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 Crocodile

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Sobek Elpoemer
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MessageSujet: Crocodile    Mer 31 Oct 2018 - 12:02

CAS SINGULIERS RÉPERTORIÉS

J'ai commencé à pratiquer au sein de l'auberge que j'habite, et il semblerait qu'un apothicaire ne soit pas de refus en les contrées Dúralassiennes. Qu'importe son niveau, d'ailleurs, écris-je avec une sympathique ironie. Je m'évertuerais à répertorier ici les cas qui se sont présentés à moi et qui pourront, par leur originalité, être d'un intérêt quelconque dans l'avenir. À titre personnel ou professionnel.

L'Hystérie de Noé Gaspiel




Mon premier cas, et déjà un prometteur, est arrivé en même temps que les vents glacés annonciateurs d'un rude hiver. Alors que je me prélassais dans un bain de roses spelunciennes, abandonnant mon corps aux douceurs d'une eau chaude et de quelques philtres aphrodisiaques, on vint toquer. Le temps de glisser dans une robe locale, aux couleurs noires et or, brodée d'une Rose dans le dos, je gagnais la poignée.

Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant Fiona Pommier, la tenancière de ce modeste établissement -mais dont la seule présence d'un lit et de draps propres quotidiennement rendait prodigieux à mes yeux- et vieille dame aux allures de majestueuse harpie, en compagnie d'un homme de noble prestance et ce que je devinais s'agir de son fils.
Le temps que je ne les fasse entrer, et que le bourgeois personnage aux airs de sage patriarche ne m'expose son délicat problème, j'observais celui qui deviendrait par la suite mon patient ; un jeune homme de dix-neuf années selon Cidolphus Gaspiel, éminente figure lettrée de la Cour Speluncienne, son père.

Un beau jeune homme, de facto. Bien plus grand que moi, Noé Gaspiel était également plus large en épaules et son visage irradiait d'une fragile virilité. Le pré-adulte, d'une démarche féline non sans rappeler le pourquoi de l'arrogance implacable de sa race vampirique, semblait déjà un redoutable danger, tant par son charisme naturel, que ses yeux bleus pétillants d'espièglerie.
Son père m'expliqua avec la brièveté inhérente à la honte le problème, pendant que Noé Gaspiel commençait à analyser de plus ou moins près les ustensiles et ingrédients que je gardais. Je notais son intérêt pour l'herbe, et écoutait :

- Noé est une descendance on ne peut plus souhaitée, et fort compétent en les domaines militaires comme intellectuels, qui plus est, seulement voilà Monsieur Elpoe...
- Sobek. Lâchais-je, sans réellement le vouloir, intrigué par les mains du jeune Noé, qui allaient et venaient sur une pipe en bois ciré, dans laquelle il déposait une poudre couleur sable. De l'opium.
- Sobek... je vois. Seulement voilà, Monsieur Elpoemer. Il martela mon nom, si bien que je compris l'avoir vexé. J'avais la sensation que les vampires se tenaient en haute estime, de nouveau. Noé souffre de crises d'hystérie.
- Il me faudrait une description plus précise du problème, Messire, l'hystérie possède moult descriptions et est peu banale chez les individus masculins. Des symptômes particuliers ?

Contre toute attente, ce fut l'intéressé, qui, visiblement agacé par la conversation à son propos qui l'omettait prit la parole. Sa voix rauque et enjouée porta sur la pièce comme une harpe de muse tempétueuse.

- J'ai de très mauvaises habitudes, Sobek. J'aime la vie depuis aussi longtemps que je me souviens, m'adonnant à des choses que je tairais devant mon vieux paternel pour ne pas tuer son chétif cœur, récemment j'ai donc «rencontré» l'ancien Vicomte -parmi une foule d'autres participants-. Depuis, je me sens.. différent, et ais accès à des crises de désir intense. Ce pourrait paraître amusant, mais je vous assure que le caractère incontrôlable de la chose commence à m'inquiéter. C'est presque comme si j'étais un autre parfois, je me met à penser différemment, littéralement, mon flot de pensées s'effile et je me laisse aller à une extatique transe charnelle.

Nous nous étions tus à son écoute, mais je doutait que ce fut pour les mêmes raisons.

- Voilà. Conclut un Cidolphus plutôt sidéré.

Pour ma part je ne connaissait aucune gêne, les archives tribales et les œuvres du grand Abdul Azhalred conservaient des histoires plus choquantes. Toutefois, c'était sûrement la première fois qu'un cas de possible possession post relations me parvenait, et ma curiosité s'était éveillée subitement, pareille à quelque félin d'humeur joueuse.
Nous passions ainsi le restant de l'après-midi à envisager les possibilités du mal qui affligeait Noé, bien que j'invitais parfois Cidolphus à aller se promener aux alentours en compagnie d'un livre, les détails nécessaires à la guérison pouvant le mettre mal à l'aise.

