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 Parallèle au paradoxe (Pw Lonann Alhazred)

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Juviel Eterna
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MessageSujet: Parallèle au paradoxe (Pw Lonann Alhazred)   Sam 24 Nov 2018 - 11:44


L'empire Kazharien se portait bien, Baldorheim était porté par un souffle différent de la Tour Noire, plus calme, plus apaisante et plus rêche aussi, cette cité ancienne issu du peuple des hommes et des nains avait mêlé ces deux cultures pour une durabilité à travers les siècles. Les architectes d'antan avaient fait des prouesses et comme pour les honorer, les habitants d'aujourd'hui faisaient battre son cœur de pierre.

Juviel arpentait les rues les lumières flamboyantes et tamisés du crépuscule  pour un ciel froid lui tombant sur les épaules laissant son ombre ouvrir sa marche. Il n'avait pas de direction précise, se perdre dans l'immense étendue de la ville lui suffisait, il convenait que c'était sûrement la meilleur solution pour glaner des informations pour sa propre culture et pour le compte de la matriarche.
Déjà quelques paliers de maisons passés et les rues devenaient de moins en moins entretenu, les petites gens moins encline à de promptes familiarités puis vint celles qui donnaient des signes montrant un pan de chair et un clin d'oeil pour essayer de racoler les pauvres voyageurs égarés en quête d'une pièce ou deux. Il appréciait déjà plus cette partie de la ville, plus à son goût, dans la crasse et la noirceur de la misère s'élançait souvent la fibre pure des intentions, des émotions.
Esquivant les catins naines, il la vit, elle, cette jeune humaine au visage doux et fragile, la peau plus blanche et plus lisse que les neiges éternelles des montagnes des Baldors, elle lui lança un regard timide et intimidé, l'incitant à la rejoindre et le suppliant de ne pas l'approcher. Les regards parlaient parfois bien plus que de vains mots et parmi toute cette mélopée vénale, c'était elle qui avait accroché son regard.

Il s'avança, ses pas bruissant sur le pavés à travers toutes les propositions et entra dans la petite chaumière sur approbation de la jeune fille. Dans la chambrée, son esprit se détendait à toutes les notes que la voix fébrile donnait dans sa peur. Il avait envie de rire, d'être violent, de voir le sang couler et peut-être cela se produirait mais la vérité était qu'il était ému de sa pureté qu'elle s'apprêtait à teinter de ténèbres dans les méandres de son âme, de sa mémoire avec lui.

- Je suis le premier ?
- … O .. Oui..
- Bien.

Il se priva de lui avouer qu'elle était sa première également mais contrairement à elle, son âme avait baigné dans un puits de noirceur depuis trop longtemps pour sa jeune vie, il en était imprégné. Doucement, ils se touchèrent, d'une douceur mutuelle pour que la confiance les désinhiba de leur pudeur. Un baiser échangé, des larmes, il l'invita sur le lit, offre qu'elle accepta. Il se résigna à laisser son envie torrentielle de la découper et d'honorer ses enseignements d'exécuteur face à la fragilité de la jeune fille, alors une fois nue tout deux, il préféra l'honorer elle, dans toute sa splendeur, découvrant en même temps qu'elle les plaisirs que pouvait offrir la chair, si enivrant et prenant soin de s'adapter à chaque fois qu'elle grimaçait face à la douleur et de lui donner la sensation qu'il la respectait, surtout qu'à chaque baisé qu'elle lui donnait, il avait l'impression qu'elle embrassait les ténèbres de son plein gré. L'elfe-stryge se prenait au jeu avec exaltation, au gré des va et viens, aux halètements jouissif de la jeune fille, à leurs humeurs qui se mélangeaient, le temps qui défilaient à en perdre la raison, au lit qui acceptait leurs soubresauts bestiaux, l'aventure était bien loin de l’appréhension qu'il s'en faisait et à en voir la jeune fille, le corps féminin était un temple mystique bien différent de celui de l'homme.
Le tumulte s'intensifiait, leur souffle jouait de concert harmonisant une frénésie limpide, elle cria de plus en plus fort, lui aussi, la chaleur de la pièce aurait fait palier l'hiver le plus rude et quand le son de leurs voix résonnaient plus que de raisons, elle planta ses ongles dans son dos et l'embrassa d'une fougue indomptée alors qu'il se déversa en elle.
Elle se déhancha encore un moment, son corps vibrant d'extase lorsqu'il reprenait peu à peu son souffle. Blotti contre lui, elle souriait, les yeux fermés, probablement ravi que sa première expérience sexuelle et sa première expérience en tant que femme de joie se soit bien déroulé. Le jeune elfe regardait le plafond puis posa ses yeux sur elle. Il avait souvent entendu parler du sujet de l'amour et que bien souvent l'on tombait amoureux de sa première fois. Il ne fallait pas tout mélanger.
Il se dégagea de l'étreinte et se rhabilla sous la curiosité dubitative de la jeune fille. Il cherchait des informations et il en eut d'autres, pas de regret mais il avait un devoir.

