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 [Evénement]Chasse spéciale

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Le Marchand
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MessageSujet: [Evénement]Chasse spéciale   Lun 2 Mai 2016 - 10:40

Chasse spéciale


La chasse spéciale est un événement organisé pendant une durée d'1 mois, qui est disponible seulement à ceux faisant partie du groupe des Chasseurs. Il propose des chasses spéciales, où les butins diffèrent de ceux d'habitude.

Comment ça se passe ?

Ce mois-ci, deux "missions de chasse" vous sont proposées, vous pouvez y participer seulement 1 fois durant le mois de mai, et vous n'avez que jusqu'au 31 mai pour l'effectuer. A savoir que vous ne pouvez choisir qu'une des deux missions, selon votre préférence. Un petit descriptif vous est donné pour que vous soyez plus dans le contexte.
Si vous remplissez les conditions requises (voir ci-dessous), vous devez poster un message à la suite de ce sujet en écrivant un RP de minimum 5 lignes, à écrire correctement. Vous pouvez le faire à n'importe quel moment, du moment que vous remplissez les conditions.

A savoir que selon la qualité de votre RP métier, les gains peuvent être doublés par deux !. Vous ne recevrez pas de points métier à la suite de cette mini-quête, seulement la ressource recherchée, en un ou deux exemplaires, du coup.

Quelles sont les conditions ?

Pour pouvoir prétendre à cet événement, vous devez remplir les conditions suivantes :

- Avoir au minimum le grade d'Apprenti (soit 40 points de métier).

- Avoir effectué au moins 1 RP de récolte depuis le premier mai, et ce avant votre RP de quête.

- Préciser au début de votre RP quelle est la quête choisie.


Choix 1 - Le Kirin


"En ce moment, vous vous promenez aux alentours de la forêt Sylfaën, vous êtes surpris par la présence de cette faune et cette flore abondantes. Vous êtes parti à la recherche d'un animal rare, réputé pour sa rapidité hors norme. Certains disent qu'il est vif comme l'éclair, et qu'il aurait des pouvoirs assimilés à celui de la foudre. Un conseil : tendez-lui un piège, sinon, vous n'arriverez jamais à attraper cet ovidé légendaire... Le Kirin."

Butin : x1 sabot diamanté (ou x2 selon la qualité du RP).


Choix 2 - L'Utharaptor


"Vous êtes un véritable explorateur et un chasseur aguerri. Aventureux, vous avez décidé de vous rendre là où personne ne va, dans la Caverne mystérieuse. Cette caverne referme un véritable éco-système, dans lequel vivent des animaux préhistoriques qui sont répertoriés comme disparus par beaucoup de Dùralassiens... Mais vous, vous savez ce qui s'y cache. Vous allez traquer l'un des pires prédateurs qui soit, le plus vicieux, le plus malin, le plus rapide.. Vous avez décidé de chasser l'Utharaptor, le cousin géant du vélociraptor. La quête sera difficile, vous n'en sortirez certainement pas indemne."

Butin : x1 griffe d'Utharaptor (ou x2 selon la qualité du RP).

Bon courage et bons RP ! :dragon:
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Styx
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Titres:
 

(Faustus Fortuna, Compagnon de Styx [Invendable] ; 50% des stats - bonus compris sauf artefacts - dé de race)

Stats & équipements
Vitalité:
2952/2952  (2952/2952)
Vitesse: 1312
Dégâts: 822

MessageSujet: Re: [Evénement]Chasse spéciale   Jeu 5 Mai 2016 - 15:14

                                                             
Supraprédateurs
(choix numéro 2: Utharaptor, Leshen et autres créatures démoniaques, une seule ne suffisait évidemment pas)


"Oyez, oyez braves gens!" un petit homme, trapu et à l'air tout à fait bureaucratique agitait une affiche sale, pliée et visiblement ignorée dans les airs. Il avait cet air de panique que seuls ceux dans le besoin n'osent afficher.

Il s'avérait que Styx, ayant besoin de certains ingrédients plus ou moins psychotropes, passait justement dans la petite allée où hurlait mollement l'étrange être. Il s'arrêtait à distance respectable et se mit à l'observer attentivement. Ses odeurs corporelles étaient dégoûtantes; sueur, crasse et graisse. Des larmes aussi... Tout ceci respirait la panique totale. Un sourire se dessina en coin sur le visage de Grey tandis qu'il s'avançait en remontant le col de son manteau. Une petite croix ronde pendait à son cou, et ses boucles d'oreilles en canines de loup scintillaient sous le clair de lune BaldorHeimien. Habillé comme il l'était, personne n'aurait aucun doute sur ses origines vampiriques. Et c'était tant mieux, que les trouillards fuient, très peu pour lui. Il passa une main dans ses cheveux coiffés en l'air façon bataille et se lécha subtilement les crocs.

"- Bonjour. Qu'est-ce que vous faîtes ici à balbutier votre "Oyez, oyez" à longueur de journée? Il ne souriait pas, tentant de voir la réaction de l'homme.
- Eh bien... Il se pencha et embrassa la main griffue de Styx. Monsieur le Vampire, c'est un honneur d'attirer une attention comme la votre. Il reçut en réponse une gifle violente qui l'envoya à terre.
- Ne t'avise plus de toucher ma peau de tes hirsutes manières d'humain. Je n'ai pas besoin que tu tires révérence pour te savoir inférieur, misérable sac à viande. Il lui flanqua un coup de pied, décollant le gros lard du sol, qui vola s'écraser contre un mur en briques noires un peu plus loin. L'arlequin posa ensuite un pied sur sa tête et se mit à appuyer. De plus en plus fort. Tu n'as pas répondu à ma question. Que fais-tu là à polluer mon atmosphère?
- Je... pitié. Ma sœur, ma sœur est malade. Elle a commencé à vénérer une divinité étrange, et depuis, chaque soir elle revient couverte de sang... c'est atroce... le nom de notre famille se souille un peu plus chaque nuit... chaque... Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Styx le prenait par le cou et le souleva à la hauteur de sa tête, démontrant une force surhumaine. Il ne voyait cependant aucune peur chez sa victime. Il eut un grognement amusé et se décida à considérer sérieusement l'histoire de cet insignifiant personnage.
- On sait tous les deux que tu n'es qu'un pitoyable ressort scénaristique dans ma quête. Tu vas sûrement mourir bientôt d'ailleurs. Enfin bref, recommence, avec plus de détails.
- Bien..

