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 Choix d'une faction

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Songe Syrzyal
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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Mar 2 Mai 2017 - 15:55

Elle qui avait souhaité se perdre en Dùralas y était parvenue mais seulement pour un seul mois. Bien vite, son errance dans le désert et à l’est la ramena sur la Red Sun Belt qu’elle ne connaissait par parfaitement, mais bien assez pour savoir où elle devrait se diriger pour rejoindre la plage, le delta ou, davantage intéressant pour elle, le marais. Elle ne l’avait pas fait consciemment mais elle commençait également à manquer le lieu dans lequel elle avait passé la majeure partie de sa vie. Peut-être que cela marquait la fin de son premier voyage, vrai voyage. Penser à arrêter celui-ci la rendait mélancolique –paradoxalement, c’était la pensée d’Hukutav qui lui faisait sentir ça au début de son aventure- mais imaginer pouvoir retourner chez elle la rendait également plus sereine.
Avant, elle avait tout de même décidé de passer par la plage qu’elle n’avait pas vue depuis encore plus longtemps. Elle aimait s’y rendre, d’une part parce que le lieu était inhabité et particulièrement reposant pour celle qui tenait tant à son autonomie et sa solitude, sans pour autant la souhaiter en permanence, juste qu’elle l’aimait beaucoup, mais aussi parce que le temps y était plutôt clément pour les Nagas. Le sable était bien plus fin et plus simple à parcourir, le soleil y était également souvent et pouvoir se retrouver dans une eau claire était plaisant, notamment pour elle qui était un serpent dont la race vivait auprès des cours d’eau, quoique la mer s’en différenciait tout de même un peu.

Au moment où elle parvint aux lieux, le soleil disparaissait déjà au loin. Le ciel avait pris des tons aussi éloignés que pouvaient l’être le bleu et l’orange, passant par le jaune, le rose et le blanc des nuages. Comme souvent, personne ne s’y trouvait et elle en profita pour s’y reposer. Enroulant sa queue sur elle-même pour la transformer en chaise écaillé géante, elle regardait la mer, les yeux à moitié fermés, emportée par la fatigue et enivré par l’absence de stress, pour une fois. Mais n’ayant pas visiblement pas été assez calme, quelqu’un avait dû se rendre compte de sa présence et on l’appelait de derrière des roches, à quelques mètres d’elle. Au début, feignante, elle ne prit pas la peine de s’y rendre mais plus le temps passait, plus la voix criait. Des appels à l’aide dont elle n’avait que faire. Elle viendrait, mais pas pour aider, juste pour faire taire la personne. Saisissant l’une de ses dague, elle s’approcha nonchalamment pour se retrouver face à un abyssal dont les jambes n’étaient certainement pas habituellement comme ça, elle formait une espèce de « N », on aurait presque dit qu’il avait trois articulations et Songe ne pouvait s’empêcher de sourire –plus amusée par cette blessure improbable que par un quelconque élan sadique-.
L’abyssal fut dans un premier temps rassuré, jusqu’à ce qu’elle lève son poignard au-dessus de sa tête, il se mit alors à la supplier de ne pas la tuer, mais ça, elle s’en fichait. C’est lorsqu’il lui promit de nombreuses pièces d’or qu’elle arrêta son coup.
"Continue…", Et ce qu’il disait la rendait de plus en plus impatiente. Un trésor caché dans l’ancienne ville de Fata-Morgana. Celui d’un pirate d’il y a bien longtemps, qu’il aura caché là-bas. L’abyssal ne lui en dit cependant pas plus, déjà bien content de vivre un peu longtemps. Quant à Songe, n’ayant aucune connaissance en médecine, se contenta de le prendre sur elle –il était vraiment léger, à peine plus que ses os ne devaient peser, c’est à peine s’il avait de la peau. Depuis combien de temps était-il là ?-.

C’est donc ensemble qu’ils continuèrent leur chemin. L’abyssal semblant connaître le chemin, il ne faudrait pas plus que quelques jours pour y arriver. Sur le chemin, celui-ci en raconta également plus à son sujet. S’il s’était retrouvé dans un tel état, c’était parce qu’il aurait été attaqué à propos de son trésor. Faut-il aussi dire qu’il aura été bien imbécile de se vanter de la carte qu’il aura trouvée dans une vieille bibliothèque dans plusieurs bars Dùralassiens, ce qui attira bien entendu bon nombre de convoitises. D’après lui, ceux qui l’auraient attaqué serait de la Congrégation de l’Ombre, un nom qui disait vaguement quelque chose à Songe mais elle ne prêtait pas non plus grande attention à ce qu’il lui disait. Jusqu’à ce qu’il parle de l’emplacement du trésor. Maintenant, elle pourrait se débarrasser de lui.
Et quel meilleur moyen pour cela que la rencontre avec deux basilics. Des créatures stupidement horribles mais qu’elle connaissait très dangereuses aussi. Et seule, elle ne serait pas allé plus loin. Alors, elle leur jeta l’Abyssal qui la suppliait de le sauver, pleurant et déversant d’autres fluides plus sales sur le sol alors que les créatures ayant déjà commencé à le figer lui arrachaient déjà un œil pour lequel elle se battait. Tout ça, Songe le regardait le plus loin possible en tournant la tête alors qu’elle fuyait. Elle n’accordait aucune importance aux gens et se contenta de se diriger vers le trésor.
Trésor qu’elle ne trouva pas une fois arrivé. Par contre, elle y rencontrait un homme recouvert d’un long habit blanc –pour le protéger du soleil et le garder de la température du désert- qui l’interpella.
"Hey ! Tu es aussi de la C.O. ? Je croise pas des Nagas ici tous les jours !" -elle détestait discuter avec des humains, mais elle y trouverait peut-être un intérêt, certainement pas dans l’humain mais dans la discussion- "Non. Mais Sais-tu s’il y avait bien un trésor ici ?, l’humain semblait surpris, Quoi, toi, pas de la C.O. ? Ahah, pourtant, quand t’as j’té l’Abyssal aux basilics, j’ai rarement vu aussi déterminé !, il continuait de crier, à vrai dire, il se trouvaient tout deux assez loin l’un de l’autre. La Naga au sol, l’humain posé sur un mur en ruine, à cinq mètres environ, également en hauteur, Ma question…, elle était énervée, et plus elle parlerait avec ces créatures immondes, plus elle le serait…, Ah, ouaip ! On l’a ramené tout à l’heure. Un type avait un contrat sur l’Abyssal et voulait certainement le trésor. Alors double-jeu double récompense ! Ahahaha ! - Ah…T’aurais vu leur tronches quand on les a tabassé ! Tout de même surpris que l’Abyssalope… Hahahaha !, riait-il sérieusement à une si mauvais blague ?, La congrégation rapporte bien en or ?Mouais, pas trop mal si t’es bon ! Les Nagas ont aucun mal à y rentrer aussi tu sais, surtout vu c’que t’as fait tout à l’heure hahahaha ! Sinan, j’me suis toujours dit avec vous autres, c’dommage que vous ayez cette queue d’serpent. Votre haut est jamais trop mal ahahaha !"Il devenait particulièrement gênant, quoiqu’il ne semblait pas savoir que les Nagas pouvaient prendre apparence humain pour un certain temps. Tant mieux se disait Songe. Elle se disait aussi qu’elle le tuerait bien, mais elle ne pourrait jamais l’atteindre…- "Une dernière question, quand on y rentre, on y gagne tôt ?"….

L’homme lui expliqua rapidement, résumant la démarche à atteindre Lédéhi, une maison isolée, en vie. Il lui avait également indiqué une direction. Par chance, il n’avait d’une part pas menti –elle ne pouvait se résoudre à faire confiance à un humain- et d’autre part, elle n’avait rencontré aucune embûche sur le trajet-.
Dès qu’elle passa le pas d’une porte impressionnante, tout lui sembla se passer très vite… Des rencontres, pas trop de difficultés à en faire partie –Autant par son moral que sa nature de Naga-, des rencontres plus ou moins heureuses (et malheureuses pour les rencontrés…).
Et au final, Songe ne changea pas tellement. C’était aussi peut-être pour cela qu’elle y était rentré telle qu’elle était, parfaite pour l’endroit. Et même si elle ne s’attachait pas particulièrement à la Congrégation de l’Ombre elle-même, ses intérêts en son sein étaient bien assez grands pour y rester sans y faire trop de grabuge. Elle était peut-être même plutôt un membre positif, seulement attirée par les perspectives de richesse, elle ne poserait jamais son regard sur le pouvoir.
Puis au moins, maintenant, elle a une raison de laisser Hukutav attendre un peu plus longtemps !
~

[ Songe Rejoint la "Congrégation de l'Ombre" ]




...........
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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Mar 2 Mai 2017 - 17:38

@Songe Syrzyal : tu fais désormais partie de la Congrégation de l'Ombre. N'hésite pas à aller te présenter dans ton QG, ici. Tu remportes également 10 points de faction bonus






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Alphonse Galhaad
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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Jeu 11 Mai 2017 - 15:05

Mes douleurs ne m'élançaient plus autant qu'avant, grâce à la rencontre avec de nouveaux guérisseurs. Longtemps, le "Juge Inflexible" avait sévit au sein d'une faction dont je ne partageais pas bon nombre de traits ; violence gratuite, meurtres, j'endurais ceux-ci pour Styx, mais ceci mis à part, je n'aimais pas les personnes d'ici.

Comme un écho à mes pensées, une escouade passa devant moi, composée essentiellement de nouvelles recrues venant des contrées de l'Ouest.
Je secouais la tête, franchissais quelques couloirs et me retrouvais dans le Bureau de l'Ombre. Styx m'attendait, pipe à la bouche, un regard comme à son habitude malicieux.


- Ah, prends place. Fit-il désignant le fauteuil où je m'enfonçais. L'odeur boisée de la fumée m'emplissait les narines et même si je ne fumais pas, les effets ne tardèrent pas à se manifester chez moi. Je planais face à un psychopathe notoire à qui j'allais annoncer mon départ. Chouette.
- Styx, je dois te... Il agita la main.
- Me faire un travail, ça va faire des lustres que t'as rien fait Alphouille la nouille. Donc, voilà le topo ; Une nouvelle race s'est pointée ici, je suis curieux, tu vas kidnapper quelqu'un, je le dissèque, l'or pleut, tout fini bien.
- Mais avant je veux te dire quelque chose. S'il te plaît, écoute-moi. Dans le calme. Je tentais d'apparaître comme calme, mais la fumée m'avait totalement happé si bien que la peur commençait à me gagner. Le visage de mon ami, faisant des allers-retours entre les brumes, n'aidait pas au tableau ; un sourire docile l'ornait.
- Oui ?
- J'aimerais... m'en aller de Lédéhi. Couper les ponts avec la Congrégation. Je sais que c'est abrupte, mais les gens ici... la constante violence... je suis un soldat, pas un mercenaire et les idéaux en lesquels je crois ne sont pas ici. Navré... tu.. ne dis rien ? J'avais baissé la tête le temps de parler, et lorsque je la relevais en fin de phrase, je m'attendais à une quelconque expression du clown. Mais son sourire demeurait. Encore un peu d'adrénaline, chouette.
- Chevalier Alphonse, vous avez un devoir envers mon nom. Votre allégeance. J'allais répondre lorsque... Mais j'imagine que les amis servent à ça. Au détriment de mes devoirs, je ne m'oppose pas à ton départ, mon frère. Vas, et marche à l'ombre, mais si tu as quelques affaires à régler ici tu peux rester le temps d'accomplir ces choses.
- Eh bien... non. Je.. c'est un peu soudain, même pour moi... je... m'en vais ?
- T'attends-tu à ce que je retienne ? Ah... allons, ce n'est pas mon genre. Je peux te faire un câlin, si tu veux. Le temps que j'atteigne la porte, il y eut le déclic d'un fusil. Je le reconnaissais car le mien avait le même. Merde, il allait me tuer, je me retournais le poing levé et... Hé, du clame... Tu avais oublié de le reprendre, je te le rends. Je soupirais en m'excusant, puis un peu honteux, quittait les lieux pour me diriger vers la sortie où j'avais déjà fait arranger une charrue en direction de Stellarae.

Dehors, le soleil brillait légèrement, dissimulé derrière d'épais nuages d'un blanc coton. C'en était extrêmement agréable, d'autant que le vent, par ici chaud, était modéré, le parfait équilibre entre bien-être et naturel. J'inspirais en ouvrant la grande porte, et avançait d'un pas décidé vers le véhicule.

Avant de m'y glisser, je jetais un regard vers le Manoir. Styx... Lachlan, mon ami, merci. Les autres... on recroisera le fer, je compte bien tâter de votre talent plus tard.

Lorsque je fus juste à côté du conducteur, je lui intimais de prendre la route, avant que je ne change d'avis. Les au revoir m'étaient en effet assez difficile, et je préférais ne pas tarder à prendre mes décisions, alors roulons !
Mais ils ne me répondit pas. Son regard était hagard, et sa bouche, entrouverte laissait perler un fin filet de bave.


- J'ai vraiment cru me sortir d'ici sans soucis. Le temps que je ne bouge, je dus également arrêté le bras du cocher possédé qui essayait de me planter un surin dans l'armure.

Je brisais le bras de l'homme, et lui décochait un coup de pied avant de rouler au sol. Une déflagration souffla la charrue qui se retourna et faillit m'écraser. Heureusement, elle se plaça en abri juste devant moi, et je me plaçais dos à elle. Mon fusil ?!
Un peu plus loin, l'arme me toisa d'un léger reflet solaire.


Derrière moi, je distinguais clairement le rire de Styx et le bruit de trois autres voix. Furtivement, au travers d'une fêlure dans le bois du véhicule en partie calciné, je guettais la scène ; l'Ombre, entouré de 3 assassins en tenue de recrue, un magie et deux guerriers, souriait follement. Les sbires autour de lui, le regard vide, attendaient les ordres ; de la possession à nouveau.


- Désolé. J'ai changé d'avis, les gars, allez le chercher. D'un ordre, les pantins s'agitèrent, tandis que le magicien levait la charrue au-dessus du sol, les guerriers se lancèrent en avant, épée dégainée.


Plus question de fuir.
Je prenais mon pistolame en roulant sur le côté et tirait en me relevant, l'un des combattants, le plus petit, s'étala au sol, sans bruit.


- Relâche-les, si tu veux te battre faisons-le ! Criais-je, aux prises avec l'autre des assassins qui de son sabre essayait de m'empaler. Alors que j'appliquais une force considérable à parer sa lame, je tombais en avant, il avait relâché ses muscles. Non pas par décision tactique, mais parce que mon défi avait été accepté.

Le mage cessa également ses sorts pour tomber à genoux, Styx le dégagea de sa route d'un coup de pied.


- Attention à ce que tu désire, mon garçon. Le temps d'arriver au pied des escaliers de l'entrée du manoir, une troupe d'observateurs s'était formée derrière nous. J'y distinguais Yuli, qui me tira la langue. Sale gosse.

D'un geste vif, Lachlan projeta une carte dans les airs avant de foncer vers moi, le bras tendu et où je distinguais une lame. Je réussis à parer sa main armée, mais alors que je maintenant ma garde (il avait une force énorme, pour sa corpulence !) il rattrapait la carte projetée qui s'était changée en épée.
La douleur me fit hurler.

Il m'avait planté à hauteur des intestins, et le temps que je recule, en me tordant de douleur, le pied de l'arlequin m'envoyait en arrière alors qu'il retirait son épée.
La douleur me fit de nouveau hurler.

J'étais au sol, et bien que je fus en état de bouger, je sentais un profond désespoir m'envahir. Mon ennemi était ben trop puissant. Je roulais néanmoins sur le côté, et me redressait, allant toujours de l'arrière.
L'arlequin m'observait, en nettoyant d'un petit mouchoir blanc la lame teintée de sang. Il claqua sa langue sur ses dents deux fois, et finalement leva un regard navré sur moi.


- Ancien général de la Congrégation ?! Je devrais vraiment vous faire passer des test d'admission. Au moins, j'aurais qui contacter pour payer vos funérailles.

Il se lança de nouveau en avant, brandissant l'épée plus haut au dessus de sa tête. Je profitais de cette erreur pour lui décocher un coup de poing, et projetait son corps en arrière. Il tomba en un bruit sourd, et je le crus assommé car il resta un bon moment au sol. Mais, quand je commençais à espérer le meilleur, une chaleur épaisse m'envahis la poitrine.

J'avais un énorme trou, allant du début de la gorge jusqu'aux poumons. Instantanément, je perdis usage de mes membres et m'écroulais au sol. Le Styx allongé s'évapora en une odeur boisé, comme celle de la pipe qu'il fumait. Une illusion.
Mais ce sortilège n'en était pas un, et bientôt ma vision se brouilla.


