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 Demande de classe

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Dilon Deraborne
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Ven 27 Avr 2018 - 9:39

@Baldwin Nuussian : félicitations, tu deviens Maître d'armes. Tu gagnes 15 de vitalité, 10 de vitesse et 5 de dégâts par passage de niveau. De plus, ton inventaire est augmenté à 5 places. Tu remportes également 135 points d'expérience et 20 pièces d'or (record de points d'expérience donnés battu !)

Excellent Rp !






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Lysandre Nox Caelum
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Lun 7 Mai 2018 - 23:35

Des rayons lumineux perçaient la parure diurne de notre ciel, jouant ainsi de ses doigts lutines et invisibles avec les perles aqueuses de la rosée, déposée sur la végétation pour les métamorphoser en un magnifique arc de couleurs.

Pour ma part, j'étais entrain de la contempler du haut de mon perchoir, sous un cerisier en fleur dont ses pétales virevoltèrent sous le rythme silencieux du vent.

C'est alors qu'en jetant un bref coup d'œil en direction du pied de l'arbre où je me tenais que je vis Akki gratter férocement les écorces, sa frimousse levée vers moi. Dans sa gueule se trouvait un rouleau de parchemin. Ainsi posé dans une telle posture, cet acte me rappela une fable enfantine mais avec deux renards et non, un corbeau et un renard. Du coup, je ne pus m'empêcher de retenir un rire qui s'estompa par la curiosité ainsi que l'impatience de l'animal qui se montrait de plus en plus par une fréquence rapide mêlée à une forte pointe d'agressivité.

Je chutais donc, m'abandonnant à la gravité terrestre avant d'atterrir en souplesse derrière lui. Le canidé pivota spontanément sur ses talon, se précipitant vers moi, ses griffes s'incrustant à l'intérieur de ma chair.

Je m'accroupis afin de me placer à sa hauteur et en dégageai la missive, remplis de salive. Je la secouai tout en étudiant la matière et l'écusson qui la scellait. Je la brisai saisissant une bonne goulée d'air pour entreprendre la lecture.

Mes doigts effleurèrent sa texture lisse, laissant le papier s'ouvrir entièrement. Mes iris dorées, quant à elles, découvrirent une calligraphie curieusement élégante, penchée mais détachée dans le but de faire comprendre chaque mot dont elle est composée, semblable à une partition de musique. Je m'adossai contre le tronc parcourant les détails.

- Alors ? me demanda ma petite boule de fourrure.
-C'est un document administratif qui explique toutes les classes dont je pourrais intégrer en ajoutant ma décision en bas de page à ce sujet.
- Dans ce cas, quel est ton choix en cet affaire ?
- Eh bien pour être honnête en tant qu'avec toi qu'avec moi-même, déjà je ne puis rentrer dans la catégorie des guerriers. Je possède certes des talents grâce à l'éducation de mon père toutefois et malgré sa philosophie qui est devenue la mienne, je ne détiens nullement un caractère dominant par rapport aux critères donnés.
- Il est vrai que tu pourrais pénétrer aisément au sein des Assassins ou encore celle des Berserk du à ta nature rusée que je qualifierais même de démoniaque. Cependant, cette noirceur n'est point approfondie et veut mieux qu'elle reste enfouie au plus profond des Ténèbres car pour être franc, tu fais peur à voir lorsque tu atteints ce seuil. Rien que d'y songer, j'en ai les poils qui s'hérissent.

Je lui adressai un large sourire en tenant compte de son avis puisqu'il existe des choses dont on refoule au plus profond de soi, refusant ainsi d'admettre ou en étant pleinement à l'intérieur du dénie. C'est la raison pour laquelle il est préférable d'obtenir un œil extérieur.

- Je dois t'avouer que ces classes m'ont énormément intéressées. Mais une autre s'en détache parmi elles approuvant plus mes qualités.
- Qu'est ce que tu t'es convenu ? me questionna - t - il en soupirant de soulagement
- Je pensais à la classe Virtuose pour de nombreuses et diverses raisons. Premièrement, il est proche de mon occupation de Haut-conteur, j'apprécie toutes les mélodies que nous offre la vie sans compter que je sais analyser chaque terme d'un discours en sachant pertinemment où toucher pour obtenir gain de cause pouvant être d'un point de vue personnel qu'altruisme le plus souvent, me faisant ainsi entrer au-dedans de tous les critères requis pour ce poste.

A ses paroles, ma menotte plongea à l'intérieur de mon sac à la recherche de ma longue plume d'aigle.

Autant que mes connaissances et mon langage soient apprécies à leur juste valeur comme ma personnalité. Ma décision ne peut - être ainsi que raisonnable et logique, selon ses arguments.

Je notai ma classe suivi de ma signature. Puis, la feuille s'enroula soudainement et disparue sous la forme d'une multitude de papillons lumineux d'une magie ancestrale.

La confirmation étant produite, l'annonce du conseil donnera son accord ou non. Maintenant, patientant sagement la validation de ce titre.




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Dilon Deraborne
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Mar 8 Mai 2018 - 0:33

@Lysandre Nox Caelum : Tu deviens donc Virtuose, tu gagneras désormais 10 de vitalité, 10 de vitesse et 10 de dégâts/niveau. Tu utiliseras les instruments de musique dans lesquels tu pourras mettre des partitions magiques. Tu n'auras qu'une place dans ton inventaire d'armes. Ta boutique se trouve ici. Tu gagnes également 85 points d'expérience et 20 pièces d'or.






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Thauthaudarmafur
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Dim 8 Juil 2018 - 8:03






« Mais c'n'est pourtant pas compliqué ! »

« Ouais ben... T'explique mal alors. »

« Raaah, j'abandonne. »



Le nain se jeta sur le dossier de sa chaise, soupirant bruyamment, tout attrapant sa chope au vol et la glissant contre ses lèvres. Son œil gauche parcourut la salle de nouveau. La taverne était bien remplie. Le brouhaha constant plaisait au nain, qui se mit soudainement à rire, apercevant un homme ivre mort se casser la figure de sa chaise, sans aucune raison.

« Tu t'fous d'ma gueule, gros nain ? »

« Pas l'moins du monde, tronche de poivrot. Et pourtant, y'a d'quoi rire ! Nan mais sérieux, pas comprendre le KvUnT. »

« Ton jeu d'merde avec son nom pourrave aussi... »

« Je ne m'attribuerai pas un tel mérite. Mais laisse, j'trouverai un autre part'naire de jeu. »



Rangeant ses cartes, Thauthaudarmafur ignora les plaintes de l'ivrogne. Ce dernier, lassé et ivre, ne tarda pas à se retirer de la table où siégeait le nain. Celui-ci sourit dans sa barbe. Il avait bien fait de s’arrêter dans cette petite bourgade aux pieds de la montagne, dans le Nord des plaines d’Aràn. La taverne «Le célère Arànien » l’avait accueilli pour la nuit, et la soirée n’avait pas tardé à s’annoncer divertissante. Entre les jeunots du village qui ne tenaient pas l’alcool, et les seniors le tenant bien trop bien, mais ayant un besoin bien trop prononcé pour les descentes nombreuses, Thauthaudarmafur, quand il n’avait pas ri ou participé aux jeux à boire, avait finalement trouvé quelques intéressés par le KvUnT. Par malchance, il était tombé sur des sots n’ayant aucun sens de la stratégie, ce qui se comprenait par le fait qu’ils étaient pour la plupart des paysans, ou des dresseurs de chevaux. Hormis les quelques gardes qui patrouillaient autour des remparts rudimentaires, c’était un village de civil. Un village d’humains ne posant pas de questions. Un village où un être souhaitant se faire oublier pouvait sans problème trouver son bonheur. Thauthaudarmafur se cala confortablement contre le mur et, pour la première fois depuis bien longtemps, s’accorda un instant où il ne se concentrait pas sur ce qui l’entourait. Peut-être allait t-il rester longtemps dans ce village, finalement. Il avait prévu de rester pour la nuit, déposant son équipement ainsi que son ourson dans une chambre à l’étage. Il n’aurait su dire pourquoi, mais il se sentait bien dans cet endroit. Aucune oppression, aucune suspicion, juste la simplicité. Une vie simple, posée, tranquille. Le nain sourit. Il n’avait pas eu beaucoup l’occasion d’apprécier une telle quiétude lors de ses voyages, et ses seuls souvenirs d’une telle paix remontaient à sa forteresse natale. Y avait t-il d’autres villages tels que celui-ci en Dùralas ? Que lui réservait encore cet étrange monde ? Repliés sur eux-mêmes, les nains d'Ogh-Hen-Kìr en venaient à oublier les merveilles d'au delà les montagnes. Bien que celles-ci soient fabuleuses, et demeuraient l'amante secrète de tous les nains, le reste du monde avait tant de nouveautés à offrir et à laisser contempler.
Une chaise lancée à travers la salle obligea le nain à pencher la tête, l'extirpant de ses pensées. Les bitures commençaient à se multiplier, pour la plus grande joie des clients ayant encore un brin de sobriété. Un conflit entre deux hommes débattaient de la dénomination du mot « pinte » : Disait t-on « une pinte » ou « un pinte ». Le tavernier, explosé de rire, martelait de son poing le comptoir, tandis que les clients, pour la plupart ivres, se balançaient sur leurs sièges, en essayant de demeurer stables, avec une visible grande difficulté. L'ancien partenaire de jeu du nain rejoignit le débat, prétendant que les deux protagonistes avaient tort, car « pintes » s'utilisait toujours au pluriel. Étonnamment, tous s'accordèrent sur ce point, sur l'hilarité renouvelée du tavernier qui, malgré deux chaises endommagées, semblait bien heureux de cette soirée. Le nain attrapa sa pinte, et descendit son contenu d'un seul trait. Déposant sa choppe vide, il s'exclama bien fortement, le brouhaha lui faisant oublier la puissance de sa propre voix.

