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 "Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris]

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Le Juge
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Le Juge

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"Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris] - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: "Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris]   "Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris] - Page 2 EmptyMer 20 Mar - 4:18

Fin du combat

Les joueurs l'emportent. Ils gagnent 30 points d'expérience, 25 pièces d'or.

Ils remportent également chacun 12 perles, 10 morceaux de charbon et 1 lapis-lazuli.

Le RP peut continuer;
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Grabuge
Tavernier ♦ "Justicier brutal"

Grabuge

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"Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris] - Page 2 1559870510-barre-vie-gauche3525/3525"Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris] - Page 2 1559871461-barre-vie-rouge  (3525/3525)
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MessageSujet: Re: "Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris]   "Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris] - Page 2 EmptyMer 20 Mar - 14:07

Au moment où j’allais charger sur les deux derniers adversaires, je vis une tempête aux plumes blanches s’abattre sur l’un d’eux, le perçant de part en part avec sa lame. Profitant de ce brusque revirement de situation, je lançai mon marteau vers le brigand restant qui se la prit en pleine tête et qui chuta au sol, étourdi. Sans attendre, et malgré la douleur qui me cisaillait les épaules, je repris le marteau et acheva le dernier Gant de Fer, dont le crâne éclata comme une pastèque, déversant ses viscères tout autour.

C’est donc couvert de sang, avec deux plaies ouvertes aux épaules et avec un bras en moins, que je me tournai vers Cylicia pour lui dire :

« Sacré combat ! Grâce à toi, les Gants de Fer ne sont plus une menace. Les kazhariens te doivent beaucoup, et moi aussi. Après que tu m’ais aidé à me panser, qu’est-ce que tu dis d’une pinte au Fourré à la Myrtille ? Ca me semble être un début de récompense. »

Je regardai ensuite le carnage que nous avions causé : là où se trouvait auparavant une table et des gens pour y jouer, gisaient des cadavres, une mare de sang et des bris de table renversée. Les quelques tonneaux contenant du vin et de la bière avaient été ébréchés et déversait leur contenu par terre, se mélangeant au sang et à la bouillie. L’odeur commençait doucement à remonter, et heureusement que j’étais habitué à la mort car ce charnier empestait. Je déblayai un peu les débris de bois provenant de la table, les empilant de façon à former un simulacre de siège, et je m’assis tout en fouillant dans ma poche. J’en sortis des bandages, délavés et usés mais tout de même propres, et les tendit à Cylicia de ma seule main restante :

« Loin de moi l’idée de t’indisposer, mais je crois que mon bras droit est cassé. Tu pourrais m’aider à ôter mon armure et à bander mes blessures ? Je t’en demande beaucoup mais je ne sais pas comment je vais réussir sans mon bras. Tu pourras me dire, pendant ce temps, qu’est-ce qui t’a fait prendre les armes pour m’épauler. Les risques étaient réels, après tout, et je doute qu’une purificatrice manque de risque dans sa vie. »
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Cylicia Condoris
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Cylicia Condoris

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MessageSujet: Re: "Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris]   "Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris] - Page 2 EmptyJeu 21 Mar - 1:45

Le calme régnait à présent dans la planque. Les pleurs de l'enfant s'étaient peu à peu tus et l'adrénaline retombait sur les deux combattant. Cylicia, toujours secouée par tout ces événements qui venaient de s'enchaîner, avait un peu de mal à s'en remettre. Elle regardait, livide, le spectacle atroce qui s'offrait à elle. Les cadavres jonchant le sol, le sang se mélangeant à l'alcool sorti des tonneaux éventrés par accident, et ces deux tristes silouettes étalées auprès de la table de jeux. C'était celle de la naine et de l'enfant. Mais avant que Cylicia n'avance plus loin sa réflexion qui s'assombrissait déjà, Grabuge coupa court à ses rêveries.

- Sacré combat ! Grâce à toi, les Gants de Fer ne sont plus une menace. Les kazhariens te doivent beaucoup, et moi aussi. Après que tu m’ais aidé à me panser, qu’est-ce que tu dis d’une pinte au Fourré à la Myrtille ? Ca me semble être un début de récompense.

Elle lui sourit, car malgré tout elle était heureuse qu'ils soient tous deux encore bien vivant. La chose était tout de même loin d'être gagnée d'avance et ils avaient subi de sérieuses blessures. L'état de Grabuge l'inquiétait particulièrement. Si, certes, le manque de sang et l'exercice difficile qu'elle venait d'exécutait l'a faisait sentir plutôt faible, Grabuge lui n'avait pas la chance de pouvoir régénérer ses plaies.

- Grâce à vous, votre enquête a due être des plus délicates au vue de la menace. Je vous aiderai, évidemment, mais ne vous inquiétez pas, je n'ai nul besoin de récompenses. Une longue route m'attends qui plus est...

Cylicia se dirigea vers la table de jeu sous le regard des seuls rescapés. Là, elle prit une pleine poignée d'argent et après avoir fait sauter la serrure de la cage d'un coup de lame fit signe aux captifs de s'en aller avec cette maigre compassion. Ils s'exécutèrent sans demander leur reste et notre héroïne se rapprocha une nouvelle fois de Grabuge qui lui tendait des bandages de sa seule main valide.

- Loin de moi l’idée de t’indisposer, mais je crois que mon bras droit est cassé. Tu pourrais m’aider à ôter mon armure et à bander mes blessures ? Je t’en demande beaucoup mais je ne sais pas comment je vais réussir sans mon bras. Tu pourras me dire, pendant ce temps, qu’est-ce qui t’a fait prendre les armes pour m’épauler. Les risques étaient réels, après tout, et je doute qu’une purificatrice manque de risque dans sa vie.

Alors qu'elle sortait un onguent médicinale de son sac, elle répondit en ces termes au gobelin :

- Asseyez vous, je m'en occupe tout de suite.

Elle déposa l'onguent sur une caisse et s'appliqua ensuite à retirer avec précaution le tabard Khazarien que portait Grabuge par dessus son armure. Elle le plia et l'installa à côté de l'onguent. Sans doutes devait-il y tenir, elle savait les Khazariens, nains en tous cas, plutôt fiers.

- Pour tout vous dire. Je commençais aujourd'hui même mon périple à travers le monde. Dit elle en ôtant peu à peu l'armure du gobelin. Mon cas est comme qui dirait "mis en attente" par mes supérieurs. J'ai récemment reçue une bénédiction de part mon Dieu et la vision qu'il m'a offert sera définitivement délibérer d'ici un an. En attendant ils m'ont laissé le titre de "Purificatrice errante" afin de ne pas froissé Morkez. Enfin, maintenant que j'ai tué cet enfant tout cela n'a plus d'importance.

Une fois arrivée à la tunique imbibée de sang du Khazarien, elle se saisie de son couteau de chasse et commença à la déchirer. C'était plus facile que de faire enduré au malheureux des douleurs inutilement. Les plaies étaient profondes bien que non mortelles, il était tout de même grand temps de faire cesser cette hémorragie. Ce petit être ne devait pas contenir une quantité infini de sang. Sur cette réflexion elle tâta la blessure que le gamin lui avait fait et constata qu'elle s'était refermée.