J'eus beaucoup de pensées lors d'un épais noir qui avait envahit tout mes sens. C'était un moment, rétrospectivement, assez agréable. Je pus comprendre ce qui m'avait poussé à défier l'homme qui m'avait tué, bien plus que je pouvais expliquer ce qui m'avait pousser à partir. Ce qui m'avait réellement énervé, c'était qu'il se soit servi de l'esprit de ces nouveaux venus. Il les avait tué, pour mener un combat déloyal, simplement parce que ça l'amusait. Un acte qui m'ôtait toute compassion... ah que de bonnes intentions, mais l'enfer en est pavé.
N'est-ce pas ?


Noyau connecté, professeur.

Qu'est-ce que ?

Mais n'étais-je pas mort ? Mes yeux s'ouvrent sur un toit en paille, et une odeur de crottin, une ferme ! J'essaye de bouger un bras, afin de me relever, mais retombe sèchement sur le côté et je roule dans la boue.


- Oh bordel, j'ai pas enclenché le reste du corps ! Suis-je bête ! Milly, vas-y ! Une voix dure et rauque ; d'orque. La petite voix qui m'avait accueillie, reprit, faussement assurée :
- Euh oui, tout de suite !

Je peux de nouveau bouger, et me relève précipitamment. Autour de moi, la ferme est aménagée d'une drôle de façon ; dans un coin se tenait une machine technophile, que je reconnaissais bien de l'atelier de BaldorHeim, mais tout autour étaient disposés de drôles de conteneurs, d'où émanaient une lumière bleue.

Un vieil homme et une fille d'une vingtaine d'années tout au plus, tous deux vêtus de tabliers de forge, venaient compléter l'improbable tableau. Je les regardais un moment, et m'apprêtais à leur demander leur identité, lorsque j'aperçus le dos de l'une de mes mains ; cuivrée. Ce n'était pas mon armure.
Qu'est-ce que ?

Probablement en constatant mon désarroi, le vieil homme commença ;


- Calmez-vous Monsieur Galhaad... nous avons juste effectué... quelques... modifications sur votre armure ? Vos organes internes étaient fichus, et votre armure endommagée, il a fallut tout reconstruire !
- Qu'est-ce que... ? MA VOIX ! Ma voix est différente ! Mais je peux parler sans interruption ceci dit... ! Qui êtes-vous, je suis quoi exactement et bordel je suis pas mort ?

On discuta longuement ce jour-là.  Erargu', Technophile Orque, et son assistante Milly étaient tombés sur moi après mon combat. Officiellement, ils travaillaient pour la Congrégation, mais ils ne partageaient avec eux uniquement la liberté accordée par la faction. Ils m'avaient donc récupéré et emmené quelques lieux plus loin, dans le laboratoire expérimental d'Erargu afin de me "reconstruire".

Afin de ce faire, ils avaient employés deux techniques ; l'une étant la magie bleue d'Erargu, et l'autre la magie de guérison de Milly, qui combinées, avaient permis à mon corps de retrouver la vie en un savant mélange de rouages et de chaire.
Un bon point de cet événement était qu'ils avaient reconstruit mon visage, si bien que j'ôtais pour la première fois depuis ce qui me semblait être mon heaume, et respirait longuement. Ensuite, j'attrapais une mouche qui volait par là, et la gobait.

Je passais les prochaines semaines en compagnie des deux chercheurs, qui chaque jour veillaientt au maintient de mon armure, un modèle de G.O.L.E.M. nouvelle génération avec propulseurs à vapeur et lasers intégrés (récupérés de mon pistolame, notamment). Erargu était un homme solitaire, à qui la vie avait ôté le plus jeune de ses fils à la guerre, et Milly, une elfe fascinée par la recherche qui dû abandonner les siens, puisqu'ils ne l'auraient jamais laissée tranquille, voyant en elle une épouse plutôt qu'une docteur.

J'étais très touché par ces deux êtres qui avaient œuvré sur moi, mais surtout pour moi. Mais par dessus tout, j'étais officiellement libre. Styx me croyait mort, et ça, c'était une lettre de noblesse royale en direction d'une existence paisible.
Sauf que je n'en avais pas envie.

La vision de ces 3 recrues vidées de leurs âmes pour servir de pantins de combat ne me quittait pas, et alors que je m'entrainais régulièrement à maîtriser ma nouvelle armure (enfin mon corps, enfin un mélange des deux), toutes les forces que je déployais étaient dans l'optique que plus jamais pareille action ne se présente devant moi.
Pour sûr, j'avais été imparfait de mon côté, mais jamais de façon futile, toujours par conviction, car là réside la différence entre le bien et le mal.  

Un jour, alors que je revenais d'une promenade dans les bois environnants -j'avais appris que l'on résidait près de Sylfaën- le vieil orque eut une requête à me soumettre.


- Alphonse, mon ami, l'heure est grave. L'une de nos alliés, une Djölfulin, celle-là même qui était recherchée par la Congrégation, est en danger. Nous avons reçu un hiboux annonçant qu'elle avait été enlevée et que ses ravisseurs la menaient au travers du désert de Harena. Allez-y, je vous en prie, et libérez-la. C'est une personne qui m'a beaucoup aidé dans le passé... s'il vous plaît.

On ne m'avais jamais demandé de service jusqu'à aujourd'hui. Constatais-je avec banalité, sans m'affliger de l'amertume qui pouvait être sous-jacente à pareille formulation. J'avais suivi des ordres, mais cela me convenait, jusqu'ici, être simplement un soldat, un bon soldat, et un tacticien brillant me suffisait. Peut-être... parce que je ne connaissais pas la valeur de la charité ? Ce foutu bon sentiment qui vous prend tout le corps comme une amante Ishtarienne, caressant votre cœur d'un doigt délicat. La valeur de ceci m'était jusqu'ici inconnue.
Mais en ce moment même, alors que ce vieillard me demandait soutien, je ressentais toute l'étendue de sa détresse, et lorsque j'ouvris mon casque, un sourire déterminé ornais mes traits.


- Sur le champ, l'ami.

Utilisant les bottes à hydrocarbures, auxquelles on avait ajouté un système de turbines à vapeur reliées à une réserve d'eau située à l'arrière de mon armure, je pouvais "voler". (Pas plus de quelques mètres, mais la vitesse à l'horizontal était impressionnante) J'arrivais par ce biais dans le désert avant que le soleil ne se couche.
Et, en empruntant les routes de la Congrégation que je connaissais très bien, il ne me fallut pas plus d'une heure supplémentaire pour retrouver le convoi. Ils détenaient la Djöfulin dans une cage, solidement gardée par deux malabars tandis que trois éclaireurs ouvraient la route. Je me dissimulais derrière un grand rocher et attendait que leurs bruits de pas ne se rapproche.

Lorsqu'ils furent juste en dessous de ma cachette, je jetais une grenade à énergie bleue et fonçait dans la mêlée, brûlant l'un des assassins par la vapeur qui surgissait de mes paumes.


- Mais qui es-tu ?! Grogna l'un des assassins.
- Je suis... Merde, je ne pouvais pas dévoiler mon identité, Styx me pensait mort. Mon regard se déporta sur l'horizon. Vite. Là-bas ! Stellarae ! Stellar...
- Stellar ?
- Oui ! Stellar... Mon regard chercha de nouveau de quoi aider ma réflexion, et je vis "propriété de Milly MAN" inscrit sur mon bras gauche, en lettres dorées....

JE SUIS STELLAR-MAN, HERAULT DE JUSTICE !

- Oh Stellar-Man, vous êtes si vaillant ! Murmura la captive, à laquelle je répondais par un clin d’œil avant de me rendre compte que j'avais mon casque.

Le temps que je ne finisse d'achever les kidnappeurs, à l'aide de mes poings de justice, je sus que j'étais sur le droit chemin. Je souriais bêtement, porté par des idées qui me faisaient du bien, entouré de gens qui m'aidaient, et que je défendais en retour. Et ce fut ainsi que Milly, Laoïa la Djöfulin, et Erargu' me poussèrent à rejoindre les Gardiens.

Je racontais toute mon histoire dans une lettre, remise en main propre aux appartements de Sieur Dougal Keane, (dans laquelle je m'excusais également d'avoir essayé de le tuer durant la Guerre) et exprimant mon souhait d'intégrer ses hommes.
J'attendais sa réponse avec hâte et inquiétude.
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Le Juge
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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Ven 12 Mai 2017 - 21:58

Après moults débats tu es accepté chez les Gardiens Tout content . Tu gagnes également 10 points de faction mais tu perds tes potions de poison !
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Eloria
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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Mer 17 Mai 2017 - 12:47

Malgré le moult débat qu'elle avait eut avec son créateur, sur le sujet de si oui ou non il la laisserait repartir voyager seule, Eloria était quand même décidée à vouloir explorer Dùralas, elle était faible encore, ses pouvoirs commençaient seulement à se développer, mais elle restait un esprit insouciant d'enfant qui découvre le monde dans le corps d'une jeune femme.
La jeune créature était partie du Nord et marchait plein Sud, ne sachant pas réellement où elle allait, elle tomberait bien sur quelque chose en chemin. Ses pas la guidèrent vers le Centre de Dùralas, vers le Désert de Harena, jamais encore elle n'avait fait face à un climat chaud et sec comme celui-ci, pourtant, le point positif était que, grâce à son insensibilité physique, le froid ou le chaud lui était inconnu.

Elle arriva à Stellaraë alors que le soleil était encore au zénith, la ville lui paru presque plus animée et vivante qu'à Kastalinn, alors que pourtant les humains semblaient parfois souffrir de la haute température, cela n'empêchait la ville de battre et pulser comme un coeur. Les êtres vivants étaient le sang, les ruelles les veines, Eloria se demandait où se trouvait le coeur de cette ville, comment était-elle régie ? Cette nouvelle impulsion vivifiante faisait changer l'humeur macabre habituelle de la jeune fille, jeune fille qui avait d'ailleurs pris soin d'adopter un visage juste avant d'entrer en ville.

Une apparence et un visage nouveau, une qu'elle aimait tout particulièrement, car elle représentait apparemment assez bien ce qu'elle pouvait être, si sous son masque, elle avait un visage, ça serait probablement celui qu'elle venait de prendre à l'instant. Une jeune femme en armure, au regard déterminé, les cheveux dans le vent.

(Attention l'image est grande):
 

C'est sous cette apparence illusoire qu'on la voyait, que les personnes la dévisageaient, elle n'y faisait pas attention. Arrivant sur le place marchande, elle fut attiré par des bruits d'enfants, visiblement joyeux de regarder d'étranges poupées de chiffon être maniées par une personne cachée par un décor de bois peint. Elle s'approcha pour venir regarder la fin du théâtre de marionnettes, les enfants applaudissant le jeune homme avant de s'éparpiller un à un pour aller rejoindre des adultes.

Arrivant à la hauteur du marionnettiste, elle remarqua qu'il portait un masque, qui ressemblait presque trait pour trait à celui qu'elle portait depuis sa naissance, même s'il était fait dans une matière qui semblait moins solide, les tracés noirs étaient eux aussi moins élégants que ceux sur le masque d'origine. Curieuse de savoir pourquoi il portait ce masque, elle lui posa la question, élevant ses mots à voix haute, ouvrant la bouche comme si elle parlait réellement.
L'homme retira le masque à cette question, il était âgé visiblement vu ses traits tirés et sa peau fripée, il n'avait plus que quelques cheveux gris sur le crâne.

"Je porte ce masque en souvenir de la femme qui jouait ici, à l'époque où je n'étais qu'un enfant."

Eloria réfléchit, quelqu'un avec son masque vivait donc ici avant qu'elle ne naisse ? Il est vrai qu'elle n'avait qu'elle n'avait jamais posé la question à son créateur, mais d'où venait son masque ? Était-elle née ici ? Dans cette ville des sables ? Peut-être que son masque venait d'ici, peut-être que son ancienne propriétaire vivait donc ici, mais qui était-elle ? Eloria demanda plus amples informations du vieil homme qui lui raconta que très peu de choses, faute de souvenirs. Il se souvenait d'une femme masquée qu'à son époque les autres enfants et lui appelait "La Dame aux Masques".

Quand elle était en ville, elle faisait jouer ses masques dans un étrange théâtre de marionnettes qu'elle maniait à la perfection, un geste divertissant pour les enfants, mais aussi pour elle, cela semblait être une femme douée pour ce genre de chose. Eloria apprit également que cette femme était sûrement morte, vu qu'elle avait déjà dépassé la vingtaine la dernière fois où il l'avait vu, quittant ce vieil homme après ça, tout en le remerciant de son histoire, la créature réfléchit aux informations qu'elle venait d'avoir.
Ses pas l'avaient guidés ici, à tout hasard, peut-être que ça n'en était pas.

La nuit tomba lentement sur la capitale humaine, les foyers s'allumaient, les commerces se fermaient petit à petit, le coeur pulsait toujours, mais moins rapidement, il veillait sur sa ville. Eloria qui n'avait aucune idée de quoi faire à une pareille, après son errance durant toute l'après-midi, elle s'était assise sur une des remparts de la ville, regardant au loin les quelques palmiers. Son esprit perturbé par sa rencontre, elle était pourtant née dans le Nord, près de Kastalinn et pourtant, elle avait eut des informations sur la personne qui avait pu posséder son masque avant qu'elle ne vienne au monde.

Tant de questions se bousculaient dans son crâne, des questions auxquelles elle n'avait pas forcément de réponses dans l'immédiat, ses réflexions furent d'ailleurs momentanément interrompues par des bruits derrière elle, des pas de courses, des tintements métalliques ainsi que des voix fortes et portantes qui disaient

"Arrête-toi ! C'est un ordre !"

Assise, les jambes pendantes dans le vide, elle se pencha en arrière pour observer deux hommes en armures qui courraient après un autre, bien plus rapide et plus léger, caché sous une cape, le visage masqué. Eloria se souvenait de ce genre de scène, elle l'avait déjà vue à Kastalinn et de mémoire, ce n'était pas forcément une bonne chose. Le brigand escaladait la surface de sable solide des remparts, étant apparemment bien trop concentré par ses poursuivants qu'il cherchait à semer pour remarquer Eloria, assise juste en haut.

La scène était presque amusante, quand le voleur arriva en haut, il tomba nez à nez avec Eloria, il resta inerte, de marbre, amenant sa main à son arme pour essayer d'en finir vite avec cette femme en armure, car oui, Eloria ne cessait de refléter cette illusion depuis son arrivée en ville. Un peu trop long cependant pour prendre une décision, la jeune créature avait déjà prit possession de son esprit, un simple contrôle mental qui suffit pour calmer cet homme et lui faire ranger son arme. Elle l'attrapa par la capuche, se levant donc de sa position qu'elle commençait à trouver confortable et agréable une fois la nuit tombée.

Elle descendit des murailles en un saut, atterrissant lourdement dans un bruit métallique à cause de l'armure illusoire, même si pour elle, le saut avait paru bien plus léger. Ses illusions prenaient de l'ampleur sur la réalité, et c'était ce qu'elle désirait. Les gardes, d'abord sur la défensive, regardèrent intrigués l'homme inconscient que tenait Eloria, elle leur tendit, comme si ce n'était qu'un vulgaire sac à patates ou une monnaie d'échange.

"Tenez, il cherchait à s'enfuir."

Les Gardiens restaient suspicieux vis-à-vis d'Eloria, ils ne l'avaient jamais vu ici, mais ils l'invitèrent à les accompagner pour qu'elle puisse aussi faire par de son aide lors de cette capture de malfrat qui courrait les rues de la capitale. Sur le chemin, elle posa d'ailleurs des questions aux deux gardes de la ville, sachant qu'il y avait aussi une garde à Kastalinn que son maître lui avait décrite comme étant La Milice. Ici, à Stellaraë, ils s'appelaient les Gardiens, protecteurs de cette cité et du Roi.

La jeune créature ne connaissait pas encore ce monde des factions, même si son créateur lui avait vaguement décrit le principe global d'une faction, il en existait apparemment plusieurs. Cette nuit, une porte d'entrée chez les Gardiens s'était ouverte à elle, son désir d'en apprendre plus ne lui fit pas refuser cette offre qu'on lui proposait, que dirait son créateur quand il saurait cela ? Elle n'y avait même pas pensée, son esprit était concentré sur ce qu'elle était, surtout qui elle était et à qui son masque avait pu être avant ?
C'est donc sous le nom d'Eloria, avec son image illusoire à laquelle elle commençait à prendre goût plutôt que son apparence basique, qu'elle arriva chez ceux qu'on appelait les Gardiens.







