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 La découverte d'un nouveau monde [PW Jûken'Maw]

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Shokan
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MessageSujet: La découverte d'un nouveau monde [PW Jûken'Maw]   Lun 19 Juin 2017 - 22:58

Une belle journée de printemps arrivait à son terme. Le soleil couchant illuminait les rares nuages présent dans le ciel de ses ultimes rayons orangés. Le calme régnait dans ce petit village d'agriculteurs, enclavés entre deux montagnes. Un village composés de maison blanche, ronde. Des habitations simples, sur deux étages. Une pièce à vivre aux rez-de-chaussée, les chambres à coucher à l'étage. Chaque famille vivait dans des conditions équivalentes. Au centre du village, seul la famille dirigeante, les Endoresu, possédaient une maison plus grande.

En cette fin de journée, les hommes revenaient des champs non loin de là, où ils avaient passés la journée à travailler. Les récoltes étaient bonnes depuis des années, Kar'Magûl était bon envers eux. La divinité Djöllfullinn avait vu un temple être érigé à sa gloire près d'un siècle plus tôt, à la fondation du village. Situé plus haut dans la montagne, il représentait un court pèlerinage pour quiconque désirait se recueillir.

Soudain, le ciel vira au rouge sang. Le vent se leva, si puissant que de sombres nuages sortirent de nulle part pour apporter leur mauvaise augure sur le paisible village. Mais le rouge demeurait. Partout, des colonnes de sable rouge s'élevaient, des débris des habitations s'envolaient, les fondations même de ces chaumières collapsaient. Et plus les secondes s'égrenaient, plus le sable rougissait, se gorgeant du sang Djöllfullinn versé. Peu à peu, les colonnes fusionnèrent en un seul maelstrom de sables et de débris, plongeant le petit hameau dans une désolation qu'il n'avait jamais connu.

Puis tout s'arrêta, aussi vite que tout avait commencé.

Shokan marchait désormais dans les ruines de son village, indemne. Seul une mince trainée de sang venait maculer son visage, partant de sa pommette gauche et remontant jusqu'à son front, en passant par sa paupière. Ce sang n'était pas le sien, il n'était pas blessé. Tout autour de lui, il voyait les corps de ses concitoyens joncher le sol. Homme, femme, enfant, nouveau-né. Personne n'avait été épargné. La désolation venait de marquer de son empreinte ce vallon escarpé. Shokan marchait cependant, calmement, comme étranger à ce massacre. Il gagnait le centre du village. Il voyait Ayano. Il voyait sa femme, agenouillée. Derrière elle, les corps sans vie du père et du frère de Shokan étaient étendus, main dans la main. Aux pieds de sa femme, le Djöllfullinn distinguait, clair comme de l'eau de roche, le cadavre inanimé d'Airi, sa fille, leur fille. Pourtant il n'exprimait aucune émotion. Il fixait Ayano, son beau visage fin tâché de sang séché, sali par la poussière et les débris, ses vêtements déchirés par endroit. Ses yeux étaient rougis par les pleurs, et le sillon de ses larmes était bien visible.

Shokan... qu'as-tu fait ?

Qu'as-tu fait ?


Ses mots résonnèrent au plus profond des entrailles de Shokan. Mais il était comme une coquille vide. Incapable d'éprouver le moindre sentiment. Ses yeux entièrement jaunes semblaient éteints. Le sol commença à trembler sous Ayano. Avant même qu'elle n'ait eu le temps de s'étonner, une forte colonne de sable s'éleva sous elle, l'emportant vers le ciel, tandis que les corps du reste de la famille de Shokan était démembré par la puissance de la tornade. Le Djöllfullinn demeurait stoïque, alors même qu'il était la cause de ce drame, alors même que du sang s'abattait avec force sur son visage et ses vêtements. Il ne pensait à rien.

Tiens... il fait chaud, non ?


Shokan se réveilla en sursaut, le corps inondé de sueur. Il avait froid, les gouttelettes de transpiration accumulée sur sa nuque n'aidant pas. Mais cette sensation contrastait avec la brûlure lancinante qui dévorait l'archer de l'intérieur. Eien Kokai... La malédiction de Kar'Magûl. Cette punition divine, ce fardeau que Shokan était destiné à porter pour l'éternité. Un moindre mal vis-à-vis des fautes qu'il avait commises. Cela ne s'était pas déroulé comme dans son cauchemar. Hormis son père et son frère, personne n'avait périt ce jour-là. Il n'avait pas rasé son village natal de la carte. Pourtant le même cauchemar, inlassablement, venait hanter son subconscient à chaque fois qu'il fermait les yeux. Rongé par la culpabilité, Shokan s'exposait aux sévices d'Eien Kokai, les marques sur son corps brillant légèrement d'une lueur incandescente. L'homme regarda autour de lui : les alentours étaient déserts. Au loin, un groupe d'oiseau semblait s'éloigner, sans doute le Djöllfullinn avait-il du crier à son réveil, éloignant par la même occasion quelque prédateurs. Cela, il l'ignorait. On n'y voyait pas à vingt mètres, une brume blanchâtre entravant son champ de vision, tandis que le soleil était caché par un imposant voile nuageux. Une fine bruine complétait ce tableau digne d'une fin d'automne, alors même que l'été serait bientôt là. Il semblait cependant que ce temps était commun dans ce qui s'apparentait au nord de ce monde inconnu nommé Dùralas. Lorsqu'il avait achevé sa traversée de la grande étendue neigeuse, située à l'extrême nord des terres de son peuple, Shokan avait gravi de bien sombres monts, avant de découvrir un bastion avancé de sa civilisation. Il avait catégoriquement refusé de se mêler aux siens, considérant qu'il en avait perdu le droit lors de ce jour maudit ou il avait causé du tort à sa famille. Depuis, s'il savait qu'une grande cité se dressait non loin de là, il avait à tout prix cherché à éviter le contact d'autrui. Il vagabondait seul, sans but autre que la volonté de ne faire de mal à personne. Le chemin de la rédemption était avant tout pacifique, telle était sa croyance.

Il inspecta les alentours à nouveau. Dans l'immédiat, il ne voyait rien de particulièrement dangereux, mais avec la brume, il pouvait bien se tromper. Il avait monté le camp un peu au milieu de nulle part. Les dernières braises de son feu de camp de la veille rougeoyaient faiblement, la pluie aurait tôt fait d'en finir avec elles. Shokan n'avait aucune idée de l'heure qu'il pouvait être. Ce n'était pas vraiment important de toutes façons.

Pour lui, c'était une journée supplémentaire sur ce long chemin de croix qu'était celui du pardon.




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