- Quoi que le Dragon Noir semble ne pas m'avoir abandonné...

Saisissant sa gourde, elle s'appliqua à nettoyer la blessure avant d'y appliquer l'onguent.

- Mais cela ne répond pas exactement à votre question, pardonnez ma sottise! En réalité je n'étais pas très convaincue de vos bonnes intentions lorsque j'ai commencé à vous suivre mais que celles ci fussent mauvaises ou bonne, je savais qu'il fallait soit que je vous arrête ou que je vous prête assistance. C'est ainsi que je vois les choses depuis que je vous ai surpris en train d'exécuter ces deux vauriens, et puis les faits ont finalement été de votre côté tout simplement...

Tout en commençant à enrouler les plaies dans le bandage, elle continua sa pensée :

- C'est plutôt vous qui m'avez étonnée en réalité. Je me suis jeter dans la gueule du loup, et vous m'y avez suivi tête baissée. Je n'imaginais pas les Khazariens aussi avides de Justice à vrai dire...
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Grabuge
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MessageSujet: Re: "Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris]   "Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris] - Page 2 EmptyJeu 28 Mar - 10:59

La jeune stryge sortit ce qui ressemblait à de la pommade ou à un onguent de son sac, et prit la parole :

« Asseyez vous, je m'en occupe tout de suite. »

Je hochai la tête et sortit ma pipe tout en lui lançant d’un ton reconnaissant :

« Vous êtes bien aimable ma bonne dame. »

Elle s’appliqua ensuite à retirer mon tabard, m’aidant à lever mon bras cassé alors que je grimaçais de douleur. Bouger un membre cassé n’était pas agréable du tout, mais je n’allais pas garder mon tabard éternellement après tout. Alors qu’elle commençait à s’occuper de moi, je tentais tant bien que mal de tasser du tabac dans ma pipe, avec autant de difficulté qu’on pourrait se l’imaginer quand on a un bras en moins. Cylicia répondit enfin à ma question, alors qu’elle s’occupait précautionneusement de moi, avec une délicatesse que je ne lui aurais pas deviné :

« Pour tout vous dire. Je commençais aujourd'hui même mon périple à travers le monde. Mon cas est comme qui dirait "mis en attente" par mes supérieurs. J'ai récemment reçue une bénédiction de part mon Dieu et la vision qu'il m'a offert sera définitivement délibérer d'ici un an. En attendant ils m'ont laissé le titre de "Purificatrice errante" afin de ne pas froissé Morkez. Enfin, maintenant que j'ai tué cet enfant tout cela n'a plus d'importance.

J’écoutai ses paroles en réfléchissant à la manière de lui faire changer d’état d’esprit. Elle n’avait visiblement jamais tuer d’enfant, et son trouble se voyait comme le nez au milieu du visage. Pourtant, elle n’avait pas eu le choix quand le marmot, malheureusement corrompu par son entourage, avait tenté de la tuer. Je savais d’expérience que parfois la fin justifiait les moyens, et que sans cet état d’esprit on se laissait aller à la déchéance et à la dépression. Cela pouvait sembler cruel, mais sans ces garde-fous, l’équilibre psychique demeurait précaire.
Poursuivant ses soins, elle murmura pour elle-même :

« Quoi que le Dragon Noir semble ne pas m'avoir abandonné... »

De lointains souvenirs me disaient que le Dragon Noir était la divinité des stryges blancs – paradoxalement – c’est en tout cas ce qu’il me semblait. Cette purificatrice errante semblait être zélote, comme beaucoup de ses semblables. Cela ne me posait pas de problème, moi-même je croyais en quelque chose, dû à mes racines sylfaénienne. Et cela influait parfois sur mon jugement, comme elle devait influer sur celui de Cylicia.
Elle finit par ajouter tout en commençant à appliquer la pommade :

« Mais cela ne répond pas exactement à votre question, pardonnez ma sottise! En réalité je n'étais pas très convaincue de vos bonnes intentions lorsque j'ai commencé à vous suivre mais que celles ci fussent mauvaises ou bonne, je savais qu'il fallait soit que je vous arrête ou que je vous prête assistance. C'est ainsi que je vois les choses depuis que je vous ai surpris en train d'exécuter ces deux vauriens, et puis les faits ont finalement été de votre côté tout simplement... »

Cylicia m’avait donc pris pour une menace ? Etonnant, j’avais écarté cette possibilité depuis longtemps quand je l’avais vu prendre les armes pour m’accompagner dans ma vendetta contre le crime. Mais visiblement, son objectif était tout autre. Si les choses ne s’étaient pas tournées à mon avantage, elle m’aurait peut-être tué, pensant avoir affaire à un criminel. Cela aurait été ironique : un justicier traqueur de criminels tué pour ses crimes – justifiés. Je souris légèrement à cette pensée cocasse, alors que Cylicia continuait à s’appliquer à me stabiliser. Je parvins finalement à tasser ma pipe, et je l’allumai donc tout en tirant quelques bouffées dessus. Cela me permettait de moins me concentrer sur la douleur.
Cylicia enchaîna alors qu’elle était en train de bander mes blessures :

« C'est plutôt vous qui m'avez étonnée en réalité. Je me suis jeter dans la gueule du loup, et vous m'y avez suivi tête baissée. Je n'imaginais pas les Khazariens aussi avides de Justice à vrai dire... »

Je ricanai à sa dernière phrase. Avide de justice, c’était exactement l’expression qui me correspondait. Je lui répondis donc, l’air amusé :

« Avide de justice, c’est tout moi ça. »

Je fis quelques ronds de fumée avec ma pipe, avant de poursuivre d’un air un peu plus sérieux :

« Ravi de voir que vous avez finalement révisé votre jugement sur moi. Je pense que maintenant, vous comprenez pourquoi j’ai abattu ses criminels. Mais j’aimerais vous dire quelque chose. Vous m’avez l’air encore jeune, et si j’imagine que la physionomie gobeline n’est pas connue de tous, sachez que jeune, je le suis un peu moins. Laissez-moi partager avec vous quelques conseils de vie. »

Je me raclai la gorge alors que le vieux tabac nordien que je fumais me grattait l’œsophage. Puis je pris une voix plus sage, plus réfléchie, tout en lui disant :

« Ecoutez Cylicia, ne vous laissez pas ronger par ce que vous avez fait. Je vois bien que cet enfant que vous avez tué vous hante déjà. Vous autres, stryges blancs, vous avez l’avantage d’être pour la majorité de fervents défenseurs du Bien. Mais vous avez un inconvénient qui contrebalance cet avantage : vous êtes très manichéen. Le Bien n’a pas de frontière fixe avec le Mal, et juger où elle se situe demande de l’expérience et de la jugeotte. Si vous avez tué cet enfant, c’était pour vous protéger, car sinon c’est lui qui vous aurait tué. C’est la triste réalité, et il faut l’accepter. Réfléchissez d’un point de vue plus pragmatique : si cet enfant avait survécu, quelles auraient été les chances qu’il ne soit pas devenu une crapule, une épine dans le pied pour le Bien commun ? Faibles, on ne va pas se le cacher. Alors certes, on aurait peut-être pu le prendre en charge, lui laver le cerveau et lui faire oublier toutes ses convictions passées, si on avait eu du temps et la possibilité. Mais dans l’urgence, ce qui différencie un cadavre d’un être vivant, c’est la rapidité d’exécution et de réflexion. Vous avez réagi instinctivement, et dans le contexte vous ne pouviez pas faire mieux. Vous savez, j’ai moi aussi déjà été retrouvé face à ce genre de cas de conscience. »

