire fermer son clapet, t'es un gars bien. Si tu étais né géant, je pense que tu serais vite devenu le chef de la tribu, vu la puissance de tes mandales."

Je ne lui répondit pas, trop frustré pour penser à une réponse agréable et de circonstance. Je tournai donc les talons, la journée étant de toute façon presque achevée, et leur lançai avant de m'éclipser:

"Ma journée est finie. Emmenez ce connard se faire soigner, et dites au contre-maître que je ne veux plus l'avoir dans l'équipe."

Mes collègues allèrent alors vérifier si le bougre était encore en vie, pendant que je me dirigeais d'un pas lourd vers la Grotte Kazharienne. Je déconseillais aux criminels de venir me chercher des noises pendant ma patrouille d'aujourd'hui, sous peine d'une démonstration de colère des plus violentes.
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Le Marchand
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Lun 2 Juil 2018 - 22:01

Rapport de récolte :

Grabuge gagne 20 bois de cerisier, 5 points de métier et 1 minerai d'adamantium.

Commentaires sur le RP :Bim, bam, boom. Quatre coups dans le pivot !
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Edward Kidd
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Dim 5 Aoû 2018 - 3:02

La journée était loin d'être terminée, de nombreux bosquets n'attendaient que le vampire et son acolyte de métal, tout comme les désireux de rondins de bois pour leurs travaux de manufacture. Certes, il ne leur restait que des arbres dont les rondins ne se vendaient pas au plus cher possible, mais comme aimait le dire Kidd, « Il n'y a pas de petit profit » et même de simples rondins de cerisier ou de sureau avaient un intérêt. Cependant, la charrette du jeunot commençait à être plutôt bien remplie et peut-être qu'il allait devoir se passer du sureau. De toute façon, ce n'était pas bien grave puisqu'il y avait des stocks. Ce qui n'était pas le cas pour le bois de cerisier et le Kidd ne comprenait vraiment pas pourquoi. Était-ce parce que les gens préféraient ne pas toucher à ces arbres du fait de leurs fruits. Il suffisait simplement de les récupérer directement sur l'arbre pendant sa découpe, avant ou après. Le Kidd ne voyait vraiment pas le problème...




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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Dim 12 Aoû 2018 - 22:20

Rapport de récolte :

Edward Kidd gagne 25 bois de cerisier.

Commentaires sur le RP : Rien à redire !
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Mar 14 Aoû 2018 - 21:55

Aujourd'hui était une journée toute particulière, car nous replantions les pousses dans un coin de forêt qui avait été complètement déforesté. Cela arrivait rarement, car nous essayions en général de ne pas trop user les ressources que le bois nous proposait, mais il arrivait parfois que nos trop nombreuses commandes nous poussent à couper plus que de raisons, et cela donnait un spectacle qui ne me réjouissait que très peu.
Devant nous s'étendait une clairière qui avait autrefois était une partie du bosquet, où les derniers arbres encore en vie étaient en train d'être coupés par des collègues bûcherons d'une autre équipe. Notre travail à nous était de dessoucher l'endroit, afin que la deuxième équipe une fois son travail achevé vienne replanter quelques graines et permettre ainsi à la forêt de se régénérer. Les souches que nous coupions allaient ensuite être vendue en tant que bois de chauffe, car elles étaient inutilisables pour faire des meubles. Ou en tout cas, aucun ébéniste digne de ce nom ne se résoudrait à travailler une vieille souche qui était en train de pourir.

La journée fut donc éprouvante et différente des précédentes, car nous avions troqué nos outils contre des pioches, des pelles et de petites hachettes, afin de couper les racines et de sortir les souches de sous le sol. Certains des arbres que nous avions coupés étaient probablement centenaires, car leurs souches étaient diablement difficile à retirer tant par leur largeur que par la longueur de leur racine. C'était un travail pénible, plus pénible encore que d'ordinaire, et beaucoup de mes collègues auraient souhaité travaillé ailleurs, mais moi je comprenais l'utilité de ce qu'on faisait et accepter le labeur sans rechigner. Quand on était jeune, dans notre tribu, on nous apprenait à respecter les Esprits de la Forêt, car s'attirer leur courroux revenait à signer son arrêt de mort. Certes, il y avait peu de chance qu'un Esprit vienne de lui même tuer quelqu'un, mais il pouvait empêcher les arbres de pousser et interdire donc à tout le monde de se chauffer, ce qui revenait à peu de choses prêt à tuer ceux qui n'étaient pas assez solides pour résister au froid.

