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 Le Donjon de Dùralbeuk [PW Olorin/Baldwin/Thauthaudarmafur]

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Grabuge
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MessageSujet: Le Donjon de Dùralbeuk [PW Olorin/Baldwin/Thauthaudarmafur]   Jeu 27 Sep 2018 - 11:29

J’examinai l’étrange porte qui me faisait face. Elle était constitué, selon toute vraisemblance, d’os et ça ne m’aurait pas du tout étonné qu’ils soient humains. Je fouillai dans ma poche et en sortir ma clé, que j’observai également. Elle m’avait été offerte en récompense de mes efforts à l’arène. Le gérant qui m’avait offert cette clé m’avait dit :

« Je sais pas trop ce que c’est que cette clé. D’après ce qu’on m’a dit elle ouvrirait l’antre d’une bête terrible et maléfique, dans les Terres Désolées. Il y en a plusieurs exemplaires apparemment, et bien que je n’en vois pas l’utilité, il a été décidé que c’était une des récompenses lorsqu’un gladiateur avait prouvé sa valeur. Faites en ce que vous voulez, revendez la, j’en sais rien. »

Une bête terrible, et surtout maléfique ? C’était une menace pour les habitants de Dùralas en somme, et si j’avais l’occasion de l’affronter et de la tuer, il était de mon devoir de le faire. Je profitai donc d’une semaine de congé pour faire quelques recherches, et je trouvai rapidement les informations que je cherchais : la localisation de cette « antre » et surtout la propriétaire : il s’agissait de la Liche. Peu de personne avaient pû me donner des informations complémentaires, autre que son nom, je dus donc me résoudre à partir à l’aveugle.
J’arrivai rapidement à Ishtar grâce à ma fidèle monture Feriel, et pris directement le chemin de la taverne la plus peuplée à ma connaissance : « Le Renard des Mers ». C’était un établissement pour le moins connu, qui servait quantités de boissons différentes, toutes préparées d’une main de maître par le vieux tavernier, un certain Garrus si mes souvenirs étaient exacts. J’avais ensuite demandé au tavernier si je pouvais faire une demande à tous ses braves gens, et contre une petite bourse il avait accepté. Car si j’avais foi en mes capacités, je doutais fort de parvenir à terrasser cette bête et ses centaines de sbire – selon ce qu’on m’avait rapporté – tout seul. Je me disais donc qu’inviter des mercenaires à rejoindre ma quête n’était pas une bête idée. Et pour ce qui était du paiement, j’avais ma petite idée. Après tout, à Ishtar comme partout ailleurs, la loyauté se monnayait.

Je me raclai la voix alors que le patron de la taverne m’annonçait aux soiffards présent :

« Camarades ishtariens, un peu d’attention ! »

Il y eut quelques murmures dans la salle, et je crus entendre quelques insultes à l’encontre de mes cousins des roches, et quelques uns râlaient de devoir interrompre leur conversation pour écouter un gobelin en armure, mais de manière générale les gens tendaient l’oreille pour savoir l’origine de tout ceci. J’enchaînai donc, en scrutant mon auditoire :

« Je possède actuellement la clé de l’antre de la Liche. Cette créature maléfique, nuisible pour Dùralas, n’a que bien trop vécu. Ensemble mes braves, nous allons poutrer cette entité démoniaque là où elle mérite d’être, à savoir dans le néant ! Si quelqu’un est volontaire pour me rejoindre dans ce combat, qu’il me rejoigne après demain, quand le soleil sera au zénith, à cette fameuse antre dont l’emplacement n’est un secret pour personne parmi les ishtariens. Concernant la récompense… »

Je sentais qu’au mot « récompense », l’attention distraite se changea en réel intérêt. J’étais dans la ville des pirates, après tout, et rien n’était gratuit à Ishtar. C’est ce que disait le dicton en tout cas. Je repris après quelques courtes secondes de flottement :

« Très peu de gens ont osés braver les dangers de l’antre de la Liche. Qui sait quels trésors on pourrait trouver dans un lieu si ancien et si ardemment protégé ? Tout ce que vous trouverez là bas, vous pourrez le garder. Mon seul but est de mettre à mal cette engeance diabolique une bonne fois pour toute. »

Mon discours fini, j’avais descendu la table qui me servait d’estrade et était parti en direction de l’antre, prévoyant de bivouaquer là bas jusqu’à l’heure convenue. La traversée dans les Terres Désolées ne furent pas de tout repos, avec tous ses zombies qui déambulaient, mais surprenamment j’étais parvenu à me faufiler entre les hordes, qui ne semblaient pas très alertes ni même intelligentes. J’avais ensuite établi mon campement à l’entrée même de l’antre, comme une provocation faite à la liche, un message signifiant « Je n’ai aucune peur à l’intérieur de mon corps. Prends garde, je viens pour toi. »

Et d’ici quelques minutes, ça serait l’heure du rendez vous. J’avais cogité devant mon petit campement – sobrement constitué d’un feu de camp, d’une couverture et de quelques vivres qui marinaient dans une casserole de bouillon – en me demandant combien répondraient à l’appel. Si l’appel de la richesse était fort, la peur de la liche devait l’être d’autant plus. Rien que ceci permettait de filtrer une première fois le groupe qui allait m’accompagner dans l’antre. Seuls les plus valeureux, ou les plus avides répondraient à l’appel et me suivraient dans le donjon. Dans les deux cas, la cohésion de groupe devrait sûrement être d’une importance capitale pour eux, soit pour venir à bout de la liche plus facilement, soit pour lui voler ses trésors sans trop de risques.

Alors que j’examinai une énième fois cette porte à l’allure macabre, j’aperçus au loin une première silhouette se rapprocher. Etait-ce mon premier compagnon d’aventure ?
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Baldwin Nuussian
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MessageSujet: Re: Le Donjon de Dùralbeuk [PW Olorin/Baldwin/Thauthaudarmafur]   Ven 28 Sep 2018 - 0:07

Depuis qu'il avait rencontré Athear, sa femelle hippogriffe, ainsi que les Dragonniers, et qu'il était revenu à Stellaraë, Baldwin avait passé beaucoup de temps à ses côtés, s'entraînant à voler, et tentant d'habituer sa monture à la présence des autres humanoïdes. Elle était très méfiante et farouche face à toute personne autre que le stryge qui l'approchait, notamment à cause de l'épisode des braconniers, et il essayait de lui faire, au moins, gagner la confiance envers les Gardiens, pour commencer. Cela portait doucement ses fruits, mais il y avait encore du boulot. Heureusement, il arrivait à l'apaiser, car l'appel du voyage se faisait à nouveau ressentir.

Il n'avait pas eu une seule fois l'occasion de retourner forger depuis son arrivée à la capitale, et cela commençait fortement à lui manquer. Il avait peur de perdre la main à la longue, et avait hâte de retourner auprès de Halln poursuivre son apprentissage. Malheureusement, pour cela, il lui fallait des matériaux plus rares, principalement obtenables sur des créatures, et malgré toutes ses recherches, il ne réussit pas à en trouver n'en serait-ce qu'un seul. Il n'avait donc plus le choix, il devait quitter la ville pour aller en trouver ailleurs, s'il voulait avancer.

Il s'équipa en conséquence, car dans tous les cas, il en profitera pour aller découvrir Baldorheim, et retourner dans le nord. C'était donc paré avec son armure, sa cape à capuche sur le dos, son épée à la ceinture avec sa dague et son fléau, et des provisions pour plusieurs jours, qu'il enfourcha Athear et décolla de l'arrière-cour. Il ne pouvait s'empêcher de savourer ces sensations à chaque fois, le vol était déjà devenu comme une drogue pour lui. Il adorait la liberté que cela offrait, le paysage défilant sous ses yeux. Il pouvait aller où bon lui semblait dorénavant, et ce, très rapidement ! Il regarda en arrière, tout de même un peu triste. Il avait dit au revoir à Ashcal en partant, le maître d'armes ayant préféré le laisser là-bas, car le lion géant n'était pas habitué aux températures froides qui sévira dans les montagnes de l'est, vivant dans le désert aride, et il avait peur qu'il ne supporte pas. Il restera paisiblement parmi les Gardiens, participant à leur quotidien. Il était même probable qu'il aide les amis qu'il s'était fait dans leurs missions.