Je pris une mine plus sombre, me remémorant des souvenirs que j’aurais préféré oublier, et enchaînai :

« J’ai hésité à tuer quelqu’un parce que cette personne prétendait avoir des enfants et une famille. Et cette hésitation a coûté la vie à la seule femme que je n’ai jamais aimé. Une guerrière terrifiante, issu des tribus barbares des plaines d’Aràn. Et pourtant elle est morte par mon manque de discernement. Depuis ce jour, je n’ai plus eu le moindre remord à ôter la vie au nom de la Justice. Et j’ai fais une promesse solennelle à mon maître. « Si je veux être un rempart face aux cauchemars des autres, je ne dois pas me servir d'une arme. Je dois devenir une arme. Je dois être mortel autant avec un maillet qu'une lance qu'avec mes propres mains. Si je me voue corps et âme à la Justice, tout doit devenir mortel entre mes mains. C'est ma malédiction et le cadeau que je fais au monde. » Je m’y suis toujours tenu depuis, et je n’ai jamais cessé de tout faire pour que Dùralas soit une terre d’espoir et de justice. Et je continuerais jusqu’à mourir à la tâche.. »

J’étais réellement déterminé à accomplir les desseins de la Justice, et dans un sens j’étais certainement mille fois plus zélote que ne le serait Cylicia. Dans un sens, la Justice était ma réelle religion, et mon objectif absolu.
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Cylicia Condoris
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MessageSujet: Re: "Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris]   "Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris] - Page 2 EmptyVen 29 Mar - 2:58

- Avide de justice, c’est tout moi ça, finit par dire Grabuge qui ne s'était pas trop plain de ses soins.

Notre héroïne ne savait pas encore si le gobelin était sarcastique ou non, ce qui l'a laissa perplexe. Au bout de quelques ronds de fumé qu'il sortit de sa pipe, il poursuivit.

- Ravi de voir que vous avez finalement révisé votre jugement sur moi. Je pense que maintenant, vous comprenez pourquoi j’ai abattu ses criminels. Mais j’aimerais vous dire quelque chose. Vous m’avez l’air encore jeune, et si j’imagine que la physionomie gobeline n’est pas connue de tous, sachez que jeune, je le suis un peu moins. Laissez-moi partager avec vous quelques conseils de vie.

Effectivement, si Cylicia avait étudier la biologie gobeline à la Tour Blanche et avait bien failli se faire assassinée par plus d'un d'eux dans les montagnes, elle aurait tout de même eue du mal à deviner l'âge de l'un d'eux. Ce n'est pas tous les jours que l'on taille la bavette avec les gobelins après tout. Mais, à part cela, que pouvait il bien lui apprendre à elle qui pensait naïvement être bien au dessus que la plupart des Khazariens? Afin de le savoir, elle le laissa continuer plus attentive qu'auparavant.

- Ecoutez Cylicia, ne vous laissez pas ronger par ce que vous avez fait. Je vois bien que cet enfant que vous avez tué vous hante déjà. Vous autres, stryges blancs, vous avez l’avantage d’être pour la majorité de fervents défenseurs du Bien. Mais vous avez un inconvénient qui contrebalance cet avantage : vous êtes très manichéen. Le Bien n’a pas de frontière fixe avec le Mal, et juger où elle se situe demande de l’expérience et de la jugeote. Si vous avez tué cet enfant, c’était pour vous protéger, car sinon c’est lui qui vous aurait tué. C’est la triste réalité, et il faut l’accepter. Réfléchissez d’un point de vue plus pragmatique : si cet enfant avait survécu, quelles auraient été les chances qu’il ne soit pas devenu une crapule, une épine dans le pied pour le Bien commun ? Faibles, on ne va pas se le cacher. Alors certes, on aurait peut-être pu le prendre en charge, lui laver le cerveau et lui faire oublier toutes ses convictions passées, si on avait eu du temps et la possibilité. Mais dans l’urgence, ce qui différencie un cadavre d’un être vivant, c’est la rapidité d’exécution et de réflexion. Vous avez réagi instinctivement, et dans le contexte vous ne pouviez pas faire mieux. Vous savez, j’ai moi aussi déjà été retrouvé face à ce genre de cas de conscience.

Le bougre avait tout juste. La pauvre ne gardait son sérieux que par décence mais en elle la folie prenait peu à peu la place sur la raison. Elle s'était enfermée dans une espèce de dénie afin de ne pas incommodé Grabuge, mais mille doutes rongeaient son esprit. Se voyant déjà exclue de son ordre et de par là sa vocation, les paroles du gobelin l'aidèrent au moins à relativiser. Et puis, sa logique n'était pas tout à fait sotte bien qu'elle ne s'était jamais imaginé à devoir poser un tel acte durant sa carrière. Une petite larme s'échappa de son oeil qui vint s'abattre sur l'épaule à présent parfaitement nettoyée et bandée du Khazarien.

- J’ai hésité à tuer quelqu’un parce que cette personne prétendait avoir des enfants et une famille. Et cette hésitation a coûté la vie à la seule femme que je n’ai jamais aimé. Une guerrière terrifiante, issu des tribus barbares des plaines d’Aràn. Et pourtant elle est morte par mon manque de discernement. Depuis ce jour, je n’ai plus eu le moindre remord à ôter la vie au nom de la Justice. Et j’ai fais une promesse solennelle à mon maître. « Si je veux être un rempart face aux cauchemars des autres, je ne dois pas me servir d'une arme. Je dois devenir une arme. Je dois être mortel autant avec un maillet qu'une lance qu'avec mes propres mains. Si je me voue corps et âme à la Justice, tout doit devenir mortel entre mes mains. C'est ma malédiction et le cadeau que je fais au monde. » Je m’y suis toujours tenu depuis, et je n’ai jamais cessé de tout faire pour que Dùralas soit une terre d’espoir et de justice. Et je continuerais jusqu’à mourir à la tâche...

Etrange amour que celui de ce gobelin vis à vis de cette "guerrière terrifiante", ce qui n'empêcha pas notre héroïne d'être touchée par ses propos. Et quel étonnement elle eut également d'entendre pareils propos dans la bouche d'un autre. Elle avait presque l'impression de s'entendre parler elle-même. Etait-ce une farce qu'on lui faisait? Non, les gens ne risquent pas leur vie pour une farce.

- Merci Grabuge, je ne sais encore que penser de mon geste mais il me semble que vous m'avez mise sur la bonne voie...

