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 Critiques rapides de films

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Alphonse Galhaad
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MessageSujet: Re: Critiques rapides de films   Mer 21 Déc 2016 - 17:54

Super critique Dougal, tu t'intéresse au tout, ce qui pour quelqu'un qui se tâtait à aller le voir, est chouette à lire. Seulement ; ne pense-tu pas que différer, notamment au niveau de la musique est un moyen de dire subtilement "on est pas la vieille génération" ? Certes, cette volonté est un peu ironique dans le sens où bah c'est un spin-off et qu'en conséquent ils se doivent de se poser dans un cadre établi pour y poser cette nouvelle intrigue.
Ouais en fait c'est complètement con comme intention. :rire:

Merci de ta critique ! Tout content

Ah oui, y'a des lesbiennes.

Je vous présente aujourd'hui un nouveau coup de cœur total, j'ai nomme le terriblement cruel "Mademoiselle" ou "The Handmaiden" de Park Chan Wook pour les anglophiles. Park Chan Wook dispose d'ailleurs de solides bagages cinématographiques, si vous ne savez que faire de vos vacances de Noël, ses films pourraient être intéressants.
A condition d'avoir l'esprit ouvert, vous êtes prévenus. *tousse*

Mais qu'est-ce que c'est que ce film ? Adaptation libre du roman "Du bout des doigts" de Sarah Waters, The Handmaiden s'imposera au festival de Cannes, (et je dois avouer avoir parié pas mal sur lui) jouissant au final de "seulement" 3 belles nominations. Mais c'est très peu d'informations, Cannes n'a pas le monopole du bon goût, donc passons au concret.

Le synopsis est très simple, je vous copie-colle donc Wikipédia ; En pleine colonisation japonaise en Corée, dans les années 1930, la riche japonaise Hideko (Kim Min-hee) embauche la jeune servante coréenne Sook-hee (Kim Tae-ri) dans un gigantesque et sombre manoir appartenant à son oncle tyrannique ; elle ignore que cette dernière ourdit des plans maléfiques organisés avec un escroc (Ha Jeong-woo) qui se fait passer pour un comte japonais.

Et le concret est que : à défaut de le qualifier de "génial" (au sens premier) j'opterais ici pour la sobriété du terme "prodigieux".

Park Chan Wook va réussir plusieurs choses avec ce film, à commencer par son teasing qui annonce tout en ne dévoilant rien ; véritable reflet de l'esthétique asiatique, reprise des codes de chasteté, kimonos, dentelle et décor gothique. Si vous voulez vraiment comprendre l’œuvre qui se présentera à l'écran, il est nécessaire de savoir que la notion d'influence est très importante. Ici, "Du bout des doigts", mais et évidemment comme dans tout bon film, bien d'autres sources viennent nourrir la chose. ("Les Liaisons Dangereuses" pour ne citer que ça)

Alors une fois que vous vous poserez devant l'écran de la salle, gardez plusieurs choses en tête ; vous allez être des pions. Et c'est toute l'habilité virtuose de Chan Wook, sur fond de scénario basé sur des manipulateurs manipulés, il manipulera également, tout au long d'une trame qui évolue sans cesse, les spectateurs. Les jeux de pouvoir sont omniprésents, tout le monde croit berner son entourage avant de se faire duper sur leurs propres jeux de dupes, et le tout avec une limpidité tranchante de réalisme. Il convient alors de constater que c'est avec brio que la notion de voyeurisme inhérente au cinéma (hein, on y va pour "mater" quelqu'un, une intrigue, ou que sais-je, la fille qu'on convoite et qu'on y emmène) est l'un des piliers de ce film, le spectateur admirant une pièce où tout est mis en place pour le tromper.

Bien entendu, la notion de voyeurisme s'applique à un domaine un brin plus charnel, et "The Handmaiden" saura transposer à ses scènes toute la chasteté et les conventions asiatiques des années 30 pour au final transcender le statut de simples "scènes érotiques" (déjà assez exagéré comme terme, puisque tout demeure très très pudique) et leur donner une connotation si insidieuse et perverse, que la pièce amusante que l'on croyait observer, où tout le monde complote et se désire, comporte de réels dangers effrayant par leur beauté. La scène où Sook-hee frottera avec douceur les dents de sa maîtresse Hideko qui se baigne en est le reflet diabolique et parfait. D'un côté nous avons la tendresse de la féminité et l'intimité d'un bain, et de l'autre, le rappel des dents comme éléments de prédation (dont Park fera l'emphase à l'aide du son, des raclements rauques et peu agréables).