"Il y a de cela quelques mois, alors que j'entreprenais de rénover le manoir familial, au sud de BaldorHeim, hérité après le décès de mon père, Claude Armante, le célèbre propriétaire terrien, quelque chose de très étrange survint. J'étais fasciné par cette maison de style on ne peut plus gothique; située au sommet d'une petite colline entourée d'arbres étranges, difformes et noueux, l'habitat semblait posséder une vie propre, et nombre des hommes engagés dans la reconstruction des ailes nord moururent en s'adonnant à la tâche: Escaliers cassés, accidents malencontreux, et même noyades. (La demeure possède une partie à moitié immergée dans un marécage, il a donc fallut le drainer pour pouvoir construire).
Ma sœur, Myrabel, s'est un jour rendue sur place, puisqu'elle et moi partageons le même attrait pour l'occulte, et elle étudie avec moi à l'Académie des mages dans le but de pouvoir un jour devenir chasseuse d'esprits. Formidable n'est-ce pas? Mais là n'est pas la question, pardonnez monsieur. Il s'avère qu'un jour, en revenant, quelque chose était changé chez elle.. un je ne sais quoi, presque imperceptible. Mais ces choses n'échappent pas à un frère. Myrabel exhalait une présence morbide, dérangeante, et bientôt elle fut victime de nombreux aléas fâcheux. Décès de ses amants, infestation de nuisibles chez elle, crises de somnambulisme, et bien plus encore... je ne puis cependant tout raconter, certaines choses relèvent de l'intimité de ma belle aînée. Toujours est-il que les choses ont parut se calmer lorsque nous avons emménagé dans la demeure de feu notre père. En apparence, tout du moins. La réalité, bien différente, me montra comment Myrabel s'absentait durant les soirées pour.. pour faire je-ne-sais-quoi. Elle disparaissait, loupait les dîners, pour être retrouvée à des endroits improbables, nue et couverte d'étranges glyphes. Rien que je n'ai jamais vu... Décrire? Oui, oui! Des sortes de spirales carrés, avec deux cornes. Monsieur? Connaissez-vous ce symbole? Hum... Enfin, je ne puis continuer à assister à la décadence d'un être cher. Trouvez quel mal l'accable, et je vous en prie, rendez-moi ma chère sœur.
"

Styx ne parla pas durant le discours de l'homme. Mais vers la fin, et à quelques détails, ses yeux s'agrandissaient, et on pu même deviner à un certain moment de la peur sur ses traits. Le vampire, avant d'être un arlequin était surtout un arcaniste, et ce genre de phénomènes, il ne les connaissait que trop bien. Mais là... il ne pouvait affirmer que ce qui était évident: Il allait beaucoup s'amuser.

- En route, personne dont j'ignore encore le nom. FAUSTUS, AU PIED! Il frappa dans ses mains et son acolyte apparut, bondissant élégamment d'une faille dimensionnelle. (c'était du moins le nom que le mage en blanc donnait à ses trous étranges). Il n'y a pas une seconde à perdre, votre sœur court un terrible danger!
- Vraiment?!
- Non j'en sais rien, j'ai juste toujours rêvé de dire ça.

-------------------------

Ils prirent la calèche privée de leur ami sans-nom jusqu'au manoir Armante. C'était un véhicule usé par le temps, à l'intérieur toutefois assez conservé, les sièges étaient moelleux, et les bordures en or trahissaient une aisance entachée. Les chevaux étaient néanmoins de belles bêtes, et en quelques heures, ils avaient parcouru une distance plus que convenable. La nuit battait son plein, le ciel sans Lune projetant des ombres inquiétantes sur la route parsemée d'embûches; plusieurs fois, les chevaux durent s'arrêter, hennissant, apeurés, devant quelque danger. Face à chaque menace, le cocher, homme fort habile, ou tout du moins très chanceux, reprenait admirablement les bêtes en main.

- Où sommes nous? Demanda Faustus en essayant de voir au travers du manteau nocturne, sans succès. Quelques monts abrupts au loin laissaient deviner les Monts du Baldor... à moins que ce ne fut...
- Le manoir se trouve près de Spelunca, Messires.
Les deux alliés échangèrent un regard compris. Spelunca n'était jamais bon. Enfin si, mais pas pour ces débiles d'humains.

Leur chemin se poursuivit. Styx, à moitié endormi par le voyage, succomba plusieurs fois, et durant l'une de ses escapades amorphes, il lui sembla être le spectateur d'un étrange spectacle.

Non loin de là, se trouvait une femme. Toute de vert vêtue, un léger sourire carnassier illuminant un visage aux traits sévères. Elle se promenait nue, un seul et unique châle fort provocateur couvrant pudiquement ses cheveux d'émeraude, caressant les arbres du bout des doigts, léchant ses derniers, suivie par des dizaines d'hommes, tous dévorés par la nature. Happés par un liche boisé, aux senteurs attrayantes, entêtantes... La femme parcourait ces bois, ses bois, toujours accompagnée de son harem de zombies smaragdins. Quelques fois, elle s'arrêtait pour se baigner en un lac à l'eau encore plus pure que les diamants. L'eau se transformait alors en boue, trouble et tourbe, d'où ressortait cette nymphe de toute beauté... La femme nous attends, elle nous tend sa main blanche, si nous la saisissons ce sera le frisson de notre vie. Serait-elle ange ou démon, voudrait-elle nous mordre? Elle était la maîtresse des lieux... Elle... -