Elle tapota ensuite sur l'épaule du Gobelin, l'âme un peu plus apaisée, et lui dit :

- C'est terminer! Laissez-moi m'occupez de votre bras également, une attelle de fortune serait la bienvenue en attendant de meilleurs soins.

Sur ce, elle ne prit que quelques secondes pour prendre soin d'elle-même. Un peu d'eau sur la figure et une bouchée dans une vieille miche de pain, puis la voila partie exploser une chaise contre le mur afin d'y sortir un des barreaux. Chose peu délicate, mais notre héroïne était versée dans la pratique plus que dans l'esthétique. Lorsqu'elle se rapprocha du gobelin pour lui poser son atèle, elle lui sourit et rebondit enfin sur ses propos qui l'avait perturbée.

- Savez-vous, messire Grabuge, que je partage les mêmes desseins que vous?... La chose m'a sembler assez étonnante en entendant la manière dont vous vous voyez vous-même mais c'est exactement ainsi que je me définirais également. Une arme au au service du Bien, ce qui ne me semble pas très éloigné de la Justice.

Alors qu'elle posait l'attelle sur le bras meurtri, elle se dit qu'il était peut-être judicieux de partager avec Grabuge sa vision des choses et son passé. Peut-être ceux-là avait-il plus de point communs qu'on ne pouvait l'imaginer en les regardant au premier regard.

- J'ai passé toute mon existence dans ce seul but, et j'espère bien que celle-ci finira en servant cette noble cause. Après mon périple, c'est d'ailleurs une lutte sans merci qui m'attends contre la Tour Noire, en espérant que cela ne soit que le début au vue de l'état dans lequel se trouve notre monde. Les choses que j'ai pu voir dans cette geôle m'ont vite fait comprendre que le Mal se nichait au sein de cet endroit maudit... Enfin, je ne pensais pas de si tôt croiser quelqu'un ayant une vision si proche de la mienne. Vous savez, à la Tour Blanche l'on me trouve trop extrême et, à l'extérieur de celle-ci, trop idéaliste. Pourtant, je ne leur en veut guère, c'est tout une vie de sacrifice qu'ils ignorent après tout.

Elle termina l'attelle assez vite, et se posa en face du gobelin afin qu'il puisse enfin parler, tranquillement ses yeux vitreux dans ceux de Grabuge. Elle finit par sourire enfin, ce qui était assez surréaliste aux milieux de tout ces divers cadavres.

- Pour tout vous dire, j'ai même conçue un plan avec l'aide de mes soeurs d'armes Purificatrices s'étant échappées avec moi de ce lieux maudit. J'ai fait serment devant mon Dieu de mettre fin à la folie des Stryges Noirs et tout sera bon pour honorer cette promesse, avec ou sans l'aval de mes supérieurs.

S'apercevant qu'ils étaient juste à côté d'une caisse de vin, elle en saisit une et la fit sauter à l'aide de son côté de chasse en précisant à Grabuge :

- Tradition d'après mission.

Elle but une bonne gorgée et déposa ensuite la bouteille près du Khazarien, ne sachant si il aurait été impolie de lui proposer de l'alcool. Après un râle d'apaisement, elle continua son propos.

- Imaginez donc, une guérilla sans merci contre ce peuple corrompu. Je n'ai jamais connu le repos pour plus de quelques heures, ils ne l'auront pas non plus. Tout mon savoir et toutes mes forces ne seront certes pas suffisants pour les faire tomber, mais avec l'aide de mes soeurs d'armes et l'appuie des miens la chose ne sera pas vaine quand bien même je n'arriverais à sortir qu'un seul être de cet endroit démoniaque...

Elle sourit à nouveau en pensant que le gobelin devait sans doutes déjà la prendre pour une folle, ce qui n'aurait pas été déraisonnable, et finit par lui dire :

- Vous me parliez de ramener à la vie la compagnie Egide tout à l'heure. Si mon âme n'était pas déjà engagée par ce serment, je vous avoue qu'il me semblerait tentant de vous accompagnez dans cette aventure. Enfin, j'imagine que nous aurions tous deux besoins d'alliés sûrs et solides le moment venu. Alors, si l'idée ne vous déplaît pas trop et vue que vous semblez avoir le coeur noble, il sera peut-être temps un jour de faire converger nos efforts contre le Mal, qu'importe sa forme. Qu'en dites-vous?

Cylicia n'avait pas perdu de temps, elle savait pertinemment que ses projets étaient aussi risqués que difficiles à accomplir et un allié autant en adéquation avec elle que la compagnie Egide était une chance à ne pas louper. Calculatrice, certes, mais de bon coeur. Jamais elle ne pensa à mal et la chose lui parut presque évidente. Restait à savoir si Grabuge était du même avis bien qu'elle ne comptait pas lâcher l'affaire de si tôt. Mais quand bien même le serait-il maintenant, l'insidieuse et terrible logique raciste du Petit Livre Blanc risquait dans le futur de lui faire changer sa vision de Cylicia et de ses belles idées.
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Grabuge
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MessageSujet: Re: "Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris]   "Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris] - Page 2 EmptyMer 3 Avr - 11:45

Cylicia, troublée, finit par se rasséréner et me répondit avec un ton reconnaissant :

« Merci Grabuge, je ne sais encore que penser de mon geste mais il me semble que vous m'avez mise sur la bonne voie... »

Je commentai avec bienveillance, autant pour moi que pour Cylicia :

« Je l’espère, en tout cas. »

Elle finit par me dire, me tapotant gentiment sur l’épaule :

« C'est terminé! Laissez-moi m'occupez de votre bras également, une attelle de fortune serait la bienvenue en attendant de meilleurs soins.

J’acquiesçai, content qu’elle prenne l’initiative de réparer un peu mon bras cassé. Ce genre de blessure devenaient de plus en plus récurrente, et avec mon train de vie il était normal qu’à terme, mon corps en pâtisse. C’est ce qui était arrivé dans ce combat. L’usure avait rendu mon bras inutilisable au moment le plus crucial, et ça ne devait plus se reproduire. On pouvait ajouter à ça mon âge, qui commençait à devenir vénérable pour un gobelin. J’avais presque atteint les cinquante ans, âge moyen à laquelle meurent les gobelins – même si c’est plus par accident que par vieillesse. Si j’atteignais les soixante-dix ans – âge moyen où l’on pouvait commencer à s’inquiéter de son âge car la mort par vieillesse guettait – je pourrais m’estimer heureux vu la vie d’aventure et de bataille que j’avais mené. Et le fait était que j’étais plus proche de la fin que du début. Néanmoins, je n’avais aucune envie de ralentir mon train de vie et de prendre une pause, car le crime lui n’attendait pas.
Alors que je réfléchissais à ma faiblesse du moment, la purificatrice se leva, s’épongea rapidement le visage, croqua dans une miche de pain et éclata une chaise contre le mur afin d’en sortir les barreaux. C’est avec le sourire qu’elle s’approcha de moi pour commencer sa besogne, et me dit :

