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 Demande de classe

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Mjöll
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Jeu 3 Déc 2015 - 22:19

Le soleil dardait ses premiers rayons sur le Joyau du Désert de Harena. Stellaraë s'éveillait lentement d'une nuit fraîche et paisible. Quelques badauds étaient déjà à pied d’œuvre, ouvrant leur négoce ou profitant de la relative fraîcheur matinale pour se balader. Mjöll avait toujours aimée flâner à l'aube. Les rues et places de la capitale n'étaient pas encore bondées et elle ne se sentait pas engoncée comme un nain dans une mine d'or. Cela faisait bien longtemps que la jeune femme n'avait pas profité d'un court instant de répit à cette heure-ci, prise qu'elle était par la passion dévorante et exigeante de la forge. C'était son jour de relâche ! Elle souhaitait profiter de cette accalmie pour visiter son vieux maître d'armes.

Bizarrement ce dernier n'était pas à son domicile, une petite cahute près des murs de la ville-basse, dans les quartiers mal famés. Alité, il ne pouvait pas être bien loin ! Mjöll le trouva dans l'arrière-cour en train d'effectuer quelques mouvements gracieux, une sorte de chorégraphie armée. La novice l'avait souvent vu faire mais pas depuis une bonne année. Il s'agissait d'un combat contre des adversaires fictifs. Le vieillard ne portait qu'un pantalon de jute mais une bonne dizaine d'armes, accrochées à divers dispositifs sur son corps ! La barbare n'osa pas interrompre un si beau spectacle. Cela lui faisait chaud au cœur de voir son bienfaiteur actif pour une fois. Ce dernier l'avait sorti de la merde, littéralement, et lui avait donné le goût de l'aventure et plus récemment des armes. Elle lui serait éternellement reconnaissante même si elle ne le montrait pas beaucoup.

Une heure plus tard, le kata était visiblement terminé. Le vieux maître se désaltéra et s'approcha de Mjöll, l'air sérieux. Prise par surprise, elle se leva et se mit en position de combat presque instinctivement. Sous une pression énorme, elle sortit deux dagues. Le maître d'armes prit une grande inspiration, sortit deux dagues à son tour et prit une posture offensive, un léger sourire aux lèvres. Il s'élança sur son élève avec une célérité inouïe, se contentant de quelques mots presque inaudibles :

« Soit telle des dagues, rapide et furtive. » fit-il en désorganisant la garde de la nordique avant de déjouer cette dernière et d’apposer sa lame sur la nuque de son adversaire. Il reprit ses distances et rangea ses dagues sous le regard médusé de la jeune femme. Le vieux s'équipa ensuite de griffes et attaqua de plus belle :

« Soit comme des griffes, acérée et vicieuse. » fit-il en tailladant les cuisses et les avant-bras de la barbare avec une aisance déconcertante. Mjöll se retint de pousser un quelconque cri, comprenant la gravité du moment. Il s'écarta et se saisit d'une épée et d'une lance avant de se replonger dans le combat :

« Soit comme cette épée et cette lance, noble et précise. » fit-il en maniant les deux armes avec dextérité. Il écarta les dagues d'un simple revers d'épée avant de transpercer légèrement la chair de son élève avec une précision diabolique aux aisselles, soit une des jointures d'une armure lourde.

« Soit comme cette faux et cette hache, juge et exécutrice. Tu es la seule garante de ton âme. » fit-il tournoyant comme une tornade dévastant tout sur son passage. Mjöll ne chercha même pas à parer les attaques du vieillard et sauta hors de son chemin. Elle gagna quand même plusieurs zébrures un peu partout. Ce n'était pas fini...

« Soit comme cette massue et ce marteau, entière et utile. Ne regrette jamais tes actions et rappelle-toi que les armes servent dans toutes les situations, même pour bâtir une maison. » fit-il en balayant la garde de la jeune femme avec sa masse et lui écrabouillant l'épaule de son marteau. Mjöll ne put s'empêcher de gémir et de mettre un genou à terre après un choc si violent.

« Désormais, je ne suis plus ton maître et tu n'es plus mon élève. Maintenant va et vole de tes propres ailes. » conclut-il le regard embrumé au bord de l'évanouissement. Mjöll le fixa avec détermination. Elle grava dans son esprit ce moment unique. Elle était officiellement une Maîtresse d'armes !





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Dilon Deraborne
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Ven 4 Déc 2015 - 16:28

@Mjöll : félicitations, tu deviens Maîtresse d'armes. Désormais, tu peux porter 5 armes au lieu de 3, tu gagnes 15 de vitalité, 5 de dégâts et 10 de vitesse/niveau. Tu gagnes également 75 points d'expérience et 20 pièces d'or bonus





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MessageSujet: Re: Demande de classe   Sam 12 Déc 2015 - 19:43

Je voudrais devenir Technophile. Mon texte de passage sera écrit lorsque j'aurai fait mon RP Clin d'oeil






-Merci à Mohana Dharitri pour le superbe kit avatar + bannière :aimer: -
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Tziëg
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Sam 19 Déc 2015 - 0:51

Demande de classe : Assassin



Tziëg errait dans les rues sombres de Stellaraë. On était peut-être en pleine fin de matinée dans la cité du désert, mais ses quartiers dangereux ne reflétaient jamais les rayons du soleil. De toute façon, c'était mieux pour l'orc : lui qui aimait la pénombre et la discrétion, c'était l'endroit parfait pour se "promener" ou vivre. Et puis, sa condition lui imposait de vivre dans les bas-fonds de la cité ; qui voudrait voir un orc séjourner là où vit le peuple ? Personne.
L'orc rentrait donc chez lui, mais pas les mains vides. En effet, il venait de s'occuper de la législation de son titre de forgeron amateur. Ça y est, il n'était plus obligé de répondre sous les ordres d'un écervelé grotesque ; il pouvait enfin s'exprimer librement et jouir entièrement des conseils de son protecteur céleste. Bien sûr, il n'était pas entièrement libre : il avait besoin d'une forge, et vu qu'il ne comptait pas dépendre d'une tierce personne, il ne pouvait utiliser que le matériel de la Guilde des Forgerons. Au moins, ça lui évitait des envies meurtrières.

Il arriva finalement chez lui, enfin plutôt dans la masure qu'il avait trouvé, mais sentit une odeur fort désagréable, comme si une abomination des égouts avait élu domicile chez lui. Certes, la comparaison n'était pas des plus adaptées étant donné que tout avait une odeur nauséabonde dans ce quartier. Il n'empêche que quelque chose chez lui sentait anormalement mauvais. Tout de suite, il pensa à un intrus. Il avait plus de chance de voir un clodo qu'un monstre dans son domicile de fortune. Il pénétra chez lui avec la plus grande prudence.

- Qui est là ? fit-il d'une voix menaçante.

Un petit rire aigu et zozoté émergea des ténèbres. Curieusement, ce bruit affreusement irritable ne lui était pas inconnu. Il s'agissait sûrement de quelqu'un lui voulant du mal, à moins qu'il n'ait apporté une pomme pour se l'enfoncer dans la bouche et passer à la casserole, mais l'orc s'imaginait bien que ce ne serait absolument pas le cas. Pourtant, il ne chercha pas à en savoir plus ; il resta planté à l'entrée, laissant ses yeux s'habituer au noir. Il ne dit mot et l'intrus finit par perdre patience, ce qui trahit son identité :
- Je sssuis venu te sssoulager de ta bourssse, s'annonça-t-il avec un air malicieusement menaçant.
- Ah, c'est toi, dulûm.
- KISSSSA ! Pas duloum, s'énerva la naga.
- Tu veux me tuer, serpent ? Tu vas y perdre toutes tes belles écailles.

L'assassin fondit sur sa cible, profitant de son corps de serpent pour une charge optimale et brutale. Mais son adversaire était plein de ressources, il se déplaça sur sa droite pour éviter le coup, et attrapa une boîte dont il vida le contenu en direction de son adversaire. La naga fut aveuglée par cette poudre ocre et en eut le nez tout irrité, la poussant alors à éternuer. Profitant de cet instant de faiblesse, l'orc saisit le cou de la femme et le serra de toutes ses forces. L'assassin perdait peu à peu prise, mais dans un élan furieux, elle s'extirpa des griffes de sa cible et se jeta sur lui pour en finir. Sa queue s'enroula autour de lui et lui réserva un sort encore plus douloureux que celui qu'il avait voulu lui réserver quelques instants plus tôt. Or l'orc n'avait pas dit son dernier mot ; il cracha au visage du reptile. La naga devint furieuse, mais elle fit rapidement les frais de l'acide que venait de lui envoyer Tziëg. Elle hurla de douleurs et relâcha sa prise. Sa proie en profita pour se dégager et planter ses crocs dans la chair humaine de son agresseuse. Il s'arma ensuite d'une arme de fortune qu'il planta à plusieurs reprises dans le corps dénudé de la femme qui finit par avoir énormément de mal à respirer.
- Erhdäm shragh ! Pourquoi es-tu là ?
- *Korf* Va crever. *Korf* *Korf*
Attends, Tziëg, je peux la faire parler.

Le spectre s'aventura dans le corps de la naga qui en eut les yeux illuminés d'une forte lumière blanche et bleutée. Il n'y avait aucun doute, Kelh Egromh'or était derrière tout ça, mais que lui faisait-il ? Ça, même Tziëg l'ignorait. Il ne le savait même pas capable d'interagir avec le monde extérieur. Quoiqu'il en soit, le manège continua pendant trente bonnes secondes durant lesquelles la femme-serpent ne cacha pas sa souffrance, apparemment l'esprit céleste la torturait pour obtenir des informations. Il finit par s'extirper de son corps, laissant un cadavre à l'expression choquée et meurtrie.
- Gravh, lui dit-il en applaudissant, tu m'as foutu un sacré merdier dans ma maison.
Il y a plus important, il est temps de se mettre en chasse ; le commanditaire est ton vieux maître qui lui a promis de la reprendre comme élève.

Au moins, il y avait une bonne nouvelle derrière cet assaut. L'orc n'attendit pas un autre assassin pour retrouver le répugnant thérianthrope et le dépecer. Il chercha des outils pour lui prodiguer mille maux, mais fut interrompu par le forgeron céleste qui lui proposa une arme de toute puissance : lui-même. Kelh se matérialisa en un magnifique marteau étincelant. Il semblait fait d'ivoire et de verre, mais il semblait ne s'agir que de métal, à moins que ce ne fut une autre matière, mais son protecteur ne lui fournit pas plus d'informations. Le marteau était finement taillé et ressemblait à une magnifique masse de collection. Pourtant, il s'agissait d'une arme, très meurtrière qui plus est. Tziëg sentait un afflux de pouvoir se déplacer au sein même de l'outil.


L'orc arriva devant l'entrée de la maison de son ancien maître forgeron. Il n'avait pas spécialement envie de revenir ici, mais il n'avait pas le choix : il devait nourrir son envie meurtrière qui n'avait pas été apaisée depuis si longtemps. Il s'était retenu pour des raisons professionnelles, mais maintenant qu'il n'avait plus aucune obligation au-près de cet être, il pouvait agir comme bon lui semblait. Au fond de lui, il avait toujours su que ce jour arriverait et qu'il pourrait ôter la vie de ce vieil homme. Mais avant de le tuer, il fallait user de ruse ; l'orc frappa à la porte et s'exprima à voix haute pour avertir le thérianthrope de sa présence et de sa raison :

- Hé ! J'ai oublié de vous rendre la monnaie, vieil homme.

Il espérait utiliser l'avidité pour l'attirer dans son piège. Cependant, le bougre était suspicieux et il ne se laissa pas acheter aussi facilement. Pire encore, il ne montra aucun signe de présence. Il ne savait pas que l'orc revenait de son altercation avec la naga, mais il préférait ne pas se mesurer à lui, même si ça signifiait de s'asseoir sur plusieurs pièces d'or. Tziëg sortit une bourse bien remplie et l'agita assez pour bien faire entendre le cliquetis des nombreuses pièces. Le vieux forgeron ne put passer à côté d'une telle opportunité. Il finit par ouvrir sa porte, mais resta sur le palier.
- Eh bien ? Qu'est-ce qui t'arrive ? On peut plus bouffer tranquille ?
- Les deux cents pièces pour la vente du heaume, elles vous reviennent, non ?
- Ah oui, oui, c'est ça. Tu y as pensé ? C'est bien, le félicita-t-il en voulant lui arracher la bourse des mains, sans succès.
Je peux entrer ? J'ai oublié des affaires, faut que je les récupère, tenta l'orc pour entrer.
Impossible, j'ai rangé et je n'ai rien trouvé de tel, le stoppa le thérianthrope.
Vous avez rangé ? C'est la meilleure, que moqua-t-il.
Figures-toi que... Eh !

Tziëg en avait plus qu'assez et décida qu'il était temps de forcer un peu son entrée. Il se contenta de rentrer et de pousser le vieil homme grassouillet pour pouvoir rejoindre l'intérieur. Celui-ci se retrouva par terre, enfermé dans sa propre maison avec un orc plutôt furieux. Tziëg n'essaya pas de justifier son acte, ou de chercher la raison ayant poussé cet être répugnant à vouloir sa mort. Il se contenta de sortir son arme et d'attaquer le commanditaire de sa mort.
Il y eut un cri, bien fort, qui résonna dans toute la maison, peut-être même plus loin en-dehors. Ce cri n'avait rien d'humain, il était animal et sauvage. Le forgeron s'était montré sous sa véritable forme. Un seconde cri tout aussi bestial émergea peu de temps après. Cette fois, il ne caractérisait aucune menace, il s'agissait de l'expression de la souffrance. Tziëg avait frappé, et il avait frappé fort. Pour toutes ces fois où il avait été exploité, il lui rendait les coups avec une violence rare. Tous deux - trois en comptant le spectre - partageaient un moment fort en expressions que l'orc ne voulut jamais aborder. Ce fut son petit secret.

Le soir, Tziëg sortit de la maison et s'en alla pour les bas-quartiers de la ville. Il avait besoin d'une nouvelle maison, et son arme avait encore grand soif.