- Styx! Le petit claquement de doigt que fit Faustus éveilla l'arlequin. Depuis quand il s'endormait? Il était un vampire. L'air est chargé de phéromones, ces bois n'ont rien de naturel, c'est une sorte d'organisme vivant, je peux le sentir... un peu comme Motch'Hollow et sa Perracie. Un cerveau pour tous les corps vivants. Effrayant, réellement. Monsieur, je ne crois pas avoir compris votre nom d'ailleurs... Le mage blanc venait de se tourner vers monsieur Gros-Ventre, qui souriait depuis leur départ, fixant un point fixe de ses yeux vides d'expression.
- Je suis... Thierry Armante. Oui, c'est mon nom. Pardonnez, j'ai un peu sommeil, ce voyage se révèle épuisant. Un léger mal de crâne aussi...
Le vampire sorti de l'une de ses poches une sorte de cocon de papier, avec au bout une sorte de bec. Il en embrasa une extrémité, et la chose dégagea une odeur fruitée et apaisante. Leurs pupilles se dilatèrent instantanément tandis que Styx fumait son étrange confection.
- Herbe de Sylfaën. La meilleure qu'il soit pour les douleurs et les maux en tout genre. Tirez tous dessus, les phéromones d'ici ne me plaisent pas du tout... Un Leshen femelle peut-être Faustus?
- Oh. Jolie déduction, Styxounet! Et la soeur serait...?
- Sans doute aucun.
- Je comprends rien Messieurs, cette herbe.. oh, mais qu'est-ce qu'un homme lézard vient faire ici? Il a... ses habits sont arc-en-ciels! Fantastique! Il éclata de rire en se laissant tomber sur sa banquette, sous le regard amusé de Styx. Ah, ces humains qui ne tiennent pas un petit calumet. Les lèvres sanguines et charnues de Grey s'approchèrent des oreilles du petit humain, susurrant avec délice.
- On va devoir buter ta sœur, emmener son cadavre jusqu'à la cache du Leshen, le mettre en morceaux, et forniquer au milieu de leurs chaires putréfiées. Personnellement, j'en bande d'avance. Le frère continuait de rire, mais cette fois, sa voix renvoya un élan de préoccupation.
- Ce n'est pas drôle! Je peux ravoir ton cocon d'herbe?
- Je ne plaisante jamais, et ris tant que tu le peux, le clown rit toujours en dernier. Ta sœur s'est faite le réceptacle d'un monstre dévoreur d'hommes, un Leshen. C'est un esprit très puissant, habitant les forêts et les défendant de manière féroce. Une femelle en plus, au vu de son choix d'esclaves. J'aime beaucoup cette créature, puissante, et surtout immortelle tant que liée à son réceptacle, comme en attestent les tatouages que possède ta catin de frangine. Enfin bref... un bain de sang de plus quoi. Le plus difficile sera de tracer le Leshen jusqu'à son repaire, mais le bougre est obligé de construire plusieurs autels, afin de consolider et montrer son territoire. En les détruisant on pourra attirer son attention. Simple, efficace, chaotique.
Faustus frappa dans ses mains, visiblement enthousiaste.
- Un de mes cousins est un Leshen! Oh comme ceci va être divertissant, je me languis de combattre une telle force de la nature! Sans mauvais jeux de mot. Le mage mit sa tête hors de la calèche avant de poser ses mains à la hauteur de celle-ci, se muant en une sorte de créature semblable à un chien, mais avec énormément de poils. Il était assez petit sous cette forme, et son regard presque invisible sous sa touffe blanche. Il ne faudrait pas que le Leshen me détecte, sous cette apparence, il ne verra qu'un petit toutou magique. Ouaf!
- Mais qu'est-ce que tu... oh et puis merde. Styx achève de fumer son calumet tandis que leur véhicule s'arrête et que le cocher vient leur ouvrir.
- Si Messieurs veulent bien descendre. Clarisse vous attend au manoir avec des tenues propre.

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Les grandioses portes en bois du manoir s'ouvrirent sur une femme en robe noire, sertie d'un noeud papillon rouge. Ses cheveux d'un blanc d'argent étaient magnifiques et coiffés en deux couettes gigantesques, sans parler de ses lèvres et de ses yeux carmins... aussi agréables au regard que le sang. Derrière elle se tenait une statue de Minerve, fièrement, une épée à la main. Cette servante affichait un sourire courtois, ses gestes étaient surs et maîtrisés, exécutés avec une précision diabolique. Le moindre "bonjour", la moindre action, tout semblait retenu avec la minutie que seuls certaines femmes savent démontrer.
- Messieurs. Je suis Clarisse Derouge, la servante de ces lieux, et fidèle maîtresse de maison. Permettez-moi de retirer vos manteaux, oh. Un chien. Bien, on peut ouvrir certaines exceptions j'imagine.
Derouge ôta le manteau de Styx ainsi que celui de son maître avant de partir en direction du vestibule, ses talons claquant sur les pavés froids. Lorsqu'elle revînt, elle apportait au vampire une chemise noire ainsi qu'un pantalon assorti, et le conduisait dans une vaste chambre luxueuse afin qu'il s'y repose. Les murs de sa désormais antre étaient richement décorés, ornés de papier peint rouge et noir, de très bon goût. Ce devait être cette servante, aussi grande que Styx, mais génialement plus intéressante que tout être présent en cette demeure. Une fresque gigantesque attira l'attention de Grey, caressant une statue d'hybride posée sur sa table de chevet. La peinture, de style classique, représentait Magnésie et la Création de la Nuit. La Déesse se tenait au centre du tableau, les vêtements prudemment disposés sur ses épaules d'albâtre tandis qu'autour d'elle des volutes de fumée noire, menaçantes, venaient déchirer ici et là ses habits de soie roses. Magistral.  
- Merci, Clarisse. Styx était intrigué par cette femme aux allures félines et néanmoins presque cruelles. Son élégance rivalisait avec sa discrétion, et pourtant, il lui semblait que face à lui se trouvait quelque fois une égale.
Elle repartit en une petite courbette polie.

Lorsque le vampire eut fini son bain, on lui apporta une collation, enfin, Clarisse revint d'elle-même, nue et seulement vêtue de son nœud rouge. Ses longs cheveux détachés, elle était plus ravissante que jamais. Elle s'avança sur la moquette, ôtant ses talons avec une assurance presque indécente, avant de se poser sur le lit, telle une lionne au repos. Un doigt vint caresser les lèvres du vampire, qui jubilait devant pareil spectacle.
- Buvez-moi.

Et ainsi fit-il. Cette nuit-là, le voluptueux papier peint assista à des ébats plus fougueux que le Grand Incendie de Kastalinn, plus dangereux que les Enfers et plus longs que les attributs d'un Faune. Clarisse était impératrice dans le rôle d'esclave, incendie sous les glaces, elle était les épines d'une somptueuse rose.
Son sang était à la hauteur de sa personne, et Styx éprouva le besoin d'épargner pareille personne.

Lorsqu'il tomba dans les bras de Morphée, à une heure plus qu'incorrecte, son sommeil fut agité.
Au loin, des oiseaux rouges chantaient, virevoltaient, minuscules, presque comme de petites lucioles vermeilles, au chant aussi aigüe qu'aiguisé. La femme verte était de nouveau là, nageant de son corps d'ondine dans les aux d'un lac défiguré par sa présence. Elle regardait directement l'arlequin, l'invitant à le rejoindre. De ses gestes féériques, hypnotisant, sensuels et redoutables. Elle baignait dans des eaux peu profondes, chaudes, presque fiévreuses, des eaux pareilles à celles des Limbes. En s'y insérant, Styx ne remarqua pas les dizaines de cadavres, tous envahis par la végétations; certains avaient des champignons qui croissait dans des orbites dévorés par les cloportes, d'autres possédaient en leurs ventre éventrés des œufs de mouches, éclosant, leurs mères volant, en un flot de vie macabre. Pour tous, des branches et feuillages envahissaient toute leur anatomie, véritables amantes éternelles, noués à jamais en leur sein...
Le vampire nagea jusqu'à cette déesse de marbre et de jade qui le toisait d'un regard où trônait le désir le plus intense. Il était prêt. Il était là. Il étai-