« Savez-vous, messire Grabuge, que je partage les mêmes desseins que vous?... La chose m'a sembler assez étonnante en entendant la manière dont vous vous voyez vous-même mais c'est exactement ainsi que je me définirais également. Une arme au service du Bien, ce qui ne me semble pas très éloigné de la Justice. »

Sans surprise, ma camarade était une fidèle servante du bien. Son statut de purificatrice parlait d’elle-même, néanmoins son statut de « purificatrice errant » aussi. Peut-être que, un peu comme moi, elle était trop extrême dans ses convictions pour être considérée comme normale ? Elle soulevait également un point évident mais intéressant : nos objectifs se rejoignaient. Nos convictions aussi, sûrement. Quoi que son jeune âge apparent lui ôtait l’expérience, la sagesse et la désillusion que j’avais acquis au fil des ans, nous étions assez similaire aux premiers abords.
Elle enchaîna en me rapportant une bribe de son histoire :

« J'ai passé toute mon existence dans ce seul but, et j'espère bien que celle-ci finira en servant cette noble cause. Après mon périple, c'est d'ailleurs une lutte sans merci qui m'attends contre la Tour Noire, en espérant que cela ne soit que le début au vue de l'état dans lequel se trouve notre monde. Les choses que j'ai pu voir dans cette geôle m'ont vite fait comprendre que le Mal se nichait au sein de cet endroit maudit... Enfin, je ne pensais pas de si tôt croiser quelqu'un ayant une vision si proche de la mienne. Vous savez, à la Tour Blanche l'on me trouve trop extrême et, à l'extérieur de celle-ci, trop idéaliste. Pourtant, je ne leur en veut guère, c'est tout une vie de sacrifice qu'ils ignorent après tout. »

Elle acheva à la hâte mon attelle et posa ses yeux sur moi. Nos regards restèrent ainsi alors qu’elle continuait à parler. De mon côté, je gardais ses paroles en tête pour lui répondre plus tard, étant d’un naturel taciturne et préférant ne pas la couper :

« - Pour tout vous dire, j'ai même conçue un plan avec l'aide de mes soeurs d'armes Purificatrices s'étant échappées avec moi de ce lieux maudit. J'ai fait serment devant mon Dieu de mettre fin à la folie des Stryges Noirs et tout sera bon pour honorer cette promesse, avec ou sans l'aval de mes supérieurs. »

Je me reconnu un peu dans ses propos. Bien que je ne sois pas du genre criminel au grand cœur ou quelque chose du genre, je me réservais implicitement le droit d’outrepasser la loi si la Justice le préconisait. Comme pour le cas de ses brigands que j’avais exécuté sans sommation lors de notre rencontre avec Cylicia. Plus la conversation avançait et plus je me retrouvais dans Cylicia. Elle ressemblait un peu au mois plus jeune, plus naïf, que j’avais été autrefois. Dans les convictions au moins, car si l’on m’avait surnommé Grabuge à mon adolescence, ce n’était pas pour rien et Cylicia n’avait pas l’air d’avoir le même type de caractère.
Elle saisit alors une bouteille de vin gisant à côté d’une caisse éventrée pendant l’affrontement, et me confiai malicieusement :

« Tradition d’après-mission. »

Elle but alors une rasade et déposai la bouteille près de moi, m’invitant sans le dire à boire avec elle. Cela me rappelait cette période encore récente – ça datait d’il y a quelques années voir mois – où pour noyer le chagrin d’avoir éliminé tous mes camarades je buvais à n’en plus finir. Une sombre période, mais j’avais finalement réussi à décrocher en m’accrochant à quelque chose de bien plus absolu que l’alcool : la Justice. Mais bon, je ne pouvais pas être contre quelque gorgées d’un vin à l’apparence bon en compagnie d’une justicière avec qui nous venions de livrer bataille côte à côte. Sans hésiter trop longtemps, je bus à mon tour une rasade de vin et exhalai un souffle de contentement avant d’écouter la suite du discours de Cylicia, l’oreille attentive et l’attention bienveillante :

« Imaginez donc, une guérilla sans merci contre ce peuple corrompu. Je n'ai jamais connu le repos pour plus de quelques heures, ils ne l'auront pas non plus. Tout mon savoir et toutes mes forces ne seront certes pas suffisants pour les faire tomber, mais avec l'aide de mes soeurs d'armes et l'appuie des miens la chose ne sera pas vaine quand bien même je n'arriverais à sortir qu'un seul être de cet endroit démoniaque... »

Je reconnaissais bien là la haine viscérale des peuples ailés. Quoi que j’étais conscient de la barbarie et de la corruption régnant dans les mœurs des stryges noirs, je n’aimais pas définir quelqu’un par sa race, moi-même étant issu d’une race majoritairement méprisée en Dùralas. Même si je n’avais pas le souvenir d’avoir croisé aucun stryge noir au sein d’Egide, j’étais persuadé que c’était déjà arrivé avant ma naissance, et que l’exception existait toujours. Je gardai néanmoins mes pensées ouvertes pour moi-même, et laissai la stryge blanche conclure :

« Vous me parliez de ramener à la vie la compagnie Egide tout à l'heure. Si mon âme n'était pas déjà engagée par ce serment, je vous avoue qu'il me semblerait tentant de vous accompagnez dans cette aventure. Enfin, j'imagine que nous aurions tous deux besoins d'alliés sûrs et solides le moment venu. Alors, si l'idée ne vous déplaît pas trop et vue que vous semblez avoir le coeur noble, il sera peut-être temps un jour de faire converger nos efforts contre le Mal, qu'importe sa forme. Qu'en dites-vous? »

Je soupirai en faisant les gros yeux un moment. C’est qu’elle avait parlé, la purificatrice ! Je finis par lui répondre, un peu amusé :

« Et bien… Répondons par étape, en espérant ne pas avoir oublier de questions. L’âge rend ma mémoire capricieuse. »

Je laissai mon regard dans le vide afin de me rappeler de la conversation qui venait d’avoir lieu, et commençai donc à répondre :

« Tout d’abord, je vous rejoins sur le fait que la Justice et le Bien sont souvent de paire. Et aussi sur le fait que la Justice – ou le Bien – et la Loi sont, parfois, contradictoires. Et également sur le fait que dans ce cas-là, il faut faire un choix et que pour vous comme pour moi ça ne sera pas la Loi. En bref, on est d’accord sur presque tout, et vous me faites un peu penser à moi plus jeune. Quoi que pas complètement, je n’ai pas hérité du surnom de Grabuge sans raison héhé. »

Je ricanai un peu, pour détendre l’atmosphère, et repris une petite rasade de vin avant de poser définitivement la bouteille près de Cylicia. Deux gorgées suffisaient.
J’enchaînai alors, prenant une voix plus diplomate :

