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 Mélancolie Estivale

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Ziggy Zolero
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Ziggy Zolero

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MessageSujet: Mélancolie Estivale    Mélancolie Estivale  EmptySam 15 Aoû 2020 - 17:42


Me voilà parti. Ayant décidé d'éviter les sinistres pics de Spelunca, où ceux qui avaient jadis partagé mes traits raciaux se seraient fait un plaisir de me montrer les inconvénients de mon choix, j'entreprenais de gagner la capitale en longeant les plages de Sable Rouge de la Red Sun Belt pour ensuite emprunter la Grand Route à partir de la forêt de Sapins.

Ce serait sans doute un long voyage mais il va sans dire qu'il me faudrait un certain temps pour faire table rase de mon ancienne vie, cette pérégrination servirait à me renouveler donc. Non pas que je fusse frappé d'une quelconque amnésie concernant mes origines, mais bien car le temps avait effilé les liens qui me rattachaient au royaume des mortels. Mon style de vie, la réclusion que j'avais choisie, m'avait d'autant privé de tout sens de la réalité concernant les humains. Par exemple, au bout de deux heures de marche baluchon à l'épaule je découvris la déshydratation, le soleil sur ma peau si agréable au levé de l'aube se muait en une emprise mercuriale et ardente.
Me rappelant des affres de l'insolation et de comment elle s'avérerait plaisante pour les charognards de ce biome, je décidais de me poser en bord de mer, ôtant mes bas pour les laisser tremper, puis, finalement, je décidais de nager un peu afin que l'humidification ne me permette d'affronter le zénith solaire.

Ah ! Qu'il est agréable de sentir l'étreinte de la chaleur et le réconfort de l'eau sur son torse, de goûter au sel sur sa langue et de sentir la fine couche de celui-ci sur ses bras ! Tout autour de moi, l'écume rythme une cadence immuable, tranquille, et de partout des éclats diaphanes se glissent le long des eaux azurées de la Mer Maudite. Quel ridicule sobriquet lui a-t-on donné ! Faut-il voir en la simple présence de pirates, nécrophages, et prédateurs, voire quelques esprits, quelque signe de malédiction ? Oh, pauvre océan, l'homme te redoute depuis aussi longtemps que tu n'es toi, voyant en tes humeurs tantôt majestueuses de tranquillité tantôt déchaînées une puissance qu'il ne dompterait jamais. Tu es la dominatrice de Mère Nature, loin du charme mystérieux des bois Elfiques, loin de la royale prestance des banquises du Nord, tu es la femme nue sur laquelle nous lisons chaque émotion, chaque râle, chaque soupir de plaisir sans filtre aucun !

Le sable sous mes pieds m'inspire ces lignes, et je vois au loin un navire hisser ses couleurs, dominer de toute sa taille une pauvre embarcation marchande et décide de me hisser sur un rocher à la hauteur décente pour mieux visualiser la scène.

Je n'aperçois malheureusement pas grand chose, si ce n'est un mousse de noir vêtu -du moins sur la seule surface vêtue de son corps ; le bas- crier quelque chose au cargo qui se fend de protestations. Je crois discerner du mouvement, quelques pirates descendent, puis plus rien...

Voilà le Dùralas que j'avais envie de retrouver, et dont j'ai envie de compter l'histoire !


- Depuis quand les gars de la Capitale sourient en voyant les leurs se faire dépouiller ?

Je tourne la tête.

Un homme, habillé de la même manière que celui aperçu un peu plus tôt sur le navire, se tient à mes côtés depuis je ne saurais dire combien de temps, son pantalon noir en position de tailleur et son torse bronzé ruisselant de sueur. Ses yeux crayonnés de noir ne m'inspirent aucun danger, immédiat tout du moins, bien que la cicatrice qu'il arbore en forme de "x" sur la joue démontre un penchant pour les bagarres.


Mélancolie Estivale  Sval

- Détrompez vous, je ne suis de la Capitale que lorsque je dois y présenter mes productions. Je trouve le frisson du réel, hors des murs des châteaux, plus excitant par ses jours de soleil. Ziggy Zolero, scribe et conteur, à votre service !
- Sval Lemoine, membre des Aigles Carmins. Je te fais pas peur ? Si son intention était de m'effrayer, sa main tendue suffisait à éloigner mes craintes d'hostilité.
- Pas plus que n'importe qui. Vous disiez donc être en train de piller la cargaison du navire marchand ?
- Ouais, c'est ça. Par ces temps d'été les affaires vont bon train sur terre. Sur mer... on en jouis aussi, si tu vois ce que je veux dire. Par contre je crois que tu devrais partir, je pense pas que tu parles à qui que ce soit, t'es trop bizarre pour être de mèche avec nos bons corsaires, mais mes gars vont bientôt gagner la côte pour aller vendre leur matos à Ishtar. Je suis pas sûr qu'ils comprennent ton truc d'écrivain. C'est bien pour ça le bouquin et la plume ? Pfiouuu, ça à l'air de valoir une fortune !