Ainsi, le travail d'aujourd'hui et des quelques jours suivant fus éreintants, mais j'étais toujours le premier à arriver et le dernier à partir, tant et si bien que beaucoup de mes collègues admirèrent ce qu'ils pensaient être un esprit travailleur des plus flamboyants. La vérité était que je craignais, comme mes frères de la forêt de Sylfaën, le courroux des Esprits et souhaitait au plus vite leur montrer mon ardeur à régénérer la forêt que nous avions bien malheureusement trop exploitée.
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Grabuge
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Sam 25 Aoû 2018 - 10:31

Mon récent coup de gueule à l'encontre du contre-maître après qu'Yrval ait perdu sa jambe avait visiblement fait bouger les choses, car maintenant que nous n'étions plus que deux il avait enfin compris que l'on ne pouvait suivre la cadence imposée. Déjà que nous galérions à cinq ou six, mais si l'on devait faire de même à deux, c'était impossible à suivre. Nous avions donc eu une baisse des quotas le temps que nos collègues reviennent, et Yrval avait eu une légère compensation pour la blessure irréversible qu'il s'était faite pendant le travail. Le contre-maître, bien qu'autoritaire, savait très bien que j'étais garde, et que négliger de trop son personnel pouvait lui attirer de graves ennuis. Il savait aussi que j'étais un membre compétent, et qui ne rechignait pas à la tâche, et me perdre lui aurait aussi valu des soucis, d'ordre financier cette fois ci. Je n'étais pas forcément le plus rentable de tous les bûcherons, mais je ne reculais jamais devant le travail et y mettait toute ma hargne, ce qui semblait plaire à notre contre-maître.

Quoi qu'il en soit, la journée qui avait suivi ce drame était bien moins éprouvante que la précédente, et il allait sans dire que nous passâmes, Induil et moi, une partie de la journée à nous remémorer les souvenirs que nous avions avec Yrval qui, bien qu'il ne soit pas mort, allait probablement mettre du temps avant de revenir travailler dans les bois. Nous décidâmes d'ailleurs tous les deux d'aller le voir dans le dispensaire où il était soigné dès la fin du travail. J'allais légèrement empiéter sur le début de mon service, mais j'étais sûr que mon supérieur allait être compatissant et ne pas m'en tenir trop rigueur. Dans les bois comme dans mon travail de garde, j'étais consciencieux et presque irréprochable, et je n'avais jusqu'alors jamais été en retard une seule fois. Il pouvait donc m'accorder quelques minutes le temps que j'aille voir un ami souffrant.
Bien que les quotas aient été baissés, nous dûmes tout de même travailler sans discontinuer, nous accordant cependant des pauses légèrement plus longues afin de manger et même de boire. Induil avait ramené une bouteille d'Etincelle, un vin balderheimois réputé, et m'avait invité à boire avec lui, précisant qu'il fallait en garder pour notre camarade Yrval. J'acquiesçai ses dires, persuadé qu'une lichette d'alcool ne ferait pas de mal à ce pauvre bougre qui avait tout de même perdu une jambe.

Nous finîmes donc la journée de travail moins éreinté que d'habitude, et nous prîmes tous les deux la route du dispensaire sans attendre.
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Dim 2 Sep 2018 - 17:19

Rapport de récolte :

Grabuge gagne 40 bois de cerisier.