Eloria : Télépathie #331a7a
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Dilon Deraborne
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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Mer 17 Mai 2017 - 18:52

Choix étonnant ! Surpris

@Eloria : tu fais désormais partie des Gardiens. N'hésite pas à aller te présenter dans ton QG, ici. Tu remportes également 10 points politique






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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Ven 26 Mai 2017 - 15:50

Assassin en vadrouille

Je n’avais toujours pas résolu les mystères de mon passé, n’ayant pas avancé d’un pouce depuis ces douze dernière années. De plus en plus frustré à chaque fois que je croisais un individu quelconque avec qui je discutais. Cela faisait bien longtemps que je m’étais rendu copte que je n’étais pas aussi méchant et aussi sinistre que je devrais l’être, surtout de par mes origines ! Étant un Stryge Noir, je me devais de faire respecter la loi du plus fort, de ne rien faire gratuitement, de ne faire confiance qu’à soit même et de toujours travailler dans l’ombre, malheureusement ce n’était pas toujours le cas. Je m’étais déjà surpris à aider bon nombre de personne, même si je trouvais ces relations plus utiles pour servir mes intérêts que par pure relation amical, hormis peut-être ma rencontre avec une certaine vampirette à Kastalinn. Malgré cela, je m’étais fixé des objectifs et je comptais bien les atteindre, quoi qu’il m’en coûte ! Je me faisais déjà un peu d’argent grâce aux annonces publiques proposé sur les diverses places marchandes ou encore dans les tavernes sombres des grandes villes. Informateur ou contrat, la somme d’argent au final était la même, de quoi me servir une pinte d’hydromel en fin de mission et une petite chambre pour quelques jours accompagnés de quelques repas. Rien de bien glorieux, rien d’exceptionnel.

Mais en y repensant, à ces objectifs, il y avait peut-être un moyen que j’accomplisse mon premier projet, celui de dépasser une certaine personne, un certain Stryge. Notre première rencontre, même si celle-ci avait bien failli être la dernière, m’avait permis d’en apprendre plus sur une certaine organisation. Trop peu pour en déduire les modalités d’accès ou encore moins pour prendre contact, mais il avait tout de même fait allusion à des contrats d’assassinat rapportant gros, c’est du moins ce que j’en avais retenu. Des contrats discrets me permettant à la fois de me forger une identité plus adéquate avec ce que je pensais être une identité de Stryge noir et de me faire régulièrement de l’argent, en bonne quantité en plus. C’est alors que commença ma quête afin de trouver cette fameuse organisation travaillant dans l’ombre. Et le meilleur moyen d’en apprendre plus à ce sujet était de laisser l’oreille par-ci par là dans les tavernes et auberges.

C’est donc au canari jaune de Stellaraë que je me rendis pour écouter les discussions des voyageurs, mercenaires et gardes du coin pour en apprendre plus sur ce groupe de l’ombre. Mais penser qu’un informateur me révèlerait quoi que ce soit sur une telle organisation, c’était presque impossible. Nan, C’était impossible. Mais la patience était l’une de mes vertus, ce qui accentuait ma différence avec mes semblables…. Pourtant, au bout du dix-septième jour, ma patience fut récompensée ! Plutôt que de chercher un informateur qui me donnerait des indications, j’avais simplement écouté une conversation entre deux humains au fond de la taverne. Il s’agissait là d’une complication du contrat de l’un de ses hommes. L’un d’eux avait fait mention de la C.O. Visiblement, l’assassin ne savait plus quoi faire et allait amèrement regretter d’avoir pris ce contrat. Un faible qui s’était embarqué dans une affaire qui le dépassait… Certainement un homme désespéré. Son informateur le menaçait en faisant allusion à une certaine ombre. Bien que je ne compris que la moitié de leur discussion, j’avais deviné que, dans tout les cas, l’assassin allait mourir. J’allais tout simplement le remplacer et ainsi intégrer cette organisation à la place de cet incapable.

Je me levai et allai m’asseoir tranquillement à côté de l’assassin. Celui-ci fut surpris pendant un instant puis, sa tête commença à basculer en avant. Je la retins doucement pour ne pas éveiller de soupçon et la posai sur la table. Je retirai la lame que je venais de lui planter dans le cœur et l’essuyais sur sa chemise sombre. Il avait bien choisi ses vêtements !

Garràn – Je vais prendre la relève si cela vous convient. J’aimerais faire plus ample connaissance avec la C.O …

Informateur - Je pense que tu viens de me montrer ta détermination et ta valeur. Je te confie donc la suite du contrat. Il griffonna quelque chose sur un bon de papier déchiré et me le tendis. Ta cible sera la petite fille du maréchal De Beaulieu.

Garràn –Enjeux politiques ?

Informateur – Tu comprends vite, mais sache qu’à l’avenir, il ne faudra pas poser de question, tu es là simplement pour remplir tes contrats, pas pour discuter de ce genre de broutilles.

Garràn – Et pour la fin de mission ?

Informateur – Dans les terres du Sud, tu iras. La demeure isolée tu chercheras…

Sur ces mots, il leva son coude et finis sa chope d’une traite avant de la reposer brutalement sur la table. J’en fis autant et laissai le corps inerte de l’assassin sur la banquette. Je n’avais plus qu’à me mettre en route vers la bourgade, dans les quartiers Est de la ville de Stellaraë, maison des « De Beaulieu ». J’attendis la nuit tombée pour me faufiler à l’intérieur et me rendre au chevet de la petite demoiselle. Le précédant assassin avait peut-être renoncé à lui faire du mal à cause de son jeune âge et à sa gueule d’ange, mais malheureusement pour elle, cette fois-ci, ce n’était pas un de ces faibles humains qui s’en prenaient à sa vie, mais un Stryge Noir sans cœur. Je n’attendis pas une seconde pour dissocier la tête de la petite fille de son corps, je l’emballais dans les draps de sa couchette et la déposais dans la petite sacoche qui se trouvait près du lit et je repartis comme j’étais entré.

Maintenant, il me faudrait trouver cette maison isolée dans les terres du Sud, certainement ces terres désolées, infesté de monstre en tout genre. Et durant une vingtaine de jours, j’errai dans ces terres dévasté par le temps et l’environnement arides pour tomber finalement sur une immense bâtisse, aux premiers abords, totalement abandonnée. Mais en passant le pas de la porte, la dite demeure isolée était remplie de vie, de mercenaire, d’assassin, de Naga, d’humain et de je-ne-sais-quoi d’autres. Cela me rappelait plus ou moins l’hôtel des ventes de Stellaraë à la différence prêt qu’ici, le commerce et les contrats proposés étaient illégaux, mais qu’importe, la richesse était là ma seule motivation accompagnée d’un certain dépassement de soi ! Une cible que j’avais définitivement inscrite sur mon tableau de chasse, par conséquent, je me devais d’être toujours plus fort. Je me renseignai quant à la récompense et au dépôt de mon contrat. Rien de bien méchant, on me demanda simplement une signature. Maintenant, ma soif de richesse me guidera vers de nouvelles destinations, toujours en quête de puissance…
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Dragoholt Campbell
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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Ven 26 Mai 2017 - 17:17

Depuis le temps, tous les principaux intéressés sont déjà au courant, mais je pense qu'il est grand temps que ça devienne officiel : Dragoholt quitte les Kazhariens.

Bonne chance à eux pour la suite de leurs aventures, je leur souhaite de belles randonnées dans les Baldors Tout content
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Dilon Deraborne
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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Ven 26 Mai 2017 - 22:25

@Garràn : tu fais désormais partie de la Congrégation de l'Ombre. N'hésite pas à aller te présenter dans ton QG, ici. Tu remportes également 10 points de faction bonus

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@Dragoholt Campbell : Tu es donc exclu des Kazhariens.






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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Jeu 6 Juil 2017 - 6:55

Elderion s’était remis de son expérience au sanctuaire. Il avait été poignardé ce jour-là par sa propre mère. Ne pensez surtout pas qu’elle eut tenté de l’assassiner, non et bien au contraire même. Il en était ressorti changé à jamais, il le sentait au plus profond de lui-même. Au seuil de la mort, Elslevia lui avait transféré l’énergie vitale d’un pauvre animal pour le guérir de ses blessures. C’est ainsi qu’elle lui avait insufflé ce pouvoir de guérison.

Cet héritage appartenait à ses ancêtres. Depuis l’apparition du Grand Basilic, sa famille avait toujours porté la bannière du serpent blanc, symbole de renouveau et de guérison. Depuis toujours il cherchait à suivre la volonté du Basilic par la destruction et la violence. Cependant, sa mère lui avait dès l’enfance inculqué certaines valeurs qui à ce jour déterminait sa propre volonté. La destruction n’existait que pour le renouvellement. Enfant, ces mots-là n’avaient que très peu de sens. En grandissant, il arrivait à comprendre les enjeux primordiaux et agissait d’une bonne volonté qui ne faisait que renforcer sa foi. Mais ce jour-là au sanctuaire, sa vision changea définitivement. Il comprit réellement ce que ces paroles pouvaient signifier et quelle mission sa famille accomplissait depuis des générations. Seule la destruction permettait le renouvellement ce qui signifiait qu’il y avait toujours un sacrifice à faire.

Notre Naga n’était pas de ceux qui s’attardait à l’autel pour commettre des sacrifices. Il considérait que ses actes comptaient bien plus que ses offrandes. Une fois encore, il saisissait l’importance d’une telle cérémonie. Cela revenait à prendre une vie, à bouleverser l’existence. Depuis ce jour au sanctuaire, il avait acquis ce don divin de puiser la vie, de détruire pour soigner. Il avait la capacité de modifier le cours de l’existence des êtres qui l’entouraient pour reconstruire par sa propre volonté. Ainsi, il pouvait maintenant guérir en puisant la vie qui l’entourait. Ce n’était pas un don qu’il usait à mauvais escient, seulement en cas de nécessité et lorsqu’il estimait que cela allait en faveur à la fois de sa propre volonté, mais aussi celle du Basilic. D’une certaine façon, sa volonté se fondait dans celle de son Dieu.

Pour parfaire son initiation et poursuivre ses desseins familiaux, il fut envoyé aux ruines de Fata-Morgana. C’était un lieu saint où l’on venait pour se recueillir. Il y a bien longtemps c’était à cet endroit précisément que le Basilic fit son apparition et réduisit en cendres cette cité autrefois prospère. Son pèlerinage consistait donc à s’y rendre et prier.

C’est ainsi que le Naga se retrouva à arpenter les ruines. D’une ondulation lente, il parcourait ces terres désolées en observant tout autour de lui. Son regard se portait sur chaque détail environnant. C’était ici même qu’un jour le Grand Basilic s’était réveillé. C’était ici qu’il avait mis en œuvre toute sa volonté et c’était finalement ici que le destin du monde avait basculé. Tout son peuple prit la relève ainsi que sa propre famille qui agissait dans un but plus particulier qu’il poursuivait désormais de tout son être.

Il chercha un endroit où la présence divine se faisait la plus intense. Il ressentait une forte chaleur qui caressait sa poitrine, c’était l’expression de sa foi la plus passionnée. Il était comme envouté, entrainé dans une transe qui le réjouissait. Il finit par s’arrêter et fermer les yeux, ressentant ainsi des sensations à la fois inédites et toutes puissantes. Enfin, il se prépara à faire ce qu’il ne faisait que rarement. Il se défit de son sac-à-dos et le posa au sol. C’est alors que la peau de sa queue commença à s’effriter. Elle se mit à blanchir dangereusement vite et quelques morceaux commencèrent à se détacher. Aussi vite que ce phénomène était apparu, il perdit soudainement l’usage de sa queue. Il s’effondra sur le sol, soulevant un nuage de poussières, prestige du passé. Le bas de son corps semblait être comme mort ! Il y eut un craquement et une toute nouvelle sensation le saisit tout à coup. Il sentait ses jambes. A l’aide de ses bras, il glissa hors de sa mue, rependant une substance visqueuse tout autour de lui. Il rampa jusqu’à sortir complètement de son enveloppe, tout essoufflé par cet effort. Sa queue était maintenant toute aplatie et desséchée juste à côté de lui. Aussi bien fasciné qu’effrayé par ses propres jambes, il les caressa de ses mains. Il remua ensuite ses pieds tout en faisant jouer ses orteils.

Une fois ses jambes moins ankylosées, il se redressa et se mit difficilement debout. Il donnait l’impression d’être ivre tant il penchait de tous les côtés. Il parvenait bien difficilement à rester sur ses deux nouvelles jambes. Parfois, l’une d’elles finissait par céder et chavirer dangereusement d’un côté. Au bout d’un certain temps, il réussit néanmoins à rester bien droit. Ce n’est qu’alors qu’il récupéra dans son sac un pantalon qu’il enfila. Celui-ci ne lui servait qu’occasionnellement pour ne pas dire jamais. Il n’avait pas l’habitude de se couvrir ainsi, mais parmi les humains la coutume voulait qu’on cache cette partie-là. Il se mit alors à faire quelques pas, laissant derrière sa mue comme une offrande à ces lieux saints.

Une ombre au loin se déplaçait, le troublant dans son recueillement. Après quelques instants d’observation, il découvrit un homme qui courrait, les bras chargés de tout et de rien. Au loin apparût une autre silhouette qui pourchassait cet homme. Elderion regardait cette scène, envahi par un sentiment de haine et de violence. Un voleur osait bafouer les ruines. Il osait bafouer ce lieu saint, offensant par conséquent le Grand Basilic. Il tremblait tant sa colère gagnait en puissance.

Le voleur ne le vit pas tout de suite. Il courrait dans sa direction se souciant plus de son traqueur que de lui. Difficilement, il se mit en marche et alla à sa rencontre. Ce dernier courrait le regard porté au-dessus de son épaule. Il ne vit donc pas Elderion qui lui barrait son chemin et le percuta de plein fouet. Le Naga manquant d’équilibre fut projeté en arrière, ne parvenant pas à rester debout. Il eut comme un goût de sang dans la bouche. Sur le coup, le voleur chuta avec lui répandant son butin tout autour de lui. Il se redressa rapidement, fixant Elderion avec des yeux ronds.

« T’es qui toi ? Tu fous quoi là ? »

Il commençait déjà à ramasser ses richesses que le Naga se redressa. De son pied nu, il plaqua le poignet de cet homme au sol. Ce dernier lui jeta un regard assassin, l’avertissant qu’il ne rigolait pas. Cependant, Elderion n’avait pas envie de rire non plus. Il libéra donc la main de ce profanateur, suscitant un sourire chez ce dernier qui jubilait de son autorité. Mais Elderion, d’un grand coup puissant, lui marcha sur le coude qui sur le coup émit un craquement sonore. Son coude avait maintenant une drôle de posture. Il était plié de l’intérieur tandis qu’un os ressortait, libérant un flot de sang. Dans un hurlement, l’homme s’écroula dans un hurlement effroyable.

« AAah ! Mais t’es pas bien, tu m’as pété le bras ! »

Son regard avait perdu de son assurance et ne reflétait que douleur et frayeur. Elderion récupéra sa dague et la glissa à son cou. Il se pencha à son oreille et lui chuchota :

« Tu dois mourir, tu as osé profaner ces lieux. »

Et à ces mots, il lui trancha la gorge. Du sang gicla tout autour de lui, imbibant le sol asséché qui ne réclamait que ça. Le Naga ne fut pas épargné pour autant, il ferma les yeux lorsqu’il fut éclaboussé. Il se sentit libre, libéré de ce sentiment haine qui s’était emparé de lui. Il avait maintenant l’impression d’avoir rétabli l’ordre. D’autant plus que ses derniers sacrifices remontaient à loin, voilà qui était maintenant fait. Son pèlerinage avait été bien plus capital qu’il ne l’avait pensé.

Quand il rouvrit les yeux, il vit l’homme détroussé se mettre à fuir en hurlant. Il se mit à courir une nouvelle fois, mais dans la direction opposée. Tandis qu’il le suivait des yeux, il sentit une main se poser sur son épaule. Il ne manifesta pas la moindre émotion ni même la moindre surprise, pourtant son cœur sembla rater un battement. Il se releva, se retourna et fit face à un nouvel inconnu qui le fixait en souriant.

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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Ven 7 Juil 2017 - 12:06

@Elderion Slavantis : tu fais désormais partie de la Congrégation de l'Ombre. N'hésite pas à aller te présenter dans ton QG, ici. Tu remportes également 10 points de faction bonus






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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Lun 6 Nov 2017 - 11:56

Quelques musiciens faisaient montre de leurs talents au coin de l’âtre, faisant raisonner une symphonie dénuée de bonnes notes. La voix rauque du chanteur aurait pu faire saigner les tympans d’Arwen tant est que cela aurait été physiquement possible. Ce dernier racontait, en faisant vibrer ses cordes, l’histoire de Ragnard le Froussard. Au moins, les paroles étaient cocasses, ce qui fit décrocher un rictus à l’elfe qui leva sa choppe de rhum à la santé de ce bon vieux Ragnard ! Après avoir vidé la chope d’une bonne grosse gorgée de forain, Arwen se leva -complètement saoule- et déclara avec joie et entrain :

« Une autre pinte, tavernier ! » fit l’une des seules voix féminine de la taverne.