Tout en partant vers l'est, il dévia légèrement vers le sud. Il avait encore un espoir de trouver les composants qu'il cherchait, avant de devoir les récupérer à leur source, et il souhaitait tenter sa chance, kit à faire un léger détour. C'était ainsi qu'il arrivait à Ishtar quelques heures plus tard. Ils atterrirent à proximité, à l'abri. C'était un petit village, mais riche. Grâce à ses voies commerciales, beaucoup de marchands, plus ou moins honnêtes d'ailleurs, y circulaient. Mais elle était sous le contrôle des pirates, et il était également au courant pour les Sincères-rôdeurs, il se ferait donc discret, en laissant bien ses ailes protégées par sa cape, et la capuche sur le visage. Il préférait ne prendre aucun risque inutile. Son hippogriffe, quant à elle, restera à ses côtés, afin qu'elle commence à s'habituer à la foule. Il faudra bien passer par là à un moment ou à un autre de toute façon ! Gardant la main posée sur son flanc, pour la rassurer, ils avancèrent sur le chemin.


« - Pfff, décidément, impossible de trouver quoi que ce soit, même ici ! »

Plusieurs heures s'étaient écoulées, le temps qu'ils fassent le tour d'à peu prêt tous les étales potentiellement intéressants, en vain. Il sentait Athear être de plus en plus tendue et énervée à ses côtés. Ça c'était passé beaucoup mieux qu'il n'avait eut peur, mais sa présence constante à ses côtés devait l'aider. Néanmoins, il fallait désormais partir, avant qu'elle ne craque.

C'est à ce moment-là qu'ils passèrent devant une taverne bondée, nommée '' Le renard des Mers '', la porte ouverte, à l'instant même où une voix à l'intérieur s'exclama :

« Camarades ishtariens, un peu d’attention ! »

Curieux, il s'arrêta un instant pour écouter ce qu'elle avait à dire :

« Je possède actuellement la clé de l’antre de la Liche. Cette créature maléfique, nuisible pour Dùralas, n’a que bien trop vécu. Ensemble mes braves, nous allons poutrer cette entité démoniaque là où elle mérite d’être, à savoir dans le néant ! Si quelqu’un est volontaire pour me rejoindre dans ce combat, qu’il me rejoigne après demain, quand le soleil sera au zénith, à cette fameuse antre dont l’emplacement n’est un secret pour personne parmi les ishtariens. Concernant la récompense… »

Il reprit son avancée, l'histoire de récompense ne l'intéressant guère. Ce qui l'intéressait plus, c'était cette liche. Il était du même avis que la voix, c'était un danger pour la population, une créature maléfique, et même si c'était sûrement son apprentissage de purificateur qui parlait, il sentait que c'était de son devoir de l'éliminer.

« - Mon amie, je crois que nous allons déjà effectuer notre première aventure ensemble ! »

Il souriait à ses dires. Par contre, il n'avait aucune idée d'où cet antre pouvait bien se trouver ! Il alla donc vérifier si les ishtariens le savaient bel et bien, en interrogeant le premier armé qu'il croisa, et qui ne ressemblait pas à un pirate. Avec les détails en poche, il grimpa sur le dos de l'hippogriffe, et prirent leur envol.

Ils avaient deux jours pour être au rendez-vous qui avait été fixé, et comme la liche s'était installée dans les terres désolées, à l'ouest d'Ishtar, ça sera rapide à atteindre. Ils firent donc un petit bout de chemin, avant de trouver un petit coin sympa pour installer le camp jusqu'au bon moment. Se levant quasiment toujours aux aurores, il put prendre le temps de ranger ses affaires le jour J, ainsi que de vérifier la totalité de son équipement, et de l'entretenir si besoin, avant de partir.

Le paysage s'étendant au-dessous d'eux méritait bien son nom. Il avait l'air de faire un tout petit peu moins chaud qu'au désert, et la terre était complètement craquelée. Toutefois, elle n'était pas pour autant inoccupée, et Baldwin serra les dents de colère en observant des hordes de zombies titubantes en contrebas. Était-ce la liche la coupable ? Ces pauvres hères méritaient de reposer en paix, quoi qu'ils étaient de leur vivant. Soudain, il aperçut la fumée d'un feu de camp, et dirigea Athear vers cette direction. Il put ensuite discerner une grande porte, tout en s'approchant, pour enfin découvrir qu'elle était en ossements. Elle avait des goûts particuliers pour le mobilier, cette créature !

Ils finirent par se poser à quelques mètres devant un peau verte, et un magnifique griffon au plumage d'un noir profond. L'humanoïde était petit, environ comme un nain, avec les cheveux roux, une bonne musculature, une armure lourde et un gros marteau de guerre. Un peu comme un guerrier vétéran, ce qui était spécial pour sa première rencontre avec un gobelin. Le maître d'armes repéra un écusson sur son armure, avec un emblème qu'il reconnut : c'était un Kazharien, il devrait donc bien s'entendre avec lui, n'ayant aucune friction entre leurs factions. À sa vue, son hippogriffe devint plus nerveuse, plus agressive. Elle lança un cri, comme d'avertissement, tout en déployant ses ailes et en battant l'air et le sol de ses pattes avants. Le stryge se plaça immédiatement devant elle, lui posant les deux mains sur les côtés de la tête, et lui parlant doucement tout en la caressant.

« - Touuut doux, touuut doux… Voilà. Tout va bien, c'est un allié normalement, et certainement un compagnon d'armes pour les combats qui nous attendent derrière cette porte. Ne t'inquiète pas. »

Elle était encore jeune, et ce fut un réel traumatisme ce qu'elle avait subit peu de temps avant sa rencontre… Néanmoins, elle se calma très vite, bien que toujours méfiante. Il se tourna alors vers l'aventurier pour enfin se présenter, gardant une main sur son flanc.

« - Veuillez nous excuser, elle a eu encore trop récemment un revers avec des braconniers, d'où sa réaction. Je me nomme Baldwin, maître d'armes et Gardien de Stellaraë, et voici Athear. Nous sommes ici certainement pour les mêmes raisons que vous : mettre fin aux jours de cette liche. »

Il ne restait plus qu'à attendre si d'autres personnes se présenteront.






Le monde ne demande qu'à être exploré, et le savoir acquis ...