- Styx! Encore?! Faustus se trouvait au-dessus de sa tête, une main sur son torse nu, la mine exaspérée, mais également emplie d'inquiétude. En ouvrant les yeux l'arlequin sut tout à fait ce qui inquiétait son ami. Une plaie dors et déjà nécrosé jonchait son bas ventre (lui aussi nu) et de petits bourgeons étaient venus s'y incruster. Il fallait faire tomber ce Leshen le plus vite possible, sinon... Tu as été piégé. Cette femelle doit être encore plus vieille que toi... c'est très problématique pour ne pas dire catastrophique. Ces dons spirituels dépassent les tiens, et ses pouvoirs doivent être immenses. Alors j'ai pris la peine de...
Une voix suraigüe rompit les tympans des deux adorateurs de Dame Fortune
- OH MON DIEU IL LUI TOUCHE LE BAS VENTRE! OH OUIIIII FAUSTUS BAISE-LEEEEEEEE.
Le vampire soupira.
- Equinox. Voilà que je croyais ne plus vous revoir. L'illusionniste entra dans la pièce en sautillant, sa queue de pie remuant frénétiquement derrière elle, accompagnée de Dyio Del, l'acrobate qui le salua d'un signe de main gêné en secouant la tête. Il parla:
- Désolé vieux. Cette fille on la changera pas.
- Bon, reprit Faustus, en retirant sa main aussi rapidement que si la plaie de l'arcaniste était faite de braises incandescentes, le temps nous manque. Partons de suite éliminer l'affreuse bête qui domine ces bois.

Les 4 partirent donc dans les bois, parés au combat démentiel qui les attendait. Tandis qu'ils s'éloignaient Clarisse se tourna vers un Thierry à quatre pattes, servant une coupe de son meilleur vin à sa maîtresse et admira les gens du cirque disparaître, avalés par l'immensité smaragdine:
- Tu as fait du bon travail, sombre tâche sur le visage de l'humanité. Finalement, tout n'est peut-être pas perdu pour toi, apporte-moi ma fourrure et prépare les chevaux, je ne tiens pas à être là lorsque notre très sexy hôte reviendra... il se pourrait qu'il m'en veuille légèrement. Oh, et apporte-moi mon fusil de chasse. Avec des balles en argent, et la baïonnette assortie, avant notre départ on va s'amuser un peu.   Sur ces mots, elle enjamba l'obèse, écrasant son dos de ses talons, riant. Dame Fortune sera si fière de moi lorsque j'aurais chassé pour elle son plus formidable limier... Le Styx... Oh si seulement il savait ce que je vais lui faire.

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En entrant dans la forêt, Styx eut de suite la certitude qu'ils étaient sur le territoire d'un grand prédateur. Pour une fois, la partie de chasse lui apparaissait comme floue. Qui était le chasseur? La proie? L'appât? Tant de questions, et si peu de réponses. Dans le doute il allait se contenter de faire ce qu'il faisait de mieux: Tuer! Encore et encore, jusqu'à ce que es réponses se présentent à lui. Mais un détail clochait dans tout ceci, et il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Les Leshen ne choisisse jamais des forêts comme celles-ci, loin de tout et tous. Ils préfèrent chasser en des terrains empli de monde, souvent près des capitales, ou grandes villes, quitte à coexister avec d'autres Leshen. Là... hum. Il y penserait plus tard.

Une pluie de bois s'abattit sur le groupe qui parvint à esquiver de peu l'assaut, tandis que d'autres cornes boisées jaillissaient du sol, ils furent séparés par de véritables murs de végétation, Styx et Dyio d'un côté, Equinox et Faustus d'un autre.
- Tout le monde va bien? L'acrobate voulait bondir en haut de l'un des obstacles, mais Styx l'en empêcha.
- Regarde, les murs ont des épines. Mieux vaut ne pas choper le poison que j'ai en moi, je suis presque certain que ces trucs en sont gorgés. Mais cette attaque nous renseigne sur la position de l'ennemi. Il se sent menacé, nous devons être près de l'un de ses autels. Continuons. Equinox, Faustus, continuez de votre côté, on se retrouve bien assez tôt!

Et tous s'éloignèrent.
De l'une des branches au-dessus d'eux, Clarisse caressa le Leshen qui venait de lancer son offensive. Joli garçon... joli. Maman est fière.

Faustus se retrouvait en compagnie de cette étrange créature humaine, avide de relations homosexuelles. Il frissonna. Non pas que l'homosexualité le dégoute, il est un démon et ce terme prend pour eux une tournure dérisoire dans le sens où les Shinigami n'ont pas de sexe ni même d'attirance particulière, mais Equinox semblait plus folle que son maître encore.
- Aloooors, toi et Styx vouuuuus...?
- Nous sommes compagnons de voyage, et vous ne finissez jamais vos phrases, sur ce point il a raison.
- C'est parce que j'insinue des chooooses.
- Et pouuuurquoiiiii ralongeeeer vos moooots?
- Je sais pas, j'aime bien. Pourquoi t'habiller mal aussi? Je t'en pose des questions, démon.
Faustus lui sourit, la répartie était une qualité appréciable chez les sacs de viande.

Ils marchèrent longuement, perdus, tout étant pareil, semblable, une branche jumelait l'autre, des racines sortaient toujours du même endroit.. Mais à un moment, ils tombèrent nez à nez avec une sorte de totem fait de.. chaire putréfiée. De plusieurs corps même, tous empilés les uns sur les autres, parfois tranchés, mais tous imbriqués de façon quelques fois lubrique et surtout dérangeante. Des milliers de corbeaux gardaient la chose, tapis dans les feuillages, croassant inlassablement.

- Nous sommes arrivés Demoiselle Equinox. Méfiez-vous, les Leshen protègent leur totems...
- De nombreux sortilèges, en plus d'asservir la faune locale afin qu'elle serve ses besoins. Je sais, j'ai également lu des livres Sieur Faustus le mal sapé.
- Décidément vous en faîtes un brin de femme.
Elle lui sourit, sortit son sceptre et psalmodia une incantation. Les feuilles autour d'eux s'élevèrent, avant de retomber brusquement, et une détonation formidable fit voler en éclat la barrière protectrice qui engluait la marque du Leshen. Faustus, dans la foulée, se jeta dans les airs, déployant de petites ailes, semblables à celles des papillons, avant de tenir son haut de forme dans ses mains, le haut contre son torse. Une boule de magie rouge alla s'abattre sur les corps nécrosés et envahis de végétation. L'idole chuta en de mous bruits, un hurlement retentit du fond des bois. Un hurlement spectral, à vous glacer le sang, un cri d'outre-tombe. Le Leshen approchait...

