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 [Officiel]Les Tréorcs et le Vaudou

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Le Livre
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MessageSujet: [Officiel]Les Tréorcs et le Vaudou   [Officiel]Les Tréorcs et le Vaudou EmptyMer 20 Juin 2018 - 8:48

Les Tréorcs et le Vaudou


Le vaudou : généralités

[Officiel]Les Tréorcs et le Vaudou Image_10
Peinture Tréorc représentant des loas

Certains érudits voient le vaudou comme une sorte d'animisme, et dans une certaine mesure cette théorie est vraie. La religion Tréorc prend cependant un penchant résolument plus sombre que les croyances des chamans orcs et autres peau-vertes. Les Tréorcs ont un système de croyance complexe impliquant des esprits malveillants et leur intervention sur le monde. Ils considèrent les esprits comme des créatures à part entière évoluant sur un autre plan d'existence. Les esprits sont avides, hostiles et dangereux. 

Le vaudou est la religion Tréorc depuis toujours. En tant que religion, le terme « vaudou » désigne à la foi le système de croyance Tréorc et le culte associé (rites, prières et pratiques magiques notamment). La croyance vaudou se fonde sur l'idée que le monde est peuplé d'esprits, divinités et forces invisibles, qui peuvent interagir avec les vivants : les « loas ».

Le vaudou fait partie intégrante de la culture et de la vie quotidienne Tréorc et les rend extrêmement superstitieux. Tous les Tréorcs ont appris à respecter les esprits, mais seuls les maîtres du vaudou (féticheurs, docteurs et chasseurs des ombres) savent comment mener les rituels nécessaires pour apaiser les esprits et s'attirer leur faveur. 

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Qu'est-ce qu'un loa ?


Les Tréorcs vénèrent les « loas », de puissants esprits qui peuplaient le monde avant même l’arrivée des dieux. Il en existe de nombreuses sortes, faibles comme extrêmement puissantes. La plupart n’ont pas de forme, d’autres, à l’inverse, peuvent apparaître sous les traits d’animaux ou de créatures.

Les féticheurs appellent les esprits ancestraux et les protecteurs de la tribu. Les chasseurs des ombres invoquent les noms de dieux sombres, d’anciennes puissances dont les légendes sont teintées de cruauté et d’effusion de sang, mais qui peuvent également montrer de la bienveillance quand apaisées. 

Mais les Loas peuvent aussi bien prononcer des bénédictions que proférer des malédictions : on raconte aux jeunes Tréorcs des légendes qui décrivent le sort des pauvres hères frappés de malédiction par les Loas et qui deviennent incapables de guérir ne serait-ce que d’une blessure superficielle, afin de leur instiller le respect qu’ils doivent témoigner aux esprits protecteurs.

Les loas (parfois appelés les Invisibles ou les Éternels) sont des entités immatérielles présentes partout et en toute chose. Ils peuvent agir sur le monde des vivants, de manière bénéfique ou non. Il n’existe pas de description précise des caractéristiques nécessaires pour distinguer ce qui est un loa de ce qui n’en est pas un. 

Cependant les Tréorcs voient en tout concept incorporel l'action d'un loa et leur interprétation des autres cultures s'axe autour de cette croyance. Un spectre vengeur ? Loa. Un esprit de la forêt ? Loa. Une force élémentale ? Loa. Chacun sera révéré et craint. 

Les loas mineurs sont généralement invisibles, ne possèdent pas de forme propre et n'ont pas d'impact sur le monde physique, demeurant dans le monde intangible. Au contraire, les plus puissants loas peuvent agir auprès des vivants, dans le monde tangible, et conférer pouvoirs ou malédictions. Bien que les loas soient par nature incorporels, certains rituels plus ou moins complexes en fonction du loa concerné, permettent de les invoquer dans le monde physique. En leur qualité d'entité immatérielle, les loas dont le corps physique est détruit ne meurent pas, leur essence retourne simplement à l'état incorporel, dans le monde intangible. C'est notamment le cas d'Hakkar l’Écorcheur d'âme, qui fut invoqué puis vaincu par des guerriers, mais dont l'esprit ne fut jamais détruit et perdure encore de nos jours. C'est pourquoi les loas sont considérés comme éternels.

D’autre part un loa est généralement associé à un concept (guerre, ruse, fertilité...), un pouvoir (don de guérison, hydromancie, pouvoir de dissimulation...) et une forme iconique (animal ou élément représentatif). 

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Le panthéon des loas Tréorcs.

Les familles Tréorcs vouent parfois un culte à leur loa, les tribus ayant souvent leurs propres divinités. Quant aux grands loas, ils sont vénérés par tous.