- Tu t'en vas déjà ?

Il était là depuis plus de trois heurs.

- J'ai des choses à faire.
- Tu veux savoir mon nom ?
- Non.
- Tara.

Une fois vêtu, il s'approcha de la porte mais fut rattraper par une énième question :

- Et toi comment tu t'appelles ?
- … Juviel ...
- C'est jolie, on dirait le nom d'un ange.

Il pouffa et jeta une pièce de sa poche dans une écuelle qu'il avait volé de la chope d'un aveugle et partit dans le murmure plaintif d'un : « J'espère te revoir ... » et dans la seule pensée :

« Je ne suis pas un ange ... Je suis un stryge ...»

{          ---           }

Ses pas le ramenèrent dans le centre de la ville, les habitants avaient allumés moult bougies et chandelles au dedans, au dehors de leurs tanières, donnant un charme nouveau à la ville. Puis attiré par la musique calme, les rires enjoués de poivrots des ruelles avoisinantes et l'envie de repos après ces ébats endiablés, il entra dans une taverne du nom de : « Au fourré à la myrtille » sûrement dû à une spécialité de la maison pour porter un nom si stupide.

- Bonjour et bienvenue ! Installez vous où vous le désirez et je ne saurais que vous recommandez notre meilleur bière et notre spécialité de la maison, le fourré à la myrtille !

« Ben voyons ... »

- Parfait.

Il ne fallait pas mourir idiot. Il s'installa dans un coin sombre de la pièce où l'ombre prédominait sur cette partie de la taverne et d'où il avait une vue d'ensemble sur tout ce qu'il se passait. Après un peu de patience, la serveuse vint lui apporter sa commande et ne tiqua pas sur le délice culinaire de la taverne, c'était actuellement délicieux et parfait après une séance d'amour, s'il s'adonnait à se créer ce petit rituel, cette pâtisserie deviendrait sa cigarette après l'amour. Il lécha jusqu'à l'assiette et la petite cuillère jusqu'à être sur de n'avoir pas laissé une seule miette restante puis entama la bière quand parmi tous les habitants, quelqu'un entra.
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Lonann Alhazred
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MessageSujet: Re: Parallèle au paradoxe (Pw Lonann Alhazred)   Dim 25 Nov 2018 - 23:18

Ce n’est pas chose évidente que de parcourir autant de distance sans aucune monture et pour seul moyen de déplacement : mes deux jambes. Je ne pouvais plus nier les ampoules qui gonflaient en silence sous mes pieds, mes sandales usées ne me protégeaient de rien. Loup aussi était fatigué, à la différence que celui-ci venait régulièrement se reposer dans mon sac pendant que je continuais la marche. Le sentier emprunté depuis la tour blanche m’avait emmené aux pieds de falaises rocheuses, un chemin abrupt et étroit nous emmenant vers les grandes montagnes du Baldor. La grande cité de l’Est avait attiré ma curiosité au point que j’en ai pris le chemin depuis Endorial en passant Spelunca et Ishtar. Je ne pouvais que me féliciter de la réussite d’un tel trajet sans aucune embuche, enfin … façon de parler …