Styx et Dyio avaient quant à eux préféré suivre les corbeaux, les inéluctables serviteurs des démons verts. Ils furent menés jusqu'à une petite caverne, tapie sous des racines et autres verdures que l'arlequin laissa à l'acrobate le soin de retirer. C'était dégoutant toutes ces choses là.
Sous l'entrée, il y avait des marches en pierre noire envahies par la mousse et les champignons. Certains d'entre eux luisaient, d'autre exhalaient à intervalles réguliers des spores hallucinogènes. Mais surtout, l'étroit chemin semblait se contracter et se dilater, comme un abominable songe, sans fin et sans fond. Les deux hommes eurent l'impression de marcher pendant des lustres, sans jamais atteindre leur but... qu'est-ce qui se terrait ici?!
- Dyio, attends.
Une carte volait dans l'air, faisant littéralement s'écrouler l'espace ambiant après avoir émit un bourdonnement sourd.
- Qu'est-ce que...?! Les escaliers tombaient, fracturés et éclatants, comme du verre.
- Une illusion de haut-niveau. Lui m'a soufflé la réponse, mais bon. Une chose est sûre, quoiqu'il se trame ici est bien pire qu'une affaire de Leshen et de sœur disparue. Mais se pourrait-il que...
Un tir transperça l'épaule du vampire, tandis que l'étroit escalier se transformait progressivement en immense caverne baignée d'une lumière verte fluorescente. Styx s'écroula, c'était une balle en argent. Et il n'y avait rien de pire pour les vampires, l'argent était investi de propriétés annulant leur régénération naturelle, les rendant... mortels! Le vampire en eut des sueurs froides.
- Styx! Dyio s'élançait déjà contre les murs, bondissant comme jamais, pareil à un diablotin furieux, il exécutait pirouette après pirouette. Quelques balles ricochèrent, mais aucune ne l'atteint.

Au centre de la cavité rocheuse se tenait une femme, connue aux yeux de l'agonisant arcaniste. Clarisse Derouge. Vêtue d'une longue veste de fourrure noire, elle arborait à l'épaule un fusil fumant, ainsi qu'un sourire carnassier.
- J'ai bien cru que vous ne viendriez pas. Styx.. Le Styx... le bébé de Dame Fortune, sa plus belle création, aujourd'hui, tu es confronté à aussi gros que toi! Elle les toisait d'un regard satisfait, et tenait en laisse l'une de ces créatures issues des profondeurs de Spelunca. Comme arrivait-elle à dompter un Utharaptor?! Tout en le libérant, la vénus à la fourrure bondit dans les airs, sortant un petit tromblon d'une des poches arrière de son pantalon, et un véritable déluge de balles explosa. L'arlequin ne sut si toutes ces cartes réussirent à le protéger. Il avait perdu connaissance. Que les humains étaient faibles sans régénération...

Le Leshen, ou plutôt la Leshen, était une femme d'une beauté toute relative. Si dans les songes du vampire elle était apparue comme parfaite, ici, il se trouvait que cette majestueuse créature n'était rien d'autre qu'un amas hirsute de branches et autres ronces en tout genre lui donnant vaguement (mais alors très vaguement) un aspect humanoïde. Faustus réussit à esquiver toutes les racines pointues qui jaillissaient du sol de la forêt, mais Equinox fut touchée à la jambe, et bientôt elle se transformait en une statue de marbre, non sans avoir lancé un sortilège d'amélioration à son démon de compagnon.
Celui-ci observa son amie sombrer dans le "profond sommeil" (terme clinique pour ceux atteint par le poison boisé des Leshen), avec horreur.
Comment osait-elle faire ceci?!
Il ôta son haut-de-forme et deux cornes apparurent sur sa tête. Des cornes noires, enroulés en petites spirales.
- Vous allez regretter vos actions, cher ami démoniaque, cette forêt est trop petite pour deux créatures maléfiques. Alors pour quatre ou cinq d'entre elles...

Une énorme déflagration embrasa toute la forêt, que Dyio aperçu du coin de l'oeil, juste avant de se précipiter sur Clarisse, esquivant adroitement le dinosaure d'un saut de mouton parfaitement ajusté. Il se réceptionna sur les mains, avant de décocher un violent coup de pied à la femme qui fut projetée en arrière, mais ne perdit pas l'équilibre. Elle pointa l'un de ses pistolet sur lui, en ôta la sécurité et...
Une carte vint trancher le canon de l'arme à feu.
- Bas les pattes de mon ami, salope. Styx s'était arraché le bras gauche, là où la balle l'avait atteint. Sa régénération laissait déjà entrevoir un moignon, mais du sang coulait abondamment de cette opération mal exécutée. De plus, sa mine virait au vert olive, et des feuilles naissaient sous sa gorge. Il était au plus mal.
- Hum... je vois... nous nous reverrons Arlequin du Chaos. Nul doute que tu voudras apprendre quelques petites choses... comment ta déesse se joue de toi, par exemple. Enfin de "toi", si on peut dire ça. Elle courut vers la sortie de la grotte à vive allure, traça un cercle d'invocation en un éclair et s'envola à dos d'un énorme vautour.

Les deux hommes s'occupèrent de l'Utharaptor sans trop de problèmes, la bête était incroyablement agile et rusée, si bien que l'autre bras de l'arlequin y passa aussi. Ses coups étaient presque réfléchis, et le regard de cette bête était celui que seul un prédateur dérangé dans son antre n'arbore. Un regard de tueur.
Juste quand Styx allait achever l'animal, il se paralysa entièrement, transformé en bois.
Dyio se retrouva seul face à un étrange reptile, sifflant et battant l'air d'une queue musclée, il était bien plus petit que son opposant et Styx...

La bête chargea son ami désormais marbre, et il comprit toute la ruse de cette abomination carnassière. S'il détruisait Styx, il n'y aurait pas de retour en arrière possible. L'acrobate abattit son poing sur le cou de l'animal, encaissant un coup de griffe dévastateur. Ils tombèrent tous les deux en même temps.

Une forêt à demi calcinée, deux êtres changés en bois, un autre profondément entaillé. Faustus soupira tandis qu'il rapportait tout ce beau monde au manoir des Armante. Alors il n'y avait jamais eu de sœur envolée. Clarisse Derouge avait orchestrée toute cette chasse fantasmée, usant de ses terribles pouvoirs de conjuratrice pour invoquer un Leshen à partir de l'au-delà... Elle voulait d'ailleurs apprendre à Maitre Styx la vérité sur son identité.
Non.
Impossible. Il allait la retrouver. Une fois le corps de l'Utharaptor dépecé. Une fois Styx guéri. Une fois Equinox ramenée à la vie. Une fois Dyio cicatrisé.
Oui, il la retrouverait.
Et... il lui arracherait ses cordes vocales en plongeant ses griffes dans la somptueuse gorge de cette femme. Après tout, il n'y avait aucun besoin de la tuer. Seulement de la faire taire. Un être humain peut-il vivre sans cordes vocales?
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Le Marchand
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MessageSujet: Re: [Evénement]Chasse spéciale   Dim 8 Mai 2016 - 22:27

Rapport de récolte :

Styx remporte 2 griffes d'Utharaptor

Commentaires sur le RP : Rien à redire, il y a les lignes, les mots, l'idée, l'intrigue, le plaidoyer, l'inquisition, tout y est.. !
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Hevoria
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MessageSujet: Re: [Evénement]Chasse spéciale   Sam 14 Mai 2016 - 0:37

Psychotropia
(Choix n°2 : Utharaptor)


Un ciel grisâtre, des nuages sombres, un fin crachin… Hevoria, sur le dos de sa monture, volait en direction du sud de Duralàs. Tandis que Nythra planait prêt de l'épais manteau nuageux recouvrant la région, la vestale, étendue sur son dos après un long repos, fixant le ciel flegmatiquement. Le crachin s'intensifia, faisant s'écraser de grosses gouttes sur la peau nacrée de la jeune femme.