Il ne m'en fallut pas plus pour m'éloigner poliment, non sans lui avoir souhaité une agréable journée. On n'envoi jamais bouler un bel homme, m'avait un jour dit ma mère, et la rencontre avec Lemoine me servirait à décrire avec exactitude le physique des loups de mers en échange d'une nuit en auberge. Le récit de l'attaque sur les marchands, avec quelques figures de style glissées ça et là, me rapporterait un repas voire une bière supplémentaire, si les Muses m'accordaient l'éloquence nécessaire.

La cape au vent; je laissais derrière moi des traces de pas sitôt effacées par le fracas de l'écume.




Mélancolie Estivale  Ziggy-signature


Dernière édition par Ziggy Zolero le Mer 26 Aoû 2020 - 23:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mélancolie Estivale    Mélancolie Estivale  EmptyMer 26 Aoû 2020 - 23:39


Je constatais d'un oeil blasé le relatif chaos qui régnait dans la chambre d'auberge que j'avais louée quelques jours plus tôt. Depuis que ma route avait croisée celle de l'équipage pirate, je m'étais reposé sur l'expérience vécue à laquelle j'avais mêlé quelques détails extrapolés (une histoire d'amour entre une Ishtarienne de bonnes familles et un roublard s'avérait toujours efficace au sein d'une diégèse) afin de gagner les grâces de l'aubergiste et les contribution des voyageurs.

Ma langue claquait tandis que ma bouche s'avançait, grossissant mes lèvres en une grimace qui m'était habituelle lorsque je m'ennuyais. L'envie de mettre de l'ordre en mes appartements manquait, mais je savais ne pas pouvoir laisser pareille misère aux soins de mes généreux bienfaiteurs, et je finissais par faire appel à mon livre et à la plume enchantée pour ranger. D'un regard critique je pouvais affirmer que ma propension à la paresse n'avait nullement évoluée en 228 années, car jamais l'art du ménage n'avait trouvé grâce à mes yeux.
Ma mère me disait souvent que j'étais né fatigué, à raison.

Une fois la poussière envolée, les draps secoués, une paire de sous vêtements lavée, et mon petit-déjeuner avalé, je gagnais doucement la salle commune.

Les voyageurs savent que chaque trajet réserve son lot de visages sympathiques, d'âme auxquelles on noue la nôtre dans la plus pure tradition grégaire inhérente à notre espèce humaine. Ainsi lorsque je prenais place à une table et demandais un peu de sanglier rôti de la veille, Sval était naturellement à mes côtés.

J'avais réellement découvert Sval lors de ma première nuit ici. Si au départ il avait simplement écouté mon histoire de brigands marins lorsque je m'adressais à la foule d'aventuriers de passage, debout devant l'âtre, il était revenu plus tard à l'exact moment où je reposais ma quatrième pinte en poussant un râle satisfait.

Sval m'expliqua très élégamment, du haut de ses dix-neuf ans, que je "racontais de la merde" et qu'il croyait que "ces arnaqueurs de conteurs étaient une espèce éteinte" au même titre que les gentilshommes rétorquais-je, effarouché.
Je ne compris qu'au fil d'une discussion plutôt animée que son caractère revêche, allant de paire à une physionomie des plus viriles, n'était pas particulièrement dirigée envers ma personne mais plutôt au monde entier. Sval me payait des verres en continuant d'insulter les lettres, Sval applaudissait mon ancienne vie libertine tout en distillant ça et là quelques remarques peu tolérantes, Sval était plutôt "con" en somme mais sa présence s'avérait étonnante de fraîcheur.

Au cours de la semaine qui passait, j'apprenais chaque jour un peu plus du personnage ; il faisait passer des narcotiques pour le conte de contrebandiers sur les côtes et avait donc su démêler le vrai du faux de mes récits a propos des siens. Il consommait énormément de sa propre marchandise, et je devinais dans des insinuations peu discrètes des dettes colossales, et par dessus tout, son amour des femmes. Chaque jour il pouvait emmener jusqu'à une ou deux dames dans ses appartements sans doute rendues décontractées par quelque poudre agréable ou galette lunaire (quoi que soit cette chose, à l'aspect si mignon).
Il fallait avouer un certain charme au garçon, et je reconnais avoir vu sa première conquête d'un œil plutôt jaloux.

Mais les jours passant nous nous rapprochions, jusqu'à se retrouver à chaque repas, comme celui-ci, à se tenir compagnie.


- Tu pars bientôt Ziggs ?
- Je ne sais pas encore, j'attends... quelque chose, tu vois ? Et toi ?
- T'es vraiment spécial, putain. C'est un compliment, hein. Je dois aller à Ishtar ce soir, chercher de quoi contenter les clients. Tous des camés ici, tu sais. Tu veux venir, ça te ferais un truc à écrire ! Hé, t'as écris sur moi ?
- Un peu. Tu as ton je-ne-sais-quoi.
- J'suce pas.
- Je...
- J'déconne, bordel. C'est drôle de t'emmerder.. Enfin bref. On fini le repas, je vais m'allumer une pipe d'herbe en haut, et on part par la fraîche ce soir. Tu montes avec moi ?
- Je vais passer mon tour, faire passer illégalement des drogues risque de me coûter un certain degré de concen...
- Ok ok, comme tu veux Zigounette.