« Par ma barbe, qu'cette foutue sensation m'avait manqué! »

« On prend du bon temps, maître nain ? »

« Pourquoi diable m'appelez vous tous maître ? Grmbl. »

« Simple coutume d'appellation, je suppose. Ou bien est-ce parce que vous êtes en général plus petits, et donc on vous élève un peu... J'en sais trop rien. »

« Gyarh gyarh gyarh ! Tu m'serais pas si sympathique que j't'aurais explosé l'nez, tavernier ! Pour t'répondre, ouais, j'prends du bon temps. C'est qu'vot' bourgade est intéressante. »

« On vit simplement, et c'est sans doute là notre plus bel atout. Rien de surprenant ne se passe jamais, et nous nous connaissons tous. Hormis des attaques de bêtes ou de monstres, aucun remous ne survient par ici. »

« Votre simplicité de vie est déconcertante, je vous l'accorde. Cependant, je n’peux croire qu’aucun d’vos jeunes ne s’sente l’âme aventurière. »

« Et pourquoi voudraient-ils se lancer dans une aventure ? Ils ont suffisamment de travail et de bonheur ici. »

« L’exotisme, la nouveauté, l’inconnu, tant d’choses qu’vot’ paix n’peut garantir. »

« Par ici, le plus grand débat est celui de la raison de la querelle à la taverne le soir. Pour être honnête, le traité d’Aràn nous convient bien, car les soldats de la Milice nous protègent, et la taxe agricole demandée par Kastalinn est satisfaisante. Y’a un équilibre juste, et en ça réside notre bonheur. Nous avons vécu des décennies en guerre contre les brigands et les bêtes, et jouir d’une telle paix nous repose, et nous rend heureux. »

« Mmh. Différentes histoires, différentes cultures comme on dit. J’comprends vot’ point d’vue, mais m’est avis qu’ça demeur’ra pas ainsi. Dans vingt ans, les nouvelles générations auront envie de grandeur. »

« Peut-être bien. Mais d’ici vingt ans, bien des choses auront changé dans ce monde. Des rumeurs courent sur bien des factions, et sur bien des régions, plus qu’à l’accoutumée si tu veux mon avis, nain. »

« Que veux tu dire ? »

« Les Pirates, pour commencer. Puis, les membres de la Congrégation bougent. Il se passe des choses. Quant au Nord, j’sais pas. J’sens que quelque chose se trame. C’est… Peut-être trop calme. »

« Tes doutes sont fondés. Mais j’t’avoue n’pas m’en préoccuper pour l’heure. J’ai assez d’ma prop’ vie pour m’occuper d’celles des autres. »

« Tiens c’est vrai ça, que vient faire un nain si loin des Baldors ? »

« J’découv’ le monde. »

« Ahah ! Tu me rappelles un d’ces poètes qui est passé y’a pas si longtemps que ça dans le coin. Il disait… Rah attends que je retrouve les mots exacts… Un truc du genre « S’il est bien une chose qui projette plus le monde en nous que nous sur le monde, c’est bien l’aventure. », toi qui parlais d’aventure ! »

« Gyarh gyarh ! Encore un d’ces bouffeurs de salade, à coup sûr ! »

« Ouais, ils étaient un petit groupe, et se dirigeaient vers les Baldors me semble… Bwarf, j’sais plus. J’dois t’laisser, v’là qu’ils r’mettent ça ! »



Le nain salua le tavernier en souriant. Les habitués de l’établissement commençaient un tournoi de bras de fer, semblait-il. Un serveur apporta des pintes au nain, qui le remercia d’un hochement de tête. Silencieux, Thauthaudarmafur sortit à nouveau son deck fétiche, déposant chacune des cartes devant lui. L’occasion de ranger à nouveau ses unités se présentait à lui. Il considéra qu’il n’était pas encore temps d’incorporer les cartes spéciales à ses decks. Il les conservait précieusement dans une pochette, avant de se risquer à les prendre en compte. Pour l’heure, son deck fétiche le dérangeait. Il se rendait compte que le principe du deck, bien qu’extrêmement puissant, était très restreint. Mais là était la difficulté du jeu après tout, car la limite imposée était de vingt cartes, ce qui laissait peu de liberté. Il grommela doucement dans sa barbe, parcourant de ses yeux l’inventaire de son deck principal. Reconstituant l’armée d’Ogh-Hen-Kìr, le deck se basait uniquement sur un jeu du front. Des cartes de guerriers forts et résistants, telle « L’Inébranlable », des sorts améliorant leurs puissances, telle « La Charge Naine », et des cartes soignant le front, telle  « La Vagabonde ». Certaines cartes spéciales représentent des personnages influents du throng, comme « Le Thane ».
Une combinaison futée de toutes ces cartes permettait d’établir une armée résistante, formant un puissant bloc, frappant fort et encaissant de nombreux dommages. Cependant, aucune attaque à distance ni armes de sièges n’étaient utilisées, et là était le point où le nain tiquait. Un tel potentiel d’éléments à distance ne devait pas être négligé. Thauthaudarmafur mordilla son pouce droit, au niveau de la première articulation, cherchant une faille ou une possible faiblesse à son deck. Avec une certaine fierté, il n’en trouva aucune évidente. Le jeu de Whuurtad, basé sur une fin catégorique de la partie par sa carte « Effondrement du terrain », pouvait néanmoins surprendre sa stratégie. Cette carte, suffisamment longtemps en jeu, et respectant certaines conditions complexes à remplir, détruisaient toutes les unités du terrain de son adversaire. Contre celle-ci, peu de cartes étaient efficaces. Gradul avait inventé une carte ressuscitant une unité, mais même cela ne rivalisait pas contre l'armada déployée par le roi. Le Banni soupira doucement. Une stratégie adaptée serait un deck jouant sur les terrains, mais avec une force de frappe suffisante pour riposter, c'est à dire utiliser la stratégie de Whuurtad contre lui-même. Malheureusement, le nain n'en voyait pas d'autres. À moins que... Une main soudainement posée sur son épaule gauche ainsi qu'une voix sarcastique s'élevant derrière lui arrachèrent Thauthaudarmafur de sa réflexion, sursautant légèrement en clignant des yeux, peinant à retrouver sa place dans l'ambiance de la taverne.

« Encore vous ! Mais vous êtes partout, maître nain, c'en devient presque énervant ! Que faites vous donc ici ? »


Le nain, remarquant en relevant les yeux que le bras de fer venait de prendre fin, le vainqueur hurlant et chancelant d'ivresse, fronça les sourcils. La voix de la demoiselle dans son dos lui disait quelque chose. Cependant, l'identité de celle-ci ne parvenant pas à se frayer un chemin à travers sa mémoire, il se retourna, jetant en premier lieu son œil gauche sur la jeune femme.

« Par ma barbe, j'jugerai d't'avoir croisée dans une auberge paumée dans les Baldors. Arf... Hélène, c'est c'la ? Que diable fous tu dans l'coin ?»

« C'est bien cela ! C'est une très longue histoire. Et vous, cher... Fartodamur ? »

« Gyarh gyarh gyarh ! Thauthaudarmafur, mais appelez moi Thauthau.  J'vous en prie, asseyez vous donc, j'vous fais d'la place. T'nez, prenez cette pinte. »



Le nain avait montré la place en face de lui, dont l'occupation avait été délaissée par celui qui semblait avoir remporté le bras de fer plus tôt. Rangeant soigneusement ses cartes devant le regard intrigué de la rouquine, le nain débarrassa la table de ses affaires, permettant à la jeune femme d'y appuyer ses coudes.