Il semble que les Tréorcs partagent un panthéon commun originel remontant à la naissance de leur civilisation. Bien que les plus grands loas soient connus et vénérés par les Tréorc du continent entier, chaque tribu honore les loas locaux qui se manifestent à leurs côtés. De plus chaque famille peut également honorer ses propres loas mineurs, inconnus des autres. Le panthéon des loas Tréorcs est donc quasiment infini. À cause de cette diversité, il est difficile de dire si les loas portant différents noms mais incarnés par le même animal sont en fait les mêmes ou s'il s'agit de loas différents. 

Il peut exister des rivalités entre les tribus, et les membres d'une tribu peuvent dénigrer les loas protecteurs des autres, comme par exemple la Prophétesse Janidi, qui explique : « Aucun Twéowcs dwakkawi qui se wespecte ne wend de culte aux oiseaux. Weurs espwits sont faibles, capwicieux, et il waut mieux les laisser aux elfes ! ».

Ce panthéon évolutif et varié accueille de nombreuses entités n'existant pas par elles-mêmes dans le monde physique, et évoluant plutôt dans des espaces d'existence parallèles, parfois nommés « plans ». Il est possible de regrouper les loas en plusieurs catégories, décrites ci-dessous, en fonction de leur plan d'origine.

Les loas primordiaux:

Les loas primordiaux sont l'incarnation de la vie sauvage et se manifestent généralement sous la forme d'animaux de la faune locale. Ils sont reliés au plan éthéré onirique de Dùralas. Ils peuvent partager des pouvoirs spécifiques, tel le don de vénimancie accordé par le loa serpent Ouroboros. La Tempête ou La Muse, Magnésie "La Dame étoilée", ainsi que Meruyk, Morkez et Marisher "Les Dragons trois couleurs" sont considérés par les Tréorcs comme entrant dans cette catégorie. 

Les loas élémentaux:


Les loas élémentaux sont l'incarnation de l'environnement, les esprits des lieux en quelque sorte. Ils sont reliés aux quatre plans élémentaires et apparaissent sous la forme des forces de la nature : feu, vent, pluie, sable, roche, etc. Cette catégorie est celle qui se rapproche le plus du chamanisme enseigné par les orcs. Le culte lié aux esprits élémentaires se retrouve dans de nombreuses tribus Tréorcs, dont les maîtres du vaudou peuvent invoquer aisément les esprits mineurs dans le monde physique, comme la tribu Farraki qui en appellent à la furie des sables. 

Les loas ancestraux:

Les Tréorcs pensent également que leurs ancêtres subsistent en tant qu'esprits jaloux qui regrettent le monde des vivants et exigent des sacrifices de sang pour les apaiser. Si l’on en croit la légende, les Tréorcs les plus puissants et érudits peuvent devenir des loas, leur dernière heure venue.

Les loas ancestraux rassemblent les esprits de puissants défunts et sont naturellement reliés au plan spirituel des morts, nommé le Royaume des Ombres. Les loas défunts peuvent parfois garder une vague apparence de ce qu'ils étaient de leur vivant. Ainsi le loa Bwonsamdi, qui possède l'apparence d'un vieux Tréorc à la peau blanchâtre et aux yeux luminescents, semble être un puissant loa ancestral lié à la tribu Brûle-sable. En outre les Tréorcs considèrent aussi les feux-follets comme des loas ancestraux, jugeant qu'il s'agit des manifestations plus ou moins puissantes des âmes des elfes. 

N'oublions pas que les esprits mineurs les plus faibles n'ont pas de forme ou apparence propre, quelque soit la catégorie à laquelle ils appartiennent. 

Les autres genres de « loas »

Hormis les loas « naturels » sus-cités, les Tréorcs sont susceptibles de vénérer toute sorte d'entité, surtout si elle possède de grands pouvoirs sur le monde physique. Les démons peuvent ainsi être considérés comme des loas par les Tréorcs car ils sont capables de communiquer depuis un autre monde tout en demeurant invisible et sont invocables dans le monde tangible sans jamais pouvoir y périr, retournant dans le Néant Distordu pour s'y réincarner à l'infini. Les démons peuvent également conférer de grands pouvoirs s'ils sont apaisés et satisfaits et même prendre possession du corps de leurs dévots, de façon très semblable aux autres loas. 

Il est probable que les Tréorcs ayant été confrontés à la véritable nature de ces "loas", ne se laissent plus berner par ces « faux dieux » dont l'unique objectif est la destruction du monde. Néanmoins quelques démons rusés sont sans doute à même de se déguiser en se faisant passer pour des loas mineurs ordinaires.