C'est avec de bons outils que l'on applique bien la mort...
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Dilon Deraborne
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Sam 19 Déc 2015 - 2:12

@Tziëg : Félicitations, tu passes Assassin. Désormais, tu remporteras 10 de vitalité, 25 de vitesse, 25 de dégâts par gain de niveau. De plus, tu remportes 105 points d'expérience et 20 pièces d'or pour un excellent Rp de passage de classe.





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Vim Naturae
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Dim 10 Jan 2016 - 18:35

Vim était toujours à baldorheim, cette ville lui plaisait bien, l’arène, les gardes, des montagnes non loin, il se sentait presque à sa place, en plus de cela il dormait quelques nuits par mois dans une petite auberge ou se retrouvait les soulards de la ville, un coupe-gorge pour les gens normaux, mais un géant comme lui ne craignait rien, il devait se baisser pour entrer dans la battisse.
À force il commençait à être connu, les chasseurs de têtes venaient le voir pour leurs affaires, lui ne demandait qu’une chose, se battre.
C’est donc naturellement qu’un mage vint le voir, il n’aimait pas les mages, la magie était beaucoup trop complexe pour lui, quand il vit arriver le mage un se contenta de grogner, mais cela n’arrêta pas l’homme, il s’assit en face de lui:
-Ce que l’on raconte est vrai, tu es vraiment grand, c’est parfait pour le travail que j’ai a te proposer.
Vim le regarda droit dans les yeux, prêt à tendre le bras et repeindre les murs avec son sang.
-Il y a une battisse non loin d’ici, une dizaine de mage s’y trouvent, je te laisse t’amuser avec, fais en ce que tu veux, je tiens seulement à récupérer un orbe, pour le reste c’est toi qui vois, tu peux les frapper, les manger, les torturer, ils sont à toi.
Le géant porta sa main à son front, comme pour réfléchir, cette blague, un géant qui réfléchit ... Il se leva d’un bond et se cogna violemment la tête sur une poutre.
-Où est orbe?!
Vim et le mage partirent vers cette battisse ou ce repère de mage.
Arrivé devant, le mage le laissa aller seul, il avait peur de s’introduire dans cet antre de magie.
Le géant attrapa son énorme marteau et commença à frapper la porte.
-MAGE! MAGE! SORTEZ!
Au bout de deux longues minutes vim vint à bout de la porte, il chargea d’un coup et fracassant tout sur son passage, une vraie furie.
Certains mages utilisaient des barrières de protection, d’autres des sorts de flammes ou de glace, mais il continuait d’agiter son marteau pour écraser tout ce qui lui passait au tour, de dehors on pouvait entendre des craquements des os et du mobilier, et d'intérieur on pouvait voir les débats causés par le barbare, du sang et de la chair sur les murs, a force de frapper des mages avec son arme elle était recouverte de lambeaux de vêtements.
Il rangea son hochet pour géant dans son dos et se lança à la découverte de la battisse.
Quelques minutes plus tard il trouva l’orbe, sur une petite colonne de pierre, elle était là sans surveillance, forcément il les avait tout tués.
Il posa ses mains sur l’orbe et d’un coup un voila blanc apparu devant ses yeux.
“Je suis né il y a bien longtemps dans un royaume bien loin d’ici, dans un peuple ou le sang et la chair régnaient en maitres”
Vim était bloqué, il ne pouvait pas bouger, seul son esprit était sans prise, il lui parlait, lui faisait voir des choses.
“je me souviens d’une meute, une meute monarchique, tu étais le fils de cet homme, de ce barbare, regarde autour de toi, regarde bien les mages que tu as tués, tu es comme lui”
Vim avait les mains crispées sur l’orbe, il commençait à se craqueler.
“Rappelle-toi ton règne, un règne de terreur, les humains avaient peur de toi, peur que tu leur coupe la têtes car tu n’serait pas satisfait de ton poulet cuit, tu es un barbare, tout comme ton père”
L’orbe commençait à avoir des fissures de part en part, cela ébranlé même le cœur de l’objet.
“ton entrainement, l’entrainement que tu as subi, tu n’as pas appris à immobiliser, mais à tuer, tu as la capacité de parler, mais tu ne l’utilisais jamais, tu n’es pas comme les autres géants, tu peux aisément dissocier le bien du mal, mais tu ne le fis jamais, tu ne le fais jamais car tu es un monstre assoiffé de sang, un monstre aux cultures barbares, TU N’ES PAS DIGNE DE CET ORBE!”
L’artefact se brisa et vola en éclat dans toute la pièce, vim reprit ses esprits, il ne savait plus ce qu’il devait faire, c’était de loin la plus longue conversation avec lui-même qu’il avait eu.
Il retourna à l’extérieur avec le mage, attendit une petite trentaine de secondes et le prit par le pied avant de l’enfoncer dans le sol:
-”c’EST DE TA FAUTE!”
Il était en colère, pas une simple colère passagère, mais une rage qui prend aux tripes, une rage qui a soif de batailles, ce soir il allait se battre, et il allait surtout laisser sortir les berserkers en lui.

classe choisie: Barbare




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Dilon Deraborne
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Lun 11 Jan 2016 - 0:31

@Vim Naturae : Tu deviens donc Barbare, tu gagneras désormais 10 de vitalité, 5 de vitesse et 30 de dégâts/niveau. A chaque Echec critique, tu gagneras 50% de tes dégâts du début du combat (à savoir que ces 50% s'ajoutent à tes dégâts de CC). En contrepartie, tu n'auras que deux places dans ton inventaire (même si les armes à deux mains en prennent qu'une). Tu gagnes également 70 points d'expérience (avec un petit bonus comme tu es le premier), ainsi que 20 pièces d'or.





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Dogma
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Lun 18 Jan 2016 - 22:29

- Vie de merde.

Après quelques gorgées, Dogma posa sa choppe de bière sur sa table. Le nouveau vampire avait une bien triste allure. Obligé de mettre une capuche pour ne pas faire peur aux gens, son refus de boire du sang humain l'avait rendu de plus en plus.. "sec".
Sa peau était devenue légèrement grise, des rides s'étaient formées sur son visage, et des cernes s'étaient creusées profondément sous ses yeux. Le gout de la bière était immonde, similaire à de l'eau croupie dans un étang des marais. Mais ce n'était pas la bière le problème, c'était lui.

Finalement, sa transformation se passait moins bien qu'il le pensait. Un chasseur de vampire qui devient vampire. Ce coup du sort était toujours très difficile à avaler pour Dogma. Entre le rejet de ses parents, la perte de tous ceux qu'il considérait comme des amis, et sa modification physique.. Il errait dans les rues, tuant des animaux pour se sustenter de temps à autre.. pour éviter de sombrer.

Dogma poussa un long soupir.

- Richard Griffmort.. "Dogma".. Je suis qui dans ce foutu monde..

La taverne continuait son activité. Les gens discutaient et buvaient, Dogma semblait être dans un autre monde, un autre plan de la réalité. Il n'entendait rien. Il n'écoutait rien. Il n'entendit même pas les gens applaudir et encourager les quelques personnes avec un accoutrement étrange et aux instruments farfelus. Dogma détourna le regard de sa choppe et croisa les yeux d'une jeune femme qui faisait parti du groupe. Elle commença à chanter une fois que le silence était installé dans la salle.


Seul la musique du groupe avait réussi à percer la constante surdité que s'était imposé Dogma. La voix de la jeune femme lui semblait si agréable, avec une harmonie quasi parfaite avec les sons des autres instruments.

Le vampire regardait le groupe avec une telle attention, comme si un aveugle retrouvait la vue qu'il avait perdue. Pendant cette chanson, Dogma avait l'impression qu'il n'avait plus aucun problème. Son esprit ne se focalisait que sur la mélodie. Son besoin de sang avait disparu. Il avait tout simplement l'impression de redevenir humain, le temps d'une chanson.

Mais comme toutes les bonnes choses, la chanson prit fin. Les applaudissements retentirent et le groupe quitta l'estrade.

Dogma semblait désemparé. Il voulait que cela dure plus longtemps, il voulait entendre encore les instruments, la voix de la jeune femme, l'harmonie de la mélodie..

La soirée prit fin, mais Dogma ne ferma pas l'oeil de la nuit. Il errait encore une fois dans les rues, mais avec une idée en tête, écouter de la musique. Et le seul moyen qu'il avait pour en écouter à volonté, c'était d'en jouer.

-----

Les mois passèrent. Tous les jours, Dogma s’entraînait sur une flûte en métal qu'il avait acheté en vendant ses armes. Les premières notes étaient fausses, et le tempo était horrible, a tel point qu'il se faisait souvent jeter des fruits bien trop murs quand il commençait à jouer. Mais Dogma apprenait vite. Et tout en apprenant de ses erreurs, il s'améliora. Vite. Bien trop vite. Lui même ne comprenait pas son apprentissage.

Sans même s'en rendre compte, Dogma avait créé un style particulier. Il ne jouait pas pour faire plaisir aux autres, mais pour exister, pour survivre.
Comme ce bandit qui décida d'attaquer le vampire alors qu'il jouait de la flûte et qui finit avec un trou au milieu de la poitrine, alors qu'aucun monstre n'étaient apparu, ou comme ce sanglier qui fit une crise cardiaque en pleine course pour charger Dogma.

Le vampire ne le savait pas trop comment, mais sa musique était capable de tuer.

Alors, équipé de l'épée du bandit qui avait essayé de le tuer et de sa flûte, clef de son existence, Dogma partit chercher réponses à ses questions.

[Classe : Virtuose]




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Dilon Deraborne
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Mar 19 Jan 2016 - 0:56

@Dogma : Tu deviens donc Virtuose, tu gagneras désormais 10 de vitalité, 10 de vitesse et 10 de dégâts/niveau.Tu utiliseras les instruments de musique et des partitions. Tu n'auras qu'une place dans ton inventaire d'armes. Ta boutique se trouve ici. Tu gagnes également 85 points d'expérience (avec un petit bonus comme tu es le premier), ainsi que 20 pièces d'or.





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Yuli Sibly
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Mar 19 Jan 2016 - 1:57

Suite à ses nombreuses rencontres, Yuli avait complètement perdue foi en les êtres peuplant Dùralas. Il était grand temps pour la sorcière de devenir ce que sa mère avait toujours voulu. Elle comprenait parfaitement son dessein désormais. 
Il ne fallait pas considérer la magie de sa famille comme un fardeau, il fallait l'embrasser, l'étreindre, la dompter, pour devenir suffisamment forte. Forte? Non, ce n'était pas ça, ça elle l'était déjà. Il fallait obtenir la douce puissance que procurerait la magie qui coulait dans ses veines, une fois noircie par sa vraie nature. 

Le Nécromignon voyait en cette nuit sa maîtresse comme... changée. Elle l'avait été de suite après sa rencontre avec les assassins et cette... hideuse... autre sorcière. (L'adjectif ici employé est utilisé dans le seul but de rester courtois). Mais il y avait quelque chose dans l'air, une chose qui lui faisait frétiller ses antennes si délicates aux énergies alentours. Yuli devenait une Sibly, à ne pas en douter, mais quelle Sibly se profilait à l'horizon! 

Yuli arborait son éternel sourire enfantin, mais là tout de suite, il était empli d'une cruauté malsaine. Et cela lui plaisait terriblement. Même si elle allait vouer son existence à la protection et au bien d'autrui (elle comptait intégrer la Garde Royale, chose aisée pour une femme de son calibre), elle passerait ses nécessités de sorcières sur les méchants. 
Son corps brilla d'une étrange lumière rouge, bien plus sinistre que ses précédentes lueurs. Celle-ci était toute nouvelle, propre à cet instant, et pourtant annonciatrice de sa transformation. Ce soir Yuli Sibly devenait une Femme. Et par dessus tout, une sorcière. 



La jeune fille se tenait devant son boudoir, les jambes croisées, arborant un sourire satisfait face à sa mise en beauté. Les poussières de plante appliquées sur ses lèvres leur conférait une texture si agréable au toucher, si délicate au regard... dommage que ce fut là un savant mélange de neurotoxines capables de tuer n'importe qui en moins de temps qu'il en faut, le tout en faisant se désagréger le système immunitaire de sa victime en d'atroces souffrances.  

En fait, Yuli avait eu une révélation basée sur la simple observation de son parcours jusqu'ici. 
Tout le monde semblait lui prêter une image de sorcière mignonne et aimable. Et c'était le cas! Elle était très gentille. Toutefois, beaucoups, comme Hevoria ou encore cette macabre Congrégation, avait profité de son apparence fragile pour s'en prendre à elle. Dans ce cas, pourquoi ne pas transformer la moindre de ses irrésistibles douceurs en arme mortelle? 
Ce soir, en Dúralas, le Lapin arborait des crocs pour mieux manger le grand méchant Loup. Pensa-t-elle en rigolant de manière innocente. 
Elle se tourna ensuite vers ses deux acolytes. 

- Préparez-vous mes amis. Ce soir, nous fêtons mon entrée dans la cour des grands. Avec style, innocence et... pas mal de rituels. Nécro' commence à localiser les brigands qui ont assaillit le magasin de Dame Heurtecoeur ce matin. Tu auras un point bonus si ils font partie d'un gang. Quant à Mog, mon beau Mog, tu t'enduis de cet onguent spécial à base de plantes qui sentent bon! 
Son clin d’œil adressé au lapin-volant le fit frémir tandis que sa maîtresse se dirigea d'un pas assuré vers sa garde-robe. 
Qu'allait-elle donc mettre en cette soirée si spéciale? Des tons rouges et noirs lui paraissaient appropriés. Sombres, mais compensés par sa peau de saphir si parfaite. Oh oui!
Elle choisit donc en chaussures deux bottines à talonnettes avec en guise de lacets des rubans rouges à poix. 
En robe, son choix se porta sur un héritage familial destiné à cette nuit du Grand Rituel. Elle était faite de tissus en peau de méduse-rose, la plus mortelle des Mers de Dùralas, mais également la plus adorable! C'était vraiment parfait! 
Attachant un ruban noir dans ses cheveux coiffés avec soin en deux couettes, elle revint vers Mog et Nécromignon.  