Commentaires sur le RP : Rien à dire !
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Dim 16 Sep 2018 - 13:28

Le duo technologique arriva enfin au bosquet des cerisiers, après avoir bien vidé celui des chênes et celui des sapins. Leur carriole était bien pleine de rondins, mais la journée n'était pas encore terminée et le Kidd comptait bien faire la totale pour cette fois ! Un peu d'or n'allait certainement pas lui faire du mal et s'il pouvait remplir quelques réserves, alors autant ne pas s'en priver !
Le jeunot comprit très vite pourquoi une telle chute des rondins de bois de cerisier à la vente ; personne, mais absolument personne, ne travaillait dans ce bosquet. Pour les deux précédents, le jeune bûcheron avait croisé des collègues, mais là... C'était complètement vide et on pourrait même croire que c'est hanté.
- Tant pis j'imagine ? On va pas s'en priver et en quelques coups on sort d'ici avec nos rondins, pas vrai ?

Le G.O.L.E.M. lui répondit positivement et se mit directement au travail. En cinq minutes ce serait plié et les deux pourraient se rendre au bosquet de sureau pour bien finir la journée. Ça n'avait rien de bien compliqué !




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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Dim 16 Sep 2018 - 14:06

Rapport de récolte :

Edward Kidd gagne 25 bois de cerisier.

Commentaires sur le RP : Rien à redire !
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Mer 19 Sep 2018 - 2:16

Comme d'habitude, la récolte des rondins de sureau se fit très vite et le Kidd en profita pour tirer la langue aux bûcherons novices qui continuaient à se lamenter. C'était à cause de ce genre de raclures que de telles pertes se produisaient dans les stocks. S'ils faisaient mieux leur boulot, aucun stock n'aurait à subir les aléas néfastes. Mais non, les sangs frais préféraient courir le sanglier, déplumer l'aigle, éplucher le crocodile et faire face aux rhinocéros. C'était vraiment pitoyable de leur part à tous et n'avaient vraiment aucun respect pour le marché dùralassien. S'ils y accordaient un semblant d'importance, il y aurait plus de monde dans les bosquets et dans les mines.
- Pfff. Quelle bande de paysans décérébrés !

Un des bûcherons se tourna vers le Kidd, pas vraiment content de se faire traiter de la sorte, mais retourna vite à son travail lorsqu'il aperçut le géant de métal le regarder méchamment. Il aurait pu prendre ses clics et ses clacs pour partir très loin, mais apparemment il tenait à sa source de revenus. Le G.O.L.E.M. trouva amusant de venir lui piquer quelques rondins. Bien entendu, le bûcheron pesta et maugréa contre le géant de métal mais fut accueilli par le vampire qui, même s'il n'imposait pas sa taille, ses muscles ou son âge, possédait une aura particulièrement effrayante dans ses yeux. L'homme surpris par tout ça préféra laisser tomber et délaissa le bosquet de cerisiers pour l'instant. Il aurait peut-être même du mal à y revenir. Le Kidd se demanda ensuite s'ils n'avaient pas été trop méchants envers lui étant donné les problèmes commerciaux du cerisier. Peut-être, mais finalement le vampire s'en moquait bien !




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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Dim 23 Sep 2018 - 2:14

Rapport de récolte :

Edward Kidd gagne 25 bois de cerisier et 1 essence sylvestre.

Commentaires sur le RP : Rien à redire !
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MessageSujet: Re: Bosquet de cerisiers   Hier à 22:22

Cette tâche que s'était donnée Kidd pouvait sembler particulièrement difficile puisqu'il devait passer dans chacun des quatre principaux bosquets de bûcherons. Mais grâce à ses capacités et connaissances technologiques et surtout grâce à cette merveille que l'on appelait G.O.L.E.M. il y avait beaucoup moins de souci à se faire. Le géant découpait aisément les troncs comme s'ils n'étaient que brins de blé. Avec une telle force de frappe, on ne peut qu'apprécier le bûcheronnage.
Disons plutôt que le vampire commençait à trouver un certain ennui. Ce n'était pas le fait d'attendre que son allié technologique s'occupe de tout. Non, c'était plutôt le faire de devoir passer encore et encore dans les bosquets. Ce n'était pas très intéressants et l'océan le manquait terriblement...




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Bosquet de cerisiers

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