La température avait véritablement baissée par rapport à ce que j’avais pu croiser quelques semaines plus tôt. Ishtar et son sable chaud … Baldorheim et ses monts enneigés … A force de voyager à travers différents climats en Dùralas, j’avais pu constater que le pelage de Loup s’adaptait de façon surprenante à son environnement direct, ce qui lui permettait de se débarrasser de son pelage d’été pour enfiler son manteau d’hiver, je ne l’avais encore jamais vu depuis que nous nous étions rencontré, un pelage grisâtre aux reflets couleurs neiges et ciel. Il avait pas mal grandis mine de rien, il était encore un louveteau en apprentissage, mais le temps que nous avions passé ensemble l’avait fait grandir rapidement. Il cherchait régulièrement à reproduire ce que je faisais, comme un petit frère qui cherchait éperdument à ressembler à son aîné. Si seulement …

Partagé entre ciel et terre recouverte de neige, cela ressemblait plus à un paradis blanc similaire aux couleurs de la tour blanche, sans la chaleur et le sourire des gens. Pas que la populace semblait plus triste, mais plutôt moins avenante que ces hommes aux ailes immaculées. Mon voyage culturel m’avait appris que chaque race vivant sur le continent avait des traits de caractère différents, des habitudes et des coutumes bien distinctes, même leur comportement pouvait exprimer quelques choses de différent. Je ressemblais plus à un enfant perdu dans un océan d’inconnu au beau milieu d’une aventure qui le surpassait en tout point. Les volutes de fumé blanche sortant des cheminées me rappelaient une fois de plus que la température congelait mes orteils les uns après les autres. Je resserrais mon manteau en peau de loup et apposais mon masque en bois sur mon visage, de peur que mon identité me fasse défaut à nouveau. Il me fallait vraiment trouver de véritables chausses, les villageois allaient véritablement me prendre pour un miséreux dans un piteux état, j’avançais lentement, appuyant sur mon bâton en Orme, chassant tous les tremblements sereinement en faisant le vide dans mon esprit. « Tout est une question de volonté … » pour une fois que je retenais les réflexions de mes ancêtres …

Les chaumières commençaient à se multiplier, le sentier avait arrêté de se dresser vers les nuages et donnait maintenant sur un plateau enneigé recouverte de maisonnettes faites de bois et de pierre : J’entrai définitivement dans la cité de l’Est, Baldorheim ! Ma première pensée fut de me diriger vers la place marchande pour m’y dégoter une paire de botte, mais le soleil me persuada de retarder ma recherche au lendemain, me faisant comprendre qu’il n’allait pas tarder à se coucher, les marchands avec lui … Mais s’il y a bien une chose qui n’était pas près de fermer, dans un endroit où la température ne laissait que peu d’hésitation à la dégustation, c’était bien évidemment la Taverne et ses auberges voisines. La marche était encore longue avant d’atteindre mon objectif et le temps qu’il me restait avant la tombée de la nuit m’indiquait que j’aurai le temps de visiter un peu la ville du Baldor. Je pouvais facilement distinguer la grande place servant aux grandes annonces, comme celle que j’avais pu croiser à Endorial, plus sombre et moins bien situer, une grande bâtisse la surplombait, étalant son ombre sur la grande allée qui me séparait d’elle.

Loup – Whôa whôa ! Loup venait de se réveiller et désirait descendre de son petit nid de confort. Il sortit sa tête du sac et commença à tirer sa langue, prenant un grand bain d’air frais. Whââââaa !