- Les brigands font effectivement équipe avec des pirates locaux. Leur bateau se trouve non loin d'ici, sur les côtes d'Ishtar. On va s'amuser, je vais pouvoir me transformer en Harpe. Un instrument qui t'iras à ravir, j'en suis sur. Pour ton avenir de sorcière, je te conseille de te focaliser sur tes dons phénoménaux en ce qui concerne la magie sonore, tu peux en faire quelque chose de très puissant ma petite. 
Elle hocha la tête avant de venir l'embrasser sur la joue. Il ne craignait rien, il était immunisé contre toute toxine. 

Le Nécromignon observait sa maîtresse avec attention. Elle dégageait une aura si dangereuse et pourtant si bien camouflée, qu'à première vue, il n'en avait pas saisit la moindre parcelle et vit en sa pupille l'habituelle guimauve aux pouvoirs magiques aqueux. Mais non... non, plus maintenant. Il s'imprégna de sa nouvelle essence avec orgueil et délectation. Une belle rose aux milles piquants savamment dissimulés. Après tout, les apparences avaient toujours été la spécialité de la fillette.
Quelle prédatrice redoutable tu es devenue... 


- Bon. Conclut-elle, une fois un dernier regard lancé au miroir. Il est temps d'y aller, la Lune ne sied pas au ciel éternellement! 
Comme Mog se précipitait sur la porte ouverte, celle-ci se referma brusquement, l'envoyant valser au centre de la chaumière où il s'heurta au rebord de la table avant de sombrer dans l'inconscient. Les talons de Yuli claquèrent lentement jusqu'à arriver près de sa tête dont elle se saisit d'une main imprégnée de magie. La première partie du rituel commençait. 
- Yuli qu'est-ce que tu fais?! Hurla l'Axolotl, tétanisé par ce qu'il voyait. Elle était en train de le sacrifier! On trouvera un autre animal sur la route! Arrête! Arrête! Fit-il en essayant de mordre sa main. Pour seule réponse il se prit une gifle monumentale. 
- Cesse tes jérémiades. Fit une voix froide et dépourvue d'émotion, comme la peau d'un cadavre par un matin d'hiver. Le sacrifice d'une sorcière lors de son initiation défini le degré d'intensité de sa nuit, et je ne veux perdre aucune miette de ce qui va se passer. De plus, c'est sans danger pour lui, l'énergie vitale requise pour ce genre de sacrifice est bien trop peu élevée pour tuer une créature issue de ton sein Nécromignon. Tu es un Esprit Ancestral après tout, et en sacrifiant l'énergie de ce Mog, qui n'est autre qu'une infime once de ton pouvoir je m'accorde un rituel très enviable. Et puis je sais que Mogounet m'aime, il m'en voudra pas. Fit-elle en reprenant sa voix d'enfant. Alors fais pas ton Elfe Sylvain! 

Une fois le sacrifice aux Dieux des Abysses effectué, ils partirent en direction du repère des bandits. Yuli sautillait gaiement, ramassant par si et par là des feuilles, soufflant dessus, puis les jetant si leur son ne lui plaisait pas. Nécromignon, flottant à côté d'elle se réjouissait de la voir si innocente à nouveau, il avait eut une grande frayeur dans la cabane... 

La petite sorcière était amoureuse de cette ivresse que lui avait conférée l'énergie de Mog. Une puissance sans nom coulait dans ses veines, éveillant en elle l'envie d'utiliser ses pouvoirs sur la moindre chose qui l'entourait. Mais il fallait se contenir. Seuls les méchants méritaient de connaître toute l'étendue de sa force. Ils allaient adorer de voir ce qu'elle leur réservait, après tout une Yuli ne fait de mal à personne, et ceci allait s'avérer plus vrai que jamais. 

Une fois devant le navire à l'aspect d'épave repoussante qui arracha une grimace aux deux compères, la sorcière enfila sa cape de rîtes, transmettant son accord à l'Axolotl pour le début de la deuxième et avant dernière phase du rituel. 
- Bien, commence à réciter tes vœux au Dieu Aquatique. 
Et Yuli parla. D'une voix suave, comme celle des Méduses, qui chantent toujours allègrement avant d'empoisonner sans merci leurs proies. Les mots qui jaillissaient de la bouche de la petite fille hypnotisaient l'Esprit... quelle puissance! 
- J'en appelle à toi, Dieu Axolotl qui a vu les Mers se remplir et les Jours se peindre de milles soleils. Cthulos, entité éternelle, je conjure ton véritable nom. Que ta puissance se déverse sur moi comme les pluies sur nos sœurs brûlées vives, que tes arcanes m’apparaissent clairement comme le fit le Grand Requin à Eve, notre première Matriarche. Fais de moi ta servante et je serais ta meilleure arme en ce monde. J'apporterais la Justice, aveugle et impitoyable, si tu m'en donne les moyens. 
À la fin de la récitation, l'adoratrice tomba à genoux, ses yeux d'azure gagnés par une noirceur totale. La noirceur des Abysses.
Il en eut du mal à répondre. Sa voix était si... impériale. Si...
- Moi Cthulos, Seigneur des Eaux Méridiennes et porteur du Savoir ancestrale des sorcières du Banc, fait de toi ma championne. Foule les terres de Dùralas avec la férocité des Requins, accomplis tes desseins avec la détermination de milles Pieuvres. Je lève le voile sur tes dons, jusque là cachés, je fais de toi la Voix des Tempêtes! Chante mon enfant! 
Il hurlait désormais, revêtant sa véritable apparence, que Dieu merci la nuit occulta. Les hommes auraient perdu la raison de voir pareille être. 
- Chante et élève-toi! Répands ta Justice sur les mauvais! 
Yuli fut atteinte d'une rigidité instantanée et s'écroula au sol, accablée de spasmes, puis plus rien. Elle était le jouet des vents alentours, soulevant sa robe, décoiffant ses cheveux, si bien que lorsqu'elle se releva, livide et faiblarde, son apparence si soignée relevait à présent de la folie la plus totale. 
- Il me faut... du sang. Que la dernière étape se fasse! 

Les roublards étaient tous très occupés à deviner le jeu adverse pour s'attendre à ce qui allait se passer. Tandis que le Capitaine, "Sang-Dur" ou "Jean-Eude" pour les intimes, finissait sa bière, un corps chétif ouvrit la porte de la cale avant de s'effondrer. 
C'était une Abyssale, habillée de vêtements laissant deviner une richesse certaine. À défaut de l'aider par la sympathie qu'elle exhalait, ils l'aideraient pour la récompense que ses parents apporteraient à leur équipage! 
Ainsi, le Sang-Dur lui même se saisit de la tête de la petite, avant de la poser sur ses genoux, tendrement. 
- Quel est ton nom ma petite? N'ais pas peur... Elle était si mignonne! Regardez son joli minois!
- Approchez... je suis... trop faible... pour...
Et il s'approcha. 

Elle lui murmura deux mots. Deux simples et petits mots de moins de 4 lettres chacun, mais cependant animés d'une puissance extraordinaire. La puissance de la plus déterminée des Sibly. Bientôt, la mâchoire de Jean-Eude tomba, ses yeux se dilatèrent et ses poils se dressèrent sur sa nuque. Ensuite, il se dirigea calmement vers ses compagnons, qui, rassurés de voir leur Capitaine si humain en cette soirée, avaient reprit leurs jeux et leur beuverie. En insistant fort sur cette dernière occupation. 
Le Capitaine tira son sabre et décapita deux de ses sbires avant que les autres ne réagissent et le neutralisent d'une bouteille brisée dans la gorge. Et, dans la confusion générale, un vacarme assourdissant, pourtant si pur s'éleva dans la tête de chacun. Une musique, une musique de harpe. Oui... et une voix. 

- Vous avez volé! Un bruit de poing qui s'abattait sauvagement sur une table ponctua l'accusation en les faisant tous vomir. Quel vacarme soudain! C'était insoutenable! La voix continua, et tous purent admirer qui en était la détentrice. C'était cette jolie petite! Elle s'avançait parmi eux, et chaque claquement de talon était un coup de fouet. À ses côtés, une harpe à tête d'Axolotl jouait toute seule, comme par magie... Vous avez tué! Cette fois, elle n'avait fait que poser son doigt sur la poitrine de l'une de ses victimes. Mais la cantatrice avait hurlé, et ainsi, celui qu'elle avait effleuré venait d'exploser en répandant tous ses intérieurs un peu partout. 
Tous hurlaient. 
À la mort. 

Pour le grand plaisir de Yuli Sibly, sautillant désormais d'une joie frénétique! Elle continua son manège jusqu'à ce qu'il ne reste plus aucun survivant. Ce fut alors qu'une patrouille de la Garde Royale, passant par là, et alertée par les cris, décida de sauver ces pauvres matelots victimes d'un quelconque tueur sanguinaire. 
Quelle ne fut pas leur surprise en ouvrant la porte menant à la cale lorsqu'une fillette, désarçonnée et en pleurs, se jeta dans les bras de leur commandant, implorant que l'on la sauve. Pauvre petite! À quoi avait-elle bien pu assister? 

Ainsi, ils l'escortèrent jusqu'aux quartiers généraux de la Garde Royale, sous haute protection et milles traitements de faveur.
C'était là la moindre des choses pour une si fragile petite créature, confrontée à la dangerosité d'un monde sans pitié.  


Yuli devient donc une virtuose. Avec si possible le titre de "Cantatrice des Abysses" mon cher Juge. 
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Dilon Deraborne
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Mer 20 Jan 2016 - 0:28

@Yuli : Tu deviens donc Virtuose, tu gagneras désormais 10 de vitalité, 10 de vitesse et 10 de dégâts/niveau.Tu utiliseras les instruments de musique et des partitions. Tu n'auras qu'une place dans ton inventaire d'armes. Ta boutique se trouve ici. Tu gagnes également [color=green]95 points d'expériencesi que [color=green]10 pièces d'or. -10 PO pour le rang Clin d'oeil





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Azura Khayla
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Lun 7 Mar 2016 - 18:59

Chronologiquement la demande de classe se trouve après le Rp avec Siyas.

Voilà que j’avais retrouvé mon frère, Soren, qui s’était échappé de la famille à cause d’un crime qu’il avait fait, sans que je le sache. J’avais pu le retrouver avec de l’aide d’une elfe magnifique, qui s’appelait Siyas, mais cette personne était vraiment étrange. Elle parlait d’une manière assez bizarre, j’avais l’impression qu’elle avait plusieurs personnes dans un seul corps, mais bon, je ne voulais pas m’avancer pour le coup. Mais je pense que ce serait bien que je la revois pour que je fasse mieux connaissance avec elle, je la trouvais quand même fort sympathique, même si elle était froide comme de la glace. Avec Siyas, nous avions retrouvé mon frère, un entaché, qui avait disparu depuis des années. Dragoholt m’avait bien dit de faire attention avec cette quête, car cela pourrait bien me faire du mal à la fin… Je croyais que cette quête, de retrouver mon frère et de l’amener devant la justice pour faire du bien à mes parents, aurait une fin heureuse mais ce fut le contraire. J’aurais dû écouter Dragoholt, j’aurais dû l’écouter dans tous les cas et de ne pas continuer dans cette quête. Lorsque nous l’avions retrouvé au fond de la forêt blanche, remplit de neige, mon frère avait bien changé. Il n’avait jamais refait sa vie avec une autre personne, il n’avait jamais eu d’enfants, il n’avait jamais envie de changer depuis qu’il avait fait ce crime. En parlant de ce crime, il avait tué une grande famille de stryges blanches dans la tour blanche. Il avait tué des enfants et leur parent mais pourquoi au juste ? Pour se faire plaisir à tuer des personnes… Il m’avait expliqué son envie de tuer, il était devenu fou. Mon dieu, mon propre frère était complétement fou. Il avait essayé de me tuer avec une épée bien tranchante…

Heureusement que Siyas était là pour m’aider, pour tuer cet homme, qui n’était vraiment plus mon frère aujourd’hui et je pouvais comprendre maintenant la phrase que mon père m’avait dit lorsque je voulais partir à sa recherche. « Il ne fait plus partie de la famille, oublie le ou tu verras bien pire… » Siyas avait tué mon frère, mais avant de mourir, il m’avoua quelque chose de plus grave, quelque chose que je n’aurais jamais pensé à cela. Soren m’avait avoué qu’il avait pris plaisir de tuer nos parents, après que je sois partie de la famille. Il m’avait souri lorsqu’il m’avait dit cela, dans mon oreille, d’une voix moqueuse. Une fois qu’il fut mort, je ne pus m’empêcher de quitter rapidement la jeune elfe pour vérifier l’état de ma famille. Je devais me rendre sur les berges du lac de Fresha, il fallait que je me dépêche. J’utilisais mes ailes pour me donner plus de vitesses pour courir, je courrais comme une malade. Je courrais encore et encore, je ne devais pas m’arrêter. Je priais pour que mes parents soient toujours vivants. J’avais laissé Siyas dans la forêt pour aller sur les berges du lac de Fresha. J’espère qu’elle n’allait pas m’en vouloir …

Quelques heures plus tard, j’arrivais à ma maison, mais je vis un groupe de stryges blanches autour de ma maison et baissèrent les yeux à ma venue. Je respirais autant que je le pouvais : « Mais qu’est qui se passe au juste ? » - « Je suis sincèrement désolée, mais toutes mes condoléances … » - « Dites-moi, je vous en prie ! » - « Vos parents sont morts, assassinées, de façon brutale et remplit de violences… Comme vous n’étiez pas là, nous avons pris la décision d’enterrer près du lac… » A l’annonce de cela, je ne pus m’empêcher de poser mes genoux à terre et de prendre ma tête dans mes mains… Qu’est que j’allais faire maintenant ? Qu’allais-je devenir aujourd’hui ? J’étais seule au monde… Je remerciais les autres stryges blancs de m’avoir aidé et d’avoir enterré mes parents. Je rentrais dans mon maison, pour savoir ce que j’allais en faire de tout cela. Mon âme était devenu noir, moins purs et moins heureuse… Je me sentais perdue, j’avais bien envie d’envoyer une lettre à Nova pour lui demander conseil par rapport à ce qu’il venait d’arriver.