Enfin, les Tréorcs peuvent également vénérer, consciemment ou non, des entités liées aux Calamités. Ces créatures malfaisantes n'aspirent qu'au chaos et peuvent manipuler aisément les émotions les plus sombres et les esprits les plus faibles, afin de transformer quelques Tréorcs en pions obéissants. C'est notamment ce qui arriva à Zan'do, puissant féticheur déchu, qui, sous l'emprise d'un artefact issu des Calamités, exécuta un dangereux rituel de sang qui signa sa mort

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Mojo et autres termes vaudou

[Officiel]Les Tréorcs et le Vaudou Karana10
Maître vaudou qui extrait du mojo.

Le mojo ne serait pas un grigri décoré ou un talisman fabriqué, mais plutôt quelque chose qui se récolte et qui peut se stocker. Selon certain maître vaudou, le mojo enténébré est « une masse noiwe et cotonneuse, qui gwésille dans wos mains », tandis que le mojo du lion géant, lors d'un sacrifice, est représenté par « une auwa dowée qui vous impwègne d’une gwande fowce. »

On remarque que la notion de mojo est associée à une sorte d'essence mystique qui est libérée à la mort de son hôte et dont l’aspect dépend de celui-ci. On peut en déduire que le mojo se référerait à une énergie vitale, l'essence spirituelle qui anime les êtres vivants et qui est libérée à leur mort. Cette énergie peut être manipulée et stockée dans des flasques ou liée à des objets pour leur conférer des pouvoirs.
 
En effet, le féticheur Uzer’i, capture le « muisek » de nombreuses bêtes et créatures intelligentes en piégeant leur esprit dans un récipient adapté. Sa fille Gombana nous explique : « Tuez-en, puis utilisez le wécipient à muisek pour les miniatuwiser et les captuwer avant que leuw espwit ne s’évapowe. En cas de mowt violente, le muisek d’une cwéature peut s’échapper et wevenir se venger. La miniatuwisation empêche le muisek de s’échapper ».. Si on résume : le muisek correspond donc à l’esprit des animaux, qui est source de pouvoir et qui est libéré au moment de leur mort. 

La féticheuse Mau’ari quant à elle, nous parle de l’E’ko : « Je fabwique des chawmes avec les espwits des animaux sauvages depuis des années en extwayant l’E’ko des animaux. ». Si on résume, encore une fois le terme E'ko se réfère aux esprits des animaux. .

En dépit de ces différences lexicales (mojo, e'ko, muisek), tous ces termes semblent correspondre à un même et unique concept : une énergie psychique, qui habite les corps vivants, liant l'âme à la chair. Quand une créature meurt, sa force vitale est libérée, détachée de son corps, et elle peut être utilisée pour la magie vaudou. 

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Les esprits et la mort


C'est pourquoi les Tréorcs sacrifient et mangent leurs ennemis. Ils font cela pour deux raisons. Premièrement, ils pensent que les sacrifices d'êtres vivants apaisent les mauvais esprits. Deuxièmement, ils croient qu'après la mort, l'esprit d'un ennemi peut revenir hanter son assassin. En consommant la chair de leurs ennemis, les Tréorcs comptent ainsi détruire leurs esprits, ou au moins les affaiblir assez pour les rendre inoffensifs.

Les Tréorcs croient à l'existence d'un monde intangible, invisible d'ordinaire pour ceux qui habitent dans le monde physique, refuge des choses immatérielles et abstraites. Le concept de vie après la mort est un concept abstrait et une âme est par définition une chose incorporelle. Aussi il est tout naturel que le trépas, et le passage d'un monde à l'autre qu'il sous-entend, soit un sujet qui préoccupe les Tréorcs. 

Tuer une créature faible ne représente pas un danger, mais tuer un puissant ennemi signifie libérer potentiellement un puissant esprit qui peut se retourner contre son assassin et le maudire. Il convient donc de s'en prémunir. Le corps possède une connexion particulière avec l’esprit qui l’habitait auparavant, c'est pourquoi détruire le corps, en le mangeant notamment, doit permettre de détruire ou affaiblir son ancien esprit. C’est de là que provient le cannibalisme Tréorcs : un acte rituel, nullement lié à un moyen de subsistance journalier. 

Au sein des peaux-vertes, les Tréorcs ont compris que de telles pratiques écœuraient leurs semblables, aussi privilégient-ils d'autres possibilités... et concernant les traitements envisageables à infliger aux dépouilles de leurs ennemis, les Tréorc sont créatifs. 