Lonann ALhazred – Et bin alors, c’est comme ça que tu me remercies pour t’avoir porté depuis le dernier village, tu me bailles dans le dos ? Je m’arrêtais quelques instants, déposant le sac en cuir. Loup n’attendit pas une seconde de plus dans celui-ci et sortit précipitamment, courant dans tous les sens. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée de te laisser en vue comme ça, reste près de moi tu veux.

La traversée des autres cités m’avait appris que je ne devais pas quitter des yeux ce à quoi je tenais le plus, n’importe qui pouvait embarquer mon porte-monnaie comme mon seul ami et dieu ce qu’il ferait avec sa peau. Même si les Loups sont une espèce vénérable respectée dans le coin, ce n’était pas un avis partagé par tous, seulement des plus anciens et des plus protecteurs. Nous n’étions pas à l’abri d’un de ces voleurs des rues. La taverne serait un bon moyen de se reposer un peu sans avoir à craindre quoi que ce soit à ce niveau-là. Au milieu de ce décor d’hiver, je pouvais apercevoir quelques écriteaux par-ci par là : « La grande pierre » à gauche, « La boutique d’arme » à droite et « Au Fourré à la myrtille » tout droit. Les quelques nains de sortie avaient l’air de se diriger vers ce dernier également. C’était la première fois que je voyais un Nain à vrai dire, mais il me semblait plus commun que les êtres dotés de plumes vivant en contrebas des monts blancs. Petit et trapus, un gros tarin et une barbe tombante jusqu’au bas ventre … enfin le leur. Bien sûr, il n’y avait pas que des Nains, je constatais avec stupéfaction la diversité des races présentes en ces lieux : Humains, Nains, Stryges, Therians (même si ces derniers se faisaient plus discrets, nous arrivions à nous différencier des humains sans se connaître), j’avais même cru apercevoir un Géant !

L’enseigne qui pendait au-dessus de ma tête m’informait de la fin de mon voyage, une enseigne accompagnée de deux grandes chopes remplies d’un liquide aux abords mousseux, je pouvais déjà sentir ces relents alcoolisés et ces chants accompagnés de bulles. Je poussais la porte avec enthousiasme et m’approchais rapidement du comptoir, Loup me suivait au pas. Je lui avais demandé de se tenir auprès de moi et de ne pas trop s’éloigner, le gérant pouvait parfaitement nous refuser l’entrée à cause de sa présence.

Lonann Alhazred – Je vais vous prendre un Fourré à la myrtille et bonne pinte, enfin tant que ça reste tolérable pour mes économies. Je déversai le peu de monnaie restant dans ma besace et le tavernier me lança un regard étrange, presque surpris. Je sais … c’est pas grand-chose.

Le tavernier rafla les quelques pièces déposé sur le bois humide du comptoir et montra du doigt une table inoccupé. J’étais tout de même resté quelques instants près du comptoir, n’ayant pas compris qu’il me demandait de m’installer, c’est en croisant le regard de la serveuse que je compris mon incompréhension. Loup s’installa au fond de la banquète, personne n’avait l’air d’avoir fait attention à mon compagnon de route qui s’était fait très discret depuis que nous étions entrés, il n’avait pas dit un mot et faisait preuve de patience, restant stoïque malgré les rires et les cries des clients. La serveuse vint m’apporter mon plat et ma boisson accompagnant le tout d’un clin d’œil, elle était vraiment mignonne et m’avait intimidé sans que je ne puisse cacher ma réaction. Loup n’en avait pas perdu une miette et avait bien compris ce qui m’avait déstabilisé, couinant entre ses dents tout en me donnant des coups de têtes.

Lonann Alhazred – Laisse-moi tranquille tu veux ? Je me servais une grande gorgée de bière, hydratant ma gorge asséchée et commençais à saisir la part de gâteau. Si t’arrêtes ça, je te donnerai une part, marché conclut ? Loup tendit sa patte et rangea sa langue à moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Bien, tiens prend ça.

