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 Clan Vargr [Zone Communautaire]

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Le Juge
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Le Juge

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MessageSujet: Clan Vargr [Zone Communautaire]   Clan Vargr [Zone Communautaire] EmptyJeu 16 Aoû 2018 - 16:00
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Clan Vargr


Clan Vargr [Zone Communautaire] 1534427820-clan-vargr

Le clan Vargr peuple les territoires sombres et reculés du Grand Nord, et arrive à survivre dans la banquise.
Ce peuple vit de pillages et de la désolation qu'ils sèment dans tout le Nord, et s'avère être l'un des pires clans de sauvageons.
N'étant pas établi, il s'agit d'un clan nomade qui se déplace selon les ambitions du jarl en place. Ce dernier jarl est issu d'une longue lignée de jarls, titre donné de père en fils. La constitution physique des Vargars est très puissante, la légende voulant qu'ils soient des descendants de géants croisés avec des ours.

Les Vargars tirent leur gloire des villages qu'ils vont piller et incendier, aimant répandre tourment et dévastation sur leur passage.
Ce clan vénère principalement les dieux du chaos primordial, de la guerre et les légendes sur les premiers géants. Il n'est pas rare que des sacrifices humains soient pratiqués afin d'honorer leurs dieux.



Tâches
Tous les trois mois, deux tâches sont affichées (elles tournent) et chacun est libre de les réaliser. Au bout des trois mois, si la tâche n’a pas été effectuée, elle est annulée.
Seul un clan à la fois peut être choisi pour réaliser ses tâches.

[Exploration] Survie dans la banquise
Description : Pour s’attirer l’intérêt du clan Vargr, il vous faudra conter comment vous avez survécu au froid impitoyable de la banquise et de ses créatures.
Requis : Poster un RP d’au moins 25 lignes dans la zone communautaire du clan racontant votre découverte et survie dans la Banquise.
Récompenses : 15 points de réputation + 50 pièces d’or + bonus (si en accord avec le clan)

[Combat] Briser la surveillance
Description : Afin de permettre aux Vargars de piller les villages désirés, il faut abattre la vigilance en éliminant le guetteur Dörtmund.
Requis : Affronter Dörtmund et remporter le combat.
Récompenses : 15 points de réputation + 50 pièces d’or + bonus (si en accord avec le clan)




Zone accessible uniquement aux personnages suivant la quête  « Exploration du Grand Nord ».
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Sobek E. Grey
Saint Sobek de Spelunca

Sobek E. Grey

Messages : 314
Expérience : 2634
Autre / Ne pas divulguer Âge RP : ?

Politique : 118
Métier : Chasseur - Maître
Titres:
 

(Le Livre de Guthemberg, Familier de Ziggy ; +100, v+200 : Chaque tour, le livre magique tourne une page, octroyant un nouveau bonus à son maître uniquement, ou un malus à ses ennemis, cumulable (un ensorceleur peut contrer l'un de ces tours))

Stats & équipements
Vitalité:
Clan Vargr [Zone Communautaire] 644535102217/2217Clan Vargr [Zone Communautaire] 242396barresante02  (2217/2217)
Vitesse: 1165
Dégâts: 951

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MessageSujet: Re: Clan Vargr [Zone Communautaire]   Clan Vargr [Zone Communautaire] EmptyLun 30 Aoû 2021 - 23:24
Séparation du contenu
Cela faisait plus d'un mois que Sobek Elpoemer Grey avait traqué et extirpé les informations nécessaires à accéder au Grand Nord au soulard de Thrynn. Il avait couvert sa rixe sanglante avec le guerrier dans la Taverne de l'Oasis, et avait grassement payé les témoins ainsi qu'un médecin afin que le Nordique survive. L'or et une gentillesse toute polie suffisaient souvent à faire taire les esprits les plus intelligents, et à légitimer le meurtre du reste au cas où l'accord tacite du silence viendrait à être brisé.
Ce dont il doutait, mais un assassin de son calibre, qui ne possédait pas la létalité d'une Axe ou d'un Saigo, devait toujours envisager constamment chaque issue possible et imaginable. On lui avait jadis appris, à la Cour d'un Roi fort sage, qu'il ne suffisait pas de mener bataille sur un front, il fallait mener toutes les batailles, à tous les instants. Des mots ornés de sagesse, et d'une douce ironie vu que celui qui les avait récité était mort aux mains de deux fillettes. Une piètre conclusion à un esprit brillant, quel malheureux hasard, vraiment.