Soudain, une personne vint frapper à ma porte : Un purificateur. « Bonjour monsieur … » - « Bonjour Azura, je viens d’apprendre que ta famille a été tué par ton frère, qui a été tué par une elfe. » - « Qu’est que je venais devenir ? Je voulais devenir une protectrice, comme mon père, être comme lui et protéger notre peuple. J’avais besoin de lui pour me guider et à devenir plus forte… » - « Oui, je connaissais bien ton père en tant que protecteur, il faisait très bien son travail. Il en était fier ! » - « Laissez-moi devenir une protectrice ! » - « Pardon ?? » - « Laissez-moi devenir une protectrice dans le groupe des purificateurs. » L’homme se gratta le menton avant d’acquiescer la tête doucement : « Tu sais que le chemin va être long et que tu vas changer physiquement avec les purificateurs. » - « Je le sais très bien mais je veux devenir comme mon père, je veux ressentir ce qu’il ressentait lorsqu’il était protecteur, je veux le devenir et je veux qu’il soit fier de moi, de ce que je suis devenue, malgré les problèmes de notre famille. » Je me relevais doucement et je décidais de bruler la maison doucement, je décidais de faire brûler tous les souvenirs que j’avais eu dans cet endroit. Je devais tourner la page, je devais aller de l’avant… J’allais devenir une protectrice et je voulais que mon père soit fier de ce que je suis devenue aujourd’hui. Je pris la main de l’homme pour m’emmener devenir une protectrice. J’avais si hâte de devenir une nouvelle personne.

Je prendrais la classe de Protecteur / Protectrice pour ma petite Azu ! Je vous remercie !





Voix d'Azura : #0099ff
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Mer 9 Mar 2016 - 8:33

@Azura Khayla : félicitations, tu deviens Protectrice, les dégâts subis seront divisés par deux mais tu ne pourras équiper qu'une seule arme dans ton inventaire. Tu remportes également un bonus de 85 points d'expérience bonus et 20 pièces d'or.





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Siyas Baeren
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Lun 14 Mar 2016 - 20:11

Siyas marchait dans les rues de Stellraë, la vengeresse savait que dans les grandes villes, la criminalité et les intrigues se multipliaient, ce qui lui donnait du travail. La nuit était le meilleur moment pour chercher des meurtriers, les assassins sortent toujours de nuit. Le temps était clair, la lune éclairait sa voie alors qu’elle marchait, et le vent, cette brise légère qui soufflait sur sa peau, faisait voler ses longs cheveux. Elle errait sans but dans l’attente d’un appel, en l’attente d’un signe. Ce signe se fit entendre, et la banshee pressa le pas, courant vers le son qu’elle entendait. Elle déboucha sur une petite ruelle où une femme gisait, encore vivante, baignant dans son sang. Debout devant elle se tenait un homme, une arme à la main. Siyas regardait la femme, qui jetait sur elle un regard de détresse, mais aucun mot ne franchissait ses lèvres au coin desquelles des bulles de sang s’étaient formées. L’âme de la femme apparut à la banshee alors que l’homme l’enjoignait de partir, prenant un air menaçant. L’âme la regardait avec résolution et colère.

« Je m’offre à vous, vengez-moi ! »
« Le pacte est scellé. »

Elle tira son arc de derrière son dos alors qu’elle absorbait l’âme de la malheureuse victime, achevant ses souffrances par la même occasion. Cet homme allait payer. L’homme fuit, deux flèches partirent. Sifflement, impact. Les deux traits mortels manquèrent leur cible de peu alors qu’il disparaissait dans une autre ruelle. Sans réfléchir, la banshee se jeta à sa poursuite, le suivant à la trace alors qu’elle se déplaçait avec la grâce et l’agilité des elfes. Elle tira à nouveau. Sifflement, impact. L’homme étouffa un cri quand la flèche se ficha dans son bras droit et ne ralentit pas. Ils débouchèrent sur une petite place déserte.

L’homme se retourna, railleur alors que Siyas entrait sur la place, préparant un nouveau trait. Mais d’autres hommes surgirent de ruelles adjacentes, armés, prêts à en découdre. Le tueur retira la flèche de son bras et sourit à la vengeresse.

« Je ne sais pas qui t’es, mais tu t’es mise dans de sales draps. Tu vas crever ici et maintenant, comme l’autre, tu sais pas à qui tu t’en es pris. »
« Nous ne nous soucions guère de ton identité, meurtrier. Tu seras puni, la flèche de la vengeance est là pour toi. »
« Imbécile, on est plus nombreux, à moins que tu aies des amis ici tu n’as aucune chance. Je vais être sympa, si tu te laisses gentiment faire cette nuit, il se pourrait que tu repartes vivante d’ici… »
« Nous ne craignons pas la mort ! »

Sifflement, impact. Un des hommes de main tomba au sol, une flèche fichée entre les yeux. Le combat était lancé. Tous les hommes fondirent sur elle, arme au poing, prêts à en découdre. Siyas tira deux fois, un autre homme tomba, touché en plein cœur. Ils étaient trop près, la vengeresse sauta sur le mur derrière elle, s’agrippa au rebord d’une fenêtre, grimpa agilement, et sauta par-dessus les hommes. Une flèche siffla, un corps tomba. Plus que deux. Un coup de poing la renversa, mais elle n’en fut pas sonnée longtemps, et l’homme qui se rapprochait reçut un coup dans les yeux, et une flèche dans la gorge. Un coup d’épée trancha sa chair dans son dos, coupant une partie de son bustier, ce qui eut pour effet de dévoiler un sein à son assaillant, qui n’eut pas le temps d’en profiter avant de mourir. Plus qu’un. Siyas ne se souciait guère d’être vue dénudée, il restait un homme de main, et le chef qui gardait ses distances. L’homme la frappa mais dans une pirouette, elle esquiva et ne fut qu’éraflée. Elle ne sentait pas la douleur de son autre blessure, bien plus sérieuse. Elle saisit un couteau dans sa botte et frappa, tuant ce dernier assaillant.

Le chef avait bougé, il fonçait sur elle, elle porta sa main à son carquois… vide. Elle reçut un coup à la tempe et tomba au sol, sonnée. Elle voulut se relever avant d’être cueillie au ventre par un genou qui lui coupa le souffle. Elle resta allongée au sol, consciente qu’elle allait peut-être mourir ici. Elle tenta agilement un coup de pied vers son assaillant, mais il le stoppa de son bras valide et lui donna un coup de pied dans la hanche, ne lui arrachant aucun un grognement de douleur, elle ne ressentait rien. Il se pencha sur elle de tout son poids, l’immobilisant au sol.

« Tu es une bien jolie elfe dis-moi, je pense que je pourrai bien m’amuser avec toi avant d’en finir… »

Siyas tentait en vain de se dégager, mais elle n’avait pas assez de force. La vengeresse possédait le corps d’une ancienne elfe noire de sang noble, rompue à l’art de l’arc, mais faible physiquement. Un coup qu’elle donna fit un peu reculer son agresseur et elle put se relever, mais il n’y avait néanmoins rien à faire contre lui. Il la railla, disant qu’il appréciait les femmes fougueuses et rebelles, qu’il aimait encore plus les dominer et les briser. La vengeresse bouillonnait de colère. Elle sentit alors quelque chose se produire, comme un second souffle. La main prit une teinte bleu-vert inquiétante, spectrale. Elle toucha son arc, et tira sa main vers l’arrière avec grâce. Une flèche s’y matérialisa, brillante du même éclat, ses contours brumeux, sa pointe acérée. L’homme stupéfait regarda sans bouger la scène qui avait lieu. A sa manière de regarder, on aurait pu croire que Siyas s’était trouvée nue devant lui, mais l’instinct de survie reprit le dessus et il tenta d’esquiver en vain. La flèche se ficha dans sa poitrine, restant tangible et arrachant un cri de douleur à l’homme. Il regarda la blessure, le sang ne coulait pas, la peau n’était pas percée, il voulut retirer la flèche, mais ses mains passaient au travers. Une seconde flèche se planta, puis une troisième, arrachant chacune un cri et infligeant une douleur insoutenable à l’homme. Siyas avança vers lui, avec la sensualité qui était sienne. L’homme, tiraillé par la souffrance, ne pouvait se défendre, et elle caressa son torse en le regardant, des flammes dans le regard. Elle serra alors le poing et retira sa main avec rapidité.

« Meurs ! »

Les flèches éthérées disparurent en une brume spectrale, rejoignant la main de la banshee. Le corps de l’homme se plia en arrière et il ouvrit la bouche, mais aucun son n’en sortait. Il tomba au sol, mort, alors qu’aucune blessure autre que celle de son bras droit n’était apparente. La vengeresse observa son âme, morte elle aussi, percée de trois trous, trois blessures de flèches acérées.

Siyas voudrait devenir une archère





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Dilon Deraborne
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Mar 15 Mar 2016 - 2:57

@Siyas Baeren : Tu deviens Archère, tu gagneras 10 de vitalité, 5 de dégâts et 30 de vitesse/tour et tu pourras porter seulement 1 arc dans ton inventaire. Tu gagnes également un bonus de 90 points d'expérience et 20 pièces d'or bonus.





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Dagan
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Dim 20 Mar 2016 - 16:16

Passage de classe : Mage




Les grognements des loups étaient de plus en plus audibles.

« Je t’assure qu’y a aucun risque.
- Et moi je maintiens que c’est VRAIMENT dangereux, chef.
- Mais noooon.
- Si.
- Tafiole. »

Le lion regarda Dagan dans les yeux, avec un air bien peu docile. Presque agacé. L’abyssal se tenait accroupi en face de son familier, pelle sur l’épaule comme à son habitude et le dévisageait avec exaspération. L’animal finit par se fendre d’un soupir.

« Vous aurez ma mort sur votre conscience.
- Une fois de plus, une fois de moins, fais pas ta fillette. »

Et son pelage commença à prendre des teintes plus vives. D’abord bleutées, puis vertes avant de virer tout à fait au jaune canari. Les loups reculèrent. Méfiants. Les poils se muèrent en une matière plus éthérée tandis que le visage félin se crispait sous la concentration. Ou la douleur, Dagan n’en savait rien. Et il s’en fichait un peu.
 
« Allez, on a pas toute la journée Mate. »

L’effet boule de disco prit fin au bout d’une petite minute et le lion avait laissé place à un petit chat aux couleurs inhabituelles. Dans le genre qui se voit de très loin. Dagan se fendit d’un grand sourire.

« T’es pas mort tu vois.
- Comme… si…
- Bon, et si on essayait du coup ?
- Non pas… tout de suite… ch… MEOW ! »

Dagan avait abattu le plat de sa pelle sur la tête du chat : une explosion de lumière illumina toute la forêt et les faces surprises des loups, avant de se concentrer dans le manche de bois. Des lézardes de lueurs bleutées s’y promenaient, comme d’excitées anguilles électriques. L’abyssal se releva. Et planta la pelle dans le sol dans un geste théâtral.

« Esprits de la forêt, répondez à mon appel ! »

Les arbres grondèrent, les feuilles bruissaient, le vent sifflait. La lumière de la pelle s’était déversée dans le sol qui pulsait maintenant tel un cœur vivant. Dagan se fendit d’un grand rire machiavélique. Mate soupira une nouvelle fois.
La lumière cessa de battre.
Et le sol s’effondra sous les deux compagnons.

***

« Je vous avais dit que c’était une mauvaise idée. Vous n’avez jamais été très doué avec la magie, chef, fit Mate en se débarrassant de la poussière.
- Mais non, on est vivants. Et les loups sont plus là. Je suis génial.
- Je vous en prie, laissez tomber cette idée stupide que de vous faire mage.
- Non. Il FAUT que je devienne mage. Le mage le plus puissant même ! »

Mate soupira une énième fois.
Depuis les quelques semaines qu’il a retrouvé son chef, Mate avait renoué avec ses mauvaises habitudes. Et bien que plusieurs siècles soient passés, Sire Svartas était toujours égal à lui-même : tête brûlée, imprudent, fatiguant… et pourtant il avait une nouvelle fois choisi de le suivre. Même si son chef n’avait plus rien de sa prestance d’antan, il restait de ces personnes que l’on n’arrivait pas à ignorer ; soit on s’en agaçait, soit on les admirait.
Mate soupira.

« Je suis content de t’avoir à mes côtés, Mate.
- Pardon, chef ?
- Rien. »

Dagan tapotait son épaule avec sa pelle. Leur expérimentation n’avait pas été des plus concluantes mais il restait persuadé qu’avec un peu de pratique, il deviendrait un mage digne de ce nom. Et alors il pourrait retrouver sa forme véritable.
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Dim 27 Mar 2016 - 0:23

@Dagan : félicitation, Dagan devient Mage ! Tu gagneras 10/stats et aura accès au dé mage. Tu gagnes également 75 d'expérience et 20 pièces d'or. Vers l'infini et l'au-delààààààààààà. Ah, et tu gagnes le droit d'avoir un chat.





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MessageSujet: Re: Demande de classe   Mer 1 Juin 2016 - 23:37

Dragoholt Campbell, Protecteur.
J'aimerais avoir le titre "Héros de Justice" si possible ^^


Il se fait tard…

Telle est la pensée qui m'anime, alors que la nuit tombe rapidement dans le village d'Ishtar. La lune est belle ce soir, le ciel est dégagé, et l'astre nocturne se reflète dans l'eau calme de la mer. Les étoiles apparaissent progressivement, formant des constellations que les hommes ont si souvent tentés de décrypter. Je me trouve dans le port, au bout de la jetée, et je contemple ce spectacle de la nature, mélancolique. Vêtu de ma lourde armure, mon épée à la taille, Malidios à mes côtés, je reste silencieux, comme si j'avais peur que le moindre son vienne ruiner ce tableau parfait. C'est la première fois que je met les pieds à Ishtar… Si seulement Hyeon et Caomh était encore là pour voyager avec moi… Si seulement Syeda pouvait me tenir la main en cet instant suspendu…

Je laisse échapper un léger soupir. Mes deux frères me manquent tellement, mon amour perdu manque de me faire pleurer à chaque fois qu'elle pénètre mes pensées. Cela fait deux ans et deux mois qu'elle et Caomh ont péris, dans ce jour maudit où nous avions tenté de détruire le Comte Motch'Hollow, mon ancêtre lointain. Comme je regrette notre arrogance ! Tenter de traverser toute la Perracie à trois, alors que nous avions déjà échoué auparavant, comment avions-nous pu croire en nos chances. Et pourtant nous étions arrivés devant le château du vampire nécromancien. Si proche de notre objectif, nous n'avons en revanche jamais été proche de l'accomplir. Ce monstre était beaucoup trop puissant, et à l'arrivée, tout ce qu'il me reste est la solitude, pour accompagner un corps et un esprit brisé. À seulement 27 ans.