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Thauthaudarmafur
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MessageSujet: Re: Le Donjon de Dùralbeuk [PW Olorin/Baldwin/Thauthaudarmafur]   Lun 15 Oct 2018 - 0:37

La chariote bringuebalait furieusement, progressant sur les routes sinueuses des plaines du Nord. Thauthaudarmafur contemplait, silencieux, les chaînes de montagnes s'éloignant. Hélène, toute aussi solennelle, fixait avec intérêt le nain. Ce dernier avait la gorge serrée. Ce départ marquait la fin d'une longue époque, et le début d'une nouvelle bien chaotique. Il n'avait quitté qu'une seule fois les montagnes. Après l'incident ayant terrassé ses parents, il était parti vers le Nord, rejoignant le Grand Froid légendaire, que certains appelaient la Banquise. Recherchant la source de la Vitrieuse, il s'était perdu lui-même, sombrant dans les tréfonds de ses vices. Le nain ferma les yeux, pris d'un désagréable frisson. Jamais il n'était descendu dans le Sud. Il ne quitterait pas celui-ci avant d'être assez puissant pour accomplir sa volonté. Il ne rejoindrait pas sa patrie tant qu'il n'aura pas les capacités de venger sa famille et ses amis. Il songea un instant aux personnages qui l'avait retenu quelques mois ici : Zartys et Whuurtad. Comment géraient-ils la situation à la forteresse? Étaient-ils seulement encore vivants? Son intuition lui susurrait qu'ils étaient suffisamment robustes pour tenir, mais sa raison lui hurlait qu'ils étaient en danger. Sa main se crispa sur l'architecture de la caravane. Scellant son destin, il cracha amèrement sur la route défilant sous lui. Grinçant des dents, il se détourna de ce panorama le rendant mélancolique, venant à nouveau s'asseoir en face d'Hélène. La rouquine lui sourit. L'idée de joindre un convoi marchand afin de progresser vers le Sud avait été sienne. Ils se trouvaient alors dans la dernière chariote du groupe, ayant été accepté la veille contre la promesse de ne pas déranger l'activité marchande. Le nain passa sa main dans ses cheveux, les jetant sans manière derrière son crâne. La jeune femme se redressa lentement, affichant toujours son léger sourire, laissant ses multiples bouclettes rousses virevolter sur ses joues.


« Où comptez-vous vous rendre désormais? La caravane s'arrête par chez moi, à la capitale, puis rejoint Ishtar. Aviez-vous un choix précis de destination? »

« J'vous avoue qu'j'en sais rien. Il est trop tôt pour qu'j'aille voir la capitale, et j'pense pas qu'aller voir les pirates à la place soit une bonne idée. »

« Quelles sont les raisons de ces pensées? »

« Vous n'avez aucune expérience du combat. Si ça venait à mal tourner, vous me seriez un fardeau qu'il me faudrait protéger, et j'aime pas ça. »

« Nous avions convenu que vous alliez m'apprendre à me battre. »

« Je l'sais bien. À la prochaine halte, nous commencerons ta formation. »



La jeune femme élargit son sourire à cette réponse et tourna la tête vers l'ouverture à l'arrière, parcourant la vue de ses yeux verts. Quelques instants passèrent durant lesquels aucun des deux êtres n'osa rompre le silence, tous deux plongés dans leur pensée. Finalement, Hélène poussa un long soupir et reporta son attention sur le nain.


« Vous ne m'avez toujours pas parlé de vous et de ce qui vous motive à toujours plus vous éloigner des Baldors. »

« Et vous n'm'avez toujours pas conté comment une humaine d'la capitale a aterri dans une taverne isolée dans les montagnes. »

« Touché. Cependant, j'ai demandé la première. »

« Mpf. Il vous faudra m'jurer d'rien divulguer. »

« C'est promis! Peut-être pourrions-nous nous tutoyer d'ailleurs? »



Le nain acquiesça doucement, puis soupira longuement. Après tout, ils avaient du temps avant d'arriver dans le Sud...



Une journée entière fut nécessaire afin d’apercevoir la capitale à l’horizon, le convoi arrêtant régulièrement sa progression afin d’effectuer des haltes dans des villages. Les deux aventuriers avaient profité d’une de celles-ci afin d’entamer l’entraînement de la jeune femme. Le nain lui avait fourni une épée légère, une épée à lame fine triangulaire ainsi que quelques pièces d’armures légères : épaulettes, gantelets en cuir, cape… Hélène s’était équipée, et avait commencé à apprendre l’art du combat avec le nain comme mentor. Celui-ci était visiblement inquiet pour son ourson qui vivait visiblement mal le changement de climat, le désert n’étant pas adapté pour un tel animal. Quant à elle, la jeune femme semblait troublée au fur et à mesure du voyage les menant à la capitale. Lorsque celle-ci ne fut plus qu’à quelques centaines de mètre, Hélène vînt trouver le nain.


« D’après ce que tu m’as conté, peut-être n’est-il pas idéal de s’exposer dans la capitale, tu ne crois pas ? »

« J’pense pas qu’les humains fassent la différence ent’deux nains comme moi. Nous rest’rons pas longtemps, le temps qu’les marchands fassent leurs affaires. J’aim’rais aussi savoir la situation au Sud vis-à-vis des factions. La gamine qu’on connaît tous deux et ses affaires m’intriguent. »

« Je préférerais que l’on n’entre pas dans la capitale. »



Thauthaudarmafur, l’ourson assoupi sur ses genoux, plongea ses yeux noirs dans les iris verts de la rouquine, fronçant les sourcils. La tête du marchand conduisant la chariote dépassa du tissu, interrogeant les deux partenaires.


« Alors les jeunes, on vous dépose aux portes ? »



Hélène, fixant toujours le nain, secoua discrètement la tête, suppliant silencieusement. Thauthaudarmafur plissa les yeux, incertain quant aux motivations de son amie. Après un instant de réflexion, il tourna la tête vers le marchand.


« Non, nous allons vous quitter plus tôt que prévu. Encore merci pour le voyage. »

« Alors les jeunes, on vous dépose aux portes ? »



Les deux partenaires quittèrent le convoi quelques minutes plus tard. Le nain suivit la jeune femme, l’ourson dans les bras et un lourd sac dans le dos. Hélène avait le pas rapide, et semblait vouloir éviter tout contact avec la populace stellaroïse. Arrivés à une écurie isolée, le nain patienta à l’extérieur de la boutique sous l’injonction de l’humaine. Il se concentra sur son compagnon animal, bien mieux en forme depuis qu’ils étaient entrés dans le champ protecteur de la cité. Le nain songeait qu’il avait fait une erreur en l’emportant avec lui dans son épopée, mais l’ourson polaire ne souhaitait pas le quitter, d’après ce qu’il avait compris de ses couinements. Il soupira longuement. Il ne pouvait dire que l’attitude soudaine d’Hélène contrariait ses plans -car il n’en avait pas-, mais il n’appréciait pas de se faire ainsi bousculer sans avoir de raison. De plus, elle allait acheter un cheval alors qu’il ne savait pas monter. Il grommela bruyamment dans sa barbe. Comme en réponse à son onomatopée, un vieil homme lui adressa la parole dans un hurlement.



« VOUS N’ÊTES PAS PRÊTS ! »

« Z’êtes qui vous ?! Et ça va pas d’gueuler à la tronche des gens ?! »

« Je suis Gontran Théogal, mage de 12ème niveau, grand Ordonnateur et directeur de la béatitude de Swimaf, diplômé des écoles de Haute Magie, adorateur de Dlul. »

« ... »

« ... »

« Vous êtes un foutu anachronisme qui vient balancer une intrigue sans queue ni tête instauré par un abruti mal réveillé ? »

« Ouep. »

« ... »

« … VOUS N’ÊTES PAS PRÊTS ! »

« Grmbl… Prêts à quoi ? »

« … C’est quoi cette question ? »

« Bah vous me dites que je s’rai pas prêt, mais pas prêt à quoi ? »

« … Bah j’en sais rien, on m’a jamais demandé ça moi... »

« ... »

« ... »

« … Bordel. Bon Trongan... »

« Gontran Théogal ! Mage de 12ème niveau, grand Ordo... »

« Ouais ouais Gontran ! Qu’est c’que tu m’veux ? »

« Demain, à midi, rejoins l’endroit indiqué sur cette carte. Des compagnons, pour une grande aventure, tu trouveras. »

« Mais j’en ai rien à forger de ta quête secondaire. »

« Y’a de l’or à la clé. »

« Je prends. »

« Vous êtes qui vous ? »



Hélène venait de sortir de l’écurie, du matériel d’équitation dans les bras. Elle toisait à présent le vieillard, étrangement agressive. Le nain mit une fraction de seconde à comprendre ce qui allait se passer. Il tendit alors les mains et prit la parole rapidement.