« Pardonnez moi, j'ai toujours eu du mal avec les noms nains... Je vous remercie pour la bière. Alors, que faites vous par ici? »

« J'peux l'comprendre ! J'me balade, j'découv' le monde. Et vous alors ? Vous passez d'une taverne à l'autre ? »



La jeune femme haussa légèrement le sourcil droit, un léger sourire narquois aux lèvres. Elle répondit, sur un ton presque moqueur.

« Une balade, bien sûr... Un nain du Nord des Baldors au milieu de Kanaan, c'est une sacrée balade ! Et non, j'ai raccroché. Attendez, je vous ai dit que c'était long ! Laissez moi finir. Après l'incident à la taverne, avec la mercenaire et l'elfe, vous avez tous trois quitté l'auberge. Le soir, à la fin de mon service, j'ai croisé à nouveau la mercenaire. Nous avons discuté. Assez longtemps. À l'issue de cette discussion on ne peut plus intéressante, j'ai commencé à me poser des questions, à ruminer sans cesse ce qui y avait été dit. Oui, j'ai ressenti un réel trouble durant la semaine qui a suivi.  C'est comme si je me rendais soudainement compte de la condition misérable que m'imposait le patron, et comme si je n'avais plus aucun goût à rester paisiblement en cette routine, avec des idéaux fixes, et la plupart du temps fondés sur des préjugés... Bas de plafond. J'ai décidé de quitter mon travail, et d'entamer une « balade » tout comme vous. Je veux connaître l'aventure, je veux découvrir ce monde, être charmée devant ses splendeurs, et abasourdie devant ses mystères, effrayée devant ses dangers, et épanouie dans ce qu'il peut nous offrir de plus beau. Je... Oui, je veux m'éduquer en ce monde. »



L'ancienne serveuse marqua une pause, reprenant son souffle. Un léger silence s'installa entre les deux personnages, interrompu quelques fois lorsque l'un d'eux se saisissait de sa choppe. Le nain, digérant ces nouvelles informations, et tentant de les mettre en cohérence avec ce qu'il avait lui-même vécu ce soir là, se mit à doucement sourire. Reposant sa pinte vide sur la table, sa barbe s'étirant souplement, il répondit à son tour.

« Une sacrée gamine qu'cette mercenaire, n'est-ce-pas ? M'fin, ravi d'voir qu'vous semblez plus heureuse dans c'te vie. Où comptez vous aller ? »

« Elle n'avait pas l'air si enfantine, mais il est vrai que vous, les nains, avez une notion différente de nous, humains. Je compte suivre le sens du vent, je n'ai pas réellement de but. Je souhaite découvrir. Pour l'heure, je compte me rendre à Kastalinn par la montagne. »

« Seule, et sans armes ? Les environs sont infestés de créatures mauvaises, est-ce bien raisonnable ? »

« Quelques caravanes marchandes passent dans le coin à partir de demain, je comptais monter dans l'une d'elles afin de me rendre à la grande cité nordique. Ensuite... Je n'sais pas, je pourrais rencontrer une troupe de foire et me joindre à eux ! »



Sur ces mots, la jeune femme se mit à rire toute seule, et se calma après quelques secondes, reprenant la parole.

« Et vous, maître nain ? »

« J'comptais m'balader dans la montagne, revoir l'Grand Froid une dernière fois avant de rentrer dans les terres. Ensuite... J'verrai où mes r'cherches me mènent. »

« Le Grand Froid ? La Banquise ? »

« Ouais, c'est ça. Par chez moi, on l'appelle comme ça. »

« Quelles recherches menez vous ? »

« En quoi ça vous r'garde ? »



Le nain, soudainement, et presque inconsciemment -sans doute à cause des nombreuses pintes descendues jusqu'à présent-, avait répondu sèchement, presque avec agressivité. La jeune femme, mal à l'aise, détourna le regard, bégayant quelques excuses. Le nain, prenant conscience de sa soudaine froideur, grommela doucement.

« Bwarf, mes r'cherches importent peu vous savez. S'cusez moi, d'puis l'incident avec la gamine, j'suis d'venu méfiant. Oublions ça. »

« Ce n'est rien, je vous assure, vous m'avez juste... Surprise. D'ailleurs, puis je vous poser une question indiscrète ? »

« Faites donc, j'vous dois bien ça. »

« Qu'avez vous fait de l'elfe, Wuirys ? »

« Le sort l'a rattrapé. Je n'savais pas quoi faire de lui et d'son arrogance. Vous saviez qu'je l'avais croisé avant l'incident ? C't'imbécile essayait d'me voler mon ourson -ouais j'me trimballe avec un bébé ours, mais c'pas important là-, et j'lui avais maravé la tronche, à lui et ses copains. On n'touche pas à mon compagnon ainsi. »

« De quel sort parlez vous ? »

« Gyarh gyarh ! Vous êtes bien curieuse pour une déserteuse de taverne, Hélène ! En réalité, la gamine m'a rejoint, et le fait est qu'l'un des deux devait mourir. Les cartes ont désigné l'elfe, et ont sauvé la gamine. »

« La mercenaire... »



Hélène, comme bouleversée, avait froncé les sourcils et fixait désormais sa choppe à moitié vide. Le nain, appréciant ce soudain silence afin de remettre en ordre ses souvenirs, fixait la mousse de sa bière. De la pisse de chat, mais de la bonne pisse. Il la fit tournoyer doucement dans le récipient, revivant la scène dans la clairière avec cette dénommée Axe. Les deux protagonistes restèrent ainsi silencieux une bonne minute, repensant à leurs propres expériences avec cette agent de la congrégation. Hélène, quant à elle, repensait à l'échange philosophique qu'elles avaient mené. Un léger frémissement s'emparait de sa nuque à ces souvenirs. Elle releva les yeux, découvrant les iris noires du nain qui venaient de se poser sur elle. Presque naturellement, ils se mirent à sourire.

« Une sacrée gamine, c'te mercenaire. »

« Et c'est rien de le dire. »

« Buvons à sa santé. »

« Volontiers. »



Les choppes claquèrent, alors que deux voix s'écriaient « Santé ! ». Le brouhaha de la taverne ayant décru partiellement, quelques clients se tournèrent vers eux, mais rien de plus ne se passa. Au bout de quelques instants, les choppes furent vides. Un léger silence s'installa doucement, presque complice, sur la table des deux protagonistes. Au bout de quelques dizaines de seconde, Hélène fronça les sourcils, et fixa Thauthaudarmafur.

« Attendez... Vous avez parlé de cartes ? »



Le nain sourit.








Thauthaudarmafur hoqueta en riant dans sa barbe. Sa paume gauche vînt se plaquer contre le mur de l'escalier, alors que son buste oscillait lentement de ce côté. Un nouveau ricanement secoua sa pilosité faciale. La tête lui tournait. L'alcool avait bien coulé, cette soirée-là. Hélène avait suivi les explications du KvUnT avec grand intérêt, et avait même entamé une partie avec le nain, qui était sorti vainqueur. Puis, d'autres clients avaient rejoint la tablée, et les tournées s'étaient enchaînées. Hélène avait quitté la taverne avant de s'y faire impliquée. La promesse avait été faite : La jeune femme et le nain se retrouveraient à Kastalinn une semaine plus tard afin de poursuivre leur chemin ensemble. Hélène avait des villages d'Aràn où elle devait impérativement passer, et le nain souhaitait revoir la Banquise avant de s'aventurer au Sud. Arrivé au palier intermédiaire, le nain hoqueta à nouveau. Une question s'insinua dans son esprit embrumé. Lui, un nain, banni des siens, et criminel, prenait la route avec une humaine. Une humaine. Quel genre d'être devenait t-il ? Il hoqueta. Cette bière ne valait pas la bière naine, mais elle faisait l'affaire, il fallait bien l'avouer. Il entama l’ascension des dernières marches. Il n'avait plus un sou, avec cette soirée. Il faudrait qu'il forge à nouveau bientôt. Il tenta de le noter quelque part dans son esprit, mais ne parvînt qu'à ricaner à nouveau. Ce n'était pas le moment.
La porte glissa contre la paume gauche du nain, se claquant derrière lui. La tête lui pesait, et il dut cligner des yeux à plusieurs reprises afin de noter la présence de son ourson blanc, assoupi sur le lit, ainsi que de Snaga, posée contre le mur aux pieds du lit. Une dizaine de secondes fut nécessaire afin que le haut du nain ne vienne rejoindre le sol. L'air frais agressant sa peau nue le fit soupirer d'aise.
Alors qu'il s'apprêtait à s'affaler sur le lit d'hôtel, un violent choc le percuta en plein torse. Il grinça des dents, grognant de surprise plus que de douleur, bien que la sensation électrique parcourant son corps était très loin d’être agréable. Il fronça les sourcils, la brume causée par l'alcool disparaissant soudainement. Son corps ne lui obéissait plus. Il était paralysé. Il serra les dents, et gonfla ses muscles. Ses membres, sous l'effort, se mirent à trembler, mais ne bougèrent pas. Le souffle du nain devînt rauque, alors que des gouttes de sueur perlaient ci et là sur son corps. Celui-ci ne bougea pas. Relâchant la pression sur ses muscles, le nain, essoufflé et commençant à paniquer, joua de ses yeux afin de scruter les alentours, en quête du responsable de ce maléfice. Ses yeux s'attardèrent sur Snaga, et y restèrent. Il n'y avait que la hache. À moins que...