Il se fait tard…

La tête basse, les yeux humidifiés par ces souvenirs douloureux, je me détourne enfin, prêt à regagner l'auberge où je séjourne depuis la veille. Derrière moi, mon chat, mon fidèle compagnon, me suit avec flegme le long de la jetée. Quelques navires marchands sont amarrés au quai. Le calme qui règne est olympien. Sur ma gauche, toutefois, deux silhouettes se déplacent brusquement sur mon passage, mais je n'y prête pas attention. Ma solide armure est d'une résistance formidable, et dissuade bon nombre de brigands. En parallèle, mes dernières aventures m'ont poussé à – enfin – reprendre mon entraînement à l'épée. Ce n'est que lorsque j'entends un éclat de voix féminine que je tourne la tête.

JE LE SAVAIS ! Hurle-elle à la mort, la voix étouffée par des sanglots. Je savais que tu tramais quelque chose ! Je savais que tu apporterais le déshonneur sur notre nom !

Melian, s'il-te-plaît ne parle pas si fort, quelqu'un pourrait t'entendre ! Supplia le brimé, de toute évidence apeuré par cet événement.

Stoppé net dans mes pas, j'observe de loin une scène assez inhabituelle. Dos à moi, une femme à la chevelure blonde défaite et en robe de chambre, menace à l'aide d'une torche un homme, que je suspecte être son frère, ainsi… qu'un autre homme. Cependant, la querelle continue, par l'intermédiaire de la dénommée Melian.

Oh, mais mon cher Lokië, le village entier va m'entendre, père et mère vont m'entendre, le monde entier va m'entendre ! Ce maudit pouilleux à corrompu ton esprit et t'entraîne vers des chemins interdits ! Je vais le faire mettre au bûcher, dès l'aube ! Quand à toi, je te conduirais chez les nôtres, ou tu seras jugé pour tes péchés contre-nature !

Melian, pitié ! Ne peux-tu pas accepter le fait que nous nous aimons ?

Melian, s'il-vous-plaît, veuillez raison garder…

Oh non ! Je refuse d'entendre la moindre parole sortir de ta bouche impure, Donnö ! Tu es pire que la peste, et la moindre de nos interactions me donne des pustules !

Ma sœur…

Suffit, Lokië ! J'ai voulu te faire confiance ! Mais ce soir, mes doutes se confirment et tu ne cherche même pas à nier les faits ! TU ME DÉGOÛTE ! J'ai perdu assez de temps, maintenant cette affaire est entre les mains de Père.

Et à ces mots, Melian tourna prestement les talons et s'enfuit en courant, laissant Lokië et Donnö dans un profond désarroi. Interloqué par la scène à laquelle je viens d'assister, je m'avance à mon tour vers ce couple d'homme. Dans la pénombre, je ne distingue pas leurs traits, à peine leurs silhouettes. Lokië est tombé à genoux et sanglote sourdement, tandis que son compagnon tente tant bien que mal de le rassurer. Je les interpelle calmement :

Dure soirée, on dirait…

Les deux relèvent simultanément la tête.

Avez-vous vu ? Interroge timidement Donnö.

Je n'ai pas tout compris mais… oui, j'ai assisté à toute la scène.

De grâce, venez en aide à deux âmes en proie au désespoir ! Ma sœur, Melian… Si elle révèle mon secret à notre Père, il en sera fini de nous ! Par pitié !

Calmez-vous… Lokië, c'est ça ? Je tempère. Si j'ai bien compris, votre sœur compte dévoiler au grand jour votre relation avec Donnö. Que se passera-il si ça arrive ?

Nous serons mis au bûcher. Tous les deux. Avoua Donnö d'un ton grave. Le père de Lokië, Aranruth, est un homme conservateur, borné, et froid. Il n'hésitera pas.

La situation est grave. Bien que je ne connaisse pas ces deux hommes, je ne peux m'empêcher de ressentir de la peine pour eux. En l'espace d'une poignée de minutes, ils sont passés d'amants cachés à menacés de mort imminente. Et en tant que témoin de leur malheur, je ne peux rester de marbre. Je me dois de les aider.

Trouvons un lieu tranquille où discuter. Ces rues ne sont guère sûres à la nuit tombée.

Quelques minutes plus tard, nous voilà attablés dans une taverne miteuse. À la lueur des bougies qui éclairent les lieux, je peux mieux distinguer les visages de ceux que je compte assister. Tout d'abord, Lokië se trouve être un elfe, et le portrait craché de sa sœur. Cheveux blonds mi-long, yeux bleus très clair, teint pale, traits fins, corps fragile, sourire timide… Bien qu'il soit probablement plus âgé que moi, il a toujours l'air d'un adolescent. Quand à Donnö, il a le teint halé des gens de la région. Ses cheveux noir corbeaux sont coupés assez court, et bien coiffé. S'il n'est pas très impressionnant, il demeure plus musclé que son compagnon. Mais ce qui attire mon regard, c'est cette impression que son corps est translucide. Serait-il une de ces créatures qu'on nomme abyssal ? Je n'ose le demander, préférant me concentrer sur la tâche qui nous attends.

Messieurs… de combien de temps disposons-nous avant que les ennuis débutent ? À quoi devons-nous nous attendre ?

Au mieux quelques heures… soupira Lokië, défaitiste. Père et Melian sont sur la même longueur d'onde. Ce n'est qu'une question de temps avant que fonde sur nous une véritable armée.

Ne soit pas bête, mon cœur. Tempéra Donnö. Tout au plus, c'est une petite dizaine d'homme qui fera le déplacement.

Je préfère vous prévenir, je ne me battrais qu'en tout dernier recours. Et je ne suis pas un surhomme. Il me sera impossible de repousser une dizaine d'homme seul. Savez-vous vous battre ?

Mes interlocuteurs baissent la tête, visiblement honteux. De toute évidence la réponse est négative. Ils ont préférés l'amour à la guerre. Noble, mais cela pourrait bien leur coûter cher.

Bon. Les choses se présentent assez mal. Cependant, je suis toujours disposé à vous aider, mais il faut m'en dire plus à votre compte.

Et bien… s'il le faut. Je me nomme Lokië, fils d'Aranruth, et je suis un elfe. Depuis ma plus tendre enfance, j'ai été attiré par la musique, la peinture et toute autre forme d'art, plutôt que par le tir à l'arc et la chasse. Tout le contraire de ma sœur, en quelque sorte. Cette dernière à toujours été la fierté de Père. Ce dernier est un formidable chasseur, capable de toucher une cible mouvante à des distances incroyables. Malheureusement, ma santé fragile l'a poussé à abandonner cette passion. Sur les conseils d'un guérisseur, nous avons gagnés Ishtar, où j'ai rencontré Donnö. Depuis, l'amour a frappé mon être, et ma santé s'est grandement améliorée.

Quand à moi, hormis mon nom, il y a bien peu que je saurais vous dire. Pour être honnête, je suis amnésique. Je me suis éveillé un jour sur la plage, sans savoir qui j'étais.

Et pourquoi votre union est-elle si mal vu par Aranruth ? L'amour naît sous bien des formes…

Peut-être, mais aux yeux du monde, une union homosexuelle est une abomination sans nom. De plus, Lokië est un elfe, et sans sa santé fragile, il n'aurait guère eut l'occasion de côtoyer une autre race. Alors, une union homosexuelle entre deux hommes de races différentes, dont un elfe… il va sans dire qu'Aranruth sera furieux.

Je ne sais quoi répondre à cela. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la situation ne joue pas en la faveur des deux tourtereaux. Avec les informations dont je dispose, il me semble acquis que le père de Lokië ne sera pas d'humeur clémente. Seul face à plusieurs hommes, je ne pourrais rien faire. Alors… comment aider ces hommes ? Pour l'heure, une seule solution s'impose. Elle ne sera sans doute pas très bien reçue par les principaux intéressé, mais c'est l'unique option dont je dispose à l'heure actuelle.

Vous devez fuir. Tous les deux. Quitter Ishtar au plus vite.

Le visage de Lokië se liquéfie immédiatement. Quand à Donnö, il n'est pas emballé par la perspective non plus, mais il semble plus fataliste, et plus enclin à accepter cette solution. L'elfe se prend la tête entre les mains, et demeurent dans cette position pendant plusieurs minutes, durant lesquelles le silence s'installe. Finalement, le blondinet se décide à parler :

Non. Je ne veux plus me cacher. J'en ai marre de fuir tout le temps, de craindre la moindre ombre dans mon dos. J'en ai marre de devoir attendre la nuit pour revoir Donnö. Je ne veux pas de cette vie. Je refuse de partir.

Enfin Lokië, soyez raisonnable ! Vous avez entendu votre amant, l'homosexualité est difficilement acceptée en ce bas monde. Désolé d'être aussi réaliste, mais jamais vous ne pourrez étaler votre idylle aux yeux de tous !

Quand bien même, pour nous, fuir équivaut au suicide. Aucun de nous deux n'est capable de se défendre ! Je ne suis qu'une petite chose fragile, le moindre mal me tuerait. Nous n'avons que très peu d'argent, aucun talent pour la chasse, et à peine de quoi tenir quelques jours dans des auberges miteuses et mal famée ! Si nous quittons Ishtar, nous courrons vers une mort certaine !

Pas aussi certaine que celle qui nous attends si nous restons… tempéra Donnö. Je rejoins votre avis, sire, nous devons fuir Ishtar. Nos chances de survie, aussi mince soient-elles, demeurent plus élevée si nos chemins ne croisent pas celui d'Aranruth.

Le silence s'installe à nouveau, pendant quelques minutes. Donnö semble résolu, mais Lokië continue de peser le pour et le contre. Quand à moi, j'attends patiemment son verdict, tout en guettant l'arrivée potentielle de belligérants. Au bout d'un moment, l'elfe se décide enfin.

Qu'il en soit ainsi. Partons sans attendre.

J'acquiesce silencieusement, et emboîte le pas des deux tourtereaux, alors qu'ils quittent l'auberge où nous avions pris place. Malheureusement, à peine la porte passée, Lokië se tétanise. Devant lui, ce ne sont pas les dix hommes prévus, mais un seul. La lune éclaire son visage d'une lueur froide, qui accentue ses traits sévères. Malgré l'heure tardive, ses cheveux blonds sont parfaitement coiffés, et il est équipé d'une armure légère et d'une dague au manche gravés de glyphes elfiques. Deux pas derrière lui, je distingue la silhouette de Melian.

Père… murmure Lokië, abasourdi. Vous… ici ?

Il est des situations où la délégation n'est pas une possibilité. L'affaire que m'a rapporté Melian… elle concerne notre famille, et notre famille uniquement. Il est de mon devoir de m'en occuper moi-même.

Aranruth marque une pause, toisant son fils et son amant d'un regard sévère, mais également triste. Je vois en lui un père qui a voulu croire en sa progéniture, et qui voit ses espérances déçues.

Alors c'était donc vrai… Tu as déshonoré notre nom, notre lignée et nos valeurs, en t'engageant dans une union profane avec un abyssal… Ta faute, mon fils… est impardonnable.

À ces mots, je m'avance au devant du couple, faisant obstacle à toute tentative d'assaut surprise. Les sourcils d'Aranruth se froncent. Ses doigts glissent sur le manche de sa lame.

Humain. Ta présence n'est pas nécessaire à cette heure. Elle n'est même pas souhaitée. Je te prierais donc de continuer ta route, et de nous laisser traiter de nos problèmes tranquille.

Père, il en sait plus que vous à notre sujet. Répondit timidement Lokië par-dessus mon épaule.

Je vois… et bien, quel est ton nom ? Si tu sais tout ce qu'il faut savoir, tu connais le châtiment mérité par ceux que tu protèges, et ce que tu encoures en les assistant ?

Je suis Dragoholt Campbell, fils de Velimor. Selon Donnö et votre fils, le bûcher est la sentence requise pour ce que vous nommez leurs péchés. Quand à moi, je ne sais ce que je risque, mais je suppose que ça n'implique pas de me laisser en vie.

Précisément. Et malgré cela, tu souhaites toujours te ranger du côté de ces êtres impurs ?

Je me range du côté que j'estime le plus juste. Et il me semble que l'amour entre deux adultes consentants n'a pas lieu d'être réprimandé.

Ton point de vue est noble, Dragoholt Campbell. Mais je ne puis fermer les yeux sur le déshonneur que Lokië m'a causé. Tu le comprends n'est-ce pas ?

Tout en parlant, Aranruth dégaine sa dague, dont les inscriptions elfique s'illuminent d'une couleur vert pâle.

Je n'ai pas l'intention de faire couler du sang ce soir.

Seul celui des êtres impurs m'intéresse. Mais si tu persiste à entraver ma route, je n'aurais pas d'autre choix que de verser le tien.

Je dégaine à mon tour mon épée. Je ne souhaite pas tuer cet elfe, seulement le dissuader de commettre deux meurtres de sang-froid. Il porte une première estocade, que je pare aisément. Durant les premières minutes de l'affrontement, je me contente ainsi de rester sur la défensive, protégeant les deux amants interdits de tous dommages physiques. Peu de temps après, c'est cependant au tour de Melian de rejoindre le combat. Également armée d'une dague elfique, ces attaques combinées à celle de son paternel me mettent forcent à céder du terrain. Ne pouvant plus me contenter de parer, je commence également à repousser du bras mes assaillants. Ces derniers poursuivent inlassablement leurs assauts, mais toutes leurs tactiques sont soit parées, soit s'écrasent sur mon armure lourde, sans me causer le moindre dégâts. Finalement, les deux elfes s'arrêtent, essoufflés.