Depuis que j’étais entré dans la taverne, je constatais que beaucoup de gens me dévisageaient, le client se trouvant en face de moi le premier. Bien qu’une table plus loin, personne ne se trouvait entre nous, si bien que nous nous faisions faces sans être sur la même table. Lui aussi dégustait un de ses gâteaux spécialités de la maison. Mais son visage sombre me perturba quelques instants, je l’avais quitté des yeux, mais je sentais son regard s’intensifier. Le crin sombre et raide surplombant une silhouette fin et taillé telle une sculpture travaillée dans le marbre. Le tatouage qui barrait son visage et ses yeux couleurs sang avaient fait dériver mon regard vers ma pinte … une fois de plus … et je m’en servis un autre. J’avais oublié quelque chose il semblerait … Loup me regardait la tête penchée sur le côté. Effectivement, si j’enlevais mon masque pour boire se serait peut-être une bonne chose …





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Juviel Eterna
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MessageSujet: Re: Parallèle au paradoxe (Pw Lonann Alhazred)   Mar 27 Nov 2018 - 15:55

Alors que les gorgées de houblon avec cet arrière goût de sapin s'écoulaient lentement, arpentant les brefs sentiers du silence entre manifestations de conversations engagées et éclats de rire laborieux, le jeune elfe-stryge attrapa un rat à la volée qui venait de lui frôler la jambe. Il n'avait eut aucun contact avec l'extérieur depuis son arrivée à la Tour Noire, les codes sociaux lui manquaient, que ce soit envers les animaux ou les races intelligents. Il souleva le rat devant sa tête.

- Qu'est-ce que tu essayais de faire sale petit rongeur … ?

Il avait cette aisance dans sa voix pour exprimer son mépris et le regard d'une fermeté massacrante pour transparaître sa colère qu'il ne pouvait le remarquer dû à sa normalité. Trop de temps passé dans les cachots des exécuteurs avaient des effets irréversibles sur un être.
La main pressant le petit corps du rongeur, il voulait voir ses yeux se révulser et entendre ses cris. Un sourire carnassier élargissait son visage de gauche à droite tel une fêlure sur la banquise qui la séparerait en deux et dans un sursaut de surprise, il lâcha le rongeur quand sa main glaciale était entrain de raidir de glace l'être insignifiant qu'il tenait. Il plaça sa main sous la table et reprit une goutte de bière s'assurant que personne ne le regardait, il ne voulait pas être observé par un pareil moment.

Puis l'inconnu qu'il avait aperçu plus tôt s'installa en face de lui à quelques tables plus loin. L'allure simple et d'un modeste presque excessif où la longue crinière venait couvrir un masque peu expressif. Juviel qui lui se passait d'être un livre ouvert pour n'importe qui se trouvait avec avec quelqu'un avec la même envergure mystérieuse que lui bien que ce nouveau protagoniste revêtait le mystère d'une teinte d'un mysticisme obscur en vue de son accoutrement et de son masque.

« Quel étrange accoutrement … »

Il était apte à penser qu'il était peut-être un illuminé d'une quelconque croyance mais qui était-il lui pour le juger sur ce sujet, lui qui vouait un culte chaque matin à au dieu dragon Marisher. La curiosité l'emporta comme le vent transporte le pollen vers un endroit à butiner, il s'empara de sa chope pour migrer vers celle de l'arrivant.
Il s'assit en face de lui, observa le chien qui lui lançait un regard méfiant puis enfin l'être de sa fascination éphémère. Le jaugeant pensant un instant, il appelait ce moment la cristallisation. Tout comme la beauté à une origine purement subjective et relative, il trouvait toujours qu'il y avait plus de beauté chez les êtres avant qu'ils ne se mettent à parler mais il était toujours bon de pouvoir faire lumière sur des pans de vérité, de définir l'inconnu et de savoir sur quel pied danser si tenté que la musique soit assez bonne.