Ensuite, elle se rassit et entendit deux hommes alors que ses grandes oreilles curieuses trainaient par ci par là. Ils parlaient de ce fameux propriétaire de navire, il se déclarait capitaine, mais n’avait ni équipage ni talent car en effet, il n’avait jamais trouvé de trésor et le pillage n’est guère une pratique à laquelle on peut s’adonner seul. Cet homme, recherchait quelques personnes pour une expédition dans les mers Van Halle, il déclarait avoir trouvé une carte qui le conduirait à coup sûr vers le plus grand des trésors. Toujours aussi pleine, la corrompue se leva de son banc et marcha en titubant, puis elle déclara une nouvelle fois en levant sa chope.

« Il est où le cap’tain raté qui recherche des gaillards ? J’veux partir ‘vec lui en expédi-ton-zi-tion ! »

Le capitaine se leva et se présenta à Arwen en marmonnant dans sa longue barbe grisonnante.

« Si tu veux en être, soit à l’aube aux quais, et soit dessaoulée. » Annonça-t-il avec neutralité et sérieux.

Arwen se mit en garde à vous et plaça le bout des doigts de sa main droite sur sa tempe droite. Elle hoqueta puis répondit :

« A vos ordres capitain ! »




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Dilon Deraborne
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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Mar 7 Nov 2017 - 12:44

@Arwen : tu fais désormais partie des Pirates. N'hésite pas à aller te présenter dans ton QG, ici. Tu remportes également 5 points faction bonus !






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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Lun 4 Déc 2017 - 14:04

Un paradigme, ce qu'on pourrait aussi appeler le sens commun. Bien des gens croient, pensent, examinent mais nul ne sait vraiment quels types de choix vont engendrer ou non l'émergence d'une nouvelle façon  de penser.

En cette nuit et en cette heure, Equinoxe se demandait quelles attentes le Grand Basilic attendait de ses héritiers. Au Temple dans le marais du Hukutav, une veille personne lui avait dit que s'il voulait faire son ascension il lui fallait prendre de l'ampleur, "dominante dominus dominere" ; un adage que la vielle bigote aimait ressasser, le dominant domine par sa domination, quelle ironie.
Il s'arrêta devant une stèle, où il pria un instant, tandis que des gouttes de sang tombèrent.
Elles provenaient du cadavre d'un impi qu'on avait suspendu à un arbre.
"Je ne trouverais pas les réponses ici, non, je pars pour les ruines de Fata-Morgana".

Là-bas, dans cette contrée de désolation, le géniteur suprême de la race des Nagas avait par sa toute puissance montré une part de sa toute puissance.
Equinoxe se sentait bien, enfin en ces lieux il ne sentait pas aggressé, renié ou déconcerté.
Non, tout au contraire, il sentait une aura comme jamais il ne l'avait senti auparavant.

Alors qu'il était en paix, écoutant les murmures anciens d'un Dieu Serpent, une voix portée par les vents troubla la sérénité du Naga écarlate.
-"Les ombres nous submergent"
Personne aux alentours, notre Naga n'était que quelque peu intrigué. Un silence plana un instant, qu'en enfin l'inconnu brisa sa dissimulation, pour se rendre visible aux yeux du Naga.
-"On vient mourir ou devenir la mort?" posa le spectre diront nous, du moins il en avait l'apparence.
-" J'ai rencontré la mort il y a peu, et je lui ai faits signe de la main, lui promettant de lui ramener quelques âmes dont elle puisse se substanter" répondit en ouvrant en grand les yeux Équinoxe.
Décidément, le regard chez Équinoxe était son arme la plus étrange, capable de déstabiliser même les plus aguerris.
Mais son interlocuteur ne semblait pas pour autant convaincu.
-"Est-ce qu'au moins le rouge écailleux que vous êtes, a apporté une offrande?"
Equinoxe, sourit, puis sorti de son sac trois coeurs de toutes récentes victimes.
-Je suis désolé, dit ironiquement l'écailleux, ils sont encore chauds.
-Ils sont aussi rouges que vous, désormais je ne vous oublirais plus jamais. Que puis-je pour vous?
-"Je veux reprendre le flambeau du Grand Basilic, qu'à nouveau qu'une ombre plane et effraie les pauvres mortels, qu'un requiem fasse valser les âmes de ceux qui auront le malheur de tendre l'oreille, qu'importe qu'ils implorent le ciel, qu'importe qu'ils supplient, un seul regard devra suffire pour un arrêt des battementss des coeurs"
-Dans ce cas, vous devriez vous plaire à la Congrégation de l'Ombre. Les âmes les plus noires y sont rassemblées, et mêmes vos semblables semblent s'y réunir. Vous n'avez qu'à suivre les ombres, ils vous conduiront au Quartier Général, j'ai hâte de voir votre cruauté à l'oeuvre.
Que les Ombres vous submergent.


L'inconnu disparu, et laissa Equinoxe frénétique. Pour atteindre son statut divin, il lui fallait emprunter un destin bien sombre, fait de sang, de larmes et d'écueils probablement.
-Ah, que le monde est corrompu, il est temps de le plonger dans les ombres. L'avènement du Dieu rouge ne fait que commencer.

Sur les ruines, Équinoxe sortit un parchemin, et lu :
"Jadis, un ancien mal, fléau de notre monde osa détruire notre ville si prospère;
Que soit à jamais maudite cette infamie, qu'une épée de Damoclès soit sur tous ceux qui le prient, et que la mort les emporte tous autant qui sont".
Et lu ensuite une réponse à ces quelques phrases "Il y a de ceux qui croient, et de ceux qui espèrent il y a de ceux qui façonnent, et de ceux qui dirigent, il y a de ceux qui tremblent, et de ceux qui agissent;
la lame tranche la corde de la vie et c'est à toi de choisir si tu tiens la lame ou si tu tiens la corde.
"

spoiler:
 




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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Mar 5 Déc 2017 - 19:36

@Equinoxe : tu fais désormais partie de la Congrégation de l'Ombre. N'hésite pas à aller te présenter dans ton QG, ici. Tu remportes également 5 points de faction bonus






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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Jeu 21 Déc 2017 - 18:58

N.B. : le symbole ci-dessous est un lien vers de la musique. Donc lorsque que vous en croiserez au cours de la lecture de cette fiche, n’hésitez pas à cliquer dessus Clin d'oeil


-- 10h du matin… Dans un entrepôt désaffecté en bordure de Baldoheim --

Une porte en métal rouillé gardait l’entrée de l’insalubre bâtiment. Mais elle était entre-ouverte, sa serrure semblant avoir été fondue... Passé cette dernière, l’intérieur du dépôt était constitué d’une pièce unique où y étaient entassé quantités de coffres, sacs de toile, râteliers...
Toutefois, si l’on jetait un œil plus attentif à l’endroit, on se rendait bien vite compte que quelque chose de brutal s’y était déroulé : chaises et tables renversées, tôle pliée, porte défoncée, fenêtres brisées… D’innombrables traces de destruction matérielle tapissaient le hangar.

Plus l’on avançait dans l’entrepôt et plus les marques de l’illégalité de son contenu devenaient flagrantes : de nombreuses caisses d’armes et de minerais estampillés du sceau de la garde khazarienne, des bourses de fausse monnaie, des sacs de drogue éventrés, probablement issus des restes d’alambics éclatés dont les fragments recouvraient le plancher…
Le sol crasseux sur lequel passaient furtivement quelques rongeurs en quête de nourriture, était jonché d’objets et de débris en tout genre… parmi lesquels se trouvait le corps calciné d’un homme encapuchonné.

Ce dernier enjambé, il suffisait alors de jeter un œil autour de soi pour se rendre compte... qu’une dizaine de cadavres étaient répartis aux quatre coins de l’entrepôt.
Au vu de leurs plaies et du sang s’en écoulant, une bonne partie semblaient avoir été passé par le fil de l’épée ou abattu par balles. Cependant, d’autres avaient eut le droit à un traitement de faveur. L’un paraissait mort étouffé dans un sac de drogue. Un autre avait la tête encastrée dans une paroi en tôle du bâtiment. Un troisième, pendu par une chaîne d’acier fixée à une poutre de soutènement, était même encore en train de se débattre en suffoquant

Mais si l’on tendait l’oreille, on pouvait distinguer des bruits sourds et répétés résonner dans le fond de la pièce. Et pour cause : un orc, dos au mur, était en train de se faire passer à tabac par un djöllfulin masqué. Son poing, enfermé dans un gantelet d’acier trempé, s’écrasait à intervalles régulier sur le visage du peau-verte.
Ça fait déjà trois ans que votre groupe de pourritures sévit dans la région… Fulmina Jûken’Maw. Vol, recel, extorsion, faux monnayage, fabrique et trafic de stupéfiants, kidnapping, chantage, viol, meurtres avec préméditation... À chaque délit énoncé, un nouvel uppercut venait s’abattre le visage du fautif. Et aujourd’hui... Vous mettez en place un plan d’envergure.
Je vois p… Il cracha au sol deux de ses crocs ensanglantés, brisés par l’impact. Je vois pas de quoi tu parles…
Ah oui ? Agrippant le malfrat par les épaules, le servant de Lagmarù lui envoya un énorme coup de genou dans le ventre. Un jet de sang et de bile vint alors recouvrir le sol de l’entrepôt
Je sais ce que prépare ton chef et le reste de tes petits camarades... Mais il me manque l’endroit, et tu vas me le donner.
Va te f… Un coup de feu retentit, suivit d’un cri : un plomb tiré par le technophile venait de faire éclater le genou du peau-verte. PUTAIN DE MEEERDE !!! Il se roula par terre en tenant la confiture lui servant d’articulation. Mais j’avais encore rien dit !
Tu t’apprêtais à dire une connerie… Après avoir rangé son pistolet .357 Behemot à sa ceinture, Jûken’Maw attrapa l’orc par la mâchoire et le souleva à la force d’un seul bras au-dessus du sol.

Reprenons… Où va avoir lieu le coup ? Questionna froidement le technophile tandis que son gantelet d’acier se refermait lentement sur la mâchoire du brigand, faisant craquer cette dernière sous la pression exercée.


-- Midi - Banque Aegis : Quartier des affaires de Baldorheim --


Un ciel gris planait au-dessus de la capitale montagnarde. Devant le parvis de la banque Aegis, fleuron de l’architecture naine, régnait une grande activité : passants, commerçants, crieurs publics...
C’est alors qu’une quinzaine d’individus, dont l’un d’entre eux portait une imposante cape noire dissimulant son corps, descendirent de leurs chevaux respectifs. Portant sur leur dos plusieurs sacs de toile, ces derniers gravirent les marches leur faisant face avant de rentrer dans l’établissement.
Passé les larges battants de l’entrée gardée par deux gardes en armure, l’étrange groupe se dispersa dans la salle et cinq d’entre eux montèrent à l’étage.
Le hall était aussi impressionnant que l’extérieur : murs en pierre taillée, sol et colonnes en marbre, ornements de cuivre. Près d’une trentaine de personnes venues de tous horizons se trouvaient également dans la salle principale de la banque afin de confier leurs biens.

C’est alors que l’encapuchonné fit un signe discret à ses acolytes les plus proches de l’entrée, qui acquiescèrent d’un signe de tête avant de s’approcher des gardes de la porte.
Monsieur ? Que voul… Mais le malheureux n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’une dague venait s’enfoncer dans sa gorge ainsi que dans celle de ses trois autres collègues dispersés dans la pièce. Ceci fait, le mystérieux homme de l’ombre enleva sa capuche, révélant un visage affublé d’une barbe plutôt fournie et au regard déterminé. Il sortit alors un fusil technophile d’en dessous sa cape avant de tirer plusieurs coups de feu en l’air.
Mes cocos, ceci est un braquage de banque ! S’écria-t-il d’une voix à la fois amusée et quelque peu hystérique. Tout le monde à terre, jeter vos effets de valeurs sur le sol. Après d’innombrables cris de panique et quelques passages à tabac de civils tentant de s’échapper, tous vidèrent leurs poches et leurs sacs puis s’allongèrent sur le sol.

Voilà, sans un bruit et tout se passera bien. Oui, oui, même pour toi le guichetier. Un silence pesant s’installa tandis que les malfrats attachaient leurs prisonniers. Mais… Soudain, le chef des preneurs d’otage se figea, puis fixa l’employé de banque dans les yeux.
Bah, pourquoi tu trembles mon gars ? Questionna-t-il en s’approchant. T’inquiètes pas, on fait juste un petit retrait et on s’en va. Tu pourras retourner chez toi tranquille, comme s’il s’était rien passé.
V...V.vvvous êtes dededes monstres…
Quoi ? Qu’est-ce que tu dis ?! J’ai pas bien entendu ?! Rugit alors le malfrat. Je suis sympa avec toi. Je te dis que tu pourras repartir tranquillement, revoir ta gourdasse et tes chiards en un seul morceau, et TOI, tu me menaces, C’EST CA ?! Il attrapa alors la tête du guichetier avant de la lui fracasser à plusieurs reprises contre le marbre du comptoir. Le nez brisé et le visage en sang, ce dernier s’effondra au sol, sous les cris horrifiés des otages.

Pfiiiiouuuuu ! Héhé, il est taquin hein ? Bien… Qui est le responsable de cette saloperie de banque ici ? Une main féminine entrecoupée de sanglots se leva fébrilement. Quoi ? Une gonzesse ? Ah ! Ma mère me disait toujours que c’est elles qui nous tiendraient par les couilles plus tard. Enfin... Il s’accroupit près d’elle. Allons… Faut pas vous en faire madame. Puis lui caressa le visage avant de remarquer qu’elle serrait dans ses bras un enfant de dix ans tout au plus.
Oh les gars, regardez ça… C’est y pas mignon. C’est ton gamin ? Coucou ! Aie pas peur, on va pas te manger mon gaillard... Il voulut l’attraper par le bras, mais la jeune femme l’en empêcha en le giflant violemment.
Je… Je vous interdis de le toucher !
Le preneur d’otages passa son doigt sur ses lèvres gercées, d’où perlait dorénavant un mince filet de sang. Héhé. L’instinct maternel c’est quelque chose hein… Tiens petit. Cache toi bien les yeux, je voudrais pas que tu vois ça. Jarod expédia alors un puissant revers patriarcal à la mère, qui glissa sur quelques mètres sous la force du coup.
Maman ! S’écria l’enfant en se jetant dans les bras de sa génitrice.
Toi tu fermes tes yeux, TU FERME LES YEUX PUTAIN ! Cache-lui les yeux à ton gamin ! S’égosilla l’homme tandis qu’il se rapprochait de la banquière dont l’arcade saignait abondamment. Arrivé à ses côtés, il l’agrippa par la chevelure.

Je voulais juste faire connaissance avec ton ptit gars, mais là… Le forcené se releva brusquement avant de se retourner vers son équipe. Bon assez perdu de temps. Vous quatre, vous allez rester ici et garder les otages. Si vous en voyez un qui joue au héros, vous lui faite sauter le caisson compris ? Ses hommes se mirent alors en position aux quatre coins du hall.
Jack, Crow et le reste, prenez les sacs et venez avec moi. On va faire un petit tour au coffre de la banque avec madame et son gosse... Allez viens gamin ! Il attrapa solidement le fils de la directrice par le bras. Tu vas visiter les locaux où bosse ta mère. Ça va te botter mon coco !
Pitié, laissez-le en dehors de tout ça. Je vous en conjure ! Supplia cette dernière alors que son tortionnaire la traînait par les cheveux, vers un couloir menant au sous-sol.

C’est toi qui à cherché la merde ma grande ! Maintenant va falloir se rendre utile !

Niché derrière une grille d’aération surplombant le hall, Jûken’Maw était arrivé deux minutes trop tard pour empêcher l’exécution des gardes. Mais, il n’avait pas perdu un instant de la scène qui avait suivi. Le fait de rien pouvoir tenter alors que ce psychopathe torturait ces pauvres gens était difficilement soutenable… Mais ils devaient endurer cette épreuve le temps qu’il puisse renverser la vapeur. S’il était intervenu trop tôt, cela aurait occasionné l’exécution d’une bonne partie des otages en plus de l’exposer inutilement.

Rücker… Le sang du djöllfulin bouillonnait tandit qu’il se ressassait les informations qu’il avait pu récolter sur lui durant ces dernières semaines. Jarod Rücker : humain, militaire Khazarien déclassé puis pourchassé pour assassinat d’officiers de sa propre faction, massacre de populations civiles et crimes de guerre. La suite de son parcours se fit au service de seigneurs de guerre à travers tous les Baldors, remplissant de sombres besognes tels que des meurtres, enlèvements, vols, contrebande… La liste était longue. L’examen psychologique du sujet, mené lorsqu’il fut arrêté, l’avait décrit comme violent, cruel, instable et imprévisible. Un psychopathe notoire aux accès de colère brutaux. Malheureusement, il était aussi talentueux qu’il n’était dangereux. Un soldat d’élite avec une soif inextinguible de meurtre : voilà à quoi avait à faire Jûken’Maw.