« C’est personne ! Monsieur me demandait juste le che... »

« Bonjour ! Je suis Gontran Théogal, mage de 12ème niveau, grand Ordonnateur et... »

« Oh putain fais chier... »

« … directeur de la béatitude de Swimaf, diplômé des écoles de Haute Magie, adorateur de Dlul. Enchanté. VOUS N’ÊTES... »

« Elle est avec moi, en fait. »

« Ah. Et bien, bonne journée ! Moi c’que j’aime dans les balades… ♫ »



Le vieil homme s’en alla, laissant derrière lui deux êtres bouches bées, fixant avec incompréhension l’étrange personnage chantonner. Hélène cligna des yeux avant de tourner la tête vers le nain, l’interrogeant du regard quant à cet étrange événement. Le nain lui rapporta les propos du vieillard en lui désignant la carte. Hélène, abasourdie, resta muette un instant avant de reconnaître l’endroit marqué sur la carte. Elle décida de ne pas en parler au nain, optant pour un départ rapide de la capitale.


Hélène chevauchait l’étalon acquis plus tôt, se dirigeant vers le Sud, faisant fi des multiples remarques du nain ruminant dans sons dos. Ils avaient quitté la cité humaine au galop quelques minutes après la rencontre avec le dénommé Théogal. Une fois le calme partiellement revenu, le nain avait injurié leur monture commune, puis reproché à l’humaine de « l’avoir forcé à subir ce trajet sur un croupier de canasson ». Hélène, démontrant un sérieux qu’elle n’avait jusqu’alors jamais employé, avait soigneusement ignoré ses râleries et avait dévoilé tout ce qu’elle savait sur l’emplacement qu’il rejoignait.


« Toi qui vient des Baldors, tu n’as jamais sans doute entendu parler de cette légende. Les Terres Désolés portent bien leur nom. C’est une étendue de terre craquelée où se dressent des créatures défiant la mort. Des squelettes, des êtres dont la peau pourrit, des monstres rampants, et bien d’autres types de mort-vivants. On raconte aux enfants que cette zone était autrefois florissante, mais qu’un roi aurait succombé à la tentation et vendu son âme au démon, obtenant ainsi une armée de morts. Il serait désormais l’esclave de ce démon, et régnerait sur ces terres. Au centre de celles-ci se dressent un donjon dont la porte fut forgée avec des ossements humains. Une puissante invocation, la Liche, du démon y serait maîtresse. D’après les récits que l’on m’a compté quand j’étais petite, ce lieu se trouverait approximativement là où le vieil homme souhaite nous envoyer. Ça ne me dit absolument rien qui vaille, Thauthaudarmafur. Je pense sincèrement qu’on ne devrait pas y aller. »



Le nain, redevenu sérieux, baissa la tête, conservant le silence après les propos de la rouquine. Il n’avait jamais entendu parler de ces histoires, les nains demeurant très cloîtrés dans leur culture. Il découvrait avec Hélène une étendue bien plus vaste de connaissances de ce monde. Néanmoins, il ne partageait pas ses inquiétudes.


« T’as bien fait d’me prév’nir. Mais on y va quand même. Ce type a parlé d’compagnons. Si ceux-ci sont assez braves et fous pour v’nir défier c’te démon, alors ce sont des guerriers qu’il est bon d’connaître. Pour c’qui est du combat, tu rest’ras derrière moi. Oublie pas ce que j’t’ai appris sur la garde, c’est ce qui t’maintiendra en vie. »

« Je… Je n’suis pas sûre, Thauthau… Ne pourrait-on pas continuer notre route, rejoindre la côte et... »

« Hélène ! Nous y allons. J’sais c’que c’est que d’avoir une malédiction pourrissant la vie d’une région. Si j’peux agir contre celle-ci, je n’me permettrai pas de l’ignorer. »

« … D’accord. Je te suivrai, alors. »



Les deux compagnons se dirigèrent ainsi vers le Sud, vers le donjon de la Liche. Ils firent une halte pour la nuit à distance des Terres Désolées, évitant ainsi les monstres y patrouillant. Après un court entraînement, Hélène alla dormir, laissant le nain prendre le premier tour de garde. Thauthaudarmafur avait mal au cœur, mal à l’âme. Quelque chose se brisait en son être à mesure qu’il progressait en dehors des montagnes. Il n’était pas dans son élément en cette région, il n’avait pas sa place en ce monde désertique et plat. Il renifla, pris d’un long frisson. Les doutes s’enchaînaient au sein de son crâne. Alors qu’il avait été certain de lui lorsqu’était venu le temps de dénoncer la traîtrise naine, il se voyait désormais comme un lâche d’avoir abandonné les deux êtres restant chers à son cœur. Alors qu’auparavant, il était celui chamboulant le cours des choses, il était devenu lui-même une goutte d’eau dans un torrent. Il se sentait déjà las de n’avoir aucun repos depuis ces événements. Constamment sur ses gardes, à ne dormir d’un unique œil, il ne s’accordait aucun repos. Il avait pensé qu’avoir la compagnie d’Hélène l’apaiserait, ce qui était parfois le cas, mais il s’avérait qu’elle était davantage une élève qu’une partenaire. Au loin, des hurlements retentirent. La nuit débutait, et avec elle, les chasses des créatures vivant dans ces terres maudites. Le nain dégaina son marteau-piolet. Les monstruosités n’avaient aucune chance de parvenir jusqu’à eux, mais il serait prêt, le cas échéant.


La nuit passa, fraîche et sinistre, accompagnée de bruits étranges provenant des Terres. Les deux compagnons allumèrent un dernier feu afin de partager un repas solide avant d’entrer dans les zones de combat. D’un commun accord, ils relâchèrent le cheval qui n’aurait pas survécu au donjon. Hélène était à présent détendue, comme si la nuit avait effacé toute sa nervosité, et affichait à nouveau un sourire et une bonne humeur permanente. Elle allait vivre sa première aventure, et elle avait conscience qu’elle débutait fort. Plaçant sa confiance dans le nain renégat, elle lui promit de ne pas tenter d’action folle et de toujours favoriser sa sécurité. Thauthaudarmafur prit à nouveau le commandement et se dirigea vers le Sud. Les Terres étaient infestées d’êtres boitant ci-et-là, de monstres creusant la terre ou encore de squelettes cliquetant à chaque mouvement. Le nain entreprit d’esquiver les combats dans un premier lieu, tentant de se tenir à plusieurs mètres des créatures. Il avait ordonné à la jeune femme de courir s’il venait à devoir se battre. Ils ne pourraient pas, à deux, à éradiquer toute la vermine de la région. Le donjon était l’objectif. Étonnamment, les monstres ne réagirent pas au passage des deux vivants se faufilant telles deux ombres malgré la corpulence loin d’être furtive de l’un d’eux. Il s’avéra qu’en s’approchant du lieu désigné, les Terres se voyaient désertées de ses progénitures. Ainsi, les deux aventuriers aperçurent bientôt la fameuse porte au loin. Le nain s’arrêta, percevant deux silhouettes devant la porte. Malgré l’importante distance les séparant de la porte, Hélène et Thauthaudarmafur tentèrent de discerner de quelconques détails sur ces personnages. Hélène fut la première à percevoir les symboles de deux factions.


« Un Gardien et un Kazharien. »

« … Par ma barbe, fallait qu’ce soit eux ! »



Le nain se retourna, se hâtant de disparaître du champ de vision des deux guerriers patientant à la porte. Il regarda Hélène avec sérieux tout en sortant son deck Front.