Sa Majesté, lovée sur son trône en forme de Dragon, tout de pierre noire et d'or, faisait tourner la situation des clans du Nord dans son esprit, l'été déclinant sur Spelunca lui ayant rappelé que l'hiver venait.
Il avait vu dans l'esprit de Trhynn les clans, leurs différents habitats, et aspirations, et les possibilités d'alliance devaient être mûrement réfléchies. Toutefois, il existait dans l'esprit machiavélique de Styx une ligne de conduite, car tout être, même le plus vil, doit respecter une certaine forme de cohérence, et celle-ci était simple : le Chaos n'était pas un gouffre, le Chaos était une échelle. Beaucoup de ceux qui ont tenté de le gravir se sont vautrés, la chute les a anéantis, brisé leurs esprits, à d'autres l'opportunité de le grimper s'est présentée et ils l'ont déclinée. À tort ou à raison. Mais le Chaos est un outil puissant, le meilleur d'un politique habile, une arme de destruction lente et élégante entre les bonnes mains.
À celui qui se tiendrait en haut de l'échelle, jouant des ficelles sur le Monde, les fenêtres d'opportunités et victoires seraient aisée. Sobek Elpoemer Grey ne se considérait pas en haut de l'échelle, ni même proche de l'être, mais l'avancée lui était aisée, car son intellect fonctionnait mieux lorsqu'il complotait. C'était inné chez lui, certains naissent avec des bras puissants, une course à l'allure prodigieuse, des talents de musicien, Styx était né en sachant mentir, distraire et sourire au bon moment. Quelque fois, il se rendait compte des opportunités sans même les avoir envisagées, et c'était là où ses meilleures conspirations naissaient ; du hasard. Et le Chaos faisait la part belle au Hasard.

Spelunca, avait eut sa dose de chaos, les Lycans, la guerre, l'épuration de sa classe politique, l'effacement des instances au profit d'une seule et même entité. Spelunca avait été poussé par Styx, il avait dégringolé de l'escalier, et dans une énième illusion, le vampire avait tendu la main à sa victime et l'avait remise sur pied.
Cela le fit jubiler de fierté, par narcissisme peut-être, mais il lui semblait que même le plus humble des elfes prend grand plaisir à se remémorer ses meilleurs tirs, non ?

Où viendrait donc se situer le Grand Nord dans son échiquier personnel ? Peut-être la réponse résidait-elle dans une conception inversée des termes de cette question ; ce n'était pas dans le jeu de Styx que le Grand Nord devait trouver une place, car ce terrain là glissait doucement entre les mains de la Frigide Suprême, Sa Catinerie Selsya Asa.
Elle effrayait Styx à un point que lui-même n'admettrait jamais. Elle le terrifiait, car à chaque fois que du haut de sa montagne halluciné, le sorcier usait de ses pouvoirs pour surveiller son territoire et que son regard se tournait vers le Nord, une déferlante de pouvoir le faisait instinctivement feuler, cracher, et regarder ailleurs.  

Et comme tout serpent qui se sent menacé, acculé au fond de ses cavernes et labyrinthes luxueux, si exagérément alambiqués, Styx avait ardemment désiré empoisonner la catin. Il faudrait procéder délicatement, très délicatement, car elle pouvait l'écraser d'un lever de petit doigt, et aller comploter sous son nez était un acte que beaucoup associeraient à la folie.
Ce qui tombait bien, car il avait une grand part de folie en lui.

Il resta un long moment sur son trône, à siroter divers verres de vins, écoutant les ballades tantôt agitées, tantôt calmes, de son orchestre privée. Il réfléchissait, et à chaque seconde qui passait, il préparait le Chaos en le Nord.
Après avoir passé commande d'une veste à capuche et pantalons doublées de fourrure -mais toujours noirs et dorés, faut pas abuser-, ainsi que d'une paire de bottes en peau de mammouth, à son tailleur, il était prêt à partir.

Deux jours plus tard, son plan était élaboré, et il partait, seul, en direction de Kastalinn. Pour l'occasion, il s'était lui-même dessiné des glyphes de scellement sur le torse, afin d'effacer sa présence à quiconque puisse le reconnaître -SELSYA- car il savait que de nombreux Dùralassiens, s'ils pouvaient être trompés par l'apparence de Sobek, savaient reconnaître les traces magiques de Styx. Il s'agissait d'un procédé dangereux, très dangereux, car en se privant de ses dons de magie sur lesquels il reposait en temps normal, il perdait l'accès à ses talents de pyromancie, ses dons occultes, et devait se reposer sur son entraînement d'assassin.
Il était bon, mais le Grand Nord était, on le disait toujours et à raison, impitoyable.