« Tu es faible. »

« Ghh !... »



Un second choc, plus violent, avait percuté son plexus solaire. La voix avait quant à elle retenti dans  son crâne. Une voix qu'il n'avait entendu qu'une seule fois. Une voix qu'il ne pouvait ne pas reconnaître. La pierre.

« Tu crois sincèrement y parvenir en demeurant ainsi ? »

« De qu-quoi tu parles ? »

« Tu es faible. »

« Gargh ! »



Un nouveau choc électrique frappait ses genoux, et commençait à le faire s'agenouiller. Serrant les dents à s'en maltraiter la mâchoire, Thauthaudarmafur raidit ses muscles afin de rester debout.

« Vaine résistance. »

« Que veux tu ?! »

« La même chose que toi. »

« Le contrat... a été passé... »

« Encore heureux qu'il l'ait été. Mais tu es faible. Jamais tu ne trouveras la Vérité, jamais tu ne vengeras ton ami. Tu mourras, seul et oublié. »

« J'ai... Payé le prix que tu as demandé. Tu n'as pas... Tenu ton engagement ! »

« Jamais je ne payerai un faible tel que toi. »

« Kh... ! »



Le nain ferma fortement les paupières, une goutte de sueur parcourant sa tempe. La pression sur ses genoux s'intensifiait, et il lui était douloureux de résister à une force qu'il ne percevait même pas, mais qui le surpassait fatalement.

« Sais tu seulement ce qu'il se trame autour de toi ? Bien évidemment que non. Tu es faible et naïf. Tu subis, mais n'influences jamais. Comme ce jour dans les mines, où tes amis... »

« ASSEZ ! »



La voix se tut, et la pression se relâcha brutalement, arrachant un soupir de soulagement au nain.

« Je t'interdis... De parler de cela. Notre contrat était clair. Le sang a coulé, à toi d'honorer ta part du marché. Guide moi jusqu'à la Vérité. »

« La Vérité. Celle que tu recherches tant depuis ce fameux incident… Ne t’es tu donc jamais dit que tu n’en avais tout simplement pas les capacités ? Que tu as raté ta chance ce jour-là ?»

« … Que pouvais-je faire ? Les événements me demeurent… Incompréhensibles... »

« Et c’est pour cela que tu cherches tant ce que tu penses être la réponse ? »

« Je… Que pourrais-je faire d’autre que de chercher à venger mes frères? »

« Mourir. »



Un silence déstabilisant suivit la réponse de la voix. Le nain ouvrit à nouveau les yeux. La chambre était paisible, non influencée de cette discussion qui n'existait pas. Le nain relâcha ses muscles, épuisé, remarquant que la force surnaturelle avait disparu. La voix était partie, semblait t-il. Il soupira, mais n'eut pas le temps de reprendre son souffle que la pression revenait, plus forte que jamais. Il grogna de douleur, et fît tout pour rester sur ses jambes. Ses os craquèrent sous les forces s'y opposant. Le nain les sentait prêts à rompre.

« Je... Ne céderai... Pas devant... Toi... »

« Je pourrais te tuer si l'envie m'en prenait, et tu le sais. Mais cette Vérité me contrarie bien plus que ta misérable existence. Tu es faible. J'honorerai ma part du marché, si tu continues à me servir tel que tu l’as fait jusqu’à présent. Considère tes nouveaux pouvoirs comme les premiers alliés que tu recherches tant. »



La voix, la paralysie, la pression... Tout disparut brutalement. Les genoux du nain rejoignirent les planches du sol dans un bruit mat, alors que son visage, rouge sous l'effort, était décomposé, de lourdes et brillantes larmes parcourant librement ses joues et sa barbe. Les yeux écarquillés du nain, sa bouche entrouverte, témoignaient d'une stupéfaction et d'un épuisement sans précédent, alors qu'à sa ceinture, les paquets où ses cartes de KvUnT étaient rangées s'illuminaient d'une lueur violette. De nouveaux pouvoirs... ?



[Thauthaudarmafur devient arlequin]


Dernière édition par Thauthaudarmafur le Mar 17 Juil 2018 - 21:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Dim 8 Juil 2018 - 22:35

@Thauthaudarmafur : Bon et long Rp ! Tu passes  Arlequin. Désormais, tu gagneras 10 de vitalité, 20 de vitesse, et 5 de dégâts/niveau. Tu utiliseras les decks arlequins et équipements défensifs arlequins, et tu pourras acheter tes équipements dans les boutiques spéciales de BaldorHeim, ainsi que les derniers decks dans la Boutique wystérienne secrète. De plus, je t'offre 120 points d'expérience bonus et 20 pièces d'or pour ton passage de classe. 

Bonnes arlequineries !






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MessageSujet: Re: Demande de classe   Sam 4 Aoû 2018 - 15:21

Bonjour, j'aimerais être un brave pugiliste, merci à vous Sourire
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Sam 4 Aoû 2018 - 16:58

@Le Voyageur : Bon et long Rp ! Tu passes  Pugiliste. Désormais, tu gagneras 10 de vitalité, 20 de vitesse, et 30 de dégâts/niveau. Tu as désormais accès aux postures, qui pourront doubler tes stats selon les adversaires. En contrepartie, tu peux porter soit 1 bâton d'éther, soit 2 tonfas.

Bonne zénitude !






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MessageSujet: Re: Demande de classe   Mar 4 Sep 2018 - 3:05

Ma mère me regardait d'un air déçu. Y avait-il quelque chose que je ne comprenais pas dans l'exercice qu'elle me montrait? Avais-je été mauvais? Je soupirai un instant en réfléchissant à ce qui pouvait bien aller si mal pour que j'ai le droit à ce regard désapointé, puis je repris mon épée posée contre un tonneau. C'était elle qui me disait "Tomber sept fois, se relever huit!" après tout. Et j'allais faire honneur à ses enseignements.
Alors que je m'apprêtais à charger vers elle, le regard plein de la fougue de la jeunesse, Léana m'arrêtai d'un signe de main avant de me dire:

"Non Brendan, tu n'y es pas du tout. Qu'est-ce que je t'ai appris jusqu'à maintenant?"

Je fronçai les sourcils et m'arrêtai donc dans mon mouvement. De quoi parlait-elle au juste? Je jetai un coup d'oeil rapide à mes jambes. Elles étaient positionnées tel que Léana me l'avait montré. Je jetai un autre coup d'oeil à la manière dont je tenais mon épée large. Là encore, Léana m'avait assez montré la façon de tenir une épée pour que je sache le faire.
Voyant que je ne comprenais pas où était le problème, ma mère me demanda, quelque peu lassée par mon incapacité à dénouer le noeud du problème:

"Pourquoi te bats-tu, Brendan?"

Je haussai les sourcils devant cette question si particulière. Pourquoi me battais-je? Peut-être était-ce pour me défendre face aux hordes démoniaques qui me pourchassaient depuis quinze ans? Mmh, c'était en partie vrai.
Alors était-ce pour faire payer à ses démons, pour les exterminer tous jusqu'au dernier? C'était sûrement plus probable. Je me battais par haine et par vengeance, contre ces monstres qui m'empêchaient de vivre. Si elle voulait tester mon engagement et mon engouement face à l'entraînement, elle allait être servie! Je lui répondis donc, des flammes dans les yeux:

"Parceque je veux exterminer les créatures du Pandémonium, qu'il ne reste plus une trace de cette engeance sur tous les plans de Dùralas. Je me bats pour les détruire tous jusqu'au dernier!"

A mon grand étonnement, elle soupira et me regarda avec la même déception qu'auparavant. Avais-je mal répondu? C'était inconcevable, s'il y avait bien une chose que méritaient les démons, c'était de tous être tués, Léana ne le comprenait-elle donc pas?
Certainement que si, car elle savait ce que j'endurais depuis toutes ses années. Alors pourquoi cet air si désapointé sur son visage? J'eus rapidement les réponses à mes questions quand elle me dit, d'une voix ferme que je lui connaissais bien:

"Non Brendan. Ton jugement est obscurci par la rancoeur que tu éprouves pour ces créatures. Et cela a beau être justifié, je ne t'entraîne pas pour que tu assouvisses ta vengeance. Je t'entraîne pour que tu sois en mesure de protéger les gens contre ces mêmes créatures qui te malmènent."