« Je n’ai aucune envie de les rencontrer. Le Gardien n’a aucune importance quant au fait que j'sois recherché. Le Kazharien, en revanche… Pour autant on ne va pas abandonner. »

« Que comptes-tu faire ? »

« Un nain est r’censé traître, pas trois. Avec un peu d’chance, il n’aura même pas entendu parler en détail d’moi, ça d’vrait aller. Je ne t’ai pas parlé de ce qu’il m’ait arrivé après not’ rencontre à la taverne du « Célère Arànien » ? J’ai obtenu… Découvert un pouvoir lié à mes cartes de KvUnT, qui m’permet d’invoquer leurs significations. Vois plutôt. »



Le nain mélangea rapidement ses cartes et en tira cinq. « La Charge Naine », « Le Maître des Runes », « La Régénération Alcoolique », « Le Rempart Nain » et « Le Troubadour Nain ». Présentant les cartes à la jeune femme, il lança les deux cartes d’invocation au sol. Il grogna de douleur, se tordant légèrement sous la douleur survenant à son cœur semblant se serrer, alors que « Le Maître des Runes » et « Le Troubadour Nain » apparaissaient devant lui. Hélène vînt soutenir l’invocateur qui lui assura que tout allait bien. Comprenant que cette douleur survenait à chaque fois, elle reporta son attention sur les invocations. Les deux nouveaux nains la saluèrent en penchant la tête. Elle cligna des yeux, impressionnée.


« C’est… Fantastique… Cette magie... »

« Cela consomme une quantité d’énergie considérable, mais c’est pas mal. On appellera celui-ci Zartys et celui-là Gehornn.»

« Et ils ont… Leurs personnalités ? »

« Pas tout à fait. Ils agissent selon mes ordres, mais demeurent des êtres à part entière. Ils ne parlent pas, néanmoins. Sans doute parc’que j’suis pas assez expérimenté. Allons-y. »



Sur ces mots, les deux compagnons reprirent leur marche vers la porte du donjon. Le nain conservait ses trois dernières cartes à l’écart, ayant implicitement débuté un duel de KvUnT afin d’invoquer les deux nains les encadrant. Les quatre combattants avaient leurs armes rangées, prêtes à être dégainées. Une bonne dizaine de minutes plus tard, les détails faisant jusqu’alors défaut commencèrent à être discernables. Les deux personnages étaient accompagnées de leurs montures, et le Gardien s’avérait être un stryge blanc tandis que le Kazharien semblait de petite taille avec une armure lourde. Quelque chose clochait néanmoins avec sa corpulence, Thauthaudarmafur le sentait et décida de conserver son attention concentrée sur lui, un mauvais pressentiment étreignant son être. À quelques mètres des protagonistes, le nain s’arrêta net. Hélène ainsi que ses invocations se tournèrent vers lui, découvrant son expression sèche et son regard noir. Hélène se rapprocha et voulut questionner son partenaire, mais n’en eut pas le temps. Le nain avait commencé à dégainer son marteau-piolet et marmonna.


« Un gobelin. »



Hélène tourna la tête, et aperçut la peau verte du Kazharien. Elle écarquilla les yeux, effectuant le lien avec le passé de Thauthaudarmafur et fit volte-face, déposant la main gauche sur celle, armée, du nain. Elle plongea son regard dans le sien en lui chuchotant, tentant de rester discret.


« Non ! Ne fais pas ça, il ne doit pas être comme les autres... »

« C’est un peau verte. Un foutu peau verte. L’Imperator, ce pleutre, a engagé un peau verte. J’vais l’tuer. »

« Je te demande de ne pas faire ça, Thauthau. Contiens ta haine, je t'en prie. Je sais que tu ne joueras pas ce choix aux cartes, mais alors je te supplie de m’écouter… »



Le nain planta son regard haineux sur le visage de la stellaroïse. Il glissa ses yeux sur ses deux invocations, se tenant prête à dégainer et à suivre leur frère. Le Banni déglutit péniblement, visiblement tiraillé. Prononçant finalement une insulte naine envers l’Imperator et tous les nains le suivant dans cette folie, il rengaina, promettant néanmoins de décapiter cette créature si elle venait à faire preuve d’agressivité. Hélène sourit chaleureusement au nain, et le remercia d’un regard tendre avant de se tourner, prenant la tête de la petite troupe. Suffisamment proche du Stryge et du gobelin, la rouquine prit la parole d’une voix claire et sympathique, esquissant une moue dépité lors de la seconde partie de son monologue.


« Bonjour messieurs ! Vous devez être les compagnons qu’on nous a promis. Je me présente, je suis Hélène, et voici mes propres camarades : Thauthaudarmafur, Zartys et Gehornn. C’est donc ça l’antre de la liche ? Elle a pas l’air terrible... »




~ Puisse Grungni veiller sur votre honneur ~




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Olórin Calen
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MessageSujet: Re: Le Donjon de Dùralbeuk [PW Olorin/Baldwin/Thauthaudarmafur]   Lun 15 Oct 2018 - 13:29

Très tôt ce matin là, l'aube encore à ses balbutiements, quelqu’un vint frapper à sa porte tandis qu'il copiait avec minutie quelques ouvrages de qualité appartenant à la Garde Zéphyr. Quelque peu dérangé dans son œuvre une grimace traversa son visage. Le garde sylvestre lui n'attendit pas plus. Il entra et lui dévoila son message.

Nos éclaireurs racontent qu'un gobelin aurait lancé un appel pour constituer un groupe d'aventurier afin d'aller éliminer l'hôte du Donjon de la Liche.

D'où vous parviennent ses nouvelles, et depuis quand ?

Son interlocuteur savait déjà qu'il n'aurait pas dû le prévenir de cela. Mais les ordres avaient été ainsi. Connaissant le bougre depuis plusieurs années celui-ci se jetterai dans une telle aventure. La question qui persistait toujours était ; pourquoi ? Pour l'heure, il était encore temps d'essayer de l'en dissuader.

Votre amie, la Centauresse, il y a de cela quelques heures tout au plus... mais Sire Calen, vous ne songez tout de m...

Faites préparer un cerf royal. Je mets les voiles dans quelques minutes.

Mais votre monture ne tiendra jamais le coup ! Vous n'arrivez jamais à temps.

Si je m'étais arrêté à ce genre de discours, ma vie durant, je n'aurai pas le double de votre âge jeune elfe.

Il détourna le regard, ses propos ayant été relativement clairs pour le faire déguerpir et surtout lui faire fermer son clapet. Quel toupet ces jeunots ! Le garde ne demanda pas son reste, il disparu, probablement pour aller faire préparer la monture d'un vieux mage sénile. Olórin ne tarda pas à nettoyer son bureau, rangeant chaque chose à sa place, sans précipitation, sans appréhension. Un quart d'heure s'était écoulé et c'était pour lui le début d'un long voyage pour une réussite bien incertaine.

Il prit d'abord la voie maritime jusqu'au Delta Hukutav, ainsi sa monture fut préservée d'une route déjà bien longue et sinueuse. Continuant par les mers il ne descendit du navire qu'au moment où il ne lui resterait plus que quelques heures de voyage. Le cerf royal qu'on lui avait prêté était un des plus rapides, mais certainement pas aussi endurant qu'il l'aurait espéré. Rapidement il s'épuisa dangereusement. Olórin eu donc une idée simple, fait intervenir son esprit protecteur. Ce dernier lui redonnerai force et endurance au travers un transfert magique ponctuel. Juste de quoi le préserver de graves séquelles. Tous les trois, ils traversèrent les terres désolées sans y faire véritablement attention, volontairement d'ailleurs. Ici bas, le spectacle était lamentable, et la vision d'horreur qui en ressortait n'était bonne qu'à éviter. Après un autre long et éreintant morceau de voyage, le voilà qui arrivait en présence d'un petit groupe d'aventurier, dont une rousse qui lâchait.


« Bonjour messieurs ! Vous devez être les compagnons qu’on nous a promis. Je me présente, je suis Hélène, et voici mes propres camarades : Thauthaudarmafur, Zartys et Gehornn. C’est donc ça l’antre de la liche ? Elle a pas l’air terrible... »

C'est une grave erreur que vous faites là, damoiselle. Une erreur qui a coûté la vie à de nombreuses autres personnes qui plus est.