Il lui fallut une semaine pour traverser Dùralas, et il s'accorda deux jours à Kastalinn afin de préparer son trajet jusqu'à l'endroit le plus éloigné du continent ; la Banquise. Mais lorsqu'il partit, les gardes qui surveillaient le mur nord de la ville le dévisageant d'un étrange air -quel fou voudrait bien se risquer, à pieds, dans le Grand Nord ?- il était confiant d'avoir tous les outils pour survivre en terrain hostile.


Une semaine après le départ de Sobek Elpoemer Grey de Kastalinn, le clan Vargr attaquait une dizaine de maisonnettes nichées au creux d'un gargantuesque glacier. L'endroit, comme beaucoup en la Banquise, n'avait pas de nom, et ses villageois se contentaient d'exister grâce à la pêche et à l'élevage d'animaux adaptés au climat.

Le raid débuta au matin, alors que la trentaine d'hommes qui vivaient là avec femmes et enfants s'adonnaient ensemble à la préparation du déjeuner dans un bâtiment central, le seul qui disposait d'un feu assez grand pour permettre à ce qu'on se détende et de vivre un moment convivial hors du froid tenaillant.
Au courant -qui ne l'était pas ici- de l'existence des Vargr et ces derniers aperçus par les patrouilleurs du village quelques nuits auparavant, on avait commencé à vivre avec ses armes un peu plus près de soi, la chamane avait prié les Dieux et leur miséricorde, et on attendait de pied ferme les envahisseurs.

Lorsque la corne de brume résonna, juste après qu'on eut engloutit son ragoût de poisson et sa viande de rhinocéros, les locaux étaient prêts à se défendre.
Hommes et femmes, à l'abri des murs solides du bâtiment commun, dans lequel étaient peints d'étranges fresques représentant des hommes bâtons et divers exemplaires du bestiaire local combattant ou carrément en train de brûler dans une marmite, se divisèrent en trois groupes.

Les enfants qui n'avaient pas l'âge de combattre -ils étaient peu, car dans la Banquise à partir de 10 ans les garçons et filles sont considérés comme aptes à se défendre, par nécessité plus que par tradition- descendirent une trappe dissimulée sous un tapis en poils tressés et reçurent l'interdiction formelle de prononcer le moindre bruit jusqu'à ce qu'on vienne les chercher. Si tel n'était pas le cas, plusieurs carcasses de poissons y étaient constamment disposées, tournant afin de toujours avoir de quoi subvenir aux besoins des petits, ils devraient attendre deux jours et deux nuits, en silence, et filer vers le Sud jusqu'à trouver âme qui vive.
Un premier groupe de combattants se plaça devant l'entrée, grande comme un Yéti, boucliers à la main, et herbes absorbées. Prêts à charger dès que le deuxième groupe, monté dans la tour du bâtiment central, en donnerait l'ordre. Ceux-ci étaient également équipés d'arcs et frondes, afin de faire pleuvoir les projectiles sur l'ennemi, ôtant le plus grand nombre et laissant aux guerriers de la porte le soin d'éliminer les forces restantes.
Enfin, la chamane et deux de ses acolytes commencèrent à incanter et danser autour du feu, dans la langue du Nord, et tandis qu'ils psalmodiaient, dehors, des spectres de givre, attirés par l'appel des mages, commençaient à lorgner les guerriers du clan Vargr.

L'offensive tournerait de toute évidence à l'avantage des attaquants, car ils étaient nombreux et sans peur, mais il y aurait des pertes lourdes.

D'un coup les sauvageons chargèrent, hurlant et faisant claquer leurs langues excitées par les drogues de berserk qu'ils ingéraient en grande quantité. On racontait des Vargr que même les bras coupés, ils continuaient de mordre et rire, et que chaque entaille renforçait leur soif de vaincre.
Les Vargr avaient l'avantage du siège, l'habitude des pillages, et la peur de leur côté.
Les natifs avaient la discipline et la préparation comme armes.