Alors c'était donc ça? A dire vrai, j'aurais dû plus réfléchir à ma réponse car elle était évidente. Léana, malgré son air un peu froid et sa méfiance naturelle, avait l'âme la plus pure que je connaisse. Et une abnégation que j'étais presque sûr de ne jamais atteindre, même une fois qu'elle m'aurait enseignée tout ce qu'elle savait.
Je comprenais ses paroles, mais malheureusement mon instinct humain m'empêchait d'oublier ce que ses abominations me faisaient subir chaque soir, quand nous avions la chance de ne pas nous faire attaquer en pleine journée. Je passai instinctivement ma main sur une récente cicatrice qui parcourait mon flan, preuve des formidables traitements que m'avaient infligé un servant de Balrath il y a quelques lunes de cela. Pouvais-je vraiment faire fi de ma haine, au profit de la vie d'autrui? En était je réellement capable?

~~~

La situation était vraiment mal engagée, alors que j'esquivais une énième flèche d'un de mes ennemis. Nous étions sur les traces d'une bande de sectaire adorateurs de Lassya qui sévissaient dans un petit village isolé des montagnes du Baldor, et nous avions finalement mis la main sur les responsables, après une semaine d'enquête. Sentant le piège se refermer, ils avaient fait ce que toute bête fait lorsqu'elle sent que sa sécurité était menacée: ils avaient attaqué. Alors que nous étions au centre du village, en train de recueillir les derniers renseignements, d'une vieille dame un peu hautaine mais riche en information, qu'ils avaient lancé l'assaut. En un instant, trois arbalètes étaient braquées sur nous, depuis les toits, et quatre types en robe rouge, armés de matraques, avaient chargé dans notre direction.
Par réflexe, j'avais courru vers une charette qui était stationnée non loin, Léana à mes trousses, alors qu'une pluie de flèche commençait à s'abattre sur nous. Jusqu'alors, je n'avais été confronté qu'à des adversaires démoniaques, mais jamais encore je n'avais tué d'humains. C'était pour ainsi dire mon baptême du feu à ce niveau, et je remerciai le ciel que ses sectaires portent des robes encapuchonnées car cela m'éviterait de voir leur visage. Je ne savais pas si je pouvais supporter la culpabilité d'ôter la vie à une personne, innocente ou non.

Léana, qui était genou à terre avec moi derrière la charette, me mit une main sur l'épaule alors que j'allais risquer un coup d'oeil furtif.

"Ils sont à dix mètres de nous, me dit-elle à voix basse. A trois, on enlève les cales de la charette et on fonce se réfugier là. Prêt?

Je hochai la tête, lui faisant pleinement confiance. Du haut de mes quinze ans, je n'avais de toute façon pas mon mot à dire. Ni même quelque chose à dire en fait, car je ne m'étais encore jamais retrouvé dans cette situation avec des humains qui, il fallait le dire, étaient bien moins prévisible que des démons.
Je fis donc le décompte dans ma tête, avec Léana, et arrivé à trois nous poussâmes la charette de toute nos forces avant de foncer vers la ruelle qu'elle m'avait indiqué. Mais tout ne se passa pas comme prévu. Alors que je courrais, je sentis une douleur fulgurante dans ma cuisse gauche, et tombai à la renverse en hurlant. Léana se retourna instantanément, et vit avec horreur qu'une flèche m'avait atteint. J'entendais les bruits de pas de mes poursuivants se rapprocher, et je criai à Léana, l'adrénaline me donnant la force de ne pas bégayer de douleur:

"Cours Léana, ne t'occupe pas de moi!"

Evidemment, comme je m'y attendais, Léana rebroussa chemin pour me récupérer. Malheureusement, comme je m'y attendais également, les quatre sectaires se retrouvèrent sur moi au même moment. Je ramassai l'épée que je venais de faire tomber dans ma chute, et me retournai vivement avant de lancer un coup d'estoc, par réflexe. Je ne fis pas mouche mais eut au moins le mérite de les faire se reculer suffisament pour que Léana me chope par l'arrière de la chemise et me relève.

"Dépêche toi de te réfugier à la ruelle. Je les retiens." me dit-elle de son éternelle voix ferme et autoritaire.
Cependant, il allait sans dire que je n'étais pas de son avis. Je soutenai son regard, l'espace d'une seconde, mais je sû qu'elle compris le message. Se retournant vers nos adversaires, nous les toisâmes du regard, épées en main. J'avais commencé depuis peu à m'entraîner à la claymore, même si Léana - n'étant pas une experte des armes à deux mains - ne pouvait pas me donner tous les conseils que j'aurais espéré pour la manier correctement. J'étais donc actuellement équipé d'une claymore, et Léana d'une simple épée longue.
Je savais, tout comme Léana, que les tirs allaient cesser. Ils étaient trop loin pour tirer sans risquer de tuer un de leur camarade. Cependant, nous avions un problème plus urgent sur les bras: les quatre sectaires étaient sur nous, matraques en main, avec la ferme intention de les utiliser. Je jetai un rapide coup d'oeil autour de moi et vit que toutes les fenêtres étaient fermées, et que la vieille dame que nous interrogions tout à l'heure avait disparue. Léana aurait sûrement dit que c'était tant mieux, car tout le monde était en sécurité. Pour ma part, ma première pensée fut que personne n'avait ne serait-ce que l'ombre de l'idée de nous aider. Ce monde valait-il vraiment la peine d'être sauvé? Les gens, si égoïstes et capables de pires atrocités que les démons, méritaient-ils d'être sauvés?
Léana fut la première à parler, brisant le silence pesant qui s'était installé dans le village:

"Approchez donc, si vous l'osez. Mais je ne vous le conseille pas, si vous tenez à la vie.

Elle avait prononcé ça d'une voix calme mais sans appel, la voix de quelqu'un qui n'hésiterait pas une seconde à tuer tout un village s'ils représentaient une menace. Une voix qui aurait intimidée plus d'un guerrier. Cependant, nous n'avions pas à faire à des guerriers mais à des fanatiques qui n'avaient plus grand chose d'humain. Je remarquai alors qu'un des malandrins commençait à s'éclipser. J'eus un mouvement, pour me lancer à sa poursuite, mais le coude de Léana que je pris dans les côtes me rappela à l'ordre. Elle chuchotta à voix basse:

"Non Brendan. On ne peut rien faire, sinon résister et croiser les doigts."

C'est alors que la bataille débuta. Un des sectaires, profitant probablement de l'apparente inattention de Léana, tenta de lui abattre sa matraque sur le crâne. Avant même que je n'eus le temps de réagir, elle l'embrocha comme un lapin, soulevant son corps de quelques centimètres, avant de violemment le laisser choir au sol, sans vie. Les mains couvertes de sang, et d'un regard déterminé, elle fonça donc sur nos adversaires, et je compris que c'était le signal pour engager le combat. Je fendis l'air de ma lame, et tentai un coup de taille vertical sur le maraud le plus à droite, alors que Léana était au prise avec celui de gauche.

A chaque coup d'épée que je lançais, il esquivait en essayant de riposter d'un coup de massue. De mon coté, je parais ses coups de ma lame, profitant de sa grande taille pour accroître ma défense au détriment de ma vitesse. Le combat paru durer une éternité - car j'étais fragilisé par ma blessure à la cuisse - et je me pris un violent coup sur l'épaule avant de réussir à mettre à terre mon adversaire. Ca y est, il était à ma portée, j'allais pouvoir...
Soudain, sa capuche glissa lentement de sa tête. C'était une jeune fille de mon âge, à peine plus, qui se tenait à genoux face à moi, le regard effrayé. Alors que ma lame était prête à partir, j'hésitai. Je... Je n'y arrivais pas. Je n'arrivais pas à me mettre en tête que j'allais tuer une fille de mon âge, qui avait tant de choses à vivre, tant de choses à expérimenter.
Ce moment d'hésitation ne me profita malheureusement pas. La jeune femme, voyant que je n'arrivais pas à me décider, dégainai une dague de son corset et la posai sur mes parties intimes. Le regard en apparence si effrayé se changea également du tout au tout, passant de la terreur au vice, et ses yeux se mirent à noircir. Elle sourit, avec mesquinerie, et une langue râpeuse sortit de sa bouche pour lécher ses lèvres. Ce n'était pas une jeune fille. C'était une démonne de Lassya. C'était une succube. Je jetai un coup d'oeil à Léana. Elle venait tout juste de venir à bout de son adversaire, et s'apprêtai à me venir en aide quand elle vit ma situation. Elle s'arrêta net et lâcha son épée, ne prenant même pas la peine de se protéger des éventuelles flèches. Je lus dans son regard un mélange de beaucoup d'émotion. De la peur, de la tristesse, de la colère,...

La démonne, qui avait toujours sa lame posée sur mon entrejambe, se mit alors à parler, d'une voix mielleuse et enjôleuse:

"Mmh, c'est fâcheux ça... Tu étais un si joli garçon, j'aurais bien fait autre chose de cette partie de ton anatomie. Maintenant lâche ton arme sans faire d'histoires mon chou."

Elle fit légèrement bouger sa lame en ricanant, et une goutte de sueur perla sur ma tempe. Si je n'avais jamais pensé à l'avenir, je savais que je ne voulais pas perdre ce qui faisait de moi un homme. Même si je n'étais pas du tout intéressé par les femmes, il pouvait toujours servir. Je lâchai donc mon arme qui s'écrasa au sol à grand fracas.