Tandis qu'il descendait de sa monture, il lui claqua la croupe pour qu'elle retourne au point de départ. Il n'en aurait pas besoin pour l'instant, et peut-être même plus besoin d'ici quelques temps... Son esprit protecteur, cette petite boule bleutée électrique et filandreuse, se mit lentement à tourner autour de lui, comme s'il était tombé volontairement dans une forme de léthargie laissant tout le loisir au cryomancien de palabrer. Chose qu'il fit en ajoutant.


Les apparences sont parfois trompeuses comme on l'entend souvent dire. Ce n'est pas pour rien. D'ailleurs, si vous vous étiez véritablement renseigné sur ce qui se trouve derrière ses portes vous n'auriez probablement jamais acceptée de vous y rendre.

Il sourit légèrement tout en regardant la rouquine avant de laisser ses yeux se poser sur Thauthaudarmafur. Il le figea pendant de longues secondes avant de laisser dériver son regard sur les autres. Puis il gratifia Baldwin d'un large sourire avant de s'adresser à la peau verte.

Qu'attendons-nous, c'est bien vous le porteur de la clé ?
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Le Juge
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MessageSujet: Re: Le Donjon de Dùralbeuk [PW Olorin/Baldwin/Thauthaudarmafur]   Hier à 0:37

L'Antre de la Liche


Evénement


@Grabuge perd x1 clef de l'Antre de la liche.

Vous venez à peine d'entrer le donjon. Le passage est très étroit et votre équipe ne peut que que se mouvoir en file indienne dans ce vestibule rocailleux. Vous avez avancé de quelques mètres qu'un grondement se fait entendre pile en face de vous. Vous voyez bientôt un énorme rocher qui prend une bonne partie du passage et qui file vers vous à toute allure. Vous n'avez pas le choix : vous devez l'esquiver !

Chaque joueur en commençant par @Grabuge doit lancer un Rp de cinq lignes + un dé de race pour savoir s'il esquive le rocher.

- En cas de CR : Vous arrivez à esquiver le rocher.
- En cas de CC : vous arrivez à stopper le rocher - le reste des joueurs n'a pas besoin de lancer de dé et vous passez cette obstacle sans encombre.
- En cas d'EC : Vous vous prenez le rocher en pleine figure. Vous perdez 25% de votre vitalité de base.

Merci d'attendre l'arrivée du Juge si vous parvenez à bloquer le rocher ou si chaque personne a posté un message.


Joueurs / Fiche de combat

Le donjon fonctionne comme une expédition, les joueurs conservent les mêmes stats jusqu'à la fin des donjons, en incluant les bonus ou les malus qu'ils peuvent subir. Chaque joueur peut utiliser 1 porte-bonheur pendant tout le donjon, 2 s'il est un guérisseur.

Vitesse des joueurs (avant activation deck arlequin) : 1767

Grabuge : 3565
Vitesse : 111
Dégâts : 1764
Bonus : /

Baldwin Nuussian : 1133
Vitesse : 319
Dégâts : 1183
Bonus :
  • Panoplie gardienne : Invoquera automatiquement en combat son familier Athear (1300 de vitalité/250 de vitesse/250 de dégâts)


Olorin Calen : 1931
Vitesse : 719
Dégâts : 1866
Bonus :
  • Mage : Utilise le dé mage
  • Pendentif zéphyrien : +10% (72) de vitesse/tour en cas de combat


Thauthaudarmafur : 915
Vitesse : 618
Dégâts : 215
Bonus :
  • Deck d'invocation :
    effet:
     
  • Deckonomicon :
    effet:
     
  • Tarot toro :
    effet:
     


Butins amassés


Rien pour l'instant...
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Grabuge
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(Feriel, griffonne de Grabuge (modifié) +400, v+400, dissuasion : évite la prison à coup sûr)

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Vitalité:
3565/3565  (3565/3565)
Vitesse: 111
Dégâts: 1764

MessageSujet: Re: Le Donjon de Dùralbeuk [PW Olorin/Baldwin/Thauthaudarmafur]   Hier à 8:53

La silhouette que j’avais aperçu dans le ciel se précisa, et vint alors se poser devant moi. Un stryge blanc, accompagné de ce qui semblait être un hyppogriffe, se présentèrent face à moi.
Immédiatement, je sentis Feriel se tendre. Elle était encore un peu sauvage, et si ce que j’imaginais être mes nouveaux compagnons ne risquaient rien en ma présence, on était jamais trop prudent.
L’hyppogriffe du nouvel arrivant semblait s’agiter, et Feriel répondait par une agitation égale. Je lui caressai donc l’encolure pour la calmer pendant que le stryge faisait de même avec son partenaire, lui susurant des mots rassurants à l’oreille.

Il finit, après quelques secondes, par se retourner vers moi, main sur le flanc, et me dire :

« Veuillez nous excuser, elle a eu encore trop récemment un revers avec des braconniers, d'où sa réaction. Je me nomme Baldwin, maître d'armes et Gardien de Stellaraë, et voici Athear. Nous sommes ici certainement pour les mêmes raisons que vous : mettre fin aux jours de cette liche. »

Après analyse, je reconnus moi aussi le blason des Gardiens, cette faction au service du roi des humains et fervent protecteurs du désert. Aucune raison de mésentente alors, il n’était ni de la Congrégation, ni des Pirates après tout.
Je repensais à la première chose qu’il m’avait dit. Ainsi donc la dénommée Athear était une femelle, comme Feriel. Et elle avait eu des mésaventures avec des braconniers ? Je fis une moue. Je n’aimais pas vraiment qu’on s’en prenne aux animaux gratuitement, et mon peuple m’avait appris à respecter la Nature et ses enfants, sous peine de subir le courroux des Esprits.

Je frappai mon poing sur mon torse, signe typique des kazhariens, et lui répondit :

« Force et honneur ami Gardien. Tu as eu le courage de venir affronter la liche, et rien que pour ça tu as mon respect. N’aie crainte pour ton hyppogriffe, mon peuple m’a toujours appris à respecter la Nature, et je compte bien qu’Athear se sente à l’aise. Autant qu’on peut l’être dans l’antre d’une créature maléfique en tout cas. Je me nomme quant à moi Grabuge, justicier kazharien, et voici ma fidèle partenaire Feriel. Elle était encore sauvage il y a quelques mois, donc excusez la si elle est un peu turbulente. »

Je frottai à nouveau l’encolure de ma partenaire ailée qui vint me caresser le torse avec son bec. Etait-elle gênée que je la présente ainsi ? Cette pensée me fit sourire légèrement, et alors que j’allais poursuivre la conversation, je vis apparaître non loin, sur terre cette fois-ci, quatre silhouettes. Trois petites, à ma taille, et une un peu plus grande. Je dis donc au dénommé Baldwin :

« Je crois bien que de nouveaux partenaires vont nous rejoindre dans cette expédition. Je vois pas d’ici… un nain… deux nains… trois nains. Et une personne du grand peuple. Une djöll’fulin peut être ? Ah non, une humaine, pardonnez-moi. »

Les quatre personnes finirent par arriver devant nous. Il y avait en effet trois nains et une humaine, tous semblant être dans la fleur de l’âge, la trentaine certainement. Parmi les trois nains, deux semblaient avoir un regard assez inexpressif, peut-être blasés du trajet dans les Terres Désolées. Le troisième avait le regard fuyant et semblait pester silencieusement. Un incident fâcheux sur la route qu’il aurait mal digéré peut être ? L’humaine, quant à elle, semblait bien plus chaleureuse, et nous dit en arrivant à portée de voix :

« Bonjour messieurs ! Vous devez être les compagnons qu’on nous a promis. Je me présente, je suis Hélène, et voici mes propres camarades : Thauthaudarmafur, Zartys et Gehornn. C’est donc ça l’antre de la liche ? Elle a pas l’air terrible... »