- La plupart des gens portent un masque, ça c'est sur l'ami mais jamais au pied de la lettre.

Prenant une nouvelle gorgée de ce bon breuvage aux notes parfumés des fleurs de montagnes et de la fraîcheur de l'hiver, il claqua la langue sous le fumage des arômes de sapin, ils se diffusaient dans sa bouche comme le crépitement des braises. Reposant sa chope, il reprit :

- Dis moi l'ami, si un arbre tombe dans la forêt sans témoin, fera t-il du bruit ?

Il lui souriait fixement tel un psychopathe aurait trouvé sa victime, son ancre à laquelle se rattacher jusqu'à la lassitude.
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Lonann Alhazred
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MessageSujet: Re: Parallèle au paradoxe (Pw Lonann Alhazred)   Mer 5 Déc 2018 - 19:21

A chaque bouché dans ce fourré à la myrtille, mes papilles frissonnaient de bonheur, je n’avais pas mangé pareille nourriture depuis maintenant des lustres, me contentant des butins de chasses. Ce n’était pas le cas de Loup qui ne semblait pas apprécier la part que je lui avais offert un peu plus tôt, préférant largement les quelques baies que je lui tendis en échange de la part de gâteau. Ses petites moustaches me chatouillèrent la paume, je ne pu retenir un petit éclat de rire que j’étouffais du mieux que je puisse avec ma main libre. Les babines sombres de loup étaient maintenant recouvertes de jus de baies sauvages, celui-ci fit tourner sa langue, récupérant les restes autour de ses lèvres et me remercia d’une léchouille au visage. Quelques instants plus tard, l’inconnu se trouvant quelques tablées plus loin vint se joindre à la mienne, emportant avec lui sa chope et délaissant l’assiette, désormais vide, ou avait trôné ce même fourré que je dégustais. Son arrivée surprise fit virevolter les pointes duveteuses du louveteau qui ne sembla pas apprécier sa venue. Il ne fit pourtant part d’aucun mécontentement clair, me laissant penser qu’il tolérait tout de même sa présence.

Inconnu – La plupart des gens portent un masquent, ça c’est sûr l’ami, mais jamais au pied de la lettre. Le nouveau venu saisit sa chope et y absorba goulument une gorgée, savourant le breuvage maison. Je l’imitais inconsciemment, préférant savourer cette boisson silencieusement. Dis-moi l’ami, si un arbre tombe dans la forêt, sans témoin, fera t-il du bruit ?

Quelle question saugrenue ! Je ne doutais pas de l’évidence de la réponse, mais le sourire maléfique de l’Elfe, aux apparences bien sombres, me laissa penser que la question avait double sens. Je ne savais pas quoi répondre sur l’instant, laissant un léger silence s’installer entre nous avant que je ne reprenne un peu de confiance. Je préférais donc lui répondre franchement, ne cachant point ma dévotion absolue envers Mère. Après tout, ma fonction de régulateur au sein de la forêt représentait parfaitement la question de l’Elfe menaçant.

Lonann Alhazred – Bien sûr, il est possible d’entendre leur plainte. Je levais les yeux au plafond, réfléchissant à ce que j’avais pu voir jusqu’à maintenant. A condition que celui-ci soit encore dans ce monde et non dans le grand cycle transitoire.

Je me rendis compte de ma bêtise un peu tard. Je n’avais pas réfléchi à ce que pouvait bien insinuer ce mystérieux bonhomme, il ne comprendrait peut-être pas de quoi je lui parlais. Même parmi les bûcherons, cette pensée n’est pas partagée pas tous, certain préférant dépeupler la forêt uniquement pour leur propre besoin ou leur confort, d’autre pour le besoin d’autrui. Chacun avait sa vision des choses, son propre point de vue. Cette vision de régulateur, d’aider les êtres en fin de vie à prendre part au grand cycle transitoire afin de repeupler la terre, se reconstruire sur de bonnes bases, tout le monde ne l’a pas, bien que cela serait beaucoup plus simple pour tout le monde. La vie y serait plus agréable, prospère et durable. Une vie en harmonie avec les désirs et les actions de chacun, en communion avec Mère.