La démonne siffla, comme pour signaler quelque chose à quelqu'un, et les arbalétriers qui nous tenais en joue abaissèrent leur arme avant de redescendre tant bien que mal le toit d'où ils étaient perchés. Mais ça n'était visiblement pas le seul but de la manoeuvre, car je vis réapparaître d'une rue adjacente le sectaire qui était parti au début de l'affrontement. Il n'était pas seul. A coté de lui, tenue fermement par une main puissante, se tenait une petite fille, d'à peine huit ans si j'avais dû donner une estimation, qui pleurait à chaudes larmes.
L'homme encapuchonné arriva à notre niveau, et tendit le bras de la petite fille à la succube tout en lui chuchottant quelque chose que je ne parvins pas à entendre. Un rapide coup d'oeil du coté de Léana me permit de constater que son regard à elle bougeait frénétiquement, à la recherche d'un moyen d'échapper à cette situation périlleuse. Je priai intérieurement qu'elle trouve une solution, car pour l'heure mon esprit était vide et incapable de réfléchir. Je savais que c'était la magie de la servante de Lassya qui tentait de m'embrumer l'esprit, mais le fait était que je peinais à résister.
La petite fille me lança alors un regard réellement terrorisé, et le sermon que m'avait fait Léana il y a quelques jours devint plus clair. Ses yeux, si innocents, si purs, étaient remplis de larme et d'effroi. Cela n'était pas juste. Si je n'avais pas hésité au moment de tuer la démonne, tout ça ne serait pas arrivé. Si je n'avais pas hésiter, je n'aurais pas eu à subir le poids de mon mauvais choix.
La succube, qui semblait se délecter de la tournure que prenait les évènements, reprit la parole alors que les trois arbalétriers l'avaient rejoint, leurs armes braquées sur nous:

"Bon! Vous avez grillé notre couverture dans ce village. Je préfère être claire, votre avenir n'est pas des plus radieux avec cette grosse épine que vous nous mettez dans le pied. Néanmoins, j'avais déjà réfléchi à la possibilité que l'on se fasse attraper, et je vais donc te proposer un choix."

Son sourire se fit plus grand et plus dérangeant, et elle reprit avec une joie non dissimulée dans sa voix:

"Soit tu tues cette jeune gamine. Soit tu tues ta compagne de route. Si tu veux savoir, c'est la fille unique du meunier du village. Sa disparition serait un tragique accident pour lui, ça le conduirait même peut être au suicide, qui sait? N'est-ce pas, ma chérie?"

La jeune fille, qui était probablement moins résistante mentalement que nous, cessa de sangloter et répondit à la servante de Lassya:

"Oui, mon papa est meunier."

Elle semblait déjà sous le contrôle de mon ennemie, et ses yeux étaient désormais vide de toute émotion. Je reconnaissais là la sombre magie de ces vipères de la luxure.
Elle me tendit sa dague, probablement rituelle à en juger par sa lame courbée, et me dit:

"Fais ton choix mon mignon, mais si tu essaie de nous entourlouper, tu t'exposes à de graves dangers."

Elle jeta un coup d'oeil vers ses compagnons arbalétriers, toujours avec le sourire, et fit une moue me signifiant que je n'allais pas devoir jouer les héros.
Je jetai regardai la petite fille du coin de l'oeil. Toujours ce regard vide, semblable aux gens manipulés par le pouvoir de Lassya. Je tournai lentement ma tête vers Léana, qui se tenait là, désarmée, le regard toujours si difficile à cerner. Je pris donc la dague, et m'approchai d'elle. J'avais peur, terriblement peur, car je ne savais pas du tout quoi faire. Je ne pouvais décemment pas tuer une petite fille. Si je partais du principe que celle que je pensais être une jeune femme - mais qui se trouvait être une succube - avait toute la vie devant elle, que dire d'une si jeune enfant? Mais je ne pouvais pas non plus tuer celle qui m'avait élevée durant toutes ses années, pris soin de moi dans les pires moments et toujours couvert mes arrières quand les démons retrouvaient ma trace. Une larme coula le long de ma joue alors que je m'approchais en boîtant de cette dernière, prêt à entendre sa sentence. Elle me regarda, la gorge visiblement nouée, et me dit avant que je n'ouvre la bouche, assez bas pour ne pas que les autres entendent:

"C'est un démon, ne crois pas ce qu'il dit, si tu lui obéis il nous tuera tous les trois. A mon signal, on se retourne, et on attaque. Tu protèges la fille du mieux que tu peux. Prêt?"

Je hochai la tête, rassuré par les paroles de mon mentor. En un instant, et en quelques phrases, elle avait réussi à me redonner espoir. Peut-être avions nous nos chances, après tout? Nous avions lâché nos épées, mais il restait toujours à Léana des dagues qu'elle cachait dans ses bottes. On ne désarmait pas mon maître aussi facilement que ça!
Je me retournai vers nos adversaires, constatant que les arbalétriers avaient toujours leurs armes pointées dans notre direction. Une chose était sûre, la petite fille ne survivrait pas à un affrontement. A moins que...

Je levai ma dague, comme prêt à l'abattre sur le torse de Léana, quand celle-ci cria:

"Maintenant!"

Je fis volte-face aussi sec et me baissa pour éviter une première flèche, qui ne passa pas assez loin de ma tête à mon goût. Comprenant la supercherie, la servante de Lassya ramassa son arme et se précipita sur Léana qui avait déjà dégainée ses deux dagues et avait roulé jusqu'aux arbalétriers. De mon côté, je me précipitai sur la fille, encore amorphe, et l'entourai de mon corps tout en la serrant fermement contre moi. Mon dos était à découvert, complètement exposé à une attaque, mais peu m'importait. Seul comptait la vie de cette fille. Elle représentait ceux pour quoi je devais me battre, ceux pour quoi je devais souffrir éternellement. Pour le salut de Dùralas et de ses habitants.
Je sentis un premier coup de matraque, entre les deux homoplates. Le seul sectaire au corps-à-corps restant profitait visiblement de mon inaction pour frapper sans retenue. Je chuchottai à la fille, alors tout proche de son oreille:

"Ca va aller petite... HAAAAAA...Ca va... HAAA... Aller..."

Au bout d'une dizaine de coups, tout aussi violents les uns que les autres, le sectaire cessa de frapper. D'ailleurs, les bruits de combat avaient cessé derrière moi, mais j'avais du mal à penser et réfléchir à ce qui m'entourrait tant la douleur était puissante, et ma conviction de protéger cette gamine forte.
Une main se posa alors sur mon épaule, et j'entendis Léana, à bout de souffle, me lancer d'un ton inquiet:

"Brendan! Est-ce que ça va?"

Comme seule réponse, je me laissai tomber au sol, la douleur étant telle que je ne parvienne pas à dire quoi que ce soit de compréhensible. Doucement, mon esprit glissait vers les limbes, et ma conscience prenait la fuite, sûrement pour protéger mon intégrité mentale face à une douleur si atroce. Les derniers mots que j'entendis de Léana avant de sombrer furent:

"Je suis fière de toi, Brendan..."

Puis tout devint noir.

[Je souhaite devenir Protecteur]




"L'homme est son propre démon." - Proverbe indien

Liste des RPs en cours:
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Dilon Deraborne
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Jeu 6 Sep 2018 - 4:01

@Brendan : félicitations, tu deviens Protecteur . Tu gagnes 15 de vitalité, 5 de vitesse et 5 de dégâts par passage de niveau. De plus, les dégâts subis seront réduits de 50%. En contrepartie ton inventaire d'armes est limité à deux places mais tu peux utiliser toutes les armes. Tu remportes également 110 points d'expérience et 20 pièces d'or

Excellent Rp !






:nainhache:

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Uskøl
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Mar 18 Sep 2018 - 22:58

Sundas, 3 Soufflegivre
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Certains en ce monde vivent avec une constante boule au ventre qui rugit tout ce qu'elle peut dès qu'elle en a l'occasion, et la plupart du temps ça arrive très fréquemment. Ce n'est pas le stress, une peur ou une excitation, ni même un mal de ventre. Non, ce n'est qu'une entité qui peste toute sa colère, toute sa fureur, toute sa rage. Elle attend patiemment de pouvoir surgir et de ravager tout sur son passage.
Ce sentiment dangereux existe en particulier chez les thérianthropes et l'entité coincée dans les tripes n'est autre que la bête sauvage et assoiffée de sang qui cherche à se déchaîner en s'emparant du corps de son hôte. C'est un mal que nombreux cherchent à réprimer ou à guérir, la plupart du temps parce qu'ils ont été frappés par cette infection à un moment de leur vie.

Uskøl est un nordien qui a reçu ce virus un jour et qui a survécu à l'atroce transformation qui lui a déchiré la peau et la chair à de multiples occasions. Lorsqu'il entrait dans cet état, la rage était si importante qu'il ne restait plus grand chose sur le chemin du fier combattant à la chevelure rouge sang. Beaucoup de ravages ont été causés dans le Grand Nord quand le nordien y était et certains affirment que la tragédie de son peuple est liée au démon qui gronde à l'intérieur de lui.

Ce genre de transformations arrivaient souvent. Presque tous les mois, le jeune homme laissait la bête s'épanouir. Au bout d'un moment, le nordien savait quand cela devait se produire et prenait garde à bien rester loin des siens et de toutes autres vies. Souvent, il allait à la rencontre d'une terrible créature pour la vaincre avec ce pouvoir. Uskøl n'a jamais considéré cette maladie comme un fléau, malgré les débordements. Toutefois, le guerrier du Grand Nord ne l'a jamais considérée comme une bénédiction. Il a toujours fait avec, laissant ce pouvoir couler dans ses veines et gronder au plus profond de lui.