Je me retournai pour regarder avec précision l’entrée de l’antre. Avec ses os et ses crânes, c’était surtout sa propriétaire qui avait l’air terrible. Au même moment, un bruit de sabots percutant la terre craquelée se fit entendre, et il se rapprochait. Supposant que les zombies n’avaient pas de monture, je supposai également que c’était là un nouveau compagnon. Je fis un léger rictus en guise de sourire de bienvenue aux trois aventuriers déjà présent et leur répondis, les regardant tour à tour :

« Enchant- »

Au même moment, je me fis couper par le nouvel arrivant qui apparut enfin, montant un cerf majestueux et plein de prestance. Il dit tout en descendant de sa monture, et j’aperçus que c’était un vieil humanoïde, peut être bien lui aussi humain :

« C'est une grave erreur que vous faites là, damoiselle. Une erreur qui a coûté la vie à de nombreuses autres personnes qui plus est. »

Je souris en voyant le vieillard descendre vigoureusement, et claquer la croupe de sa monture pour que celle-ci parte. Une boule de lumière, d’origine magique à n’en pas douter, commença à tourner lentement autour du nouvel arrivant, qui était probablement un mage de ce que je voyais. Il enchaîna, l’air calme :

Les apparences sont parfois trompeuses comme on l'entend souvent dire. Ce n'est pas pour rien. D'ailleurs, si vous vous étiez véritablement renseigné sur ce qui se trouve derrière ses portes vous n'auriez probablement jamais acceptée de vous y rendre.

Il se mit alors à passer son regard sur nous tous, lentement, s’arrêtant étrangement longtemps sur le dénommé Totodarma… Totodrama… Totodamr… le nain ronchon quoi, avant de me lancer :

Qu'attendons-nous, c'est bien vous le porteur de la clé ?

Je hochai la tête et répondis :

« Déjà, comme je le disais précédemment, je me nomme Grabuge, justicier kazharien et voici ma fidèle partenaire ailée Feriel. Si je vous ai réuni ici, c’est pour détruire ce fléau qui menace Dùralas une bonne fois pour toute. A ceux qui sont venus par cupidité, faites comme bon vous semble, du moment que vous ne ralentissez pas les autres et que vous nous épaulez au combat. Pour les présentations, ce stryge se nomme Baldwin et il est accompagné de son hyppogriffe Athear. Cette jeune femme se nomme Hélène, et par peur d’écorcher vos noms je vous laisse, maîtres nains, vous présenter vous-même. Libre à vous de vous présenter, vieil homme, je pense que personne ne vous en tiendra rigueur si vous souhaitez garder l’anonymat, mais c’est toujours plus sympathique de vous appeler par votre nom que par « vieil homme ». Dernière précision : je ne sais pas s’il y aura une possibilité de retour en arrière, alors si vous rentrez, ne prenez pas cette décision à la légère. Bien, si personne n’a de questions, et si tout le monde est prêt à braver les dangers de l’antre, ne perdons pas une minute. »

Après ce petit discours de mise en garde, je sortis la clé que j’avais rangé dans ma besace, parmi les herbes et autres végétaux, et l’enfonçai dans la fente de la porte macabre, ironiquement en forme d’os. Je tournai, et après un déclic, la porte se mit en branle, dévoilant un couloir très exigu. Fouillant dans mon sac, j’en sortis un briquet à amadou et une torche, et allumai cette dernière avant de pénétrer dans l’antre de la liche. A l’intérieur, il faisait froid. Un froid loin d’être doux, un froid malsain, un froid de mort. L’endroit était si étroit que nous ne pouvions que progresser en file indienne, et je décidai donc d’enfourcher ma griffonne en cours de route, afin que le groupe ne s’étende pas trop.
Soudain, alors que nous progressions - dans un silence qui n’aidait pas à améliorer l’atmosphère pesante des lieux – j’entendis ce qui semblait être un roulement. Ca se rapprochait assez rapidement, et ça venait de devant. Qu’est-ce que… ?

Devant moi apparu alors un gros rocher, le genre de rocher qui pouvait facilement écraser un petit gobelin tel que moi. J’écarquillai les yeux et criai alors derrière moi :

« ROOOOOOCHEEEEER !!! »

Feriel, qui était au moins aussi alerte que moi, parvint à se cacher dans une des nombreuses alcôves avant que la pierre ne nous écrase. J’espérai vraiment que les autres allaient réagir assez rapidement.


Dernière édition par Grabuge le Mar 16 Oct 2018 - 16:29, édité 1 fois
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Le Destin
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MessageSujet: Re: Le Donjon de Dùralbeuk [PW Olorin/Baldwin/Thauthaudarmafur]   Hier à 8:53

Le membre 'Grabuge' a effectué l'action suivante : Actions


'Attaque - Peau verte' :
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Baldwin Nuussian
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MessageSujet: Re: Le Donjon de Dùralbeuk [PW Olorin/Baldwin/Thauthaudarmafur]   Hier à 16:57

En réponse à leur présentation, le gobelin frappa son torse de son poing, en tant que signe kazharien.

« Force et honneur ami Gardien. Tu as eu le courage de venir affronter la liche, et rien que pour ça tu as mon respect. N’aie crainte pour ton hyppogriffe, mon peuple m’a toujours appris à respecter la Nature, et je compte bien qu’Athear se sente à l’aise. Autant qu’on peut l’être dans l’antre d’une créature maléfique en tout cas. Je me nomme quant à moi Grabuge, justicier kazharien, et voici ma fidèle partenaire Feriel. Elle était encore sauvage il y a quelques mois, donc excusez la si elle est un peu turbulente. »

Baldwin hocha la tête, tout en souriant, et caressa doucement l'encolure d'Athear en répondant.

« - Enchanté ! Il n'y a pas d'inquiétude, ça fait encore moins longtemps pour Athear ! »

Cette dernière poussa un petit cri, avant de pousser son épaule de sa tête, comme si elle voulait avoir son mot à dire, ce qui fit rire le stryge. Feriel agissait aussi à sa façon avec son cavalier, ils semblaient être proches également. Le stryge était très curieux de voir ce duo à l'action, ça serait enrichissant pour lui, et pour l'hippogriffe, qui semblait enfin se relâcher complètement, voyant qu'ils ne risquaient pour le moment rien. Grabuge, donc, semblait vouloir continuer à parler, mais son regard partit alors vers le lointain, dans le dos du maître d'armes, qui se retourna.

« Je crois bien que de nouveaux partenaires vont nous rejoindre dans cette expédition. Je vois pas d’ici… un nain… deux nains… trois nains. Et une personne du grand peuple. Une djöll’fulin peut être ? Ah non, une humaine, pardonnez-moi. »

L'intéressé ne répondit pas, observant les silhouettes qui s'étaient arrêtées un moment, avant d'avancer à nouveau. Il savait que les nains et les gobelins n'étaient pas amis, loin de là, et espérait que ça se passerait bien.

« Bonjour messieurs ! Vous devez être les compagnons qu’on nous a promis. Je me présente, je suis Hélène, et voici mes propres camarades : Thauthaudarmafur, Zartys et Gehornn. C’est donc ça l’antre de la liche ? Elle a pas l’air terrible... »

Elle semblait sympathique de prime abord, et de bonne humeur, contrairement aux nains derrière. L'un pestait silencieusement, et les deux autres semblaient vides d'émotions. Baldwin ressentait une impression bizarre, comme face à la Gardienne qui avait fini par s'évaporer devant leurs yeux face à Salomon, comme s'ils étaient '' faux ''. Il ne s'expliquait pas pourquoi il ressentait ça, son hyper sensibilité était à ce point ? Bah, ils venaient combattre à leurs côtés, il n'y avait pas de raisons de s'inquiéter, normalement.