La voodrella émit un petit son déprimé.
Oui… Moi aussi je m'ennuie Nythra.

Ça faisait plusieurs jours qu'Hevoria errait à travers Duralàs, en quête de sensations fortes. Afin de tuer son ennui, elle avait déjà, dans l'ordre : rasé un camp de bandit, joué au jeu de la barbichette avec un troll des montagnes, plongé dans les eaux tumultueuses des mers maudites du haut d'une falaise de cinquante mètres avant de la ré-escalader à main nue… trois fois.
Mais malgré tout, l'ennui persistait. La vestale avait pour ainsi dire une affection toute prononcée, pour ne pas dire addictive, pour l'adrénaline. Aussi était-elle en recherche de nouveaux sports extrêmes, de nouvelles « expériences de mort imminente » comme elle se plaisait à le dire.

Ah ça y est, je sais ! Hevoria parcouru frénétiquement le fond de sa besace à la recherche de la clef lui permettant de s’évader de sa prison d’ennui, cependant…
Oh… J’ai quasiment plus rien… Raaah ! Je savais que j’aurais dû faire des provisions avant de partir de Kalumbra. La prochaine fois, faudra que pense à ramener quelques graines pour les planter en Duralàs… Elles auraient aucun mal à pousser, et rapidement en plus.
La créature ailée, intriguée par le soudain regain d’activité de sa maîtresse, poussa un petit cri, afin de capter son attention.
Hum ? Comment ça qu’est-ce que je cherche Nythra ? Bah de quoi me droguer évidemment ! Et forcément, au moment où j’en ai le plus besoin, j’ai plus rien !
La vestale se releva avant d’observer rapidement la région en contrebas.
Bon. Et bien à l’ancienne alors : on va devoir aller chercher des substituts aux alentours Nythra.

Les psychotropes habituels n'octroyant que des effets moindres sur un corps imbibé depuis la plus tendre enfance de substances hallucinogènes, Hevoria dû recourir à des méthodes draconiennes.
Alors qu'elle survolait le massif de Spelunca, la cultiste ordonna à sa monture se poser afin d'aller collecter quelques ingrédients dans un obscur sous-bois bordant la caverne sans fin.
Du venin de basilic ombrageux aux racines de mandragore en passant par des spores d’amanites phalloïdes, Hevoria, experte en son domaine, ne mit pas longtemps à trouver son bonheur dans ce bois humide ou faune et flore proliférait.

Après avoir broyé et mélangé les ingrédients dans une coupole, elle y ajouta trois gouttes de sang de fiélon des âmes, une engeance peuplant la forêt Kalumbra, dont elle conservait précieusement un échantillon dans l'une des fioles de sa sacoche. Enfin, la cultiste prononça un obscur cantique, dont chaque parole semblait s'imprégner dans la mixture. En résultait une puissante neurotoxine adoptant la forme d'un sombre breuvage aux reflets smaragdins. Breuvage qu'Hevoria ingéra d'une traite avant de se redresser.
Bon… ça devrait plus tarder à faire effet. Allons faire un tour.

Tandis que la chasseuse errait dans le sous-bois depuis quelques minutes, un petit picotement dans la rétine lui fit cligner des yeux instinctivement.
Hum ?
Elle aperçut alors un petit point d'eau à sa droite.
Ça tombe bien, j'ai… un peu soif. Mais lorsque qu'elle atteignit le lac, l'eau avait entièrement disparu.
Ah ? Ok ! Ça… ehehe… Ça commence… Fit-elle tandis qu’un sourire nerveux s’esquissait sur son visage.

Hevoria releva alors la tête avant de jeter un coup d’œil périphérique. Tout autour d'elle, l'environnement bougeait, évoluait. Les lignes se tordaient, les couleurs s’inversaient, s'atténuait par endroit, s'amplifiaient à d'autres, les sons et les odeurs muaient, prenaient vie et couleurs à leur tour, le temps s'accélérait. À chacun de ses pas, les bourgeons fleurissaient, les arbres grandissaient, la végétation poussait à vue d’œil pour finir par exploser dans une myriade de couleurs.

Le vestale déambulait dans un bois. Non… Dans une grotte. Le chemin était interminable, la lumière au bout du tunnel reculait sans cesse... Une grotte ? Peut-être… Ou alors étais-ce une immense jungle ? Oui, c'est cela ! Une immense jungle peuplée d'animaux fantasmagoriques et de plantes géantes ! Une jungle au milieu de laquelle des gouttes violettes s'écrasaient en permanence !!!
Sa peau était agréablement chaude, sa respiration haletante, ses yeux brillants et écarquillés devant ce spectacle irréel.
La chasseuse attrapa son kukri de combat avant d'en observer la lame, entourée d'un halo écarlate… Elle contempla un moment le plat miroitant de cette lame qui ne lui renvoyait aucun reflet avant de l'apposer dans le creux de sa main.

Rajoutons un peu de challenge ! La lame aiguisée du kukri entailla la paume de la main tendue au-dessus de la tête de la vestale d’où se déversa un abondant filet de sang chaud. Mais alors qu'il s'écoulait, le liquide chaud et écarlate se refroidit progressivement tout en prenant une teinte azur fluorescente du plus bel effet. L'étrange fluide ruisselait sur son visage, recouvrait ses lèvres rosées qui s'abreuvèrent au passage une gorgée de cet étrange nectar rafraîchissant afin d'étancher sa soif. Puis il serpenta sur son corps, se mêlant aux glyphes tribales qui recouvraient ce dernier avant de se répandre à ses pieds dans une mare d'hémoglobine irradiant d'une intense aura turquoise.

Eh...eheheh... Aujourd'hui, je serais la proie ! L'odeur du sang se dispersait dans les airs, ou peut être est-ce le sang qui se dispersait dans les odeurs. Toujours est-il que peu de temps après, où un long moment plus tard, d'innombrables lueurs pétillants d'un jaune électrique sertissant des corps d'ombres se massèrent expressément autour de la vestale, attirés l’enivrante odeur d’hémoglobine. Ces dernières dévisagèrent un moment celle qui avait eu l'audace, ou la folie, de pénétrer sur leur territoire. En une fraction de secondes, d'innombrables paires de crochets rougeoyants de mille feux surgirent alors dans une crissement métallique, tel une armée de lames jaillissant de leur fourreau. Combien était-ils ? Qui étaient-ils ? Des prédateurs venus se repaître de leur proie sans aucun doute. Hevoria resserra la main contre le cuir de son Kukri, impatiente d’en découdre.