Malgré tout, ce n'était pas pour ça qu'Uskøl était redouté auprès des siens. Presque une fois par mois, l'homme s'isolait une bonne semaine et revenait avec quelques cicatrices supplémentaires et des récompenses pour son clan. Par contre, la bête surgissait à des moments plus intenses, durant de nombreuses batailles. Son clan étant habitué aux combats, surtout avec leur position vis-à-vis de la Jarl de Kastalinn, de nombreuses batailles eurent lieu et Uskøl en faisait parti à chaque fois. Amoureux de ces conflits, il ne laissait que très souvent carnage sur le champ de bataille. Il arrivait aussi que le carnage s'étende à ses alliés.
Pris par l'adrénaline du combat, Uskøl devenait complètement en phase avec sa personnalité de guerrier et, malheureusement pour beaucoup, en phase avec sa bête. Pris de crises de rage, le nordien se mettait à frapper tout ce qu'il voyait mais pas seulement avec ses armes ou ses poings. Non, tout ça disparaissait pour d'énormes griffes aussi résistantes que l'acier et des crocs dignes des wyvernes. Rien ne pouvait arrêter le démon qui se déchaînait. Il fallait attendre ou espérer que les dieux mettent un terme à ce massacre. Bien évidemment, Uskøl vouait un culte aux divins guerriers et ses exploits leur rendaient honneur, qu'il le veuille ou non.


Depuis son arrivée en-dehors du Grand Nord, ces manifestations étaient restées bien au calme, bien que le nordien ressente très souvent ses tripes se contracter et la bête bouillir. Peut-être n'était-ce pas son heure, ou peut-être qu'Uskøl avait été placé sous la protection d'une divinité nordienne qui le poussait à faire émerger sa bête. Peut-être même qu'une entité supérieure sur le reste du continent calmait les ardeurs du fléau bestial contenu en lui.

Quoi qu'il en soit, la bête finit enfin par surgir, à Spelunca, dans des galeries froides, humides, sombres et étroites. Sous le coup de la frustration, le nordien finit peu à peu à s'enrager. Ses récents échecs à Spelunca mais aussi vers Kastalinn ne pouvaient pas contenir la monstrueuse bête hurlant de fureur en lui. Pire encore, engagé dans un combat contre une monstruosité vampirique, les deux créatures réagissaient l'une à l'autre. Bien qu'Uskøl et son démon animal n'aient jamais été confrontés aux conflits vampires-lycanthropes de Dùralas et de Spelunca en particulier, le vampire corrompu qu'il combattait connaissait cette rage et cette haine. Reconnaissant l'odeur et le goût des "changeurs maudits", le suceur de sang s'enrageait face à Uskøl.
De son côté, la bête ressentait les sentiments néfastes de son ennemi et y réagit avec grande intensité. Ce qui devait arriver finit par se passer et la créature lacéra la chair du nordien le faisant hurler de douleur mais aussi de plaisir, le plaisir de libérer sa nature.

Au moment de la transformation, le vampire venait d'être tué, mais d'autres de ces monstres se terraient dans les galeries. Des proies toutes fraîches pour la bête. Des proies qui n'attendaient qu'à servir de jouet pour le monstre du Grand Nord, un monstre que les Dùralassiens n'avaient plus connu.
La grosse paluche acérée de griffes longues comme de puissantes dagues en acier s'abattit sur le corps du vampire agonisant, brisant tous ses os et lui donnant la mort en un instant. La bête grognait. La bête reniflait et cherchait ses proies. Un vermisseau était juste derrière elle, mais elle n'en avait que faire. Les abominations corrompues ricanaient et grognaient. Elles hurleraient bientôt de terreur et de douleur...

Le nordien transformé finit par foncer dans la direction où se trouvaient ses cibles. Le sol tremblait, la bête se frottait aux parois qui tremblèrent à leur tour, laissant retomber de la poussière sur le sol. La créature s'éloignait, mais les ravages qu'elle allait faire s'entendraient dans toutes les galeries avoisinantes, voire même dans tout Spelunca.

Un hurlement de rage retentit tout d'un coup dans le calme apparent. Le cri de guerre de la bête.
Il y avait une dizaines de monstruosités suceuses de sang, mais aucune n'en réchappa. Elles se firent lacérer et coupées en rondelles, croquées et démembrées, et enfin brisées et mises en bouillie... Un spectacle mortuaire qui dégouta les vampires et aventuriers qui tombèrent dessus après le massacre. Il y avait des morceaux de partout qui pendaient aux parois et au plafond. Le sang répugnant et corrompu de ces créatures avaient imprégné toute la galerie. C'était le théâtre d'une rage bestiale terrifiante.

Uskøl revint à son point de départ, nu comme un vert mais nimbé de sang, de tripes et d'autres morceaux de chair. Il chancelait un peu et ses yeux reflétaient le regard malveillant de la créature tapie à l'intérieur de son corps. Pourtant il souriait et se sentait incroyablement bien. Après toutes ces semaines, il se sentait enfin libéré.
Le nordien était l'expression de la fureur ou plutôt de la rage. C'était sa façon de vivre et de combattre. La bête en lui ne devait pas rester terrée, mais surgir pour frapper ses proies et continuer jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que le sang. Rien ne pouvait empêcher ce fou furieux de faire couler le sang...






> Barbare <





Le Nord n'oubliera pas.

Uskøl s'exprime en #82C8FF
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Mohana Dharitri
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Mer 19 Sep 2018 - 1:43

Félicitations @Uskøl, tu deviens Barbare. Tu gagnes 10 de vitalité, 5 de vitesse et 30 de dégâts par passage de niveau. Tu n'auras désormais plus que deux places dans ton inventaire, mais grâce à ton Aura du berserke, à chaque Échec Critique en combat, tes dégâts augmenteront de 50% de tes dégâts initiaux. Bonus qui durera alors pendant toute la durée du combat, et cumulable à l'infini. De plus, les armes à deux mains ne prendront qu'une place dans votre inventaire.
Tu te vois également attribuer 100 points d'expérience et 20 pièces d'or en bonus.
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Shaoni Drajoll
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MessageSujet: Re: Demande de classe   Jeu 8 Nov 2018 - 17:43

Une jeune djollfuline se trouvait allongée à terre, le souffle court. Elle transpirait, cela aurait pu être dû à l’air chaud apporté par le Vulkar, mais c’était surtout dû à son entraînement. Autour d’elle, quelques djollfulins se combattaient sous le soleil couchant tandis qu’un jeune djollfulin regardait la djollfuline à terre. Lui aussi avait le souffle court mais il avait l’air prêt à se battre contrairement à elle.

« Shaoni, je sais que tu peux encore continuer, tu n’es pas si faible, alors relève toi s’il te plaît. »


Shaoni soupira avant de se relever et de répliquer.

« Tu sais bien que le combat n’est pas vraiment mon truc, Rohan. Je connais la technique, mais l’entraînement ne m’intéresse pas beaucoup. »


Les deux se remirent en position de combat avant que Rohan lui répondît.

« Je sais bien, ça se voit, mais ce n’est pas une excuse. Tu fais partie du clan alors tu dois montrer un certain niveau pour ne pas faire honte a notre clan. »


Shaoni ne répondit pas et préféra repartir au combat en attaquant. Elle avait appris à manier quelques armes, comme l’épée ou l’arc, mais elle avait toujours eux une préférence pour des tonfas ou un bâton d’éther. Ainsi, elle avait choisi aujourd’hui de combattre avec deux tonfas. Elle variait souvent les armes pour donner un peu de variété à cette activité pas si plaisante.
Le combat continua quelques minutes, Shaoni se débrouillait bien même si elle n’avait pas la même motivation que Rohan. Mais au fil du temps la différence de niveaux s’affirma alors que Shaoni prit de plus en plus de coups. Jusqu’à ce que, finalement, la jeune djollfuline soit sonné par un coup à la tête. Rohan se recula légèrement, signe que le combat fut terminer et il se détendit avant de vérifier si Shaoni allait bien.

« Est-ce que ça va ? »


Dit Rohan en s’avançant, Shaoni n’avait peut-être pas la même motivation au combat, mais elle méritait une certaine considération en tant que membre du clan et djollfulin.

« Ne t’inquiète pas pour moi, ça ira. Je suppose que c’est fini pour la journée, n’est-ce pas ? »


Shaoni répliqua d’une voix stable. Elle s’était rapidement remise de ce dernier coup, et même si elle souffrait légèrement un peu partout à cause des nombreux coups qu’elle a reçu par Rohan.

« Oui, je crois que c’est suffisant. On se revoit bientôt. »


Rohan s’éloigna en direction des autres combattants tandis que Shaoni se dirigea vers un coin tranquille. Elle aimait se retrouver seul de temps à autre, surtout après un combat. Elle allait généralement se reposer au pied d’un arbre entouré de buisson. Ici, elle pouvait s’imaginer seule en pleine forêt s’il n’y avait pas les nombreux bruits du village autour. Shaoni aimait la nature, la nature était aussi impressionnant et magnifique que dangereuse. Et elle trouvait cela reposant de se trouver ici, sans l’activité incessante de la société. C’était juste elle et la nature sans les problèmes et devoir qu’elle avait. Elle ne pouvait pas quitter le village aujourd’hui, pour être seul, à cause du peu de temps qu’elle avait avant de devoir aller retrouver son grand-oncle et puis il était plus sûr de quitter le village avec Saya et Lokarn.