Grabuge commença une réponse, mais fut immédiatement coupé par un nouveau venu, à dos d'un grand cerf. C'était une belle bête, et le Gardien reconnu aussitôt la voix, et la façon de parler, d'Olórin, le mage elfe qu'il avait rencontré à la bibliothèque de Stellaraë, ce qui le fit sourire de plus belle.

C'est une grave erreur que vous faites là, damoiselle. Une erreur qui a coûté la vie à de nombreuses autres personnes qui plus est.

Il était content de le revoir. Ce dernier renvoya son cerf, certainement pour qu'il rentre à bon port, avant qu'une boule d'énergie bleutée, que l'on appelait esprit protecteur, se mette à tourner lentement autour de lui.

Les apparences sont parfois trompeuses comme on l'entend souvent dire. Ce n'est pas pour rien. D'ailleurs, si vous vous étiez véritablement renseigné sur ce qui se trouve derrière ses portes vous n'auriez probablement jamais acceptée de vous y rendre.

Il laissa ensuite son regard passé sur tous, restant un peu plus longtemps sur le dénommé Thauthaudarmafur. Enfin, il fit un grand sourire au stryge blanc, qu'il lui rendit, avant de continuer.

Qu'attendons-nous, c'est bien vous le porteur de la clé ?

Grabuge se lança alors dans un grand discours, présentant les raisons, et eux-mêmes. Le maître d'armes le laissa faire, saluant les autres de la tête lorsqu'il le présenta. Au vu du groupe, il ne pensait pas que quelqu'un venait par cupidité, même s'il pouvait se tromper. Si tout le monde avait déjà fait le chemin dangereux pour venir ici, ils continueraient certainement jusqu'au bout, il n'en doutait pas. Aussi, le kazharien sortit la clé de la porte squelettique devant eux, avant de la déverrouiller. Elle s'ouvrit lentement, en un grincement lugubre, dévoilant un long couloir, très sombre.

Ils ne pouvaient qu'avancer en file indienne, et commencèrent la progression dès que le gobelin alluma sa torche. Étant juste après lui, Baldwin n'eut pas l'intérêt de faire de même, et était plutôt prêt à l'action. Athear restait derrière, nerveuse, mais il gardait sa main posée sur sa tête, pour la rassurer. De toute façon, elle l'aurait suivi quoi qu'il fasse ! La fraîcheur tombale à l'intérieur lui rappelait désagréablement son épreuve à la Tour, où il avait dû faire face à un labyrinthe bourré, ou même plus fourré, de zombies décérébrés. Mais il s'y attendait, comme il s'attendait à devoir combattre toutes sortes de morts-vivants.

Le peau-verte enfourcha Feriel, mais le dragonnier ne fit pas de même, car il était plus à l'aise à pied pour combattre dans un lieu si exigu. Doucement, un bruit sourd se fit entendre au loin, un bruit qui croissait de plus en plus, comme un roulement se rapprochant, devenant omniprésent. Soudain paniqué, Grabuge cria :

« ROOOOOOCHEEEEER !!! »

Puis il réussit à se mettre à l'abri dans une alcôve. Baldwin écarquilla les yeux en voyant l'imposante boule de pierre arriver à pleine vitesse sur eux. C'était donc ce genre de chose qui les attendait ? Toutefois, il commençait à s'habituer aux pièges avec ses entraînements parmi les Gardiens, et les remercia silencieusement. Il n'y avait que quelques secondes avant l'impact. Observant très rapidement les détails de ce qui l'entourait, tout en gardant son sang-froid, il remarqua des faiblesses dans le plafond. Est-ce que ça pourrait marcher ? Le rocher passait à quelques pouces prêt en hauteur, peut être que… Il dégaina rapidement sa lame du désert tout en criant pour ceux de derrière, poussant Athear.

« - Reculez tous ! »

Il planta alors profondément son épée dans la fissure au plafond, avant de la remuer pour tenter de provoquer un petit éboulement. Au vu de l'état, ça ne devrait pas être très important, mais suffisamment pour peut-être les sauver. Sentant que ça commençait à lâcher prise, il retira son épée et se jeta rapidement en arrière en se protégeant le visage, au moment où le piège arrivait sur lui. Un énorme nuage de poussière envahit la zone, tandis que de nouveaux bruits retentirent, à la limite de l'assourdissement. Il fallut attendre plusieurs minutes pour avoir à nouveau une visibilité quasiment normale, mais qui prouva qu'il avait réussi.

Un trou sombre dans le plafond était à présent visible, le tas de gravats créé étant assez gros pour résister au poids de la boule, et la bloquer d'extrême justesse. Heureusement, elle s'était encastrée de façon à ce qu'un passage assez gros pour les bêtes subsiste, leur permettant de continuer leur avance. Le maître d'armes s'essuya le front, puis sa lame, toujours comme neuve et aussi dorée que son armure, sur son vêtement, pour la nettoyer de la poussière, avant de la ranger dans son fourreau. Il soupira de soulagement, tout en jetant un regard sur ses compagnons.

« - Fiou, c'était moins une… Tout le monde va bien ? »






Le monde ne demande qu'à être exploré, et le savoir acquis ...


Merci à Mohana pour mon avatar !


Dernière édition par Baldwin Nuussian le Mar 16 Oct 2018 - 19:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Donjon de Dùralbeuk [PW Olorin/Baldwin/Thauthaudarmafur]   Hier à 16:57

Le membre 'Baldwin Nuussian' a effectué l'action suivante : Actions


'Attaque - Stryge B' :
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MessageSujet: Re: Le Donjon de Dùralbeuk [PW Olorin/Baldwin/Thauthaudarmafur]   Hier à 20:13

L'Antre de la Liche


Evénement


Vous continuez dans ce même couloir qui semble s'élargir petit à petit. Vous pouvez désormais être plusieurs côte à côte. L'un de vous (on ne désignera pas le ou la coupable...) vient de marcher sur une dalle. Tous les aventuriers viennent d'être touchés par des flèchettes empoisonnées et perdront 60 de vitalité/tour durant les combats.

Chaque joueur en commençant par @Thauthaudarmafur doit écrire un rp de 5 lignes expliquant ce qu'il vient de se passer.

Notez que si vous aviez eu un voleur, il aurait pu désactiver le piège...


Joueurs / Fiche de combat

Le donjon fonctionne comme une expédition, les joueurs conservent les mêmes stats jusqu'à la fin des donjons, en incluant les bonus ou les malus qu'ils peuvent subir. Chaque joueur peut utiliser 1 porte-bonheur pendant tout le donjon, 2 s'il est un guérisseur.

Vitesse des joueurs (avant activation deck arlequin) : 1767

Grabuge : 3565 -60 de vitalité/tour
Vitesse : 111
Dégâts : 1764
Bonus : /

Baldwin Nuussian : 1133 -60 de vitalité/tour
Vitesse : 319
Dégâts : 1183
Bonus :
  • Panoplie gardienne : Invoquera automatiquement en combat son familier Athear (1300 de vitalité/250 de vitesse/250 de dégâts)


Olorin Calen : 1931 -60 de vitalité/tour
Vitesse : 719
Dégâts : 1866
Bonus :
  • Mage : Utilise le dé mage
  • Pendentif zéphyrien : +10% (72) de vitesse/tour en cas de combat


Thauthaudarmafur : 915 -60 de vitalité/tour
Vitesse : 618
Dégâts : 215
Bonus :
  • Deck d'invocation :
    effet:
     
  • Deckonomicon :
    effet:
     
  • Tarot toro :
    effet:
     


Butins amassés


Rien pour l'instant...
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MessageSujet: Re: Le Donjon de Dùralbeuk [PW Olorin/Baldwin/Thauthaudarmafur]   

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Le Donjon de Dùralbeuk [PW Olorin/Baldwin/Thauthaudarmafur]

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