Ils ne mangent plus leurs ennemis, mais utilisent d'autres méthodes pour capturer, blesser ou détruire les esprits de leur ennemi. Ces méthodes incluent l’intervention d'un féticheur, la combustion du cœur de l'ennemi, l'immersion du corps au fond des eaux et la transformation en tête réduite. 

Les féticheurs Tréorcs croient que l'esprit d'un ennemi tué se réfugie au niveau de la tête avant de s’échapper définitivement du corps. Les Tréorcs qui souhaitent piéger les esprits ennemis les transforment souvent en têtes réduites. 

Au contraire, les rites funéraires dédiés aux Tréorcs et à leurs alliés visent à protéger leur esprit dans l'autre monde, au cours d’une cérémonie qui doit être menée par un maître du vaudou. 

Souvent un féticheur sacrifie un animal à proximité pour distraire les esprits malveillants alentour ; s'il n'y a pas le temps pour un tel rituel, il est possible de s'entailler les bras et de laisser le sang couler. Les Tréorcs pensent que cet acte sanglant détourne l'attention des esprits agressifs proches, afin qu'ils ne s’aperçoivent pas qu’une nouvelle âme entre dans leur domaine. Cela permet à l’esprit récemment décédé de passer plus facilement vers le monde intangible et y trouver le repos sans être malmené. 

Les Tréorcs désapprouvent la crémation, car ils croient que le corps procure à l’esprit du mort un lien avec le monde des vivants, et que le détruire laisse l’esprit à la dérive et confus pour l’éternité. Récemment les Tréorcs se sont mis à retirer les yeux du défunt, dans le but d'ouvrir un chemin à travers le crâne où l'esprit est réfugié, dans le but de lui permettre de sortir plus aisément et rejoindre l'au-delà. 

La bonne préservation des corps est indispensable pour ne pas nuire à l'esprit du défunt. Parmi les techniques d'embaumement, la momification est privilégiée et pratiquée par la majorité des tribus pour assurer une longue conservation des corps, qui sont ensuite regroupés dans un cimetière ou des catacombes proches de la tribu, à l’abri des éléments et des charognards. Les Tréorcs pensent ainsi protéger les esprits des ancêtres qui demeurent près de la tribu, pour apporter conseils et protection aux générations suivantes. 


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Les possessions et transes


« Espwits ! Moi je vous offwe mon propwe corps ! Parlez à twavers moi ! »
Féticheur Hez'tok

Dans de nombreux rituels, les maîtres vaudou et féticheurs Tréorcs de diverses tribus invitent ou forcent des loas à prendre place dans leur corps. La possession d’un corps par un loa est toujours précédée d’une transe suscitée par le rythme des tambours, des danses effrénées et parfois des sacrifices rituels sanglants. 

Les personnes qui entrent en transe ne sont plus elles-mêmes et ne contrôlent plus leur corps, habité par l'esprit qui a été invoqué. Elles ne sont plus qu'un vaisseau permettant au loa d'avoir un ancrage dans le monde physique. Ceux qui offrent leur corps aux loas, partagent leur enveloppe charnelle avec eux, c'est pourquoi leur corps se transforme généralement pour prendre une apparence plus représentative du nouvel esprit à l'intérieur.


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Danse et musique dans le vaudou


[Officiel]Les Tréorcs et le Vaudou Image_11


« Suw le champ de bataille, un Twéowc a besoin d’une bonne cadence de guerre pour se battwe du mieux qu’il peut. Le wythme lancinant des tambouws donne de la fowce à son bwas et attiwe la pwotection des espwits sur lui.  »
Yayo'jin la Mystique, féticheuse Vengebroche


Toutes les tribus Tréorcs aiment la musique. Elle est aussi innée pour eux que respirer et leur cœur bat déjà la mesure à l'instant même où ils commencent à vivre. Boum, boum, boum, boum. Les instruments de musique privilégiés sont les percussions. Les plus courants sont les tambours, mais l'usage de gong est privilégié pour satisfaire certains loas. 

La musique a une place au moins aussi importante que le vaudou dans la culture Tréorc, et les deux sont intimement liés. En effet, la danse et la musique font partie intégrante de la formation des féticheurs et des maîtres vaudou, car elles permettent d'attirer l'attention et les faveurs des loas, que ce soit pour recevoir une augure, pour préparer une bataille ou pour témoigner de la reconnaissance à un esprit. 

Bien sûr, à l'origine de la civilisation Tréorc, le battement des tambours avait un simple rôle de protection et de communication : faire du bruit pour éloigner les bêtes et les mauvais esprits et signaler la présence du village aux intrus. Cette fonction est toujours utilisée de nos jours. Lorsque vous marchez dans le désert, et que soudain vous entendez les tambours d'une tribu Tréorc, vous savez qu'il vaut mieux être sur vos gardes, ou plus prudent encore, qu'il faut fuir. Mais la musique a ensuite pris un rôle indispensable dans l'ensemble de la vie quotidienne. 