La garde khazarienne ne tarderait pas à arriver, mais elle ne pourrait pénétrer dans le bâtiment sans manquer de compromettre l’entièreté de l’opération. Il allait falloir jouer serré : éliminer les hommes gardant les otages dans le hall de la banque ainsi que ceux envoyés au niveau supérieur, tout en évitant d’éveiller les soupçons de Rücker. Puis une fois ceci accompli, libérer la directrice et son enfant... avant de s’occuper de ce taré une bonne fois pour toutes.
Se déplaçant discrètement, dans les conduits d’aération de la banque, Jûken’Maw décida tout d’abord de commencer par se débarrasser des criminels patrouillant à l’étage de la banque. Ça lui éviterait toute mauvaise surprise lorsqu’il passerait à la libération du groupe d’otages massés au rez-de-chaussée.

Arrivé près d’une nouvelle grille d’aération métallique débouchant sur le premier étage, il usa de sa magie de cendres ardentes pour en faire fondre les jointures, impossible à dégonder par des moyens conventionnels. La qualité du travail nain avait ses désavantages dans certaines situations…
Une fois sorti des conduits, le technophile se dissimula derrière les nombreux bureaux présents, puis commença à repérer les lieux.
Cinq cibles… Trois des hommes de Rücker déambulaient, armes en mains, dans les différentes pièces de l’immense étage, surveillants les fenêtres en vue d’une arrivée imminente des forces de l’ordre. Les deux derniers étaient postés devant l’escalier, coupant tout accès rapide au hall.

Il fallait les neutraliser un par un et… discrètement. Soudain, l’un des malfaiteurs, semblant avoir entendu du bruit, entra rapidement dans la pièce où se trouvait le djöllfulin. Il s’approcha lentement du fond de la salle, mains crispées sur le manche de son épée… puis aperçu les marques de fusion autour de la grille d’aération. Mais une main vint subitement couvrir sa bouche. Et avant qu’il n’ait eu le temps de prononcer un mot, son assaillant, auparavant dissimulé sous le bureau, lui brisa la colonne d’une brutale torsion de tête.
La tension retombée, la série d’assassinats se poursuivit à travers l’étage. Le second malfrat eu les cordes vocales discrètement tranché par le fil aiguisé du katana de Jûken’Maw. Le troisième mourut étouffée par ses mains calleuses. Quant aux deux derniers, un couteau de lancer dans le crâne de chacun d’entre eux résolu le problème.

Cette zone désormais pacifiée, le servant de Lagmarù descendit furtivement au rez-de-chaussée.
Les otages étaient là... massés au pied du guichet faisant la longueur de la salle et encadrés par quatre gardes. Il était impossible d’en atteindre un sans risquer d’alerter les autres. Le moindre coup de feu mettrait en danger, non seulement les otages présents dans la pièce, mais également la directrice et son enfant, prisonniers des griffes de Rücker.
Conscient de ce problème, le djöllfulin inspira profondément puis se concentra. Il fallait malgré tout agir vite. Rouvrant les yeux, il décrocha alors une grenade adaptative de sa ceinture, puis la chargea avec sa signature magique… avant de la faire rouler discrètement en plein milieu de salle.

Le projectile s’arrêta finalement entre les jambes d’un des malfrats. Oh put… La grenade diffusa une énorme et épais nuage de cendres dans toute la pièce. D’un rapide mouvement de main vers le haut, Jûken’Maw fit alors léviter la nappe de cendres dans les airs, au niveau des visages des criminels, évitant ainsi d’intoxiquer les civils. Les hommes de Jarod tentèrent bien de sonner l’alerte, mais ils se mirent à suffoquer tandis que les particules s’infiltraient dans leurs poumons.
Ses adversaires désormais aveuglés, le servant de Lagmarù dégaina son katana avant de se jeter sur eux. Une glissade suivit d’un tacle fit trébucher le premier en arrière, qui s’empala sur la lame que le djöllfulin avait placé juste en dessous de lui. Les deux bandits suivants, ayant eut le malheur de se trouver côte à côte, furent décapités d’une seule et large taillade. Leurs têtes sautèrent comme un bouchon de champagne avant de s’écraser au sol. Toutefois, le dernier réussi à s’extirper du nuage de cendre, les yeux injectés de sang et la gorge en feu. Mais il ne repéra que trop tard son opposant, qui l’agrippa, puis le projeta dos sur le comptoir avant de lui briser la nuque d’un massif coup de coude sur le crâne.

Le hall vidé de ses opposants, le diable à corne réabsorba le nuage de cendre ainsi que les maigres particules qu’avaient pu respirer les otages. Leurs poumons purgés et leurs liens défaits, il déverrouilla la porte principale avant de les faire sortir de la banque le plus silencieusement possible. Descendant quatre à quatre les escaliers du bâtiment, les otages libérés se jetèrent dans les bras de leurs proches massés derrière un cordon de protection de la garde khazarienne, avant de fondre en larmes. L’expérience avait été traumatisante, mais cet effroyable sentiment laissa bien vite place à la joie des retrouvailles.

Pour Jûken’Maw en revanche, le plus dur restait à accomplir… Dégainant son fusil, le technophile le chargea avec des plombs de magie concentrée avant de se diriger rapidement vers les sous-sols…

Là où se trouvait les derniers otages… et Rücker.


-- 13h04 - Sous-sol de la banque Aegis : Chambre forte --

En face du groupe de malfrats et de ses deux prisonniers se dressait une gigantesque porte rectangulaire, un monstre d’acier de 90 centimètres d’épaisseur. D’un mouvement de tête, Jarod Rücker contempla l’immensité de l’édifice avant de pousser la directrice vers une multitude de leviers et d’engrenages situés à leur droite.
Allez ma cocotte ! Tu connais la combinaison du coffre. Soit gentille et déverrouille nous tout ça.
Je… Je...
Quoi ? Tu t’en souviens plus, c’est ça ? *soupire* T’en fait pas fait pas ça arrive même aux meilleurs. Fit-il en lui tapotant sur l’épaule. Bon… Bah temps pis ! On lève le camp les enfants ! Sous le regard médusé de ses hommes, Rücker se retourna alors vers la sortie… Mais fit soudain volte-face avant d’écraser son poing dans l’estomac de la banquière. Cette dernière s’étala au sol puis vomi une gerbe de sang.

Alors ça y est ?! Ça t’est revenu ou t’as encore besoin d’aide ?! Parfait ! Maintenant tu fermes ta gueule, tu bouges tes fesses et tu m’ouvres cette putain de porte !!! Meurtrie, la banquière se raccrocha au mur en vacillant puis se releva péniblement, sous les pleurs de son enfant qui serrait la jambe de mère.
Ah ! Et dit à ton gamin d’arrêter de brailler sinon j’me taille un slip dans son abdomen, c’est compris ma mignonne ? À chaque nouvelle menace du tortionnaire, le jeune garçon effrayé se blottissait un peu plus contre sa génitrice.
Ne t’en *tousse* fait pas mon chéri… Ne t’en fais pas… Maman va te sortir de là. La directrice s’approcha des leviers, puis entra la complexe séquence de déverrouillage. Engrenages après engrenages, pistons après pistons, la lourde machinerie se mit en action. Finalement... la porte s’ouvrit lentement, tandis qu’une fine raie de lumière d’or filtrait à travers son l’entrebâillement, devenant de plus en plus massive jusqu’à illuminer complètement l’extérieur.

Le groupe de criminels, n’ayant jamais vu autant de richesses massées au même endroit, fut comme hypnotisé par cette vision idyllique qui s’offrait à eux.
Ah bordel, c’est… C’est... Mais alors qu’il essayait de terminer sa phrase, la banquière poussa subitement son fils dans le coffre et enclencha une nouvelle série de levier.
Adieu, mon chéri...
Maman ? ne me laisse pas !
Quoi ?! Non non ! Ne… Couvrant la voix de Rücker et les cris de l’enfant, la lourde machinerie se mit de nouveau en marche et, au terme de quelques secondes, referma brutalement la porte de la chambre forte, scellant les richesses qu’il contenait ainsi que le fils de la gérante jusqu’à l’arrivée de la garde khazarienne. Une fois l’écho métallique des derniers verrous se refermant dissipé, un silence de mort plana dans l’antichambre du coffre-fort.

Oh put… Oh putain, j’le crois pas ! Rücker se pinça les yeux. C’est… Il tremblait, bouillonnant de rage. C’est le problème avec les banquiers. Tu leurs donnes ça… Il s’approcha de la directrice en désignant son avant-bras… Et ils te prennent CA ! D’un revers de la main d’une puissance surnaturelle, le forcené envoya voler la directrice sur une dizaine de mètres. La mère de famille termina sa course contre un mur près des escaliers menant au sous-sols, le front recouvert de sang.

Un rictus se dessina sur le visage du criminel qui, fusil technophile en main, s’approcha vers sa victime. Voilà pourquoi il faut jamais faire confiance aux gonzesses. T’essayes d’être sympa, tu discutes calmement et soudain, sans prévenir, elle te la mette dans le…
Surprise connard…
Qu’est-ce que ?! Jaillissant des escaliers, une salve de plombs imprégnés de magie volatile vint percuter le torse de Rücker. La puissance inouïe du coup de feu le propulsa tel un boulet de canon à travers la salle, puis l’envoya s’étaler contre la paroi métallique du coffre. Voyant leur leader s’affaler sur le sol, ses cinq hommes de main se retournèrent brusquement en direction de l’escalier pour y voir… une botte aux renforts d’acier s’écraser sur le marbre de l’antichambre.
Surpris, ils relevèrent alors lentement la tête pour faire face au canon fumant d’un fusil Cerberus, tenu par un diable au visage d’acier.

La fête est finie tas de rats… D’un mouvement vif, il pointa son arme en direction du groupe de malfrats avant d’ouvrir le feu. La tête du plus proche d’entre eux sauta comme une verrue arrivée à maturité tandis que le sternum d’un autre explosa dans une gerbe de flammes. Le reste des criminels coururent se mettre à l’abri du feu ennemi, mais leur mystérieux assaillant en abattit un troisième avant qu’il n’ait eu le temps d’atteindre le renfoncement du mur ou s’était réfugiés ses camarades.

Mais c’est qui ce type bordel ?! S’écria l’un des truands.
Qu’est-ce que j’en sais moi ! Faut le buter tou… Coupant ce dernier dans sa phrase, une grenade roula sur le sol puis s’arrêta contre sa botte. Oh merde… Une large explosion embrasa la salle, soufflant tout ce qui se trouvait un peu trop près du coffre.
La directrice de la banque, ayant assisté à toute la scène en dépit de son état critique, distingua une imposante silhouette se pencher sur elle. Plantés au milieu de son apparence brumeuse, deux yeux sévères luisaient d’une aura volcanique, fusillant quiconque osait lui soutenir le regard. Mais malgré sa carrure imposante et effrayante, l’individu la souleva précautionneusement, puis la porta dans ses bras tout en remontant rapidement vers la surface.

Qui… Qui êtes-vous ? Questionna-t-elle, encore sonnée par les coups de Rücker.
Plus tard madame… Répondit ce dernier d’une voix rauque.
Reprenant soudain ses esprits, elle écarquilla les yeux. Mon *tousse* Mon fils ! Il est encore dans le coffre !
Je sais. Mais je dois d’abord vous faire sortir d’ici. Vous avez besoin de soins urgents.
Mais...
Je retourne le chercher juste après. Il est en lieu sûr pour le moment.
Non… Non ! Vous ne comprenez pas. L’homme qui s’appelle Rücker… Il *tousse* Il n’est pas ordinaire…
Comment ça ?
Sous sa cape… Il a une sorte de… une sorte d’armure étrange, avec... un genre de bouclier magique… Je n’ai jamais vu *tousse* pareille technologie. Mais je l’ai entendu en discuter avec ses hommes. Il a dit que si jamais le plan tournait mal, il *tousse* pourrait forcer le coffre avec ça. C’est un… Comment a t-il dit déjà ?
Essayez de vous souvenir.
Un exo… Un « exo-squelette externe »… ou quelque chose comme ça.

Quoi ?!


-- 13h21 - Sous-sol de la banque Aegis : Chambre forte --


Au pied de la porte du coffre-fort était empilé un monticule de roches, issus de l’effondrement d’une partie du plafond. Mais un grondement sourd anima soudain le tas de gravas… Une étrange vibration parcourue alors le sol de la salle jonchée de cadavres... jusqu’à ce qu’un poing mécanique jaillisse subitement de l’intérieur du carcan de pierre, tel une main de cadavre revenant d’outre-tombe pour hanter les vivants.
Un vrombissement de plus en plus puissant emplit l’antichambre du coffre, avant de subitement faire voler en éclat l’amas de rochers. Le bruit de l’explosion se réverbéra dans toute la banque.

Oh mon dieu ! Qu’est-ce que c’était que ça ? Sursauta la directrice alors qu’ils atteignaient enfin le grand hall.
Je crois que votre crainte s’est transformée en prédiction…

Au sous-sol, dans une cacophonie mêlant gravas brisés et bruitages mécaniques, une ombre massive s’extirpa des ruines fumantes de sa prison de calcaire. Elle arracha les derniers morceaux de sa cape en lambeaux, révélant ce qu’elle dissimulait : un énorme harnachement, fait de broches métalliques, de pistons fixés à même la chair et crachant régulièrement de furieux jets de vapeurs.
D’un pas lourd mais déterminé, l’homme en exo-squelette se plaça face à la chambre-forte avant d’y enfoncer violemment l’un de ses poings mécanique. Une énorme vibration retentit à travers toute la banque. Et lorsqu’elle s’atténua enfin… La surface de la porte d’acier arborait un cratère d’impact de près de deux mètres de diamètre.

Eh gamin ! Héhéhé... C’est moi ! Ton super pote Rücker ! S’écria le psychopathe d’une voix hystérique et nasillarde. Ça va ? La forme ? Tu fais la brasse dans mon pognon ? T’as de la chance petit merdeux. Ça risque de me prendre du temps de forcer ce machin. C’est pour ça que je vais d’abord retrouver ta mère… Et je vais la tailler en morceaux ! T’ENTENDS ?! Hurla-t-il en fragilisant un nouvelle fois le coffre d’où provenait les pleurs de l’enfant terrorisé. Son avertissement lancé, il fit demi-tour, puis jeta un œil à la salle, pour constater le décès de la totalité de son groupe.

Bon ! Très bien ! Puisqu’on peut pas compter sur ses propres hommes pour supprimer UN type, je vais m’en occuper personnellement. Après avoir ramassé son fusil technophile qui traînait par terre, le criminel dégaina une lame mécanique de son dos puis commença à faire quelques moulinets dans le vent à l’aide de ses prothèses technophiles. Il était impatient d’en découdre avec celui qui avait osé le dynamiter.
Je vais le traquer ce petit garnement ! Et c’est moi qui mettrais son cadavre dans un sac ! Tout en avançant furieusement, Rücker, le front dégoulinant de sueur, inspirait et expirait bruyamment, tel un taureau prêt à charger le petit malin agitant un tissu rouge devant lui.

Je vais l’anéantir cette espèce de petite merde cornue ! Je vais lui éclater la face et le réduire en bouillie ce nabot ! TU M’ENTENDS FILS DE PUTAIN ?! JE VIENS EN PERSONNE POUR TE FAIRE LA PEAU AHAHAHAHAHAHAHAH !!!
L’écho de sa voix démente se réverbérait à travers les immenses couloirs de la banque, comme une menace de mort prête à fondre sur le djöllfulin et sa protégée.
C’est pas vrai... À l’entente des hurlements psychotiques, Jûken’Maw déposa la banquière au sol, qui se releva péniblement.
Il faut que quelqu’un s’occupe de ce malade. S’il s’échappe, les conséquences seront désastreuses... Vous pouvez marcher ?
Oui… *tousse* Oui… Ne vous en faites pas pour moi.
ALLEZ AMÈNES TOI MON COCO ! JE VAIS EXPLOSER TA SALE TRONCHE ET EN FAIRE UN PUTAIN DE PUZZLE 5.000 PIÈCES !!!
Par les dieux… Voici la combinaison du coffre. Sauvez mon fils, je vous en prie…
Je m’en occupe. Maintenant partez, vite !

Grièvement blessé, la directrice passa tant bien que mal le palier de la banque Aegis. Mais alors qu’elle s’apprêtait à franchir le pas de la porte, elle se retourna une ultime fois vers son sauveur, les larmes aux yeux.
Faites attention à vous surtout.