~~~


« Aujourd’hui, je ne vais pas t’apprendre de nouvelles choses sur le monde, mais sur toi-même. C’est toi qui te connais le mieux, alors dit moi, jeune djollfuline, toi qui vénères les Trois, tu as eu le temps de commencer à découvrir le monde autour de toi. Tu as pu apprendre notre culture et sur notre monde. Et tu as encore le temps de voir, d’apprendre, d’expérimenter tellement de choses, mais il est important de commencer à se poser la question. On ne peut avancer pas dans ce monde en ignorant ce que l’on veut ou ce que l’on cherche. Alors que veux-tu faire plus tard ? Quelle voie veux-tu suivre ? Le choix est tout à toi, c’est toi qui forgeras ton propre avenir tout le long de ta vie, mais il faut bien commencer quelque part. Quelle valeur veux-tu défendre ? Je sais que ta réponse peut changer plus tard, le monde change tout le temps et nous avec. Je te demande peut-être quelque chose de très important pour ton âge, peut-être même trop important, mais je sais que tu es une jeune djollfuline intelligente et je peux supposer raisonnablement que tu sais ce que tu veux, n’est-ce pas ? »


Dit d’une voix sérieuse Jyll'no sous la faible lumière qui traversait les rideaux de son bureau remplit de parchemin. Il était assis face à une jeune djollfuline âgé d’un peu plus d’une quinzaine d’années qui le regardait de plus en plus sérieusement au fur et à mesure de ses questions. Un silence, non pas pesant, mais un silence de réflexion s’installa un instant avant que Shaoni ne se décide à s’exprimer et à répondre à son grand-oncle.

« Tu es l’un des rares à ne pas me considérer comme une enfant, Jyll. Au fil du temps, j’ai commencé à aimer apprendre et malgré les tendances de mon clan être des disciples de Lagmarù, je suis déjà une disciple de Kar'Magûl dans mon cœur. La connaissance est le début de tout, sans la connaissance nous ne serons rien. Par exemple, si nous ne connaissions rien de nos Dieux, quels peuples barbares serions-nous ? Alors je veux continuer à apprendre tout ce que je peux et je veux aider ma famille, mon clan et mon peuple à retrouver sa gloire, aider les gens avec ce que je sais. Parce que nous étions un grand et glorieux peuple avant tout cela, nous étions en paix et nous pouvions éviter aux principaux problèmes de faire souffrir le peuple, tels que le banditisme et la guerre. Je n’aime pas voir les gens souffrir et encore moins notre peuple, je pense que personne ne mérite de souffrir sauf ceux qui le provoquent pour leur propre plaisir. Et notre peuple mérite de se relever. Notre culture à été forgé par de nombreuses générations de djollfulins et cette culture devrait être perpétué. »


Jyll’no souris au ton sérieux de la jeune djollfuline, elle savait ce qu’elle voulait et c’était la première étape pour grandir dans ce monde dangereux. Ils étaient sur des terres plus ou moins inconnu depuis qu’ils avaient quittés leur terre natale. Jyll’no ne savait pas ce qui pouvait attendre les djollfulins sur ces terres tout est inconnu, et il valait mieux être préparé que vulnérable, cela commençais avec la nouvelle génération. Il en allait de la survie de leur peuple.

« Je suis heureux de savoir cela, je m’en doutais vu la ferveur avec laquelle tu peux lire un livre et je suis sûr que tu grandiras en une grande disciple de Kar'Magûl. Mais tu sais que ce monde est dangereux même avec la bénédiction des Trois. Nous ignorons encore beaucoup de choses de ces terres et nous somme beaucoup plus vulnérable qu’avant. De nombreux dangers pour notre peuple peuvent se tapir dans l’ombre. Nous ne savons pas vraiment, mais nous nous efforçons à notre mieux de nous relever peu importe le temps qu’il faut. Mais dit moi, as-tu une idée, même petite, de comment tu veux aider notre peuple avec tes connaissances ? »

Shaoni prit plus de temps pour répondre à cette question et Jyll’no la laissa peser la question. De nombreux chemins pouvaient mener aux résultats que cherchait la jeune djollfuline, mais une idée germa dans l’esprit de Shaoni. Une idée qui prit de l’ampleur, jusqu’à ce qu’elle ne puisse l’ignorer.

« Je pense… Que je vais sûrement voyager. Je crois que la meilleure façon d’apprendre est de rencontrer tout de sorte de chose et de situation que l’on n’aurait pas pu imaginer. Et pour faire cela, il faut seulement voyager, j’ai beau lire de nombreux livre, je ne découvrirais jamais ce que l’on ignore en me basant seulement sur ce que l’on sait et que l’on écrit. Et lors de mon voyage, je rencontrerais sûrement des dangers, qu’ils nous concernent ou pas. J’apprendrais à y faire face ou, au pire, je rejoindrais le Kashbarùk. Ceci est seulement la volonté des Trois… Mais je ne veux pas quitter le village, je suis heureuse ici. Après tout, tu es la, Saya et Lokarn aussi et mon père... »

Un silence emplit de réflexion de la part des deux djollfulins prit la place à la suite de ses paroles. Aucun des deux n’avait vraiment quelque chose à rajouté, alors qu’ils se laissaient plonger dans leurs pensers tandis que le soleil laissait place à la lune.

~~~

Le temps passa, les journées qui se ressemblaient ont continué et ses réflexions furent oubliées dans le quotidien et son apprentissage. Shaoni continua à apprendre et à suivre le mouvement jusqu’à la mort de Jyll’no et ses dernières paroles. Cette journée lui revint à l’esprit dans ses longues réflexions sur le chemin qu’elle devait emprunter. Quand il lui avait parlé de voyager, il devait sûrement se souvenir de ce qu’elle avait dit à l’époque. Shaoni était jeune à l’époque, mais ses paroles n’étaient pas fausses pour autant. Maintenant elle savait ce qu’elle devait faire, mais elle devait être sûr de son choix alors elle prit son temps avant de se décider à vraiment partir. De plus, il fallait l’accord de son chef de clan et elle devait être préparé avant de partir. Après tout, le monde est dangereux même sous la bénédiction des Trois.


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MessageSujet: Re: Demande de classe   Dim 11 Nov 2018 - 13:52

@Shaoni Drajoll : Très intéressant ce Rp ! Tu passes  Pugiliste. Désormais, tu gagneras 10 de vitalité, 20 de vitesse, et 30 de dégâts/niveau. Tu as désormais accès aux postures, qui pourront doubler tes stats selon les adversaires. En contrepartie, tu peux porter soit 1 bâton d'éther, soit 2 tonfas.

Tu repomportes également 100 points d'expérience et 20 pièces d'or.

Bonne zénitude !

Ps : le "Rohan" a un rapport avec le nouveau compte qui vient d'être créé ? Surpris
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MessageSujet: Re: Demande de classe   

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Demande de classe

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