Ainsi, il ne se passe pas une cérémonie, pas une fête, pas une célébration, sans que les participants ne partent dans des danses et chants effrénés. Les Tréorcs ont tellement le rythme dans la peau, que vous verrez parfois des Tréorcs se trémousser, sans raison apparente, au milieu de leur activité de la journée, simplement pour le plaisir de danser. 


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Le vaudou le plus sombre

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Hakkar, le dieu sanglant


Parmi les esprits que les féticheurs et chasseurs des ombres appellent à eux, certains sont plus maléfiques et instables que les autres. De même, certains pouvoirs et sortilèges vaudou sont sujets à controverse et doivent être manipulés avec précaution et pondération. Les féticheurs Tréorcs sont généralement des messagers privilégiés des loas, ainsi que des soigneurs et conseillers auprès de la tribu, grâce à leurs nombreuses connaissances spirituelles et alchimiques. Pourtant certains féticheurs se détournent de ces rôles de « sages » pour se concentrer sur leur propre puissance, au moyen de savoirs plus dévastateurs. Délaissant les soins et bénédictions pour s'orienter vers les plus néfastes malédictions, abandonnant les usages ordinaires pour se tourner vers des savoirs plus occultes, ces féticheurs se font parfois surnommés « maléficieurs ». 

Ces Tréorcs sont au mieux évités et tolérés par le reste de la tribu, au pire bannis de la tribu si les autres estiment qu'ils représentent une menace. C'est notamment ce qui arriva à Zanzil le Paria, envoyé en exil par la tribu Casse-crâne pour avoir concocté des mixtures transformant ses frères Tréorcs en esclaves décérébrés.

Dans les magies les plus sombres, on retrouve la nécromancie impliquant la soumission totale du relevé. Cette pratique arrache de force une âme appartenant au monde des esprits pour l'attacher contre son gré au monde physique, et la soumet aux ordres et à la volonté du nécromant, ce qui est rarement bien vu.

De manière générale, tout ce qui concerne l'asservissement mental d'autres Tréorcs est prohibé.

Si un Tréorcs décide de ne pas écouter les paroles des loas, de se détourner d'eux, de délaisser les offrandes et un comportement dévot, il se destine à être, au mieux évité par le reste de la tribu si on le pense fou ou simplet, car ses voisins ne voudront pas que la vengeance des loas à son encontre se répercute sur eux, au pire sévèrement puni et torturé, si on pense qu'il est maître de lui-même, avant de le laisser à la merci des loas dans l'autre monde. 
Prétendre être l'égal des loas est également considéré comme un affront très grave passible des mêmes sentences. 

Vénérer Hakkar, le dieu sanglant, est considéré comme pure folie, car si ce loa redoutable est capable de donner des pouvoirs considérables à ses fidèles, le prix du sang et des sacrifices demandés en son nom conduisent à l'asservissement et au fratricide. Ses prêtres et ses servants ont été bannis du désert de Harena depuis longtemps. 

Bien entendu, toutes ces pratiques peuvent soudain sembler plus raisonnables et envisageables dans les situations les plus désespérées.


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Le vaudou et les Peaux-vertes.


Pour un temps, les Tréorcs ont tempéré les plus sombres aspects de leur religion. Ils respectaient les orcs et les gobelins et ne voulaient pas froisser leurs frères verts. Ils arrêtèrent les sacrifices d'êtres intelligents, et ont privilégié les sacrifices d'animaux et le cannibalisme cessa officiellement. 

Néanmoins, certains Tréorcs continuaient à pratiquer leur rituel en cachette. Pas vu, pas pris, pas coupable, comme le dit un ancien féticheur.

« Salut à toi. Notwe peuple vie awec les orcs pawce qu'ils sont bons awec nous. Eux loyaux et eux enseignent des twucs sur l'honneuw. Mais nos twaditions ont la vie duwe. Ce n'est pas pawce que les orcs n'appwouvent pas toutes nos coutumes qu'il ne faut pas continuer à en pwatiquer quelques-unes en secret. »
Féticheur inconnu


Cependant avec la dispersion des tribus dans le désert , les Tréorcs ont récupéré un endroit à eux, à l'écart des orcs et des gobelins, où ils peuvent se livrer à leur magie sans crainte de jugement. C'est pour cela que vous ne verrez pas de rituel vaudou dans le campement principal des orcs, les Tréorcs attendant d'en sortir pour trouver la discrétion des dunes.

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