Résumer The Handmaiden est un exercice aussi compliqué que ne le sont ses enjeux. Homosexualité, trahisons, complots et avidité. Il serait facile de se perdre dans les thématiques picturales (le film ressemble aux "fresques asiatiques"), sonores (la B.O. en dit long) et d'image (inspirations classiques, modernes, et littéraires) qu'il propose. Alors on finira par constater le choix de traduction du titre, nouveau jeu de dupes de traducteurs ayant saisi tout l'intérêt du film ; "The Handmaiden" ; la Servante, deviendra "Mademoiselle" en référence au statut noble d'Hideko, la maîtresse. Ou peut-être ce titre signifierait-il déjà la position faussement innocente de la Servante elle-même ? Vous m'en direz ce que vous pensez.  

La chanson du trailer s'appelle "Red Sex" de Vessel. Régalez-vous !
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Thorek Sveresson
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MessageSujet: Re: Critiques rapides de films   Sam 25 Nov 2017 - 0:09

Critique rapide de Baby Driver



Le film est sorti le 19 juillet 2017 et est passé relativement inaperçu de mon point de vue. Ce qui est bien dommage, car c'est un bon moment de cinéma.

Je vais commencer par l'éléphant dans la pièce, comme disent les anglois, en adressant le problème Kevin Spacey dès le début. Oui, il est dans le film. Oui, je suis au courant comme beaucoup de gens des récents évènements et oui, ça gêne un brin de le voir dans un film à présent. Mais, pour l'amour de l'art, essayons de rester objectif et concentrons-nous sur le reste. Qui plus est, il a un rôle secondaire dans le film. Enchainons.

Je ne vais pas spoiler quoi que que ce soit d'ailleurs et je sors tout juste du visionnage.




Baby Driver est un film à l'histoire simple. Il suffit de lire la synopsis Allociné ci-dessous pour avoir la forte majorité du scénario :
Spoiler:
 
Est-ce un problème ? Pas vraiment. Parce que là où le film brille, c'est par son exécution. Alors certes, on a un peu de "shaky cam", des gens qui ne veulent pas mourir normalement après s'être pris quelques balles, etc... Mais encore, de ce côté-là, ça pourrait être pire. Non, le gros point fort du film est son ambiance, une sorte de touche des années 50-60 remise au goût du jour (là c'est point de vue personnel).

Les personnages sont simples, mais efficaces et surtout convaincants. Et c'est suffisamment rare pour être noté. La musique du film, en plus d'être de relativement bon goût, est parfaitement justifiée puisque c'est par le personnage principal qu'on l'écoute. (il a des écouteurs en permanence). C'est d'ailleurs peut-être la première fois que je vois un film qui justifie la présence d'une musique en fond sonore. Là encore donc, un fait assez rare pour être noté. On nous offrent aussi plusieurs plans séquences appréciables et bien ficelés, quoi que sans grosses prises de risques.

En somme, le film est rondement mené et se laisse regarder tout seul. Il n'abuse pas d'une surdose de violence inutile (sauf un petit peu vers la fin), se permet des moments de charmes tout choupis et tente plusieurs expériences visuelles et sonores pour notre plus grand plaisir.

Est-ce que c'est un film de "gangster", oui. Mais un film de gangster avec de bonnes idées autour qui fournissent un bel emballage à un produit qualifiable de "pas trop mal" qui mérite un bon 4/5.



NB: Rapport à ma notation. Étant amateur de nanar et autres navets, un film qui obtient au-dessus de 2.5/5 pour moi est réellement dans la moyenne. A titre de comparaison, "Le huitième fils" est à 2/5 pour moi. Disons qu'une fois qu'on a vu le fond abyssal du néant artistique des microbes de l'oubli, on reconsidère ses critères plutôt drastiquement.
Donc 4/5 indique qu'il mérite réellement d'être vu, au détour d'une soirée pluvieuse où on ne sait pas trop quoi faire d'autre que prendre un peu de bon temps. Gg2




"La Mort est un mâle, oui, mais un mâle nécessaire."
Terry Pratchett

Dialogues : #3399ff


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