« Concernant les stryges noirs, je ne vous rejoins pas tout à fait mais je vous comprends. La haine entre vos deux peuples est ancestrale, et les stryges noirs ont une société basée sur la violence et la sauvagerie. Mais… L’un des fondements d’Egide, c’est que la race n’a aucune importance. Je suis persuadé, quoi que c’est peut-être un peu naïf, qu’il y a des exceptions et que même parmi les stryges noirs il y a des justiciers en devenir. Ca sera donc le seul point sur lequel on diverge, mais ça s’explique facilement par nos expériences différentes. Vous dites avoir été capturé par les stryges noirs, et les connaissant je n’ose imaginer ce qui vous est arrivé. Néanmoins, exécuter la sentence de la Justice s’accompagne d’une responsabilité importante : celle de juge. Quand ce sont des vies qui sont en jeu, on ne peut pas se permettre d’agir à l’instinct et de nous laisser aller aux émotions. Je vais vous donner un exemple pour vous expliquer mon raisonnement.
Vous voyez, j’ai croisé quelques stryges noirs apostats au cours de ma vie. Ils sont peu nombreux, car bien souvent leur peine n’est pas le bannissement mais la mort. De plus, les rares « chanceux » restent discret. Mais j’ai eu la chance d’en croiser au cours de mes missions, et la plupart ont un point commun : ils se sont opposés à leur barbarie propre à leur société. S’ils ne craignaient pas autant le courroux de leur Matriarche, ces stryges seraient sûrement devenus de fidèles compagnons d’Egide. Comme quoi, tout n’est pas noir ou blanc. J’ai cru entendre une légende comme quoi les stryges noirs et les stryges blancs n’étaient tous à la base que des stryges gris après tout. Mais bon, mon but n’est pas de vous faire changer d’avis mais plutôt de vous faire réfléchir à l’importance des décisions qui seront les votre bientôt.
»

Je pris une pause pour faire quelques moulinets de mon bras valide et m’étirer un peu, mes muscles commençant à s’engourdir maintenant que l’adrénaline était retombée. Qu’avait-elle dit après ? Ah oui ! Je repris après une petite pause, un léger sourire bienveillant en coin :

« Concernant votre proposition d’alliance, marché conclu. Je vais bientôt discuter avec les dragonniers, que j’ai joint il y a peu, pour une alliance similaire. Le Père Tungstène semble déjà le savoir et y être préparé. Enfin bon, je ne vous apprends pas comment est ce vieux mage mystérieux. On dirait qu’il sait toujours tout et qu’il ne prend rien au sérieux, et pourtant je pense qu’il pourrait désintégrer Dùralas d’un claquement de doigt si l’envie lui prenait. »

Je pris appui sur une caisse pour me lever tout doucement et commencer à faire les cent pas afin de me dégourdir. Je me tournai une nouvelle fois vers Cylicia, décidant cette fois-ci d’en apprendre un peu plus :

« Et comment comptez-vous atteindre votre objectif exactement ? Vous avez parlé d’un plan, suis-je en droit de le savoir ? Ou au moins de comprendre l’idée générale, je ne suis pas là pour que vous vous méfiiez. »

Bien sûr, la rencontre avec Cylicia figurerait certainement dans mon rapport avec les kazhariens. Mais si je concluais que le plan de Cylicia n’avait pas besoin d’être su, j’omettrais volontairement cette partie du rapport. C’était aussi ça, la Justice.
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MessageSujet: Re: "Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris]   "Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris] - Page 2 EmptyJeu 4 Avr - 16:27

- Et bien… Répondons par étape, en espérant ne pas avoir oublier de questions. L’âge rend ma mémoire capricieuse.

Les habitudes académiques de Cylicia lui jouait des tours, et c'est Grabuge qui en pâti.  La vieille habitude Purificatrice de dire trop vite la vérité faisait qu'il était parfois difficile de les entendre déblatérés trop longtemps, presque autant de les laisser raconter leurs théories. La chose était particulièrement vraie concernant Cylicia.

- Tout d’abord, je vous rejoins sur le fait que la Justice et le Bien sont souvent de paire. Et aussi sur le fait que la Justice – ou le Bien – et la Loi sont, parfois, contradictoires. Et également sur le fait que dans ce cas-là, il faut faire un choix et que pour vous comme pour moi ça ne sera pas la Loi. En bref, on est d’accord sur presque tout, et vous me faites un peu penser à moi plus jeune. Quoi que pas complètement, je n’ai pas hérité du surnom de Grabuge sans raison héhé

Notre héroïne ria de bon coeur avec le bon gobelin qui lui retendit la bouteille. Elle en bût une dernière gorgée mais comptait tout de même s'abstenir, comment savoir si quelques acolytes n'allaient pas arrivés tardivement dans la planque.

- Concernant les stryges noirs, je ne vous rejoins pas tout à fait mais je vous comprends. La haine entre vos deux peuples est ancestrale, et les stryges noirs ont une société basée sur la violence et la sauvagerie. Mais… L’un des fondements d’Egide, c’est que la race n’a aucune importance. Je suis persuadé, quoi que c’est peut-être un peu naïf, qu’il y a des exceptions et que même parmi les stryges noirs il y a des justiciers en devenir. Ca sera donc le seul point sur lequel on diverge, mais ça s’explique facilement par nos expériences différentes. Vous dites avoir été capturé par les stryges noirs, et les connaissant je n’ose imaginer ce qui vous est arrivé. Néanmoins, exécuter la sentence de la Justice s’accompagne d’une responsabilité importante : celle de juge. Quand ce sont des vies qui sont en jeu, on ne peut pas se permettre d’agir à l’instinct et de nous laisser aller aux émotions. Je vais vous donner un exemple pour vous expliquer mon raisonnement.
Vous voyez, j’ai croisé quelques stryges noirs apostats au cours de ma vie. Ils sont peu nombreux, car bien souvent leur peine n’est pas le bannissement mais la mort. De plus, les rares « chanceux » restent discret. Mais j’ai eu la chance d’en croiser au cours de mes missions, et la plupart ont un point commun : ils se sont opposés à leur barbarie propre à leur société. S’ils ne craignaient pas autant le courroux de leur Matriarche, ces stryges seraient sûrement devenus de fidèles compagnons d’Egide. Comme quoi, tout n’est pas noir ou blanc. J’ai cru entendre une légende comme quoi les stryges noirs et les stryges blancs n’étaient tous à la base que des stryges gris après tout. Mais bon, mon but n’est pas de vous faire changer d’avis mais plutôt de vous faire réfléchir à l’importance des décisions qui seront les votre bientôt.


Les arguments de Grabuge méritaient le respect, si bien que notre studieuse stryge s'étonna des capacités du gobelin du haut de ses a priori. Malheureusement, une seule chose raisonnait dans la tête de Cylicia : le sourire du bourreau massacrant ses camarades. Envoûtée par cette image et l'aspect religieux du schisme, cette version tout à fait acceptable des choses pour la plupart des stryges blancs ne pouvaient plus l'être pour elle. De toutes manières, il était trop tard pour ce genre de réflexions, le Dragon Noir, ou du moins ce qu'elle pensait être Morkez, lui fit un signe bien trop énorme que pour qu'elle puisse remettre en doute cet imaginaire. Tout de même, les paroles du gobelin étaient sages et elle lui fit comprendre par mimiques qu'elle respectait son point de vue.