Et maintenant… Amenez-vous et affrontez-moi !!! Rugit la chasseuse, dans un écho irréel et vibrant.
Les crochets écarlates et les regards électriques se mirent à tourner autour de la chasseuse, laissant derrière chacun d'eux une longue traînée arborant leur teinte respective, dans un tornade effrénée de couleurs éclatantes. Puis, au terme d’innombrables rugissements, ils s’élancèrent sur la vestale. Cette dernière se jeta alors à corps perdu dans ce tourbillon de folie, séparant le rouge du noir, arrachant le jaune pour voir jaillir des fontaines de ce sublime bleu turquoise éclabousser le sol. Plantant, scalpant, disséquant cet amas d'ombre qui faisait office de lien. Tout autour d’elle se déchaînait, se déchirait, dans un extraordinaire déluge multicolore.

Lorsque le calme reprit enfin ses droits, le paysage avait perdu quelque peu de son éclat et les couleurs de leur vivacité. Hevoria s’avança calmement, puis, intriguée, ramassa quelques crochets écarlate jonchant le sol, baignant dans les flaques turquoises, dont certaines s’étaient formés par le liquide s’échappant de son propre corps.

Puis… Plus rien. Tout disparu. Tout s’effaça au profit au profit des ténèbres, laissant la jeune femme déambuler un long moment dans une obscure immensité.
Et alors, dans le noir le plus obscur, d'où ne filtrait aucune couleur, une lumière apparu. Une immense aile, faite du blanc le plus pur, plana majestueusement avant de fondre sur la jeune femme, hypnotisée par le spectacle qui s'offrait à elle, pour finalement éclater dans un gigantesque halo solaire.

------------------------------

Un intense rayon de soleil vint balayer le visage d’Hevoria qui s’extirpa difficilement de son sommeil, tout en se protégeant les yeux, agressé par un trop plein de lumière au réveil.
Cette dernière était allongée sur le dos de sa monture qui planait paisiblement au-dessus des nuages, tandis qu’un astre radieux trônait au milieu d’un ciel d’azur.
Woaw, c’était… violent… Oh bordel, c’est quoi toutes ces cicatrices sur mon corps ?
La jeune femme tenta de se relever, mais ses blessures couplées au manque de réactivité de ses muscles encore endoloris la forcèrent à rester allongée.
Bon… ok. On n'est pas si mal comme ça finalement. *Baille* Je vais peut-être me recoucher un moment moi.

Et tandis qu’Hevoria, gagnée par le sommeil, sombrait vers le pays des rêves, deux énormes griffes d’Utharaptor étaient présentes au fond de sa sacoche, reliquats d'un monde dont elle ne conserverait que de nébuleuses bribes de souvenirs. Pourtant, au fond d’elle, la vestale avait l’étrange conviction que ces hallucinations n’étaient pas si chimériques qu’elles n’y paraissaient et qu’un jour, elle retrouverait cet endroit aussi mystérieux que fantastique.


Dernière édition par Hevoria le Mar 17 Mai 2016 - 22:21, édité 2 fois
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Le Marchand
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MessageSujet: Re: [Evénement]Chasse spéciale   Mar 17 Mai 2016 - 22:07

Rapport de récolte :

Hevoria remporte 2 griffes d'Utharaptor

Commentaires sur le RP : Rien à redire, j'ai beaucoup aimé, et la musique qui change tout Tout content
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MessageSujet: Re: [Evénement]Chasse spéciale   Mar 24 Mai 2016 - 15:53

Chasse à l'Utahraptor

Deux semaines. Il lui avait fallu deux semaines, passée à vagabonder dans la nature, à traquer le moindre minuscule morceau d'indice, à courir dans le vide, à dormir à la belle étoile. Deux semaines pour trouver, enfin, l'antre dans laquelle résidait normalement l'Utahraptor. Il espérait que cette fois serait la bonne, il avait déjà fait fausse route à deux reprises.

La caverne devant laquelle il se tenait n'avait rien à voir avec les multiples semblants de grotte de Spelunca. Elle était immense, au moins une dizaine de mètres de haut, même un géant aurait semblé ridicule face à cette gueule béante qui sortait de terre. L'intérieur était sombre, on y voyait rien, mais Saigo avait choisi de se passer de torche. Il ne devait surtout pas trahir sa présence, ou du moins rester discret le plus longtemps possible. Son entraînement d'Exécuteur, combiné à sa préparation minutieuse pour ce moment, le laissait penser que s'il pouvait profiter de l'effet de surprise, ne serait-ce qu'une seconde, il serait capable de capitaliser. Faisant confiance à ses autres sens, le Faucheur s'avança à pas de loup.

Il progressa très lentement, chaque pas n'était effectué qu'avec la certitude qu'il ne risquait pas de trahir sa présence. Le silence était assourdissant. Saigo en venait à se demander s'il était au bon endroit. Si sa proie était sortie, peut-être parviendrait-il à tendre une embuscade décisive. Toutefois, au fur et à mesure qu'il descendait dans les profondeurs de la caverne, le stryge noir distinguait une source de lumière. C'était impossible, il devait halluciner ! L'assassin n'avait aucun doute sur le fait qu'il descendait depuis plusieurs minutes. Comment pouvait-il y avoir de la lumière sous terre ? Veillant à ne pas céder à la curiosité et à la précipitation, il continua cependant d'avancer au même rythme, longeant les murs, vérifiant que ses pas n'engendreraient pas un quelconque craquement. La lumière se rapprochait. Parvenu à une vingtaine de mètres, Saigo pouvait de nouveau voir où il mettait les pieds. Il put de nouveau accélérer.

Ce qu'il vit lui coupa le souffle. À l'intérieur même de cette caverne, plusieurs mètres sous terres, c'était un véritable écosystème. Une multitude de petites cavernes formaient un labyrinthe qui courrait tout autour des lieux. Un petit ruisseau s'écoulait paisiblement et venait alimenter un lac souterrain. De la végétation poussait en abondance. C'était irréel. Saigo continua de s'avancer, détaillant son environnement avec le plus de précision possible. Tous ces tunnels qui se multipliaient en embranchements labyrinthiques ressemblait presque à de l'ingénierie naine. Qui pouvait bien avoir creusé tout ça ? Le chasseur n'eut pas le temps d'y réfléchir davantage. Un rugissement surpuissant venait de faire trembler toute la caverne.