Je ne souhaite pas donner la mort. Je répète calmement, la voix également hachée à cause de l'effort. Votre fils n'a commis aucun tort. Laissez-le aller, de grâce.

Père, j'aime Donnö. Je sais que tu ne me pardonneras jamais ce déshonneur, mais je suis prêt à fuir avec lui pour t'éviter toute peine. Accorde-moi cela, par pitié.

Les yeux d'Aranruth se lèvent vers moi, puis sur Lokië. Il a toujours le souffle court, et sa mine est résignée.

Bien. Si telle est ta volonté, alors je te renie de mon nom. Toi et ton amant êtes libres de vagabonder où bon vous semblera. Toutefois, c'est ici la dernière fois que nos chemins se croisent.

Sur ces dernières paroles, Aranruth, flanqué de Mélian, sa désormais fille unique, se détourne et s'en va, me laissant à nouveau seul avec les deux amants. Je me retourne vers eux. Leurs visages sont marqués par les larmes versées, la peur de la mort et les craintes concernant leur futur. Mais ils sont également décidés à vivre leur vies comme ils l'entendent. Cela me met du baume au cœur de les voir ainsi. Leurs mains se tendent vers moi.

Dragoholt Campbell, nous vous sommes à jamais redevable de la protection que vous nous avez gracieusement accordé. Sans vous, nous serions mort à l'heure qu'il est.

Merci pour tout.

Je serre leurs mains tendues. Puis, après de nouveaux remerciements, je les observe s'éloigner, main dans la main. Puis je lève la tête vers le ciel. La lune a déjà bien entamé sa course descendante. L'aube sera là dans peu de temps.

Bordel, il se fait vraiment tard.
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Jeu 2 Juin 2016 - 10:39

@Dragoholt Campbell : toutes mes félicitations, tu deviens Protecteur ! Je te modifie ton rang, et désormais, tu gagneras 15 de vitalité/niveau, et tes dégâts subis sont divisés par deux. En revanche, tu ne pourras porter qu'une seule arme dans ton inventaire. Tu gagnes également 110 points d'expérience bonus et 10 PO (-10 pour le rang).

Bonnes protections !





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MessageSujet: Re: Demande de classe   Lun 4 Juil 2016 - 15:40

Je regardais le ménestrel face à moi. Aucun doute sur son rang, il était équipé d'un baluchon et un luth trônait à ses pieds, un luth d'un joli bois de chêne, à l'apparence visiblement soignée. De là où je l'espionnais, derrière des fourrées, je pouvais voir partiellement son visage: un fin bouc d'un châtain proche du blond, des cheveux de la même couleur qui descendaient en cascade sur ses épaules frêles, un oeil d'un bleu vif, profond. Il était en train de manger quelque chose qui ressemblait à un jambonneau de mouton, cuite au préalable sur son feu de camp juste à coté. Il voyageait visiblement seul, et devait avoir à peine la vingtaine au vue des traits de son visage et de ses rides inexistantes. Il mangeait là, paisiblement, sur les berges du lac Fresha, comme si cet endroit était un havre de paix et que rien ne pouvait le déranger.

Sa naïveté me ôtai un sourire. Le charcuter sera tellement plus jouissif. Rien qu'à l'idée de pouvoir l'entendre hurler et supplier la mort de venir le secourir me fit frissoner d'extase. Beaucoup diraient que je suis fou, voir "psychopathe", mais je vous le demande, quel beauté plus saisissante y a-t'il que celle d'un corps sans vie ou d'un cri de terreur ? Je ne me qualifierais pas de méchant, mais plutôt d'artiste. Pour moi, la terreur et la mort sanglante étaient une oeuvre d'art éphémère, une oeuvre d'art si éphémère mais pourtant si absolue.

Ma proie se retournait alors vers moi, et je me mis un peu plus en retrait dans mes buissons, sans pour autant faire le moindre bruit. J'attendis ainsi quelques secondes, à l'affut, mon ouïe me confirmant qu'il ne s'approchait pas de moi mais qu'il restait bel et bien à sa place. Néanmoins je pouvais presque sentir son coeur battre d'ici, sentir le sentiment d'oppression qui le guettait depuis que je l'avais surpris à se reposer dans ma forêt. Il faut croire qu'il n'était pas très intelligent, d'allumer un feu comme ça dans le bois en bordure du lac Freisha. Au final, le tuer rendrait probablement service au monde. Un idiot de moins sur cette planète de gentils héros idéalistes.

Je me rapprochai légèrement pour pouvoir le ravoir dans ma ligne de mire. Il continuait de manger, mais cette fois l'air un peu moins rassuré, comme s'il savait ce qui l'attendait. Je me décidai alors de passer à l'attaque. Mon regard déambulait quelques secondes aux alentours jusqu'à ce que je vis ce que je cherchais: un caillou. Je me conçentrai sur le caillou, à tel point que le sang de mes tempes commençait à bouilloner, puis je relâchai mon pouvoir. Le caillou se mit alors à flotter, à quelques mètres sur le coté du ménestrel. D'un geste vif, je propulsai le caillou contre le ménestrel, et il se le prit en plein dans la tête. Son chapeau de plume tombai de son crâne, et il se levai d'un coup, dégainant une dague qu'il cachait dans sa botte:

"Qui va là ? Montrez vous !"

Il était dos à moi, persuadé que la menace ne venait pas de moi. Je me précipitai alors droit sur lui, mes ailes faisant un léger bruit, comme si une cape s'envolait au vent, et en l'espace de trois secondes, mes dagues étaient plantées dans ses deux omoplates. Je l'entendis hurler, et cela m'excita au plus haut point. Je me mis alors à rire d'un rire glacial, d'un rire d'extase, et plus il hurlait, plus je riais. Alors qu'il essayait de se débattre, je me mis à le soulever au dessus de moi, sa peau se déchirant et ses os se découpant lentement sous la pression de ma dague. Il hurla de plus belle. L'extase était à son paroxysme. Puis plus rien.

Le sang gicla avec intensité de sa gorge où sa main, hésitante, essayait de mesurer les dégâts et de restreindre l'hémoragie. A genoux, et dos à moi, il ne pouvait rien faire, rien faire de plus que constater sa mort imminente. Je me mis alors devant lui, doucement, de mes mouvements presques fantômatiques. Arrivé devant lui, j'aperçus son visage: un visage terrifié, la bouche grande ouverte pour chercher du souffle. Je lui fis un sourire amical, puis l'embrassai pour immortaliser ce moment. Il ne se débattit pas, sachant pertinemment que c'était la fin. Il retombait alors au sol au bout de quelques secondes, son âme ayant quitté son corps de la plus belle des façons.

Je quittai alors le lieu de mon oeuvre d'art, la bouche ensanglanté et un sourire satisfait aux lèvres.

Spoiler:
 




"La philosophie, c'est l'art de faire des phrases simples avec des mots compliqués"
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Lun 4 Juil 2016 - 21:35

@Valphégas : félicitations ! Tu passes Assassin. Désormais, tu gagneras 10 de vitalité, 25 de vitesse, et 25 dégâts/niveau. De plus, je t'offre 80 points d'expérience bonus et 20 pièces d'or pour ton passage de classe. Bon assassinat !





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MessageSujet: Re: Demande de classe   Lun 15 Aoû 2016 - 16:29

Il était au milieu d'une étrange ville. En levant la tête, il aperçut de curieuses illuminations faites en papier rouge où brillaient de vives lumières roses. Il huma l'air, si différent de celui de BaldorHeim, sans doute était-ce explicable par la présence de centaines de fleurs de cerisier, voletant légèrement au-dessus de sa tête. Sauf que ce n'était pas sa tête. Il en était persuadé, comme on sait que l'oxygène est partout autour de nous, il savait que ce corps n'était pas le sien. Ses yeux parcoururent les ruelles en pavés, les maisons en bois et pierre blanche; personne. Il était seul, au milieu d'une énorme place où une petite fontaine en pierre faisait s'écouler à un paisible rythme son flot, déversant l'eau dans un bac qui continuait de couler jusqu'aux pieds d'Alphonse où se trouvaient diverses plantes aquatiques qu'il n'avait jamais vues.
Un mouvement, à droite.
Il tenta de se tourner mais n'y parvînt pas, rien dans ce corps ne lui obéissait. Il grogna mentalement. Il était où putain ?!


"Comment te sens-tu ? Une voix féminine, douce et légère. Il pivota sur lui-même et Alphonse aperçu une longue tignasse brune passer devant ses/leurs yeux. Un mec aux cheveux longs, youhou je vais pouvoir séduire... (Il révisa néanmoins son jugement quant à ce corps lorsque l'humain baissa les yeux pour contempler le sol et qu'il aperçu une belle musculature, svelte et agencée pour des efforts d'agilité. Parfaiiiit ma gueule !)
- La danse des esprits a perturbé l'équilibre de mon corps... je me sens... changé, comme si quelque chose était entrée en moi. Sa voix était grave, rocailleuse, comme s'il rugissait à chaque mot. Il aimait de plus en plus ce corps.
- C'est normal, tu as acquis en toi la force d'un Esprit Voyageur. Ce sont des âmes qui comme toi peuvent aller de corps en corps, désormais il fait partie de toi et tu pourras puiser en son pouvoir. Tu as un don incroyable, et tu feras un renfort de choix pour les troupes du village, réjouis-toi."

Ce dialogue surréaliste produisit sur Alphonse l'effet d'une bombe. Il était donc coincé dans un autre corps pour servir de "batterie" à on-ne-sait-quel guerrier spirituel venu d'un village de clampins axé tradition et recul temporel. GÉNIAL. MERCI STYX D'AVOIR RENDU MON ÂME AUSSI "VOLATILE". GÉNIAL.

Il y eut un couac dans l'image qu'il voyait par les yeux de l'autre. Le monde se brouilla, grésilla, et soudain il était entouré d'une brume rouge. Agréablement surpris, il constata qu'il était de nouveau lui-même, le beau caméléon, et il soupira de soulagement. Du moins jusqu'à ce qu'une forme se dessine dans le brouillard...

"- Yo l'nouveau. Une voix enfantine s'éleva, et une petite tête coiffée d'un chapeau noir de sorcière émergea, bientôt suivie par un colosse blond d'au moins deux mètres. Baaah t'es surpris ? Tu comprends rien ? C'est normal ! Bienvenue dans l'Immatériel, l'endroit qui ressemble un peu à tout et à rien, dépendamment de ceux qui le fréquentent, du degré de profondeur dans lequel on se trouve, et de la représentation que s'en fait chacun. Là, on est à la frontière entre le Tangible et l'Intangible. En gros, on est entre la peau de l'orange et sa chaire. Pas très loin, mais comme tu peux le voir, c'est déjà risqué pour toi vu que tu t'es retrouvé dans un autre corps... La gamine soupira et lui fit une grimace. Elle était assez drôle avec sa tenue de petite sorcière. En revanche, le colosse aux yeux d'acier l'intimidait un peu. Mais il souriait et cela aida Alphonse à ne pas se liquéfier.
EXPLIIIIICATIONS !

Le monde se brouilla de nouveau, et lorsque la réalité réapparut, Alphonse se trouvait dans le noir total, jusqu'à ce qu'une petite boule lumineuse vienne papillonner devant lui. La voix enfantine reprit :

Donc toi tu es cette petite boule, métaphore du Voyageur Spirituel que tu es. Je vais la rendre plus à ton image attends un peu... Deux yeux globuleux apparurent sur le cancrelat Ayé ! Tu es une petite boule qui a le don de voyager entre l'espace qui séparent touuuuuuutes les autres petites boules, tu peux aussi les épier, et même, si tu avais du talent que tu n'as pas, te téléporter à leurs côtés. Des milliers de cancrelats apparurent, tous différents, et Alphonse vit son "lui spirituel" flotter près des autres. Par contre, tu as une spécificité super spécifique et rare. Ce qui fait de toi une petite boule super spéciale. Tu peux littéralement copier les autres petites boules ! Genre, t'approcher d'elles, les toucher et... tadadadaaaa tu prends leurs apparences ! Pas mon poulet hein ? La lumière qu'il était s'approcha d'une autre au sourire de clown, et lui mit un petit coup de boule avant de se transformer en petit clown aux yeux globuleux. TOUTEFOIS ! Le clown originel se tourna vers Alphonse et ouvrit grand la bouche avant de le dévorer. Il y a des gens biiiiieeeen plus fortiches que toi ici, et même si ton don est super génial, tu fais parti d'une classe faiblarde niveau force puissance, et donc si des méchants gens mal intentionnés te voyaient ils risqueraient de vouloir t'absorber en eux pour accroître leurs pouvoirs. Tu piges ? Le monde se brouilla à nouveau et l'enfant fut face à lui, ses deux mains agrippées à son visage. Le géant blond restait immobile derrière, à sourire.
- Je... j'ai été mangé par le gars, là ? Il ne comprenait toujours rien
- Nop ma poule, c'toi qui va le croquer tout cru ! C'est un cadeau.
- Un.. quoi ?!
- EXPLICATIONS NUMÉRO DEUUUUUX MAIS SANS LES MÉTAPHORES ! On est comme toi, moi et Sven. Lui c'est Sven, Sven il est grand Sven il est viril, Sven c'est Sven. On peut changer d'apparence, de corps, en se projetant dans d'autres ondes spirituelles ! On est des "vendeurs de masques". C'est un truc trop cool, tu vas voir. Alors grosso modo on vend des apparences aux gens qui payent VRAIMENT VRAIMENT cher.
- Ah. C'est... pas commun.
- Tu l'as dit Rafiki ! Mais en même temps avec toi on est que 3. Les autres sont soit portés disparus, soit morts, soit pas encore nés.
- OK. Mais pourquoi maintenant et pas plus tôt ?
- Baaaah, Vi nous contactés que maintenant, on travail avec elle, pour ainsi dire. On fait dans les cambriolages de haut niveau, voiiiis-tu l'malotru ? Elle est arrivé avec ses gros poings tous grands et elle a dit "OHOHOH SALUT LA MIOCHE J'AI UN GARS IL FAIT PFIOUUUU AVEC SON ÂME ET TADAAAA IL EST DEVENU UN NAGA MAIS AVANT C'TAIT UN SINGE DOMESTIQUE DE LA FUCKING OMBRE DE LA MOOOOOOORT ! ALORS VIENS ME DRESSER CET ETALON SPIRITUEL AVANT QU'IL NE SE PERDE DANS L'INTANGIBLEEEEE" En gros.