- Concernant votre proposition d’alliance, marché conclu. Je vais bientôt discuter avec les dragonniers, que j’ai joint il y a peu, pour une alliance similaire. Le Père Tungstène semble déjà le savoir et y être préparé. Enfin bon, je ne vous apprends pas comment est ce vieux mage mystérieux. On dirait qu’il sait toujours tout et qu’il ne prend rien au sérieux, et pourtant je pense qu’il pourrait désintégrer Dùralas d’un claquement de doigt si l’envie lui prenait.

Au premiers mots du Khazarien un sourire illumina le visage de Cylicia, et la suite ne la fit que resplendir de plus en plus. Les Dragonniers étaient également liés à Grabuge?! Notre héroïne était très loin de se douter qu'elle avait à faire à une telle pointure. Et le Père Tungtsène? Elle même crut à une époque qu'il ne s'agissait d'un mythe, loin de se douté qu'elle recevrait quelques temps plus tard une invitation du vieil érudit. Les grandes âmes se rencontrent souvent, et dans ce choc l'on aperçoit enfin les tâches sur leur vertu.

- Je ne sais quoi dire... Avoua enfin Cylicia en baissant sa tête par gratitude. Vous m'honorez de votre confiance, soyez sûr que tant que vos intentions seront justes je vous soutiendrais.

Grabuge commença à se lever en prenant appuie sur une caisse. Par respect Cylicia accompagna son geste, sans trop savoir où cela les menai. Elle s'aperçut vite avec enthousiasme qu'elle avait donné matière à réflexion au Khazarien qui faisait les cents pas.

- Et comment comptez-vous atteindre votre objectif exactement ? Vous avez parlé d’un plan, suis-je en droit de le savoir ? Ou au moins de comprendre l’idée générale, je ne suis pas là pour que vous vous méfiiez.

Elle réfléchit un instant avant de lui répondre. Grabuge était un gobelin marinant dans le jus Khazarien, comment lui faire comprendre la probabilité de son plan dans le contexte Strygien? Et puis, pouvait-elle vraiment tout lui révéler? En tant que Purificatrice, elle allait devoir signaler cette possible résurrection d'Egide mais il n'y avait encore rien de trop suspect à cela. Grabuge, en bon Khazarien, devait lui aussi sans doute chercher à obtenir quelques informations.

- Je ne peux rien vous révéler pour l'instant... Vous comprenez, le secret militaire est la moindre des choses malgré notre affection pour les Khazariens. Si la chose s'effectue selon Sa Volonté, gardez simplement à l'esprit ceci : Mon titre sera bientôt aussi terne que ma fonction sera haute. La chose vous paraîtra bizarre mais ayez confiance, le moment venu vous saurez tout.

Comment dire à ce Khazarien qu'elle allait devoir être rejetée par les siens, rabaissée au rang d'hérétique de premier ordre juste pour que la Tour Blanche puisse tirée son épingle du jeu. Que les dignitaires puissent dire : "Telle n'est pas la volonté de la Tour, c'est cette hérétique de Cylicia qui fait encore des siennes!". Les gens l'a prenait pour une folle, malheureusement elle l'était mais assez intelligente que pour pouvoir en jouer. Et tous ses supérieurs s'en lécheraient les babines, le bouc-émissaire idéal. Dans un premier temps du moins... Car le but de l'opération était tout de même, dans son esprit malade, de propager ses idéaux qu'elle pensait être inspirée par Morkez lui-même! La "bonne parole" de la Juste Solution. Enfin, elle en avait déjà dit trop à cet inconnue.

- Nous ne devrions pas nous attarder ici, et j'ai déjà assez retardé mon périple... Finit-elle par dire, douteuse du bien fondé de sa maigre révélation. Rejoignons donc votre ami Feriel, si vous le voulez bien, le pauvre doit s'inquiéter.
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MessageSujet: Re: "Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris]   "Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris] - Page 2 EmptyMer 10 Avr - 10:32

Cylicia sembla avoir un moment de réflexion. Sûrement que révéler des informations sur ses plans devait lui opposer un cas de conscience. Elle finit par me dire :

« Je ne peux rien vous révéler pour l'instant... Vous comprenez, le secret militaire est la moindre des choses malgré notre affection pour les Khazariens. Si la chose s'effectue selon Sa Volonté, gardez simplement à l'esprit ceci : Mon titre sera bientôt aussi terne que ma fonction sera haute. La chose vous paraîtra bizarre mais ayez confiance, le moment venu vous saurez tout. »

J’acquiesçai, me contentant de sa réponse floue. Secrets militaires oblige, je respectais son demi-silence. Cependant, elle m’avait avoué que bientôt, son honneur serait entâché. C’est en tout cas ce que j’avais compris quand elle avait dit que son titre serait bientôt « aussi terne que ma fonction sera haute ». Prendra-t-elle la tête de l’ordre des Purificateurs ? Possible, c’était en tout cas la seule hypothèse qui me venait à l’esprit. Mais cette jeune stryge m’avait l’air d’une âme pure, rongée par des démons semblables aux miens. SI je ne pouvais lui offrir ma confiance sans condition, je décidai de me faire mon propre avis sur sa situation, quand bien même elle deviendrait une apostat. Après tout, si ce n’était pas su par tout le monde, Egide avait déjà fait des manœuvres hors-la-loi dans le but de sauver une personne injustement accusée, ou user de son influence pour outrepasser les lois quand la vie d’un innocent était en danger. Bien sûr, avec le brio des différents capitaines qui s’étaient succédés, et des judicieux conseils de leurs lieutenants, ils étaient toujours parvenus à camoufler leur implication, ou en tout cas à ce que les conséquences ne leur retombent pas dessus. Certains pourraient apparenter ça à de la roublardise, mais c’était tout un concept, de situer la Justice au-dessus de tout, même des lois. Bien trop long à détailler et teinté d’expériences personnelles désastreuses.
Ma compagne à plumes blanches finit par enchaîner, coupant court aux réflexions :

« Nous ne devrions pas nous attarder ici, et j'ai déjà assez retardé mon périple... Rejoignons donc votre ami Feriel, si vous le voulez bien, le pauvre doit s'inquiéter. »

Je ne pus qu’acquiescer à ses sages paroles. En effet, ma pauvre griffonne devait se languir de mon absence. Qui sait ce qu’elle ferait au premier brigand venu ? Je repris tout mon barda, insistant pour remettre tant bien que mal mon armure tout seul, et je sortis des entrailles de cette planque, Cylicia à mes côtés.
Nous sortîmes rapidement de la grotte qui commençait à devenir pesante, avec le sang et l’odeur progressive des cadavres. La lumière du jour m’éblouis un instant, puis je pus enfin voir l’extérieur.
Feriel attendait, faisant les cent pas tout en grattant la terre de ses serres, impatiente. Cylicia avait raison, ma griffonne mordait son frein en m’attendant. Quand elle m’aperçut, elle poussa un glatissement avant de se rapprocher de moi et frotter sa tête contre mon torse. Je ricanai légèrement, et lui susurrai à l’oreille :

« Pas d’inquiétude, ma belle. Je suis de retour ! »