Lonann Alhazred – Mais pourquoi cette question ? Vous ne semblez pas travailler le bois pourtant.

Son sourire indéfectible et son regard perçant, Loup n’avait pas l’air d’apprécier du tout le comportement de l’étranger. Regarder en continu quelqu’un dans les yeux était synonyme défi et de menace, il est vrai que ce dernier paraissait un brin arrogant, mais on ne peut juger une personne sur un premier contact. A mieux le regarder, il ne ressemblait décidément pas un coupeur de bois, ses muscles étaient si fins que sa peau laissait deviner les dessins de son squelette. Une chose est sûre, il ne doit pas manger convenablement à sa faim. Je terminais la part de fourré à la myrtille qu’avait laissé Loup et me servis une nouvelle goulée de ce sirop bien frais aux saveurs tonifiante.





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MessageSujet: Re: Parallèle au paradoxe (Pw Lonann Alhazred)   Aujourd'hui à 11:01

Il avait envie de bailler. A la place, il saisissait goulûment plusieurs gorgées de bière et saisit la serveuse à la volée afin qu'elle aille lui chercher une nouvelle chope bien mousseuse. Il roulait des yeux pendant que son interlocuteur lui répondait mais ses mots ne sonnaient qu'à des consonances de “Bla bla bla et bla bla bla” à ses oreilles. Il relevait néanmoins l'évocation du grand cycle transitoire qui paraissait potentiellement intéressant mais l'homme masqué acheva sa curiosité lorsqu'il lui demanda s'il travaillait le bois.
Sa bière défunte à présent remplacé par une nouvelle, remplissant la maxime cité de parts et d'autres de la taverne du :”Verre vide je te plains, verre plein, je te vide”, il plaça son regard dans celui de l'homme en face de lui puisque maintenant il était à visage découvert, enlevant également cet aspect mystérieux qu'il arborait plutôt. Néanmoins, c'était surement plus pratique pour ingérer des aliments, et répondit par :

- Hmm hmm.

Pourquoi...

C'était probablement l'un des mots dans lequel il se reconnaissait le plus, depuis probablement son admission à la Tour Noire lorsque son esprit se rebellait constamment contre le fait qu'il soit bel et bien dans l'endroit le plus horrible qu'il lui ait été donné de connaître dans sa vie jusqu'à ce qu'il s'y abandonne, mais avant d'arriver à ce cap, avant d'atteindre cet esprit méditatif dans la souffrance et la douleur, de trouver cette paix ténébreuse qu'il aimait tant, ce simple mot, question à lui seul avait résonné dans sa tête remettant en cause la fatalité du destin.

- Je pense pas non.

Répondait-il à sa propre question ou à celle de l'inconnu ? Si un arbre tombait, émettrait-il un bruit ? Juviel n'y croyait pas non, il en ferait un si quelqu'un serait là pour l'entendre. Alors dans son analyse, la question qui se cachait sous la surface de celle qu'il posa plutôt était : “Qu'est-ce que le son ?”, s'il devait répondre au pourquoi de ce monsieur, il répondrait probablement dans la suite logique de sa question caché face à un personnage énigmatique :” Peux tu emmètre un son l'ami ?”, mais puisqu'il s'imaginait bien entendu que personne ne comprendrait cette question, celle qui répondait bien plus dans les codes sociaux des êtres qu'il croisaient était : “Quel est ton nom ?”, cette curiosité n'était donc plus à son gout à présent.

- Non, l'ami, moi j'aime plus le fer.

Puis il reprit une gorgée de bière.
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MessageSujet: Re: Parallèle au paradoxe (Pw Lonann Alhazred)   

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