L'Utahraptor était là, terrifiant, menaçant. Il avait surgit de nulle part, ou plutôt Saigo ne l'avait pas vu venir, trop occupé qu'il était à admirer le paysage. Lui ! Admirer le paysage, alors qu'il se trouvait dans la gueule du loup ! Quelle idée stupide il avait eu. Sa concentration lui avait échappé, une seule fraction de seconde, et il avait perdu l'effet de surprise. Le dinosaure l'avait vu, il savait qu'il venait pour lui. Malgré son mètre quatre-vingt dix, le Faucheur avait l'air d'un insecte face à ce monstre de près de sept mètres. Face à face, tel deux gladiateurs dans une arène, les deux prédateurs se toisaient mutuellement.

Saigo avait un plan. Une stratégie fomentée depuis qu'il connaissait sa cible. Une stratégie forgée face à d'autres proies. Il ne doutait pas. Il marcha vers l'Utahraptor, déterminé, confiant. Il accéléra progressivement, atteignant à mi-chemin sa vitesse de course maximale. Il bondit vers le dinosaure, déployant ses griffes en même temps que ses ailes. Le point visé était juste à portée, dans la gorge, un endroit à la peau n'était pas aussi solide, il abattit ses armes, droit sur la cible.

Rien.

Les griffes laissèrent vaguement une trace sur la peau de l'Utahraptor, qui le remarqua à peine. D'un revers de la main, il envoya valser Saigo dix mètres plus loin. La course du stryge noir s'acheva à travers le mur d'un des tunnels adjacent. Des kilos de gravats menaçaient de s'abattre sur lui, mais il retrouva ses esprits à temps pour éviter d'être enterré vivant. Il était tout de même salement étourdi. Et dans la merde. Sa stratégie avait volée en éclat en un instant. Il n'y avait pas de plan B, seulement de la place pour l'improvisation. Titubant, l'Exécuteur se redressa, pour voir son adversaire foncer sur lui toutes griffes dehors. Instinctivement, il se mit à courir. Il savait pertinemment qu'il ne pouvait pas résister à un coup de griffes ou à une morsure. Pour l'heure, il devait gagner du temps.

Au sprint dans les tunnels, l'assassin continuait à sentir la présence de l'Utahraptor, tout proche de lui. Ses coups de griffes détruisaient totalement des cavernes. Chaque fois que le Faucheur apparaissait dans son champ de vision, il tentait de le mordre, arrachant des pans entier de roche solide. Plusieurs fois, alors que Saigo tentait de sauter d'un tunnel à un autre, le dinosaure détruisait son tremplin, le faisant chuter lourdement sur le sol dur. Les esquives de justesse s'accumulaient pour le stryge solitaire. Il avait pris des coups de griffes, heureusement non-létal, et saignait abondamment. Il avait été propulsé à travers plusieurs autres murs. Il sentait ses forces s'amenuiser à une vitesse alarmante. Il comprenait.

Depuis le début, depuis qu'il avait découvert ce sanglier déchiqueté, il n'avait jamais été le prédateur. Simplement une proie plus brave que les autres. Il s'était vu trop beau. Il s'était cru capable de surpasser la force de l'Utahraptor, le prédateur le plus dangereux du continent. Mais il se rendait bien compte maintenant qu'il ne pouvait pas gagner. À un contre un, ce combat était perdu d'avance. Maintenant, il devait survivre. Ses dagues et ses griffes étaient inefficaces, aussi décida-il de les rengainer, pour éliminer chaque grammes qui pouvait le ralentir. Il avait une nouvelle idée. S'il ne pouvait pas battre l'Utahraptor, il pouvait peut-être ne pas perdre.

C'était risqué, c'était du suicide pur et simple. Dans son état physique actuel, ses chances de réussites étaient proche du néant. Et même si ça marchait, Saigo n'était pas sur de tuer son adversaire avec ça. Mais c'était sa seule option. Il était physiquement plus faible, il n'était pas assez rapide pour semer le prédateur, et pas assez résistant pour le vaincre sur la durée. Il ne lui restait plus que cette dernière manœuvre, désespérée. S'il échouait maintenant, c'était terminé.

Balancé à nouveau à travers trois parois consécutives, il cracha un large filet de sang, tout en se redressant avec peine. Puis il prit son élan. Il n'aurait qu'un seul essai. Il atteint sa vitesse maximale le plus vite possible, déploya ses ailes au dernier moment, et effectua son dash, volant de front vers ce Goliath à la peau d'acier.

Il atterrit sur le museau de l'Utahraptor, manqua de glisser, et se rattrapa de justesse, d'une seule main, à la narine du prédateur. La prise était mauvaise, la moitié de son corps était exposée à un coup de croc, mais pourtant, Saigo était là où il voulait être. Le dinosaure tenta de le désarçonner, comme l'avait fait le rhinocéros laineux, mais le stryge noir lutta, avec toutes ses dernières forces. Il devait résister à cette première vague d'assaut.

Lorsque enfin le prédateur comprit que le Faucheur tenait bon, il se calma. Le chasseur sut que c'était le bon moment. Sa fenêtre d'action était incertaine, il n'en aurait pas une seconde, mais c'était sa seule chance. Le timing devait être parfait. Il vit la griffe droite du dinosaure se mettre en branle.

Attends… Attends… Attends… MAINTENANT !

Il lâcha prise, et se laissa glisser le long de la peau dure de son adversaire. Voyant cela, l'Utahraptor ajusta automatiquement son coup de griffe, auparavant destiné à son museau, à la nouvelle position du stryge noir. Mais alors qu'il allait toucher et porter un coup fatal à Saigo, ce dernier utilisa à nouveau son dash pour se mettre hors de danger. Au bord de l'épuisement, il s'écrasa lourdement au sol, tandis qu'il percevait un hurlement bestial, étouffé. Son plan avait fonctionné. La griffe droite de l'Utahraptor s'était fiché dans sa gorge. De sa griffe gauche, il voulut se dégager de sa propre emprise, mais maladroitement, il ne fît que se trancher la patte. S'en était fini. Après une trentaine de seconde d'agonie, le prédateur alpha de Dùralas s'écrasa dans un gigantesque concert de roche brisé, de poussière et d'écho.

Étendu sur le sol, Saigo peinait à se remettre de sa bataille. Il avait survécu. Pas gagné. Chaque centimètre carré de son corps le faisait souffrir. Doucement, en grognant de douleur à chaque mouvement, il rampa jusqu'au cadavre du dinosaure. Pour que sa gloire soit complète, il fallait prélever un trophée.
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MessageSujet: Re: [Evénement]Chasse spéciale   Ven 27 Mai 2016 - 15:07

Rapport de récolte :

Saigo remporte 2 griffes d'utahraptor

Commentaires sur le RP : Rien à redire, vraiment un bon RP, et long.. Et comme on dit "plus c'est long, ... Meilleur c'est".
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[Evénement]Chasse spéciale

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