Le face à face aurait pu être épique, si les locaux ne s'étaient pas -enfants y compris- mis à tousser, d'abord de manière disparate puis bientôt dans un concerto rauque et étouffé. Les bronches s'unissaient, s'accordaient presque à émettre un gigantesque et terrifiant râle maladif. Certains vomissaient du sang, à l'intérieur du bâtiment, la plupart s'effondrait, les mains recroquevillées en spasmes sévères. Tous avaient un rictus fou aux lèvres. Du laurier rose dans le potager.
Bientôt, la trentaine d'individus, avant d'avoir tiré la moindre flèche, était morte, et, au milieu de la salle commune, encore perché au-dessus du feu, l'adjuvant de la chamane retirait une bague que personne n'avait remarqué -aux motifs floraux et incrusté d'un rubis aussi rouge que le sang- pour dévoiler un physique changeant.
Sa peau fondait, se distordait, son dos s'arquait, et ses peintures faciales laissaient place à une peau laiteuse, sans pores, ainsi qu'à un regard rieur ; Sobek Elpoemer Grey avait la nuit dernière infiltré les forces du village, libérant enfin son sceau magique, se sentant assez loin de -SELSYA- Kastalinn pour se le permettre et avait attiré à lui le plus faible des disciples. Un sale petit pourceaux qui n'avait pas hésité un instant à suivre un parfait inconnu au détour d'une de ces bâtisses de troglodytes.

Puis il s'était couché dans sa couche, au sein de la hutte divine, où il avait marmonné à la nuit de montrer aux éclaireurs Vargr la direction de ce village. Rien de très élaboré, aucune assurance que les Vargr ne le tueraient pas lui non plus, mais quant à la façon de les aborder, il avait sa petite idée. Il ne s'était pas frayé un chemin dans les échelons de la Congrégation rien qu'en usant de sa ruse... quelquefois il fallait casser des œufs pour faire une omelette.

Il ouvrit les portes de la bâtisse communale, ou qu'importe le nom de cette putain de grange maxi format avec une pauvre cheminée de merde, et se tint face aux guerriers Vargr qui n'avaient pas ralenti leurs charge pour autant. Du moins l'espace d'un instant, ensuite, il préféra user de sa magie pour se fondre dans les ombres et les épier.
Le blizzard dut couvrir leur silhouette car ils ne montrèrent aucun signe de surprise ou de l'avoir tout simplement aperçu, et continuèrent de courir, les armes levées, les yeux exorbités vers le bâtiment aux portes ouvertes. En dépit de la neige et du froid, certains étaient légèrement vêtus, et des ténèbres Styx se pourlécha les babines en voyant certains d'entre eux. Ces monstres en sueur et muscles, prêts à tuer quiconque se trouvait sur leur chemin, ces bêtes primitives qui vivaient du pillage et des meurtres, les Vargr, étaient tout à fait plaisantes à contempler.

Il ne s'arrêtèrent que lorsqu'ils furent abasourdis de ne trouver que des morts, ou des morts en sursis, haletant, le visage parcouru de veines bleues, à moitié noyés dans leur vomi. Et Styx, ses yeux rouges au plafond, guettait la scène avec un sourire à peine contenu.
La deuxième ligne arriva peu après que les premiers eurent commencé à échanger, dans leur langue, mais dont les intonations laissaient présager une certaine surprise. L'un d'entre eux piquait même les cadavres pour se certifier qu'il ne s'agissait pas là d'une ruse, tandis qu'au bout d'un moment, celui qui paraissait être le chef de cette escouade se montra.

Un homme grand, titanesque, qui aurait fait pâlir Saigo lui-même tant il ressemblait à une montagne de muscles, dont la barbe tressée descendait jusqu'au milieu de sa poitrine. Il entreprit de fermer les portes, et commença à parler à ses hommes d'une voix rauque et autoritaire.
MIAOUUUU.
Tandis qu'ils rassemblaient les corps, les retournaient, et les examinaient, le Chef leva les yeux vers l'endroit où se trouvait Styx. Comment...


- Montre-toi... ashassin. Il avait un fort accent, prononcé, mais en plus de le rendre encore plus sexy, tout à fait compréhensible. Ils avaient peut-être appris des hommes et femmes Dùralassiennes qu'ils réduisaient en esclavage.

Styx s'éxecuta, en s'extirpant du plafond, il fit une culbute et se retrouva devant la montagne, qui le surplombait de deux têtes -au moins-. Il allait se courber et faire son habituel numéro quand celui-ci le pris par la gorge et le plaqua contre le mur, ses yeux (aux pupilles dilatées par les alcaloïdes, il en mettrait sa main à couper) plongés dans les siens et habités d'un feu irrésistible de violence.