La situation en elle même ne me dérangeait pas, j'avais déjà pris part à de plus noires missions, mais le fait qu'un jeune homme de dix-neuf ans doive accomplir ce genre de magouilles pour survivre me procurait une certaine amertume. Sval était, je l'ai déjà dit, beau, mais sa consommation excessive de produits commençait dores et déjà à creuser ça et là sa peau de lait, et je me souviens l'avoir un soir trouvé en proie à des tremblements, étendu au sol, dans sa chambre.
Il est curieux de constater comment la vie présente sa plus cruelle nature dans de banales histoires, que personne, ou presque, ne retiendra. Lorsque le bourreau qui pendra le jeune Sval pour ses crimes le décrira au juge, il ne dira rien de sa sympathie, de sa franchise, ou de sa virilité, il contera comment il se bat à outrance une fois éméché, comment il n'hésite pas à voler les femmes de pauvres maris, et comment il est encore étonnant que son sang ne soit qu'alcool.

Je le regardais monter, ne voyant que de l'inspiration dans chacune de ses bouclettes noires et sa peau bronzée, tout en écrivant ces lignes jusqu'à la tombée de la nuit. Heure à laquelle il descendit à nouveau, la chevelure en bataille et le torse nu.


- Trop chaud. commenta-t-il comme s'il lisait dans mes pensées. Allez on décolle, tu veux quoi à bouffer pour la route ?
- Des oeufs durs feront l'affaire, mon ami.
- Dégueu. J'te prends de la viande séchée avec, tu vas crever de faim.

Alors que nous franchissions les portes de l'auberge chargées seulement de nos sacoches, Sval me tendait une galette lunaire.

- On partage ? sans me laisser trop le choix, il en cassait la moitié dans sa bouche et me tendait l'autre. Pas plus grosse qu'un ongle, la galette avait un goût acide et je l'aurais vomie s'il ne m'avait pas fourré une gourde d'eau dans la bouche dans un même temps. Oh ! T'en as jamais pris ?! Hahaha, ça va être drôle, tente rien avec moi ça rend... tu vas voir.

En effet, je passais les heures qui nous séparaient de notre destination à l'enlacer et mon seul souvenir duquel j'avais la certitude était d'avoir ri à tue tête tout du long.

Une fois parvenus près d'une plage -à vrai dire je ne suis pas un narrateur fiable à ce stade- ou d'un espace composé d'un sol en barbe à papa où brillaient milles lucioles, Sval me laissait quelques instants, desquels je profitais pour faire des anges à l'aide de mon corps, ou bien m'enfoncer la face dans le sable froid afin de chasser ce fiévreux état qui m'habitait.

Au cours de court laps de temps, il me semblait avoir pu compter les constellations et voir en la brillance astrale de bien tendancieuses formes, et à chaque nouvelle surface que frôlait ma main j'avais l'ardent désir de m'imprégner de chaque sensation. Ces galettes lunaires... quelle invention !


- Ziggs, tu parle tout seul.

Je n'avais pas remarqué le brun, couché à mes côtés. Depuis combien de temps au juste ?

- Désolé, Val.
- Sval.
- Tal.
- S V A L, couillon.
- Ferme ta gueule... Mon imitation sied-t-elle à Monsieur ?

Il éclatait de rire, et je l'imitais. Nous sommes restés longtemps sans rien se dire, couchés sur le rivage à admirer le ciel. Quelquefois nous nous chamaillions gentiment, bien qu'il faillit me casser un bras à un moment donné, et parfois nous jouions à choisir parmi deux propositions la moins pire.

- Tu préfères dormir entre deux Pitiponk en rut, ou entre deux nains constipés ?
- Les Pitiponks, sans hésiter.
- Mec, dégueu. C'est de la zoophilie.
- Que nenni, cher ami, je déclinerais leurs avances. Tu préfères...
- Dis Ziggs. Tu vas à Stellarae non ?

Je me relevais pour l'écouter attentivement, tant je ne l'aurais jamais pensé capable d'un tel sérieux. Mais j'échouais à utiliser mes bras et roulais sur le côté, désormais face à lui, ses yeux scrutaient les miens avec une fougue digne du plus brûlant des enfers.

- Oui.
- On y va ensemble ? Je veux dire, on reste ensemble. Si ça te dis. Je sens qu'on va me crever si je reste ici.
- Marché conclu, mais j'suce pas Svalounet.
- Me voilà déçu, Messire Ziggy Zigounette !

Nos imitations mutuellement lamentables terminées nous décidions de dormir sur place, trop flemmards pour rentrer.




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