Je me retournai ensuite vers Cylicia, et commençai à vider ma pipe qui s’était éteinte il y a peu. Je lui dis, tout en continuant à nettoyer le foyer de mes doigts griffus :

« Ca a été une sacré baston, là-dedans. Content de vous avoir eu pour m’épauler. Et ne vous tracassez plus vis-à-vis de votre geste. Votre cœur se doit d’être d’une conviction inébranlable si vous voulez avoir une chance de diriger efficacement quoi que ce soit. Je l’ai appris en observant les plus grands. »

Je pris un instant pour souffler dans ma pipe, et sortit une sorte de tige pour nettoyer l’embout avant de poursuivre :

« Mais prenez toujours en considération l’avis de vos hommes, et de vos lieutenants. Parfois, un ensemble de plusieurs visions hétérogène est un choix plus éclairé qu’une unique vision poussée par une conviction sans faille. Diriger, c’est bien plus écouter et réfléchir que taper du poing sur la table et imposer ses idées. »

Finissant tranquillement l’entretien de ma pipe, je la rangeai à ma ceinture avant de vérifier une ultime fois la selle de Feriel, réajustant les lanières quand c’était nécessaire. Puis, une fois les dernières vérifications effectuées, je m’appuyai sur l’étrier et les solides épaules de Feriel pour me hisser sur son dos, alors qu’une fine brise faisait voler mon tabard au vent. Je lançai à Cylicia, le regard vague :

« Mais la règle la plus importante, qui surpasse toutes les autres en terme de commandement, c’est d’avoir toujours un coup d’avance sur tout le monde, alliés comme ennemis. Savoir se défaire de toutes les situations parce qu’on les connaissait à l’avance, c’est ce qui différencie un chef militaire d’un leader. Et je pense que vous comme moi nous cherchons à être des leaders, et non pas de simples chefs militaires. Nous avons des idéaux à porter. L’Espoir. La Justice. Le Bien. Nous représentons un objectif, une mission, de nature divine, spirituelle, ou personnelle. Nous devons être la clé de voûte du combat contre le chaos et la corruption. »

Je caressai l’encolure de ma fidèle partenaire, et jetai un regard déterminé droit dans les yeux de Cylicia avant d’ajouter :

« Nous serons amenés à nous revoir, ma chère. Faites ce que vous avez à faire, en votre âme et conscience, mais n’oubliez pas une chose. Vous pouvez être hors-la-loi, sainte, impératrice d’une armada de soldats, ou quoi que ce soit d’autre. Si vous vous écartez un jour du chemin de la Justice, je serais sur votre chemin. »

Puis, d’un geste thêatral, je frappai les flans de Feriel pour lui intimer de décoller, et elle fonçai dans la forêt avant de prendre de l’altitude. Je jetai un dernier regard à la silhouette de plus en plus petite de la purificatrice en armure, et esquissai un léger sourire. Oui, nous nous reverrons, à n’en pas douter.
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Cylicia Condoris
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Cylicia Condoris

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(Darmok, Chérubin de Cylicia, +350 v+300, 150) [Modifié]

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"Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris] - Page 2 1559870510-barre-vie-gauche2025/2025"Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris] - Page 2 1559871461-barre-vie-rouge  (2025/2025)
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MessageSujet: Re: "Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris]   "Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie." [PW Cylicia Condoris] - Page 2 EmptyJeu 11 Avr - 21:44

Avant de sortir de la planque, Cylicia jetta un dernier regard sur le corps sans vie de l'enfant, le coeur lourd. La vision de Grabuge qui retrouvait en vie son fier ami Feriel l'a réjouit tout de même quelque peu, quel étrange et réjouissant duo que celui-ci.

- Pas d’inquiétude, ma belle. Je suis de retour ! Dit-il alors que la bête le câlinait de sa tête.

Il s'adressa ensuite à Cylicia tout en nettoyant peu à peu sa pipe.

- Ca a été une sacré baston, là-dedans. Content de vous avoir eu pour m’épauler. Et ne vous tracassez plus vis-à-vis de votre geste. Votre cœur se doit d’être d’une conviction inébranlable si vous voulez avoir une chance de diriger efficacement quoi que ce soit. Je l’ai appris en observant les plus grands.

Notre héroïne qui était encore en état de choc physique ne pouvait que confirmer les dire du gobelin.

- Ne m'en parlez pas, j'ai bien cru que nous n'y arriverions jamais! Pour ce qui est de mon geste... Je laisserai au Dragon Noir le soin de le juger.

Il continua alors son discours, clairement des mots d'adieu ou du moins ceux d'un au revoir des plus incertain.

- Mais prenez toujours en considération l’avis de vos hommes, et de vos lieutenants. Parfois, un ensemble de plusieurs visions hétérogène est un choix plus éclairé qu’une unique vision poussée par une conviction sans faille. Diriger, c’est bien plus écouter et réfléchir que taper du poing sur la table et imposer ses idées.

Taper du poing sur la table ou imposer ses idées n'étaient pas le genre de notre héroïne, bien qu'elle manquait clairement de discernement sur l'influence qu'elle pouvait avoir. Quoi qu'il en soit, le fier gobelin avait terminer l'entretien de sa pipe et s'attelait à présent à monter sur son impressionnante monture.

- Mais la règle la plus importante, qui surpasse toutes les autres en terme de commandement, c’est d’avoir toujours un coup d’avance sur tout le monde, alliés comme ennemis. Savoir se défaire de toutes les situations parce qu’on les connaissait à l’avance, c’est ce qui différencie un chef militaire d’un leader. Et je pense que vous comme moi nous cherchons à être des leaders, et non pas de simples chefs militaires. Nous avons des idéaux à porter. L’Espoir. La Justice. Le Bien. Nous représentons un objectif, une mission, de nature divine, spirituelle, ou personnelle. Nous devons être la clé de voûte du combat contre le chaos et la corruption.

C'était de sages conseils et Cylicia était très contente de les apprendre de la bouche d'un potentiel allié.

- Grabuge, permettez-moi de vous dire que vous êtes le gobelin le plus sage et étonnant que j'ai pu rencontré, repondit-elle avec légèreté. Je n'oublierais pas vos conseils.

Tout en caressant l'encolure de Feriel, il conclut par ces mots :

- Nous serons amenés à nous revoir, ma chère. Faites ce que vous avez à faire, en votre âme et conscience, mais n’oubliez pas une chose. Vous pouvez être hors-la-loi, sainte, impératrice d’une armada de soldats, ou quoi que ce soit d’autre. Si vous vous écartez un jour du chemin de la Justice, je serais sur votre chemin.

Cylicia sourit, elle qui n'en pensait pas moins en retour et qui était contente d'avoir pour elle un garde fou.

- Soyez sûrs que ces sentiments sont partagés! Répondit-elle loin de se douter de l'avenir qui l'attendait.

Sur ce, Grabuge s'envola d'un coup sec. La Purificatrice pris quelques instants pour faire signe à Grabuge et admirer l'envole de cette bête magistrale.

Bon, c'est parti, se dit-elle déjà mélancolique. Voilà au moins une raison de plus de se battre.

[FIN]
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