Je reviendrais madame… On ne tue pas la Justice.


L’otage enfin en sécurité, le servant de Lagmarù rechargea la totalité de ses armes à feu avant de s’enfoncer à nouveau dans les entrailles de l’imposante bâtisse. Fusil à l’épaule, il avançait dans un immense couloir flanqué de nombreuses colonnes et statues en marbre noir sur toute sa longueur.
Soudain… des pas lourds et furieux résonnèrent. Jûken’Maw, le souffle haletant, visa immédiatement le bout du corridor, doigt sur la gâchette…... Surgissant tel une bête assoiffé de sang, Rücker, enchâssé dans son massif exo-squelette, apparu au bout du couloir. Ses muscles tendus, ses pupilles noires, les traits tirés de son visage, les veines apparentes sur son front et son cou : tout chez lui traduisait une irrépressible envie de meurtre.

TOI ! Il pointa furieusement son adversaire du doigt tout en avançant. Je vais t’encastrer dans un pot de chambre, petite merde masquée !
Rücker !!! À sa vue, le technophile ouvrit immédiatement le feu, faisant pleuvoir un déluge de plomb sur son adversaire. Mais son armure généra une bulle de protection magique autour de lui, stoppant la totalité des projectiles.

Je sens qu’on va bien s’amuser ! Carabine en main, l’ex-khazarien tira à son tour vers Jûken’Maw, qui se jeta immédiatement derrière une statue.
Alors que son abri s’effritait sous les tirs continus, le djöllfulin trafiqua rapidement son fusil, lui rajoutant plusieurs accessoires métalliques issus de sa sacoche. La modification terminée, il inséra quelque chose dans le canon de son arme avant de la recharger bruyamment.
Tu viens chez moi et tu fais foirer mon plan ? J’vais t’apprendre ce qu’il en coûte de me...
Tu parles trop… Surgissant des ruines de la statue, il pressa la détente de son arme, propulsant une grenade... qui explosa une fois arrivée au niveau du malfrat. Le souffle de la détonation l’envoya s’incruster dans un mur, brisant plusieurs colonnes au passage.

Mais quelques secondes plus tard, Rücker ressortit intact de la fumée générée par la déflagration. Toutefois, son arme à feu, qu’il avait lâché par inadvertance dans l’explosion, était en miettes.
Et bah ! C’est que t’en a dans le froc mon gars ! Mais ton petit pétard mouillé de tout à l’heure m’avait déjà pas fait grand-chose grâce à mon bouclier intégré ! Le forcené se saisit alors son épée mécanique avant de se ruer sur Jûken’Maw.

Rangea rapidement son fusil dans son dos, le djöllfulin eu tout juste le temps de faire une roulade, esquivant de peu la trajectoire de la lame de l’ex-khazarien, qui sectionna en deux le pilier derrière lequel son opposant s’abritait. Se relevant, le diable à corne dégaina immédiatement son katana avant d’enchaîner de nombreuses passes d’armes avec Rücker à travers tout le couloir. Finalement, leurs deux épées se bloquèrent l’une contre l’autre.
Des étincelles jaillirent de l’entrechoc de leurs lames respectives, se réfléchissant sur leurs deux visages, dorénavant à quelques centimètres l’un de l’autre... Mais la pression exercée par le criminel de guerre, aidé de son exo-armure, était insoutenable.
Et bah qu’est-ce qui t’arrive mon gars ? T’as un petit coup de mou ? Moi je viens à peine de commencer à m’échauffer !
Ça te va bien le nez rouge.
Quoi ? Le djöllfulin masqué recula alors sa tête avant de l’enfoncer dans le pif de Rücker. Profitant que ce dernier soit sonné, il lui fonça dessus puis arracha un boîtier contenant un cristal lumineux de son exo-armure. Toutefois, le criminel, mettant moins de temps que prévu à se remettre de l’assaut, attrapa le servant de Lagmarù par le cou.
Hehe, pas mal petit enfoiré... Il renifla puis essuya son nez, qui arborait une fracture sanguinolente. T’as démoli mon générateur de bouclier fumier ! Mais il va te falloir plus que ça si tu veux me passer sur le corps ! Poussant un cri de rage, il le souleva alors au-dessus du sol, puis prit appui sur ses articulations mécaniques, avant de s’élancer à une vitesse prodigieuse à travers le plafond.


Les deux adversaires traversèrent finalement le plancher du premier étage pour venir s’écraser avec fracas parmi les bureaux. Le djöllfulin, meurtri par la puissance du choc, saignait abondamment. Rampant sur le sol, il tendit la main vers son katana, tombé à quelques mètres. Mais Rücker, déjà debout, lui délivra un formidable coup de pied dans l’estomac, le faisant passer au travers d’un mur adjacent.

Oulaaa ! Mais c’est que tu t’es fait mal mon gars ! Hehe... Tu devrais aller voir un toubib histoire de te faire retaper. Rücker commença à frapper dans ses mains, comme pour encourager son adversaire. Allez allez ! Abandonne pas maintenant, t’y est presque ! Relève toi. Tu peux le faire mon coco ! Lui cria t-il tout en s’approchant. Puisant dans ses réserves, le djöllfulin se redressa subitement, esquivant de justesse la trajectoire de la lame mécanique de son ennemi.

De retour dans le combat, le diable au masque de fer contra-attaqua, frappant à l’aide de ses poings dans ses flancs et son visage et arrachant de nombreux composants de son exo-squelette. Quelques craquements retentirent, mais Rücker encaissa... et le fit trébucher d’une balayette. À l’aide de ses poings mécaniques, il frappa dans le thorax du servant de Lagmarù puis attrapa alors sa tête cornue avant la lui éclater à plusieurs reprises contre le mur.
Jûken’Maw réussit finalement à repousser la brute d’une violente ruade vers la salle principale. Il attrapa alors une poutre métallique qui traînait par terre avant de frapper latéralement le genou du criminel avec. Son opposant s’affaissant, il se saisit à son tour de la tête du criminel et lui octroya le même tarif que ce qu’il venait de subir, mais cette fois-ci contre le rebord d’une commode en métal.
Le sang gicla abondamment, mais à l’aide de sa force décuplée, l’ex-Khazarien se libéra et se saisie de ce même rangement avant de le projeter sur le djöllfulin. Frappé de plein fouet par le projectile, ce dernier fut emporté à travers la salle, puis passa au travers d’une armoire en chêne.

Ravagé par la collision, sa vue devint trouble, ses muscles douloureux. Alors qu’une quantité impressionnante d’hémoglobine dégoulinait de ses plaies, il jeta un regard flou sur ce qui l’entourait et vit la silhouette de Rücker se rapprocher dangereusement. C’est alors... qu’un léger reflet provenant de sa droite l’interpella.
Tu veux récupérer le gamin de l’autre gourdasse hein ? Une fois que je t’aurais réduit en bouillie, je le retrouverais, je le découperais en dés ! Je le donnerais à bouffer à mes clébards ! Puis ce sera le tour de sa mère ! Puis de son père ! Puis du reste de sa famille ! Puis de leurs voisins ! ET DE CETTE VILLE ! JE VAIS TOUS LES MASSACRER !!! Il s’élança violemment vers son adversaire mortel, son épée mécanique en main, bien décidé à en finir une bonne fois pour toute.
Esquivant au dernier moment la charge, Jûken’Maw ramassa ce qui s’avérait être son katana. Tenant son arme à l’horizontale, il concentra sa magie de téframancie (la maîtrise des cendres ardentes) dans sa main gauche, puis fit glisser sa paume incandescente le long du plat de sa lame, chauffant cette dernière à blanc.
Rücker, furieux d’avoir manqué sa cible, fit immédiatement volte-face, mais…

Il est temps... de payer pour tes crimes. Partant du sol et décrivant un large arc de cercle rougeoyant, sa lame en fusion découpa la jambe, le bras ainsi qu’une partie de l’épaule droite de Rücker comme si ce n’était que du beurre. Un deuxième coup au niveau du visage le balafra profondément, emportant son œil droit dans une taillade ardente. Enfin, deux ultimes tranches croisées sur son torse traversèrent son armure, marquant sa chair d’une large cicatrice en forme de X.
Face à un tel déluge de coups, l’ex-Khazarien s’effondra lourdement au sol, son exo-squelette détruit de toutes parts. Le souffle court mais bien vivant malgré l’état critique dans lequel il se trouvait, il tendit sa seule main restante vers sa lame, gisant à quelques centimètres sur sa gauche, près de son bras découpé.

*clic* Un bruit métallique familier résonna aux oreilles de Rücker, qui retourna lentement la tête en face de lui pour y voir… le plus gros canon de pistolet qu’il n’ait jamais vu de toute sa vie, braqué au niveau de son nez, par un djöllfulin passablement énervé.
Ceci est un .357 Behemot : le plus puissant pistolet du monde. Il peut te faire sauter la cervelle comme le vent te balaye ton chapeau… La phrase avait été prononcée avec un calme effrayant qui glaça le sang de Rücker. Tout en ravalant sa salive, il jeta un nouveau coup d’œil sur sa gauche.
Tu dois te poser une seule question… Est-ce que je tente ma chance ? Le criminel, dégoulinant de sueur, fixait intensément son épée…
ALORS ? TU LA TENTES OU PAS ?! ...Puis dans un élan rageur, il se jeta dessus

Deux détonations, semblable à des coups de tonnerre, retentirent dans la banque, suivit des cris de douleur de Rücker. Ce dernier venait de recevoir un plomb de calibre 4.4 dans chacun de ses membres encore valides, transformant ces derniers en masses de chair informes.
Réjoui-toi. Si ça tenait qu’à moi, j’aurais déjà repeint les murs de cette salle avec ta cervelle. Mais… Je crois que quelqu’un désire te voir... Ceci dit, Jûken’Maw lui écrasa son poing dans la figure, l’envoyant au pays des rêves le temps d’aller accomplir une promesse…


-- 13h45 - Banque Aegis : Parvis --

Alors que la foule, massée derrière un cordon de sécurité formé par la garde khazarienne, retenait son souffle, les deux battants de la banque Aegis s’ouvrirent en grand. Mettant fin au suspense, Jûken’Maw apparut, portant l’enfant de la directrice sur son épaule droite et traînant Rücker, ou plutôt ce qu’il en restait, par les pieds. Son kimono était déchiré, révélant un torse musclé, tatoué et balafré par son combat. Seules ses bottes, ses jambières et son masque cornu demeuraient à peu près intacts, bien que recouverts de poussière et sang.

Approchant du haut des escaliers sous une pluie d’applaudissements, il y balança le criminel qui dégringola violemment toutes les marches, pour finalement terminer sa course au pied de… L’Imperator des Khazariens, Moradund Marteau-de-Fer en personne
Suivant lentement le criminel dans sa chute, sous une pluie d’applaudissements, le héros d’un jour déposa l’enfant qu’il portait au sol. Ce dernier remercia chaleureusement son sauveur - et futur modèle - avant de se jeter dans les bras de sa mère, se reposant dans une civière non loin de là.

Se tournant finalement face au souverain de la cité, le djöllfulin frappa sa poitrine en signe de respect.
Imperator…
Nous avez-vous seulement laissé un peu de travail Mr Maw ? Lança Moradund, un sourire en coin.
J'ai bien peur que non.
Je vois… En tout cas, au nom des otages libérés, de la garde khazarienne que ce fils de gobelin à ridiculisé et de toute la cité de Baldorheim, je vous remercie pour vos actions… Dites-moi. Que diriez-vous d'avoir le plein droit de vos actes de justice en rejoignant nos rangs ? 
Quelles sont les conditions ?
Éviter les destructions... Alors qu’il prononçait cette phrase, des bruits de gravas s’effondrant à l’intérieur de la banque retentirent. 
Et le meurtre est une option... Le servant de Lagmarù jeta un œil sur les restes agonisant de Rücker, devenu un homme-tronc borgne, puis d’une pression du pied sur la hanche, lui arracha un sourd hoquet de douleur.
... Il n'est pas mort.
Moradund opina de la tête avec un sourire. 
Oui… Effectivement. Il marqua un temps, contemplant l’effervescence civile autour d’eux. Alors, que pensez-vous de ma proposition ?

Le djöllfulin masqué fixa alors le maître nain droit dans les yeux, qui témoignaient d’une sincérité d’acier.

Et bien… Faire prévaloir la Loi et la Justice. Ramener un semblant d’ordre en ce monde... Si c’est bien là le cœur de votre cause Imperator, alors c’est un devoir personnel que d’y œuvrer à vos côtés.


Fin

[Jûken’Maw rejoint les rangs des Khazariens]



P.S : Je remercie Moradund pour son aimable participation à ce Rp de faction :3


Dernière édition par Jûken'Maw le Jeu 21 Déc 2017 - 20:40, édité 1 fois
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Dilon Deraborne
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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Jeu 21 Déc 2017 - 20:13

@Jûken'Maw : tu fais désormais partie des Kazhariens. N'hésite pas à aller te présenter dans ton QG, ici. Tu remportes également 10 points de faction bonus






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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Ven 22 Déc 2017 - 14:17

Lève-toi abrutie, c'est pas une auberge ici!

Pour la première fois depuis plusieurs années je me réveillais dans un lit. Un lit aussi douiller qu'une branche de sapin... Mais bref.

...Bonjour... je crois... Puis-je s'avoir où je suis?, qui êtes vous? ..et pourquoi j'ai qu'une botte..?

Je pus enfin voir mon interlocuteur, un homme d'une grande taille, musclé et barbu il ressemblais à l'un des barbares du Nord, il était habiller d'une tenus en cuir et armée d'une hache accrocher à la ceinture.

T'es dans la caverne la bleusaille, et j'suis celui qui t'a fait signer pour rejoindre le rempart de la civilisation... et ta botte est sous lit...  

Récupérant ma botte je me leva et je me mis debout et pus constater que le recruteur faisait une tête de plus que moi...

Rassurer moi... Quand vous dite rempart de la civilisation c'est pas de l'administration...

Te sérieux gamin? On est la Milice, pas ces planqué de Gardien...  

Pffff... J'suis obliger de rester? L'armée c'est pas mon truc...

Bien sûr, mais si tu part tu finira au bout d'une corde.

Après une longue reflétions, d'environ 0,5 seconde, je fini par répondre affirmativement. Heureux de cette réponse le milicien me laissa seul avec mes pensées.
Bon, après tout tuer des sauvages, être payer pour ça et faire parti de l'armée nordique et jouir de leur influence, que des bonus...                                                                                     

...Joie
 

Je rejoins la Milice...
et désolé pour la pique sur les Gardien Sourire


Dernière édition par Darius Drake le Sam 23 Déc 2017 - 5:27, édité 1 fois
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Selsya Åsa
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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Ven 22 Déc 2017 - 19:21

Selsya venait de recevoir la liste des nouvelles possibles admissions au sein de la Milice. Alors qu'elle parcourait les listes, elle s'étonna de voir un nom : Darius Drake.
La jeune femme haussa un sourcil et regarda le nom du tuteur de la potentielle recrue. Selsya poussa un long soupir.

Une fois de plus, l'une de ses ouailles, toujours la même, évidemment, avait fait des siennes. Ce milicien essayait désespéremment de prendre des recrues sous son aile, mais il n'en avait absolument pas la carrure. Ce milicien manquait énormément de sens des responsabilités, si bien que Selsya n'était pas loin de le mettre à la porte, et pour couronner le tout, il tentait de plus en plus souvent d'embrigader des gens dans la Milice sans accord préalable de la hiérarchie. Selsya ne pouvait plus laisser passer ceci. On ne pouvait pas appeler ce garnement un milicien, car il ne faisait que boire et déserter les entraînements. S'en était fini d'une Milice fourre-tout et mal encadrée, la jeune elfe était là pour rétablir les choses.

Une fois l'homme renvoyé, elle s'attela à la rédaction d'un courrier, dans lequel elle prit les meilleures formes possibles pour expliquer à ce pauvre Darius la raison du refut : Non seulement, il s'était fait tromper dans le mode d'admission au sein de la Milice, mais en plus, de ce qu'elle en avait appris, il ne correspondait pas du tout au profil des personnes recherchées pour intégrer les rangs de la Milice. Elle s'en voyait navrée, mais elle devait refuser sa candidature.
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Nahérynn Daliann
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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Lun 26 Fév 2018 - 3:27

Alors que j'arpente les routes longeant la côte en direction de l'ouest, je vois le soleil tomber lentement en berne. J'étais jusque là perdu dans mes pensées, mais les teintes orangés me font vites revenir à la réalité. Je pars en quête de bois, du bois flotté pour le coup, et me fait un petit feu en bordure de plage.
Je m'installe sur un rocher et dépose mes affaires. En buvant un peu d'hydromel, je regarde pensif l’horizon rougeoyant alors que le zénith, lui, s'obscurcit.
Je ne me lasserai jamais de ses spectacles de la nature, c'est d'ailleurs l'une des raisons qui me pousse à voyager tout le temps... Il y a toujours quelque chose à admirer.
C'est exactement pour ça que je ne veux pas rejoindre de faction. Quelle idée d'aller s'enfermer dans je ne sais qu'elle caserne sombre et puante, pour suivre les ordres d'un chef va-t-en-guerre généralement plus bête que soit, le tout au nom d'une guerre absurde... D'autant plus absurde en ce qui me concerne. Je veux dire, quand on vit des millénaires comme je vais le faire, qu'est-ce qu'on en a à faire d'une guerre pour un royaume dont je verrai de mes yeux la chute un jour...