- C'était par une veille de la fête inaugurant l'ouverture du monde des morts sur le nôtre, l'année passée, je crois. Le vampire eut un rire sardonique. - Je ne me souviens de rien concernant cette journée, étonnant, non ? Enfin, vous devez comprendre, j'ai vu vos «ingrédients» Sobek, imaginez ceux de feû le Vicomte... des hallucinogènes surpuissants. En tout cas, je me rappelle le rituel, lorsque la nuit est tombée. Il y avait une multitude d'Amants, la plupart de la Cour -ceux qui importaient en tout cas-, et la lune était pleine. Ensuite je n'ai qu'une réminiscence de me sentir terriblement fragile, fiévreux, et sauvage... une vision de rouge et d'or. Il pointa ma robe avant de regarder s'élever pensivement les fumées de son opium.

Si Noé Gaspiel avait effectivement participé, ou été victime, d'une cérémonie profane, il me fallait recoller les morceaux de sa nature pour en déterminer les effets. En somme, retrouver le but du rite me permettrait d'agir, et j'interrogeais donc mon patient sur son avis concernant tout cela :

- Oh... Vous êtes vraiment étranger, n'est-ce pas ? Je crois que seuls les êtres inférieurs, comme les Nains, ignorent encore les prouesses arcaniques des Vampires de Spelunca... Le Vicomte, grâce à l'habilité de Mestre Faust, nous a légué bien des savoirs répudiés par la pseudo-hégémonique Stellarae. Ses pupilles bleues, de derrière la fumée épaisse, violacée et insidieuse, se firent surnaturelles. Nous nous reverrons, et j'apporterais avec moi son principal ouvrage. De Vermis Arcania ; ce nom vous évoque-t-il quelque chose ?

Entendre le nom d'une oeuvre cabalistique me procurait toujours un sentiment de joie mêlé d'appréhension, mais se voir confronté à pareille évocation béotienne me laissa sur le coup foudroyé, -De Vermis Arcania étant une légende noire prononcée par Maître Azhalred en des nuits de fatigue et relâchement, décrite par ses soins comme un Graal de connaissances et d'innovation- si bien que mon interlocuteur se moqua ouvertement de moi.

- Faisons ainsi : je vous rapporte le livre, car mon père en est le copieur officiel et pourra en reproduire une parfaite copie, enluminée et couverte, et vous le laisserais. À condition bien sur que vous me guérissiez. Si vous échouez... Un doigt griffu vint tapoter sa joue rosée par une fraîche adolescence. Vous devrez officier en tant que Bêta pour la famille Gaspiel. Le pari vous tente ? Votre Humanité ou De Vermis Misteria... hihihi.

Je tendis de suite une poigne ferme, et lui jetais un regard qui devait trahir ma détermination.

- Semaine prochaine, même heure. Venez seul.
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MessageSujet: Re: Crocodile    Ven 9 Nov 2018 - 15:50

Rencontres / Narrations / Exercice

Le style importe autant que le contenu, pour l'écrivain avisé. Par la dénomination je m'adresse à tout un chacun, vivre c'est écrire, chaque mot nous éloignant un peu plus de la bestialité primitive et entraînant chaque réflexion un peu plus loin.

Ainsi je narrerais mes événements Dùralassiens en ces pages, m'offrant la liberté d'une écriture moins consciente qu'à l'accoutumé afin d'atteindre l'extase suprême de l'arpenteur de mots ; l'esthétique d'un phrasé singulier.

Honnêtement, j'ai toujours été attiré par la prose sauvage et novatrice des académies Dùralassiennes et il me tarde d'espérer en rencontrer un représentant.

Le Paladin Blanc, Kastalinn (blanche)


Des lignes de Dùralas mènent à la blanche Kastalinn et à une confusion d'opaline. Là-bas on connaitra le froid, on verra les monts glacés, sans oublier d'en chanter les louanges. Toutes les nuits on transformera notre or en neige fine, en cuisinant des rêves poudreux aux âmes qui cherchent le paladin blanc. Cette âme que tu croiseras sur un chemin inconstant, ce corps qui te sourira à t'en rendre faible.
Le Paladin servira les climats impitoyables et ces tatouages dont lui seul connait le sens. Puisqu'il arrive que deux êtres, séduits par la gratuité providentielle, en viennent à ressentir vibrer les mêmes vagues en eux et ainsi naît l'amitié en Kastalinn.
Le Paladin Blanc, majestueux garde milicien dont le stock de bière brune ne s'épuisera jamais, aime ses compagnons comme ses verres ; frais.

Dans les blizzards on se retrouvait toujours. À Kastalinn, en tout cas, on s'abreuvait à la Taverne, renouant tels de vieux frères, au grand plaisir des nuits de courses sur la neige. Le Paladin Blanc était le champion et traçait mieux que quiconque, mais j'accompagnais son rythme sans broncher. Quel sort attendait les amoureux des grands Nords, délicieux de près comme de loin en soie blanche, si ce n'était la jouissance continue ? L'extase des sens. Alors on boira en Kastalinn, on dansera pour chasser la nuit.
Il y aura encore d'incroyables soirées avec le Paladin Blanc. On s'enivrera jusqu'à tous chantonnent de joie, et que je me jette de nouveau dans les lignes de Dùralas. Milles chemins en une seule destination, que ce soit en hiver ou en été, tant qu'il y aura assez de bière et d'ivoire alors Kastalinn me procurera tout le réconfort nécessaire.

Alors on ira à Kastalinn, loin des sentiers recommandés, pour y faire la course jusqu'à en perdre haleine. Jusqu'à ce que l'hiver ne s'installe.
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Crocodile

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