Il les regarda en silence. Il ne savait pas vraiment s'il pouvait avoir confiance en une gamine shootée au sucre qui parlait comme une version mignonne du Styx, mais en l'état actuel des choses, il se voyait mal leur dire de rentrer chez eux et de laisser son âme dans le corps d'un guerrier étranger.

- Comment je prends possession du corps du gars? Fit-il finalement, ce qui sembla rendre très heureux le géant qui leva son pouce vers le haut. La petite sorcière s'avança vers lui et lui mit un coup de balais dans l'entrejambe.
- MAIS T'AS ABSOLUMENT RIEN COMPRIS ?! Tu vas pas prendre possession de son corps, mais de son âme, pauvre bougre ! Alors alors, tu vas l'affronter, ici, dans l'Immatériel, détruire son esprit, et ensuite tu retournes pépère dans ton lit à BaldorHeim avec le pouvoir de changer d'apparence en prime. ET IL EST GRAAAAVE PLUS CANON QUE TOI ! En plus Vi te donnera des nouvelles missions et tout et tout, on va devenir compagnons, c'est pas trop génial ?
- Heu.. ça m'a l'air un peu pute votre plan là. Le gars va mourir ?
- NAAAAAAAAAAAAAAAAAAOUAAAAAAAAAAAAAAAAAIS. Il va crever. Ouais. Ouais. Yep, affirmatif, 100% correct, ding-ding-ding t'as tout saisi là. Mais bon, le monde est pute hein. Donc vas-y Caméléon, crache-lui ta bave empoisonnée au visage ! Elle le poussa un peu plus loin, et les brumes se refermèrent derrière lui de nouveau. Face à lui, se tenait un guerrier torse-nu, un Katana déployé."

"- Te voilà, Tengu. Un masque de renard couvrait ses traits, mais sa voix rocailleuse ne laissait aucun doute quant à son identité. Je vais pourfendre l'Esprit que tu es, et devenir plus fort... j'apaiserais les Dieux grâce à ton sacrifice, démon ! Il fonça en avant, lame dégainée, mais le Naga bondit en arrière et leva les bras.
- Halte ! Mais ça va pas ? J'ai l'air d'un... Oh attends. Oui j'ai l'air d'un démon. Mais j'en suis pas un ! S'il te plaît ?
- Ton manque d'honneur me répugne. Il chargea à nouveau, mais cette fois il atteignit le Caméléon qui dans son esquive se fit trancher un bout de queue. Il hurla et tomba à genoux.

C'était un de ces moments où ses sens s'emballaient. Son esprit ancré à ce corps se détachait un peu, laissant le champ libre à Treize pour venir s'y insérer momentanément, conférant ainsi à Alphonse une puissance littéralement doublée. Ses muscles se raidirent, ses yeux se teintèrent d'une lueur verte incandescente, et ses griffes devinrent légèrement plus grande. Sa voix elle-même, quand il parlait, se faisait grave et mystique; d'outre-tombe.

- Bien. Tu l'auras voulu, guerrier.
- Ha. Enfin, tu montres ton réel aspect, Tengu.

L'homme à la longue lame caressa le tranchant de son épée et celle-si devînt rose. Ensuite, il fendit l'air d'un coup sec, un dragon d'énergie émergea de la brume et vînt se placer derrière son maître. Les multiples tatouages de celui qui se tenait face à Alphonse s'étaient mis à briller du même éclat rose, et bientôt, l'homme ressembla plus à un avatar démoniaque qu'à un humain. Mais le Naga n'était nullement impressionné. (Enfin si, carrément même) Il tenta quelque chose qu'il n'avait pas essayé depuis son état vampirique; conjurer ses chaines. De quelques mouvements de bras de longs serpents d'acier valsèrent autour du lézard qui en profita pour placer un pied sur l'une d'elle et se faire porter en hauteur par ses invocations.

L'homme ne tarda pas à suivre, et bientôt, le Caméléon affrontait l'Homme-Dragon. Là, tout en haut de la brume rouge de l'Immatériel.
Ils se jetaient l'un sur l'autre, et le sang giclait. La bête rose tranchait, les chaines contraignaient. Le guerrier virevoltait, le Naga bondissait. Et au bout de quelques assauts, l'issue du match était déjà jouée. Alphonse n'avait pas vraiment été fairplay. En effet, durant leur affrontement aérien, il avait laissé quelques chaines cachées dans la brume, et lorsque le Samurai posa de nouveau pied à terre, canalisant son dragon pour une attaque dévastatrice, son torse fut déchiré par un enfer d'acier.

Le Naga se posa face à lui, à quatre pattes et lui trancha la tête d'un violent coup de queue. La brume retomba, laissant place à un horizon de blanc dont il était impossible de distinguer la fin. La seule tâche sur ce tableau parfait était le sang de l'homme, éparpillé un peu de partout. Alphonse se sentit coupable de ce qu'il venait de faire, le gars n'avait rien demandé, ou peut-être que si, il avait appelé l'Esprit du caméléon pour se l'approprier. C'était de la légitime défense... non ?

"- Yeaaaaah ! Je te l'avais dit Sven ! Il a gagné, il a gagnééééé ! La sorcière se jeta sur sa tête, le secouant dans tous les sens.
- Arrête ça. J'ai pas envie de rester ici, comment je me casse ? Il ne voulait pas parler ainsi, mais le meurtre et lui... c'était pas encore ça.
- Heu... tu... bah prends au moins son apparence. Face à l'incompréhension du reptile, elle renchérit. Bah j'sais pas, tu as ton truc non ?
- Heu... Il marcha jusqu'au cadavre du Bushido, observa son arme, longuement, puis, instinctivement ouvrit la bouche et avala sa lame.

Un éclair pourfendit sa vision.

Lorsqu'il ouvrit de nouveau les yeux, il était dans son lit à BaldorHeim, et le soleil venait de se lever, il n'avait donc pas trop dormi. Face à lui se tenait un petit garçon à l'apparence sale; un orphelin.
- C'est moi ! La p'tite sorcière ! L'enfant rit et bondit sur le lit. Là, tu as l'apparence du gars que t'as tué. C'est normal, donc fais pas ta flipette en mode "OH NOOOON JE SUIS UN MEURTRIER C'EST LE CHÂTIMENT DIVIN". C'est la vie, surtout pour un Marcheur comme toi, et moi, et Sven. Enfin bref. Restes chez toi jusqu'à ce que tu comprennes comment marche tout le bordel du changement d'apparence. OH ! J'ALLAIS OUBLIER. Elle lui tendit un masque de renard.

"Bienvenue chez les Vendeurs de Masques"

Ainsi, Alphonse devînt un Guetteur au service de Vi et des mystérieux "Vendeurs de Masques". Il ne savait pas encore très bien quel rôle il jouerait, mais une partie de lui était un brin trop enthousiaste à propos de toute cette histoire de nouvelles apparences et magie spirituelle.

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MessageSujet: Re: Demande de classe   Lun 15 Aoû 2016 - 20:29

@Alphonse Galhaad : félicitations ! Tu passes Guetteur. Désormais, tu gagneras 10 de vitalité, 45 de vitesse, et 5 dégâts/niveau. De plus, je t'offre 100 points d'expérience bonus et 20 pièces d'or pour ton passage de classe.

A savoir qu'en tant que Guetteur, tu dois choisir deux factions, et que celles-ci seront à me préciser par MP Clin d'oeil

PS : c'est okay pour les demandes et le rang !





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MessageSujet: Re: Demande de classe   Sam 17 Sep 2016 - 0:33

Cette fois, c'était la fin.

Depuis la prison de vide qu'était le crâne d'Undvik, j'observais avec inquiétude la maladie qui le rongeait de l'intérieur. Cela faisait des mois qu'il avait contracté le mal, après une soirée très (trop) chaude avec une femme de joie naine. Si la demoiselle n'avait pas passée la nuit, elle avait laissé un souvenir impérissable au géant. Un souvenir qui était sur le point de causer sa perte, et la mienne par la même occasion.

Cela avait commencé par des signes extérieurs. Démangeaisons à l'entrejambe, apparition de boutons de fièvre au pubis, ce genre de choses. À l'intérieur, je voyais de petites traces rougeâtres apparaître progressivement. Au fil des jours, des semaines, puis des mois, les petites traces s'étaient installées jusqu'à devenir une sorte de liquide d'un rouge sale. Il avait rapidement prit possession des jambes, puis était remonté inexorablement. Bas-ventre, foie, diaphragme, poumons, cœur… la vague invincible avait gagné chaque recoin du corps d'Undvik, et s'attaquait désormais à son crâne, et par extension, à moi. Cloîtré dans le minuscule cerveau du géant, j'observais anxieusement ce liquide visqueux, qui semblait bouillir en permanence, s'approcher de moi. Que se passerait-il lorsqu'il entrerait en contact avec moi ? Serait-ce enfin la fin ?

C'est drôle, car lorsque j'y réfléchis une seconde, l'une des choses que j'ai le plus ardemment souhaité ses soixante dernières années était de quitter ce corps, de ne plus avoir à subir le supplice qu'était la vie stupide et monotone d'Undvik. Mon vœu était sur le point d'être exaucé. Mon hôte allait mourir, d'un jour à l'autre maintenant. Alors pourquoi ne pouvais-je m'y résoudre ? M'en réjouir ? Me croyais-je capable de contrecarrer les plans du destin ? Avais-je un seul instant cru que je serais capable de quitter le corps d'Undvik ? D'en prendre le contrôle ? Était-ce pour cela que je ne ressentais aucun soulagement à la vue de l'inévitable décès qui se profilait ?

Désormais, même l'insouciant Undvik, qui jusqu'à peu ne se rendait compte de rien, commençait à avoir peur. La maladie l'avait privé de ses poils. Sa barbe était tombée, seuls ses cheveux sales et ses sourcils broussailleux résistaient encore. Son corps entier le démangeait. Il était couvert de plaques rouges et de boutons purulent. Il avait maigris à vue d'œil. Il s'affaiblissait de jour en jour.

Cette fois, c'était la fin.

Mais dans un ultime élan de lucidité, mon gigantesque hôte avait repris la route de la maison. Ses jambes se ramollissaient à chaque pas, mais elles le portèrent jusqu'aux monts escarpés des Baldors. Malheureusement pour Undvik, ce n'était pas le campement des Skjall, les siens, qu'il avait rejoint. Il se trouvait face à quelque chose de plus grand, de mieux construit, de plus sophistiqué.

Un campement de Jötunns…

Bien sûr, je n'avais aucun souvenir des lieux, n'y ayant jamais mis les pieds. Pourtant, je me sentais profondément connecté à l'endroit. Je sais pertinemment pourquoi. Ma mère, notre mère, était une Jötunn, volée et violée par notre père. Elle avait par la suite été abandonnée par son propre peuple, qui s'était contenté de maudire l'enfant à venir. La pauvre femme était morte en couche.

Sans se soucier des regards qui se tournaient progressivement vers lui, Undvik continuait d'avancer. Ses jambes fléchissaient à chaque pas, et lorsque deux gardes armés de lance vinrent à sa rencontre en lui ordonnant de partir sur-le-champ, mon hôte s'écroula de tout son long sur le sol gelé. Nous perdîmes momentanément connaissance.

À notre réveil, je sentis que nous étions soutenu. Les deux gardes traînaient la carcasse d'Undvik vers une tente en toile doublée de peaux de bêtes. Ils y jetèrent mon hôte, marmonnèrent quelques mots en Jötunn à une personne que je ne pouvais voir, et s'en allèrent sans demander leur reste. Faiblement, Undvik releva la tête.

NAN… DATO…
Traduction:
 

Les toiles intérieures étaient intégralement recouvertes de symboles étranges, sans aucun doute magiques. Je n'avais jamais rien vu de tel, j'étais complètement perdu. Au centre de la tente, un léger feu distillait sa lumière, et faisait danser sur les murs des ombres aux reflets inquiétants. Face au géant malade, se tenait une femme, Jötunn. Assise en tailleur, face au feu, elle n'avait pour seuls vêtements qu'un bandeau qui recouvrait sa poitrine, et un pagne qui recouvrait le bas de son corps. Son visage était masqué par un voile blanc. Son corps entier était recouvert de symboles similaires à ceux sur le mur. La femme abaissa légèrement son voile, révélant deux yeux uniformément noir. Son regard se plongea dans celui d'Undvik, et pour moi, ce fut comme contempler le néant durant un bref instant. Mon hôte lui-même ne put le supporter et détourna le regard. Toutefois, il tendait une main faible vers la Jötunn, comme une supplication, un appel à l'aide. Il se rendait enfin compte de la gravité de sa situation.

La Jötunn prit la main d'Undvik, et ce fût l'une des expériences les plus irréalistes de mes soixante-neuf ans d'existence. Pendant une poignée de minute, je fus propulsé hors de ma prison de chair. J'étais toujours dans une forme immatérielle, mais j'étais désormais spectateur de ce qui se déroulait. J'avais un point de vue extérieur. Je voyais l'ombre des flammes danser comme jamais sur les toiles. Les symboles et les glyphes semblaient se mouvoir, se mélanger, se compléter. Les tatouages tribaux présent sur le corps de la Jötunn s'illuminaient de l'intérieur, tandis que les yeux sombres devenaient soudainement blanc. La géante renversait progressivement sa tête vers l'arrière. Qu'était-elle en train de faire, bon sang ? J'étais toujours aussi perdu. Soudainement, elle posa sa seconde main au creux de la paume d'Undvik. Et d'une simple pression de son index et de son majeur, je réintégrais le crâne de mon gigantesque hôte, pour sombrer dans l'inconscience, à nouveau.