Le temps passe, dans le ciel, le noir l'a emporté sur le rouge depuis déjà un moment. Mon feu de camp étant ma seule source de lumière, je ne vois pas quand chose au delà de mon camp de fortune, mais je n'en ai pas vraiment besoin.
Je mange quelques rations sèches, le regard dans les flammes. Une légère brise maritime me caresse le visage, emplissant mon nez d'iode.
Soudainement, je réalise qu'en plus du crépitement du feu et le chant de la mer, une bruissement d'ailes se fait entendre. Rapidement, je distingue une silhouette volatile se rapprocher. En quelques secondes, un perroquet vient se poser à coté de moi. Je peux voir ses belles couleurs chatoyantes à la lumière de la flamme. Ce n'est que dans un second temps que je remarque un rouleau dans son bec. L'animal me tend le parchemin. Sur ce dernier, un cachet de cire indique que je dois le lire à l’abri des regards...

Au milieux de la plage en pleine nuit, tu penses que c'est suffisamment à l'abri des regard ?
Demande-je amusé au perroquet.

Sans attendre de réponse, j'ouvre et me mets à lire la missive...
C'est une proposition de recrutement pour rejoindre la faction des pirates. Bon, ce qui me frappe le plus est la qualité de leurs informateurs et de leurs perroquets. Je retiens le nom de Garzvirgh le Kalevala dans un coin de ma tête et jette la missive au feu par sécurité. Je sors de l'une de mes bourses, un petit biscuit pas trop sucré et le donne à l'oiseau en guise de remerciement. Sans prêter attention quant-à savoir s'il reste ou s'en va, je me mets à réfléchir...
La guerre des factions ne me passionne pas particulièrement et je n'ai pas d'affection pour la piraterie... Mais au moins, eux, me semblent laisser plus de liberté à leurs membres. Et il me faut avouer que cette idée d'exploration me tente énormément.
Et pourquoi pas ? Après tout, en tant qu'Abyssal la mer est sensée être mon domaine, sans oublier que je n'ai pas à craindre de tomber à l'eau... De surcroît, la piraterie, contrairement aux royaume ne disparaît pas. De tout temps il y a eu des pirates et de tout temps il y en aura je pense... Devenir un mage pirate ? Au moins c'est original.
Presque sans m'en rendre compte, je me mets à chantonner un des rares air de musique pirate que je connaisse et qui soit doux.

Oui, je vais devenir un pirate !
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Dilon Deraborne
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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Mar 27 Fév 2018 - 5:16

"Nahérynn Daliann" : tu fais désormais partie des Pirates. N'hésite pas à aller te présenter dans ton QG, ici. Tu remportes également 9 points faction bonus !






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Kānshǒu
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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Ven 9 Mar 2018 - 16:16


Une bien étrange missive était parvenue à Kānshǒu, apportée ce matin par un pigeon à collier de jade, faisant état d'une convocation des plus urgentes.

Le pugiliste devrait se rendre sans attendre au Vulcar, interrompre toute chose, pour arriver à la Tribu dans les plus brefs délais. Il ne contesta pas, et fut plutôt honoré que pareille lettre soit signée de la main du Chef lui-même.
N'ayant rien entreprit à part une esquisse de tableau, dépeignant Magnésie et ses merveilles, posée sur un chevalet, le Marchand ambulant quitta la chambre qu'il occupait dans une auberge elfique pour prendre la route dès la fin de matinée.

Utilisant les enchantements de navigation automatique qu'il connaissait, par ses lectures plutôt que par réel apprentissage, l'hybride aux étranges peintures faciales se laissa aller à une sieste alors qu'il laissait le charriot serti de cloches tracer la route. Il était curieusement épargné par les voleurs des grandes-routes, peut-être par l'allure déjantée de sa voiture, ensemble de planches mal assemblées, dont les carillons semblaient apaiser les cœurs au même titre qu'ils ne happaient les attentions dans leur ingénu vacarme.

Ceci dit, si ses pupilles contemplaient bel et bien ses paupières, le regard du jeune Kānshǒu
était tourné vers l'avenir. Cette missive faisait état de l'établissement de voies diplomatiques entre la Tribu et Dùralas -il ignorait qui était "Le Roi" à vrai dire-, et de plusieurs énonciations officielles en ce qui concernait les moyens d'application. Loin d'être candide, le Samourai au chapeau pointu devina qu'il jouerait un rôle dans les implications politiques de sa Tribu, quant à jusqu'où irait sa tâche ça, lui était impossible à deviner.
Ouvrant l’œil gauche, il constata que la fleur rouge et cramoisie, tâchée par d'élégantes traces noires en ses feuillages de jasmin, était toujours là où il l'avait laissée ; après la fâcheuse libération de son pollen hautement hallucinogène, l'objet avait été solidement enfermé dans une boîte en cristal. Il pourrait ainsi suivre ses humeurs sans en subir les affres, un sujet d'étude contenu dans un récipient plus efficace que le verre originel. Quelle riche idée, à y repenser. Mais Kānshǒu profiterait du voyage pour laisser l'abjecte chose aux shamans, ils sauraient mieux que lui.

Quelque chose inquiétait le pugiliste au sujet de cette flore. Un phénomène qui s'était répandu, selon diverses informations échangées avec les frères, avant que tous les spécimens ne meurent, un à un, depuis quelques semaines. Les causes et effets introduisaient des perspectives d'architecture magique incroyables, mais c'était le symbole qui inquiétait le marchand.
Ces fleurs n'étaient qu'un présage, des essais plus précisément, s'il devait s'adonner à des déductions. Quel que soit le mal derrière les bourgeons, il tâterait de son bâton.
Mettant fin à ses introspections, l'hybride au kimono Djölfulin se laissa aller à la torpeur, le voyage serait long jusqu'au Vulkar.


Il se réveilla à l'entrée du Cocon, sa bave séchait sur une joue que frappait un enfant. C'était Yozû, le petit frère d'Aka Ibura, un ami de beuverie. Après l'avoir rassuré sur son état de vie ; positif, Kānshǒu laissa son chariot dans l'enceinte du village dans les montagnes et continua son voyage à pied. Rien n'avait changé dans les ruelles délimitées architecturalement par les cabanes en peau qui formaient les huttes familiales du Cocon.

Tous les membres avaient pour tradition familiale de rapporter les trophées de leurs chasses afin d'agrémenter leurs maisons de ces derniers, les plus grands chasseurs ayant les plus grandes demeures. C'était une coutume partagée de tous, chamanes comme guerrières, marchands comme tisseurs, le Cocon tout entier était bâti sur des Os de Wyvern, cornes de sangliers, ou encore tapisseries en plumes d'aigle dans une diversité aussi vaste que colorée.

Le clan Aburame avait sa demeure à côté de la colline du Temple, lieu d'office et résidence semi-habituelle de sa mère, et leur maison comptait deux étages, grâce aux prouesses guerrières de son père, avec un seuil impressionnant taillé dans les ossements d'un Balrog. Une histoire que son vieux ne se lassait jamais de répéter ; avec le Chef de la Tribu et Ezio Hatori, le forgeron légendaire qui vivait reclus dans les montagnes, leurs missions les avaient menés sur les ruines de l'un de ces démons ancestraux et au comble d'une bataille épique le trio de -désormais très vieux- héros avait remporté le combat.
En franchissant un petit pont de bois qui couvrait quelque ruisseau, le marchand huma l'air pur de la montagne en ressassant ces histoires qui avaient bercé son enfance. Un sourire illumina son visage peint de bleu, et il continua son chemin. La maison n'était qu'à quelques mètres et il avait prit soin de venir en avance sur la date indiquée, revoir la famille le comblait plus que tout.

Il s'arrêta sur le célèbre perron, on pouvait parfois voir des enfants venir caresser le crâne de Balrog taillé, ayant remarqué la main levé de Shitzu, l'Intendant de la famille Aburame.

Il habitait une résidence secondaire dans les jardins qui menaient à la maison, et c'était un gobelin aux oreilles tombantes, vieille tradition du Cocon que d'avoir un Gobelin servant. Shitzu était la parfaite définition d'élégance, marchant toujours fièrement dressé, et toisant tout inconnu du même regard froid de neutralité. Il était toutefois toujours chaleureux avec les membres de la famille, et Kānshǒu le soupçonnait de le considérer comme un fils. C'était le gobelin vert qui avait trouvé l'enfant Hybride dans un refuge de la Garde Zéphyr, et l'avait rapporté au Clan Aburame.
Il compta moult fois comment Kānshǒu était le fils de deux guerriers Hybrides, aux cornes vigoureuses, ayant perdu la vie dans une embuscade de la Congrégation. Shitzu affirmait s'être dissimulé, observant l'affrontement de Factions avec prudence, et admirant les deux êtres qui protégeaient là leur progéniture aux mini-bois sur la tête.

D'après l'histoire, ils seraient tombés face à un humain particulièrement farouche et son G.O.L.E.M. qui répondait au nom cocasse de Wilthelm. Plus tard, lors de la soirée qui précéderait le départ de Kānshǒu pour sa mission d'observation en les forêts elfiques, Shitzu lui révélerait l'identité du meurtrier ; sachant que l'Hybride avait droit à la vengeance, très naturellement. L'humain était depuis devenu un vampire, un noble même, répondant au nom de Jacques Grey, héritier aux royaumes de Spelunca -domaine des vampires, une race que Kānshǒu apréhendait particulièrement- et aîné du Clan de la Rose, ayant connu une fulgurante ascension sociale ses derniers temps.
Kānshǒu avait décidé de conserver l'information, sans pour autant céder à ses pulsions. Quoi que cette histoire puisse rapporter à l'Hybride, il avait mieux à faire que de souiller son honneur avec des vengeances. Néanmoins, il était attentif aux nouvelles et lisait régulièrement les journaux comme recommandé jadis par Shitzu lui-même, et savait que l'assassin Jacques se marierait dans les temps à venir. Quel pays étrange que celui de Dùralas...

Il n'en connaissait pour l'instant que les routes entre le Vulkar et Sylfae, ne pouvant guère se passer des paysages pour continuer ses tableaux il avait décidé de s'établir dans diverses auberges afin de pouvoir entreprendre ses travaux en  toute liberté. Ceci dit, il s'était tout à fait familiarisé à l'univers de Dùralas, ayant passé des heures à arpenter les bois un livre à la main. Certaines histoires l'avaient totalement fasciné ; quelle beauté que celle de Magnésie -sa créatrice ?- et que dire des Dragons qui parcouraient ces Terres ? Une invitation à l'aventure que chaque ligne découverte par le jeune artiste.

Pour l'heure, il confia le spécimen floral obscur à Shitzu (qui n'eut aucune expression particulière à la vue de l'objet, rassurant là l'Hybride qui en avait inhalé les spores) et entreprit de monter le long escalier qui menait à la bâtisse familiale.

On avait volontairement créé un terrain immense, richement élaboré en des jardins composés ; de gravier ou de bonzais et cours d'eau. La montagne ne manquait jamais d'entraîner les poumons les plus fragiles, et les Aburame désireux d'une ambiance paisible, aimait à tester les aptitudes physiques des visiteurs ; ont imposait une longue randonnée donc.
Kānshǒu, habitué à ces espaces qui faisaient son enfance, marchait à fière allure -usant de son entraînement martial pour courir à une vitesse plutôt correcte- accompagné sans mal par un Shitzu au costume élégant.

Il en auraient pour une journée rien qu'à escalader le mur qui succédait aux milles deux cent vingt-cinq marches du manoir, et qui menait lui-même à un gigantesque lac qui entourait finalement la maison.
Kānshǒu évitait d'inviter des amis, ou alors il organisait les soirées vers la centième marche. Histoire de.

Tout se déroula à merveille, et au soir tombant l'Hybride était en tenu de nuit (en pantalon, simplement), prêt à dormir dans un sac de couchage apporté par Shitzu et sa bourse magique sans fond. Très pratique. Ils s'étaient arrêtés après le mur d'escalade, juste à l'orée de la forêt qui menait au lac, voyant là le point idéal pour reprendre la route.
Alors que les deux hommes étaient déjà presque en sommeil, un bruit attira l'attention du moine. D'un bond, il se redressa pour découvrir Shitzu dans la même position. Plus expérimenté que lui en matière de perception, l'intendant lui livra avoir une idée de ce qui se tramait là.


- Ohohoh ! Fiston !

Apparaissant de derrière un arbre, ce fut Gibu Aburame, le chef lui-même qui apparut aux deux voyageurs. Les yeux de Kānshǒu s'écarquillèrent en une fraction de seconde, de joie mais par dessus tout de surprise ; souvent accaparé par les tâches militaires, Gibu passait peu de temps au manoir. Une chance !
Kānshǒu  s'avança et étreignit le Djölfulin d'âge mûr, épais comme un arbre et aussi fort qu'un Cyclope. Averti par le Chef de la convocatio de son fils Gibu portait des nouvelles et sa venue n'était pas seulement affective ; Kānshǒu  devrait passer une épreuve décisive dans sa vie au sein du Cocon ! Par soucis de diplomatie, il serait bien vu que certains membres s'allient aux elfes, mais c'était surtout l'occasion pour Gibu d'offrir à son fils une vie d'aventures et exploits.


- Tu verras, la Chef est une certaine Mohana Dharitri, on raconte qu'elle se change en tigre à volonté ! Voilà pour toi mon fils, une honnête proposition comme voilà pas deux ; j'ai fais venir un scribe, il devrait arriver sans tarder je l'ai perdu au niveau des rondins à bascule qu'il faut enjamber, et je te fais passer une épreuve. Le scribe retranscrit ton combat à la Garde Zéphyre, et ils se chargent d'évaluer tout ça... Interessé ?

Les peintures faciales de l'Hybride, plus bleue que jamais au clair de Lune, se courbèrent sous un sourire éclatant. Faisant valser ses cheveux verts acides, teints à la décoction de mandragores, en un signe d'acquiescement, le moine était fou de joie ! Bien sûr, il faudrait s'adonner à la tâche de son père, mais cela rendrait les choses bien plus officielles ; il aurait sa première histoire à raconter !
Quoi que Dame Dharitri décide, le pugiliste se donnerait à fond.


L'épreuve débuta après l'arrivée du scribe, le temps que le fils ne compte les merveilles de Sylfae à son père. Les elfes ne manquaient pas de charmes, en effet, et la vie dans la forêt était aussi magique que facile ; laissant champ libre au jeune guerrier pour progresser avec son Maître. Il y eut de nombreuses hésitations, dessins ratés, ou sorts mal enchantés, mais au final, l'apprenti avait progressé dans la maîtrise de l'école du Lièvre. Ses paumes renforcées avaient laissé place à une technique de combat bien plus personnelle grâce à l'acquisition d'un Bâton usé.
Son prédécesseur avait été un grand mage, à n'en point douter, et le bois finement travaillé avait été retravaillé par le moine pour désormais ressembler à un pinceau géant.

Le sortant de l'étui qu'il transportait toujours,  Kānshǒu entreprit de le montrer à son père. C'était là une arme peu conventionnelle, mais elle aurait tout le temps nécessaire à prouver sa valeur dans les minutes qui suivaient.
Décelant du mouvement, un peu plus loin dans les arbres, le Moine questionna son père du regard, mais déjà celui-ci laissait le bâton dans les mains du guerrier, car l'heure de l'épreuve sonnait.

Son adversaire était un homme de grande taille, élancé et à la mine peu expressive. Semblant peu pressé, c'était une silhouette d'un ensemble vêtue qui s'avançait vers le pugiliste, prenant soin d'ôter ses boutons de manchette en or avant l'affrontement. Il reconnaissait l'allure nonchalante ; mais ne sut lui attribuer un nom que lorsque le visage ennemi fut totalement éclairé par la Lune. C'était Nizo, son grand-frère.
La famille Aburame avait pour particularité de former des combattants entraînés aux manœuvres d'embuscades, et si certains leur prêtaient une réputation d'assassins, Nizo ne leur donnait aucun tort. Aujourd'hui dans sa trentaine, le cadet du clan arborait de multiples distinctions et on comptait beaucoup d'histoires a propos de ses performances ; tout semblait converger vers un talent meurtrier sans égal. Récemment, il avait été question de la défaite d'une unité d'une obscure secte particulièrement redoutable et l'équipe de Nizo en portait les gloires.




