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 Mémoires écrites - Wy.

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MessageSujet: Mémoires écrites - Wy.   Jeu 19 Juin 2014 - 19:23


Wy, l’écartebouilleur.


Je ne saurais véritablement raconter qui je suis. Ma mémoire est à l'instar de ma stupidité très petite. Peut-être vous demandez-vous pourquoi ce à quoi je pense est si construit sous une forme littéraire classique, alors que mes phrases se veulent aussi intellectuelles qu'un enfant de huit ans; la réponse est simple. Dans mes pensées, et dans mes écrits, je peux être aussi sage que je le souhaite. C'est cependant au cours d'une discussion ou d'un dialogue que ma lexie est ma plus grande honte. J'adorerais pouvoir parler de politique, de croyances, ou même d'algèbre, citer de grands sages, ou encore rédiger et réciter de longues poésies de façon spontanée. Cependant, si vous lisez ces mots, c'est que vous vous êtes entichés de mon carnet, ce petit calepin usé dont la couverture est d'un brun foncé à la texture souple, un accessoire que je ne quitte jamais, car celui-ci est l'équivalence de ma mémoire sous forme écrite.

Tout a commencé lorsque j'étais en mesure de me recenser aux scribes dont le seul métier était de composer les identités. À l'âge de huit ans, je m'étais déjà passionné de cartes en ayant vu un magicien faire ses tours à l'aide de ces petits jouets de carton, et même si je n'étais pas très doué à ce jeu, il me plaisait aussi de briser des tables d'un simple lancer de carte, m'entraînant à transférer ma force dans ces dernières, au grand damne de mes parents, qui ne cessaient de m'inculquer la vie à grandes baffes dans la tronche. Au moins, ça me faisait les joues.


"Prénooom ?"

C'est la question que me posait le scribe. À l'époque, en grand gamin, j'étais perdu dans mes pensées. Je demandais donc de façon spontanée au scribe, afin que ce dernier ne répète sa demande :

"Oui ?"

Grossière erreur. Ce dernier, dont je ne me rappelle que de la calvitie béant qui ravageait son crâne, dont l'apparence vue d'en haut ressemblait à un nid de poule, était déjà en train d'écrire "Wy" sur sa feuille, qu'il avait estimé être mon prénom. Avant même que je ne puisse le corriger, ouvrant mes lèvres, il me coupa la parole d'une phrase encore plus sèche et niaise.

"Professioooon ?"

Quelle question étrange. À huit ans, je n'avais bien évidemment pas d'emploi. Tout ce que j'aimais faire, c'était jouer aux cartes, et écrabouiller des trucs. Dans ma tête : "Écrabouilleur avec des cartes" sonnait plutôt bien, ça ressemblait de façon assez proche au super-héros que je voulais être, un type capable de tout casser et de jouer à la fois.

"Écartebouilleur."

Zut ! Ma langue ayant fourché, je ne pouvais pas me rattraper, tandis que le scribe notait "Écartebouilleur" avec un air blasé sur son visage. Me voici donc, officiellement, Wy, l'écartebouilleur. Quelle grande connerie.

Livret de Wy, première et seconde page.


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MessageSujet: Re: Mémoires écrites - Wy.   Jeu 19 Juin 2014 - 20:46


Wy, l’écartebouilleur.


Alors que j'écris ces pages, je n'ai que 17 ans. Enfin, est-ce que le mot "que" est adapté, pour un géant ? J'ai eu connu des péripéties et des aventures, dont des enfants devraient être épargnés. Peut-être que ces dernières n'étaient causées que par mon jeune âge, peut-être étaient-elles influencées par mon lien à la race des géants, qui étaient malheureusement connus pour leur très grande maladresse. J'ai retrouvé le magicien qui m'a inspiré toute mon enfance. C'était un homme brillant, un humain. À partir de ce jour, j'ai véritablement souhaité m'éloigner le plus possible de cette appartenance à ces hommes stupides, dont la force était la seule preuve culturelle. Le corps, au lieu de l'esprit. Je souffrais de ce handicap mental comme pourrait subir d'une amputation des jambes un voyageur, ou un musicien sans ses mains. Même si je n'ai pas adressé la parole au magicien cartomancien, je m'étais contenté de regarder l'un de ses tours de magie les plus prodigieux. C'était un artiste de rue, qui se contentait d'amuser la foule grâce à son talent. Bien évidemment, comme avant chacun de ses tours, il montra son paquet pour assurer à tout ceux qui assistaient à l'événement que ce dernier n'était pas truqué.

En saisissant son paquet à une main, il avait sa main gauche complètement libre, et l'une des cartes du paquet jaillissait de ce dernier pour recouvrir la paume de sa main libre. En demandant à l'un des spectateurs une carte de son choix, qui s'avérait être la dame de pique, il afficha un grand sourire et révéla la carte, qui était un neuf de carreau. La foule était médusée de cet échec; mais c'est à ce moment qu'il fit apparaître toutes les cartes intactes du paquet, qui elles, s'étaient toutes transformées en dames de pique.

J'étais émerveillé. À mon tour, je saisis mon paquet de cartes, ayant cru comprendre le truc. Je déplaçais manuellement la carte de ma main droite à ma main gauche, en m'exclamant seul que je recherchais la dame de pique. En retournant d'un air fier la carte unique cachée dans ma main gauche, qui était elle aussi un neuf de carreau, je me sentais véritablement prodige. Plus que le final, le clou du spectacle, le grand frisson. Je lançais mon jeu à terre, afin de révéler toutes les cartes. Malheureusement, ma force était telle que, comparé au magicien, le sol se brisait sous la violence de l'impact des cartes, qui à ma plus grande déception, n'étaient pas changées. Je remarquais simplement, au milieu de toutes les autres cartes, la dame de pique qui semblait me rire au nez. Elle n'était pas seule, les quelques citoyens qui m'entouraient et m'observaient se payaient ma tronche avec une certaine méchanceté. C'était une journée ignoble. En récupérant mes cartes, je m'assurais que ces dernières ne soient pas abîmées, afin de les ranger à nouveau dans mon paquet, m'éloignant en courant de la foule avec une larme à l'œil de honte.

J'étais déshonoré par ma propre race, celle-ci même que je reniais, celle-ci même que je souhaitais détruire, dont je souhaitais arracher mes liens, celle qui m'emprisonnait avec des cordes métalliques que je ne pouvais rompre qu'avec une plus grande force, mais qui se resserreraient davantage sur moi si j'apprenais à être plus intelligent. D'ailleurs, ce petit livret résume ce que mes actes et mes mots ne peuvent dire : Je suis un humain, pas un géant, un humain comme les autres, qui a une mémoire si faible et des mots si mal-enchevêtrés les uns les autres qu'il se doit de tout noter sur un livret. À croire que ces expériences me rendent aigris avec le temps...


Livret de Wy, troisième et quatrième page.


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Mémoires écrites - Wy.

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