[Une heure plus tard.]

Un vent glacial me tire de ma léthargie. Émergeant difficilement, il me faut de longues secondes pour me rendre compte qu'Undvik a quitté le campement Jötunn. Lui, la géante et les deux gardes se trouvent au sommet d'un pic du Baldor. Malgré la saison estivale, une fine pellicule de neige demeure, et le vent fouette les visages, tout en s'insinuant dans les vêtements. Le liquide rouge dans le corps mou de mon hôte semble stagner.

Sous la surveillance des deux gardes, toujours équipés de leurs lance, Undvik tend à nouveau la main vers la Jötunn. Mais cette fois, cette dernière l'ignore. S'approchant du mourant, elle pose son index sur son front, et prononce d'une voix d'outre-tombe, dont je perçois néanmoins la froideur :

Bonjour, Wammu.

Interloqué, je demeure silencieux. Undvik, lui, réagit assez négativement à cette intrusion dans son subconscient. Plaçant ses mains sur ses oreilles, il tente de rompre le contact physique, mais il n'a pas le temps de bouger que les gardes se précipitent sur lui et le maintienne fermement. Trop faible pour les envoyer balader, mon hôte se résigne assez vite à subir la magie Jötunn sans broncher.

Cesse de faire le mort. Je peux ressentir ta présence.

Bien… Bonjour ? Vous êtes ? Excusez-moi, je suis un peu perdu dans tout ça…

Une grimace de dédain se forme immédiatement sur le visage de la Jötunn. La pression de ses doigts se fait plus ferme sur le front d'Undvik, qui gémit de plus belle. Un mal-être m'envahit également. Quel est ce pouvoir ? Comment peut-elle me parler ?

Alors comme ça tu es perdu ? Laisse-moi te rafraîchir la mémoire. Il y a de cela soixante-neuf ans, ta tribu inférieure a prit d'assaut NOTRE village. Ils ont brûlés nos maisons, tués nos maris, violés nos femmes. Et l'un d'entre eux à prit ma mère.

Je sais cela. Moi-même je demeure outré de tels actes et…

NON ! N'ose surtout pas te confondre en excuses, démon. Pas après tout ce qui s'est passé ! Car les Jötunn ne sont pas restés passif face à un tel affront. La vengeance fut vite programmée, mais il était déjà trop tard. Ma mère… engrossée par un ignare puant ! Nos guerriers refusèrent de la ramener à la maison. Est-ce que tu sais ce que ça fait de grandir sans sa mère ?

Euh… Oui ? La mère d'Undvik est morte en couche, donc oui, il sait très bien ce que c'est, bien que je doute qu'il s'en soit déjà rendu compte…

Une nouvelle impulsion magique vient vriller le crâne d'Undvik. Cette fois, même deux Jötunn ne parviennent pas à le maintenir immobile. Le contact psychique est interrompu un instant, le temps que mon hôte soit maîtrisé. Cela me laisse le temps de faire un premier point. Cette femme, dotée de pouvoir télépathiques, est donc la demi-sœur de mon stupide hôte.

Pourquoi te désolidarise-tu de celui que tu contrôle ? me demande-elle soudainement.

Que je contrôle ? Je n'ai aucun contrôle ici. Undvik ne m'entend pas. Il n'en fait qu'à sa tête…

Et bien… c'est au moins ça qui aura marché… fait-elle en soupirant.

Qu'est-ce qui a marché ? Non, plus important, qu'est-ce qui n'a pas marché ?

Alors que nos guerriers découvraient le ventre rond de ma mère, de… notre mère, ils ont fait appel au chaman. Celui-ci, sur ordre de notre Chef, a tué dans l'œuf toutes les facultés mentales de l'enfant à naître. Mais quelque chose à mal tourné. Ou du moins, ma… notre mère a fait en sorte que les choses tournent mal. Bien que le corps à qui je parle en ce moment n'était nullement désiré, elle ne pouvait se résoudre à le tuer, ou à le voir se mourir à petit feu.

Comme elle serait déçue de voir où il en est à présent.

Silence. Notre mère possédait de larges connaissances magiques. Après tout, c'était la femme du chaman, mon père. Alors elle a enchanté la caverne où elle était retenue prisonnière, ainsi que son propre corps. Lors de cette nuit fatidique, où celui que tu nommes Undvik a perdu l'esprit avant même d'en avoir un, la magie de mon père c'est heurtés à celle de notre mère. Face à un tel concentré d'énergie magique, un Esprit malveillant s'est immiscé dans la bataille… Toi.

Je suis abasourdi. Tout ce que je pensais savoir s'écroule sous mes yeux. Mais dans le même temps, certaines des pièces du puzzle commencent à s'assembler. Je comprends désormais comment j'ai pu être si friand d'architecture naine ou de mélodies elfiques, alors qu'Undvik n'avait jamais quitté le campement des Skjall. Ou pourquoi je me suis spontanément nommé Wammu. J'ai parcouru les terres de Dùralas avant d'intégrer le corps du Géant. Pourquoi cela ne me revient en mémoire que maintenant ? De plus, il reste de nombreuses questions en suspens.

Un Esprit malveillant ? Moi ? C'est impossible ! Je veux dire… je ne suis qu'une voix impuissante dans le crâne vide d'un géant sans histoire !

Cela, c'est grâce à nos parents. Lorsque mon père a perçu la présence d'un démon immatériel, qui plus est en train de se lier au fœtus, il a immédiatement cessé ses assauts. Lui et notre mère se sont ensuite alliés pour te sceller à l'intérieur du nourrisson et t'empêcher d'en prendre le contrôle. Leur puissance combinée créa un sceau d'une durée d'un siècle. Malheureusement, le mal dont est actuellement victime Undvik, bénin à l'origine, c'est combiné à ton aura démoniaque pour s'attaquer à la barrière protectrice. Lorsque ton contrôle du corps de ce géant sera complet, tu brisera le sceau et possédera complètement le corps.

C'est trop d'information, en si peu de temps. Je peine à tout assimiler. C'est donc de ma faute si mon stupide hôte souffre depuis des mois ? Est-ce également à cause de ma vraie nature que je n'ai ressenti aucune empathie pour lui ? Mais surtout…

Comment savez-vous tout cela ?

Mon père m'a tout raconté avant sa mort, il y a quelques semaines. Le poids des années, et un surplus d'activité magique ont fini par avoir raison de lui. Il m'a raconté comment il vous avait scellé dans ce Géant. Il ne pensait pas qu'Undvik survivrait plus de cinquante années. L'un des sorts qu'il lui a jeté lui permettait de ressentir certaines choses à propos de vous, et de votre hôte. Ainsi, lorsqu'il a contracté sa maladie, mon père fut capable de prédire vos actions et futurs. Il s'affaiblissait de jour en jour. Alors il m'a confié pour mission de m'assurer que jamais vous ne preniez le contrôle de ce corps. Et je compte bien faire honneur à sa mémoire !

Non ! Je pense avec désespoir. J'ai encore des questions, et je sais désormais que cette femme possède toutes les réponses. Mais de son côté, elle en a trop dit. La discussion est terminée. D'une nouvelle impulsion magique, elle projette Undvik à la renverse. Ce dernier est trop faible pour se défendre. Les lances se lèvent, mais la chamane leur ordonne de ne rien faire. De toute évidence, elle veut s'en charger elle-même.

Je jette un regard au liquide rouge. Ainsi donc, c'est moi qui ai produit tout cela. C'est la clé de ma prise de contrôle d'Undvik, depuis le début. Si seulement j'avais su cela plus tôt, peut-être aurais-je pu survivre ! À moins que…

Bien que présent dans l'esprit du géant sous forme immatérielle, je m'approche de ce liquide. De près, il est semblable à du sang en ébullition. Un coup d'œil au monde extérieur : la chamane Jötunn a dégainée une dague sacrificielle, qu'elle lève au devant de la gorge d'Undvik. Je l'entends balbutier, faiblement :

KA...SO… ONE… GAI… SHIMAS…
Traduction:
 

Je m'immerge, métaphoriquement parlant, dans le liquide. La réaction est immédiate, et surtout délicieuse. J'ai la sensation de renaître, de prendre forme. Je le comprends bien, je suis littéralement en train de fusionner avec Undvik. Un sentiment de toute-puissance me submerge. Une autre part de moi semble également émerger. Un moi plus vicieux, plus malin, plus belliqueux. Ma vraie part démoniaque. La lame s'abat, mais le soudain regain de force du Géant lui permet de la capter d'une seule main. D'un bond, il se redresse et plante un regard de braises (littéralement) dans les yeux de la Jötunn, avant de l'envoyer balader d'un simple revers de main. Un temps statiques sous la surprise, les gardes dressent leurs lances et se lancent au combat. Ils sont accueillis d'un cri bestial, rugit par ce qui semble être une combinaison de ma voix et de celle d'Undvik.

AY AH YA YA

Le liquide dans lequel je me trouve a envahi chaque recoin du corps d'Undvik. À l'extérieur, ce dernier s'est également transformé. Sa peau flasque s'est raffermie, ses muscles se sont tendus. La peau sale du Géant bleuit à vue d'œil. Ce n'est pas le bleu glacial des Jötunn, mais plutôt un bleu sombre. De plus, ses mains et avant-bras se sont quant à eux recouverts de symboles démoniaques, et semblent recouverts de lave. Ses longs cheveux noirs de crasse se teintent de blanc et se dressent sur son crâne. Ses yeux ne sont plus que deux billes d'un rouge incandescent.. En plus de mon environnement immédiat, je perçois désormais les flux magiques traversant les airs. Je vois les veines sur les tempes de mes ennemis palpiter. J'entends leurs cœurs battre à tout rompre, leur respiration saccadé. Je sens la peur qui s'empare d'eux à chaque seconde qui s'écoule.

JE VEUX GOÛTER !!!

Les lanciers se jettent sur moi, mais plus vif, je les devance et me saisis de leurs crânes dans chacune de mes mains. Sans l'avoir jamais fait, je sais instinctivement comment aspirer leur énergie vitale. Le contact avec les Jötunn me permet de percevoir leur vitalité se transférer de leur corps jusqu'au mien.

DÉLICIEUX !!!

Les deux gardes tombent raides morts, lances à la main, tandis que je perds subitement le contrôle d'Undvik, qui reprend sa forme normale. Je me rends compte de ce que je viens de faire. Deux meurtres, de sang-froid, avec pour seul motif le besoin de satisfaire la curiosité d'une part démoniaque de ma personnalité intangible. Serais-je donc réellement un monstre ?

Mais qu'est-ce que j'ai fait ?!

Toutefois, malgré cette subite confrontation avec la réalité, et la honte qui en découle, une part de moi désire recommencer au plus vite. Une part de moi souhaite replonger dans ce liquide rouge qui envahit…

MA BITE SUR TON FRONT !

Le rugissement puissant (et toujours aussi distingué) d'Undvik me permet de comprendre un peu mieux. Le liquide rouge est toujours bien présent, mais sa quantité a diminuée. Auparavant au niveau du cou, la surface se trouve désormais au milieu des poumons du géant. La vitalité des deux Jötunn en parfaite santé a permis à Undvik de repousser le mal qui le ronge !

Démon ! Tu ne t'en tirera pas comme ça !

La chamane fait son retour à l'action, l'air enragé, le regard plus noir que jamais, ses tatouages tribaux brillant de milles feux. Au creux de ses mains, une sphère magique bleu ciel prend forme à une vitesse alarmante. Sans transformation, Undvik est mort, c'est une certitude. Je n'hésite pas, et je déclenche à nouveau la transformation de mon hôte. La femme Jötunn, surprise de cette transformation, finalise tout de même son attaque d'une incantation :

Demoniskas… atsaukimas… perziureti… ULTRA ZUDYTI !!!

La sphère d'énergie est projetée vers moi. Mais je la capte d'une seule main, et l'absorbe en l'ingérant. Rapidement, la magie blanche se retrouve en contact avec le liquide démoniaque qui ronge le géant de l'intérieur. La réaction est immédiate : la sphère s'assombrit, corrompue par mon pouvoir démoniaque. D'un bond, je m'approche de la chamane. Mon esprit combiné à celui de mon hôte est imbibé de la lubricité du Skjall. Prudent quand à l'idée de trop user de mon nouveau pouvoir, malgré le fait qu'il soit absolument jouissif, je laisse le Géant mettre sa menace à exécution.

ANATA NO GAKU NI… WATASHI NO DIKKU !!!
Traduction:
 

Je devrais être absolument outré de ce qu'il est en train de faire, de la façon dont il traite la chamane, à grands coups de gourdin sur la tête. Mais désormais, je ne fais qu'un avec Undvik. Je dois encore trouver le juste milieu entre ce que je suis à l'heure actuelle et mon côté plus sombre, mais grâce aux découvertes que j'ai faites aujourd'hui, l'avenir m'offre une infinité de possibilités.

Ça suffit Undvik. Finissons-en.

Et pour la première fois, le Géant réagit à mes paroles, et brise la nuque de la chamane d'un coup sec. Il se détourne, fier de lui, et pour la première fois nous prononçons ensemble la phrase fétiche de mon hôte :

UTSUKUSHI

UTSUKUSHI


Undvik devient Corrompu. De plus, je souhaite obtenir le rang de "Géant du Pilier".








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Dilon Deraborne
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Vitesse: 380
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Dim 18 Sep 2016 - 2:48

@Undvik : félicitations ! Tu passes Corrompu. Désormais, tu gagneras 20 de vitalité, 5 de vitesse, et 1% de dégâts/niveau. Tu utiliseras par ailleurs 2 armes au maximum dans ton inventaire (3 si fusion), et tu pourras acheter tes équipements dans les boutiques spéciales de BaldorHeim. De plus, je t'offre 100 points d'expérience bonus et 20 pièces d'or pour ton passage de classe.

C'est okay pour le rang !

Bon courage Clin d'oeil





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Demande de classe

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