Le visage tranquille de son aîné semblait lui sourire, et d'une main molle il entoura sa bouche pour hurler :


- P'pa veut que je combatte contre toi pour envoyer j'sais pas quoi à j'sais pas qui ! Content de te revoir, on mange un bout après ? Désolé pour l'accueil mais

Au dernier moment,  Kānshǒu esquiva le coup de poing, vif comme un éclair, mais ne put échapper à l'onde sonique engendrée par la vitesse de son frère. Néanmoins, il planta son baton au sol pour atténuer l'impact et réussit à se réceptionner en douceur.

- Pas mauvais, te laisse pas distraire.

Plus rapidement que la phrase elle-même, un autre coup fut délivré au Moine, trop lent pour esquiver celui-ci. L'attaque fut prodigieuse, et si sa posture de mante ne formait pas une seconde peau magique, il aurait eut la cage thoracique fracassée sur le champ, ou pire, traversée. Il s'en tira avec une douleur horrible et une projection qu'il amortissait de nouveau à l'aide de son bâton, mais cette fois-ci Nizho frappa d'un coup de pied assuré la béquille improvisée et le moine se retrouva à tomber en direction de son opposant. Sa rapidité était phénoménale !
De nouveau, un coup de poing porté au même endroit que le précédent surement pour perforer totalement sa couverture magique, l'envoya à rouler à terre.

Le chapeau du moine avait volé durant l'affrontement, si bien que le visage peint du faune était totalement à découvert. Il arborait un sourire satisfait, malgré des hématomes un peu partout. Il souhaita que le scribe ne s'attarde pas trop sur la description physique, ne sachant offenser la Dame qui lirait ces lignes par la violence du combat.

D'un bond, il se redressa, avant de ployer soudainement les genoux en passant une main sur les poils de son pinceau géant. Ces derniers, en poils de rhinocéros laineux, étaient faits pour absorber la magie de son propriétaire et la transformer en une matière visqueuse, proche de la mélasse. Le moine, démontrant une agilité certaine, se hissa en haut du bâton, avant de prendre de nouveau appui sur celui-ci pour bondir dans les airs.


Le moine laissait au sol, dans le passage de son bond ahurissant au travers de la forêt, une traînée de son pinceau. Après avoir disparu dans les fourrés, le disciple du Lièvre continua son manège en toutes les directions, jusqu'à laisser le sol saturé de magie visqueuse.

Lorsque Nizho tenta de riposter ses pieds dérapèrent sur l'élément, causant une courte seconde d'instabilité que le moine exploita de façon à lui décocher un coup de bâton. Quand il essaya de prévoir la trajectoire du voltigeur qu'était son frère, Nizho échoua, dérapa, et subit une nouvelle attaque de celui-ci.
Ses coups n'étaient pas très puissants, mais la situation suffisait à agacer le guerrier. Alors que le pinceau jaillissait d'un nouvel angle inattendu, l'assassin disparut, laissant  Kānshǒu se heurter à un rondin de bois de substitution. L'apprenti lièvre, emporté dans ses sauts extatiques, fit les affres de son trop plein d'élan et acheva sa course en se heurtant à un arbre.

Le jeune moine se releva presque de suite, d'un saut modéré mais prenant appui sur des jambes promptes. Lorsque Nizho chargea, poing en avant à sa vitesse extrême, il prit cette fois soin de trancher la magie gluante du pinceau de Kānshǒu sur son passage. Toutefois, engluer les mouvements n'était pas le seul ressort de cette magie, et comme le poing du guerrier allait s'abattre sur le front du moine, celui-ci se jeta en avant, prenant par la même occasion appui en position accroupie afin de délivrer une riposte définitive à son frère.
La magie du pinceau s'était en réalité fixée à son corps durant le combat, demeurant -même inactive- sur la cible du pugiliste ; quand celui-ci le voulait il pouvait relier des fils de magie à la matière, créant un phénomène d'élasticité d'attraction ou de répulsion selon sa volonté.

Une technique originalement mise en place pour faciliter les bonds des disciples du Lièvre, mais dont l'application en situation de combat s'avérait divertissante. Pour l'heure, le poing de son opposant essayait vainement de combattre l'attraction de la peinture visqueuse, et  Kānshǒu en profita pour le cogner au menton, sonnant là l'assassin.
Il désactiva la magie, car ses réserves d'énergie faiblissaient et il regarda le corps de Nizho s'écrouler sous la récidive du moine.

Il y eut le silence des arbres et le murmure du vent, moment pendant lequel  Kānshǒu fut très heureux que son grand frère n'utilise pas ses lames durant le combat, auquel cas il n'aurait eu aucune chance. Si le peintre avait été un ennemi, il n'aurait même pas vu sa mort venir, il en était certain.
Mais le pugiliste avait surtout un soupçon d'inquiétude pour son frangin, la maison restait à quelques jours de marche et si l'Intendant saurait procurer les soins de bases, une blessure pouvait s'avérer dangereuse.


- Bon on va s'arrêter là. Bon progrès, fils, Nizho, arrête de simuler l'évanouissement. Scribe, envoyez la retranscription du duel à la Garde Zéphyre, nous rentrons à la maison, ça m'a creusé l'appétit ce combat !
- OH SEIGNEUR IL VA FALLOIR REBROUSSER CHEMIN ?!

[Demande adressée à la Garde Zéphyre]




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Grabuge
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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Sam 17 Mar 2018 - 22:08

☠️


"Qu'est-ce que je vous sers ?" me demanda poliement un jeune serveur alors que j'étais posé dans un coin de la taverne, encapuchonné.

"Un verre de whisky." répondis-je sobrement tout en tirant sur ma pipe.

Peu de clients étaient présent ce soir-là. Il devait y avoir une dizaine de personnes, en me comptant moi, le tenancier et le jeune djöllfulin qui venait de me servir. Cela s'expliquait certainement par la qualité de l'enseigne: les tables étaient pour la plupart bancales, certaines chaises menaçaient de se casser à la moindre pression, et j'en passe. Je jetai un regard au tenancier qui nettoyait discrètement un verre après avoir au préalable craché dedans. Fabuleux. J'espérais au moins que l'alcool qu'on allait me servir désinfecterais la crasse du verre. Ou le crachat du barman. Ou les deux.

Mais si j'étais posté depuis une vingtaine de minutes dans le coin le plus sombre de la taverne la plus miteuse de BaldorHeim, c'était pour une raison: j'avais été envoyé par la garde locale pour traquer un criminel notoire qui se faisait appeler la Pince. En effet, il m'arrivait régulièrement de jouer le chasseur de prime pour la garde, notamment par soucis financier. Si le boulot de bûcheron payait, il me demandait aussi de l'énergie, et j'avais cruellement besoin de cette dernière pour poursuivre ma guérilla personnelle contre la criminalité.

Soudain, trois clients firent irruption dans le "Ver des roches", nom on ne peut plus évocateur de la gargotte dans laquelle je me trouvais.
Le premier était un nain habillé en rouge, percé à plusieurs endroits avec des ornements dorés, une barbe finement entretenue et une allure assurée. Mais quelque chose était encore plus visible que toutes les dorures de l'individu: il n'avait pas sa place ici. A sa suite, deux personnes encapuchonnées, qui semblaient le suivre de près. Des gardes du corps, sans l'ombre d'un doute.
Je jetai un discret coup d'oeil à mon coéquipier sous couverture à quelques tables de moi. Car oui, je n'étais pas seul sur le coup et un garde m'accompagnait pendant l'opération. Son rôle était d'abord d'attirer celui qui se faisait appeler la Pince, qui était de mèche avec le tavernier du "Ver des Roches". Pour ce faire, il avait discuté longuement avec le tenancier et lui avait finalement avoué rechercher quelqu'un pour revendre ses objets volés. Derechef, le tenancier avait contacté la Pince et donner une date à mon partenaire. On était actuellement à l'acte final de cette traque.
Le regard de mon équipier croisa le mien, et je compris que l'on avait notre homme. Ou plutôt notre nain.

J'étais trop loin pour percevoir l'échange, mais j'attendais le signal du garde pour agir. Sous ma cape sans passe-bras je posai ma main griffue sur le manche de mon marteau, prêt à éliminer toute opposition. De ce que j'avais pû observer depuis que j'étais arrivé ici, il ne me semblait pas que d'autres clients ici étaient complices. La plupart étaient des soûlards, de tristes personnes qui noyaient leurs problèmes et leur santé dans l'alcool. Déprimants, mais guère dangereux.

Tout à coup, le garde me fit le signe que j'attendais, à savoir un pouce en l'air sous la table. Je me levai alors tout doucement et me dirigeai vers la sortie alors que le serveur revenait enfin:

"Monsieur, votre wh-..."

Il ne finit jamais sa phrase car au moment où j'arrivai au niveau des gardes du corps mon coéquipier dégaina son sabre tout en le pointant sur le nain:

"La Pince, vous êtes en état d'arrestation pour recel et traffic illégal, meurtre prémédité, et j'en passe. Rendez vous sans tarder."

L'interpelé se contenta de sourire en coin alors que les gardes du corps dégainèrent tout aussi vivement leurs armes. C'était à mon tour de jouer.

D'un geste rapide je sortis mon marteau de sous ma cape et fracassai dans un craquement sonore le crâne du premier malfrat tout en mettant un vicieux coup de pied à l'arrière des genoux du deuxième. L'effet fut immédiat: les quelques soiffards encore conscients se mirent à se diriger discrètement vers la sortie et le tenancier commença à reculer vers une pièce derrière le comptoir. Mais il faisait partie des criminels, et devait être châtié comme eux.
Je dégainai une de mes dagues de jet et la lançai droit vers le tenancier en priant pour qu'elle touche sa cible. Un hurlement retentit alors que ma dague venait de transpercer la main du tavernier. Il était maintenant cloué au mur. Une menace de moins à gérer.
Le deuxième malfrat, déstabilisé un instant par mon coup en traître, se rétablit plus vite que je ne l'avais escompté et tenta de m'embrocher avec son coutelas. Je parai au dernier moment, retenant un soupir de soulagement, alors que de son coté la Pince avait enlevé son sourire satisfait pour une moue contrariée.

D'un puissant coup de marteau je broyai la main de mon adversaire, et d'un autre je lui enfonçai le nez dans son visage. Il tomba lourdement au sol, probablement mort. Chose que je m'assurai en écrasant mon marteau sur sa tête.
Il ne restait plus que moi, la Pince, mon partenaire, le tenancier et deux poivrots en plein sommeil. Le silence s'était abattu subitement dans la pièce, si on exceptait les ronflements des clients et les pleurs du tavernier. Je rangeai mon arme, le danger écarté, et allai décrocher ma dague de jet de sa cible. Le garde me jeta alors le reste de ma paye, que j'attrapai au vol, tout en finissant de ligoter les gredins. Cette zone était maintenant pacifiée.

Nous arrivîmes au baraquement des gardes après une dizaine de minutes de marche, et mon partenaire me remercia:

"Félicitation Grabuge. Vous faites toujours un excellent travail, bien qu'un peu... brutal. Vous savez, la chasse à la prime paye, mais ce n'est pas un boulot très sûr. Un homme avec vos idéaux n'a jamais pensé à intégrer les Kazhariens?"

Je soufflai du nez, amusé. On m'avait fait la même proposition, il y a maintenant un mois, et je n'avais pas cessé d'y réfléchir jusqu'alors. Et pourquoi pas après tout? Jûken'Maw avait raison: plus je me faisais d'allié dans ma quête de Justice, plus j'avais de chance de venir à bout des forces du mal de façon définitive. Et je m'étais renseigné depuis sur les kazhariens. Le dirigeant, Moradund Marteau-de-Fer, semblait avoir à coeur le bien être et la sécurité des habitants de cette ville. Partout en BaldorHeim il était vu comme un héros. Adulé par le peuple et crains par les marauds. Un allié indispensable.
Je répondis tout en sortant ma pipe et ma tabatière:

"J'y réfléchis depuis quelques temps déjà. Et je pense que c'est le moment de me lancer."

Une évidence me frappa alors:

"Mais une question me vient... comment on rentre chez les kazhariens au juste?"

Mon interlocuteur me sourit et me fit signe de rentrer dans le baraquement, sans un mot. Je m'exécutai, fermant la marche derrière la Pince et le gérant du "Ver des Roches".
Les gardes en faction vinrent prendre en charge les prisonniers, et mon précédent équipier se dirigea vers un officier en me faisant signe de rester là. Cela m'arrangeait, je pouvais enfin m'atteler à fumer ma pipe tant méritée.

Au bout de quelques minutes, alors que je regardais distraitement deux gardes faire un bras de fer, ma vision s'obscurcit en un instant, comme si on venait de me mettre un sac sur la tête. Par réflexe je frappai derrière moi d'un puissant coup de coude, mais une voix inconnue vint chuchotter à mon oreille:

"Si tu veux rentrer chez les kazhariens, sois sage et avance."
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Dilon Deraborne
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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Lun 19 Mar 2018 - 8:05

@Kānshǒu : tu fais désormais partie de la Garde Zéphyr. N'hésite pas à aller te présenter dans ton QG, ici. Tu remportes également 10 points de faction bonus

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@Grabuge : tu fais désormais partie des Kazhariens. N'hésite pas à aller te présenter dans ton QG, ici. Tu remportes également 10 points de faction bonus






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MessageSujet: Re: Choix d'une faction   Mar 20 Mar 2018 - 18:23

Je vous renvoie vers le Rp précédemment effectué en Zone communautaire avec Jûken'Maw durant lequel le recrutement préliminaire à eu lieu :

http://www.lemondededuralas.org/t2390-tavernier-un-recrutement-pour-la-table-du-fond-pw-juken-maw


***

     Adossé contre le mur de la taverne, Thorek ruminait ses options en passant distraitement ses mains sur le bord irrégulier de sa chope de bière. Devant lui, sur la petite table qu’il réservait habituellement ici, était posée la lettre qui lui causait tant de soucis.
     Il la voyait d’ici. L’écriture était simple, efficace, tout comme le message qui était écrit dessus. Un peu à l’image du djöllfulin qui lui avait donné d’ailleurs. Cette comparaison tira un petit gloussement au nain, mais seulement l’espace d’un instant. Ainsi, un long soupir plus tard, Thorek se redressa et approcha sa chaise de la table. Il observa alors les quelques phrases de la missive une énième fois, puis la roula sur elle-même. C’était bien beau de maugréer dans son coin, mais là, il était temps d’agir.

     Il avait donné sa parole… Après en avoir changé en cours de route. Ce qui en soi était déjà un affront envers ses ancêtres et ses principes. Ainsi, il n’avait plus trop de choix. Il était temps pour lui de racheter cette dette en s’attelant à la tâche.

     La lettre enfin rangée dans une poche facile d’accès, Thorek sortit du débit de boisson après avoir payé et se dirigea vers le baraquement le plus proche. Tout le long de sa marche, il profita de l’instant présent et l’atmosphère crépusculaire.
     Après tout, il s’apprêtait à prêter serment, à sacrifier définitivement une partie de sa liberté pour une cause qu’il savait juste. Une fois cela fait, il entrerait dans un nouveau chapitre de sa déjà longue vie. Maintenant, quant à savoir si cela en serait l’épilogue ou une suite à un prélude déjà beaucoup trop long, cela restait à voir.

     Le baraquement entra dans la ligne de vue du nain et Thorek marqua une pause quand il s’en rendit compte. Avec une moue passagère, il sortit la lettre de son sac et tenta de se remémorer la marche à suivre. Jûken’Maw avait été assez précis sur les détails de son entrée, alors autant ne pas faire tout capoter au dernier moment.
     Bientôt, il allait réellement servir son peuple. Sous peu, il ferait donc partie de la garde. Et si tout se passait bien, un jour, il y mourrait, préférablement la pioche à la main. Si cela sonnait fataliste, pour le nain c’était du pragmatisme pur et simple. Il n’avait absolument pas l’intention de briser son serment une fois celui-ci prononcé. Ce serait jusqu’au bout. S'il abandonnait en cours de route, il ne serait même plus digne de sa race. En conséquence, il valait mieux qu'il accepte son sort plutôt que de s’en lamenter.

     Après avoir pris une de ses dernières bouffées d’air en tant que baroudeur solitaire, Thorek se mit en marche.


[Thorek souhaiterait rejoindre les rangs de la Garde Khazarienne]





Slots Rps :   // Pw Baldwin & Dilon //  Pw Jûken'Maw & Grabuge & Moradund



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