- Reposez-moi tout de suite ! Rustre ! Mais il serra plus fort, et tandis que des étoiles dansaient devant les yeux de Saint Sobek, celui-ci envoya un coup de griffe qui aurait du couper le bras de son tortionnaire. Au lieu de cela, l'homme lui dévoila un sourire semblable à quand un Loup montre les crocs, et accepta de le reposer. Derrière leur alpha, le reste des Vargr s'étaient rassemblées en une assemblée de hachettes, épées longues, et boucliers ornés de cornes. Trente contre un ? Cinquante ?

- Toi être un vampire, et tué nos proies.
- Je l'ai fait pour vous. Vous aurez ici de quoi passer la nuit, on dit des vôtres qu'ils sont impitoyables, vous auriez réduit cette maison en cendres et auriez perdu la plupart de leurs biens au passage. Vendez leurs armes, leurs vêtements, mangez leur nourriture...
- Pas le ragoût j'espère... HOHOHOHO
Rire général, dominé clairement par la voix de cet homme qui faisait trembler les murs eux-mêmes. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas été intimidé par un autre animal aussi féroce que lui, mais le serpent Styx savait qu'il ne fallait pas jouer aux cons avec celui-là. Sa main était assez grande pour lui écraser le crâne en un quart de seconde. Ce qui l'excitait d'un côté, ceci dit.
- Perspicace. Je me présente je suis...
- Silence, étranger. Toi être dans notre territoire, moi commander toi, moi pas parler bien Dùralachien... OHOHOHOH... mais moi savoir très bien comment vous vous battre. Traîtres... couards... vous avoir couilles dévorées par Selsya, et le Roi Humain, vous être faibles.
- Je puis vous prouver ma valeur. N'importe lequel de vos hommes j'en ferais de la charpie.
- Oh mais moi bien savoir cela, toi être ombres et griffes. Toi ne pas être faible... non... mais poison est arme de lâche. Hmmm... moi pas te tuer. Pas tout de suite, en tout cas ! OHOHOHOH ! Moi écouter ton trajet jusqu'ici, toi pas bouger, et moi décider. Compris ? Vargr pas copiner avec mâles-femelles.

Cette dernière réflexion lui valu un regard courroucé de Styx, mais lorsqu'il vit un soupçon d'incompréhension dans le regard de la montagne il sut que ce n'était là qu'un problème de traduction. Son Dùralassien était d'ailleurs excellent pour une région aussi reculée, et il dut reconnaître que le poison n'aurait pas été la meilleure des solutions à bien y penser. Il le savait, en réalité, à l'instant où il l'avait fait, mais au bout d'une semaine de voyage, dans le froid, il était éreinté et avait du agir dans la précipitation.
Soupirant, il hocha la tête.


- C'est pas comme si j'avais le choix. On peut s'assoir au moins, et vous pouvez ranger vos armes, et me filer une choppe de n'importe quoi ?
- Premiers mots sensés de ta bouche. Il hurla quelque chose en Nordique à ses hommes, qui laissèrent tomber leurs armes -sans quitter Styx des yeux- et on lui apporta une choppe de bière. Elle avait le goût d'urine, mais bon.
- De là où je viens je suis Roi...
Rires. Un nouveau OHOHOH guttural, cette fois la montagne pointe un doigt sur lui.
- Toi Roi ? Toi épais comme défense de phoque ! OHOHOH
- Ok alors écoute moi bien, t'as beau être issu de mes fantasmes les plus fous, tu repointes encore une fois ce doigt sur moi pour te moquer et je disparais dans les ombres avec mes griffes et mon corps de défense de phoque. La prochaine fois que tu me verras, je serais là avec une assemblée d'assassins et j'utiliserais ta tête pour bouffer mes céréales du matin, après avoir possédé chacune de vos femmes. COMPRIS ? Oulàlà, pardon la bière me monte à la tête, mais sérieux, les gars, oh la masculinité toxique ça va bien deux minutes, hein. On est des psychopathes invétérés, on sait que ça n'a pas qu'un seul physique, on vaut mieux que ça non ?
Pendant un long silence durant lequel Styx pense qu'il va peut-être devoir prendre les jambes à son cou, la montagne le toise d'un regard sévère. Styx a néanmoins le temps de le détailler et espère grandement que leur coopération sera possible car ce mastodonte possède les traits les plus masculins qu'il ait jamais vu, et un soupçon de désir aussi, il le sent. Les étrangers sont exotiques, et les défenses de phoque sont très agiles, ça ça dépasse toutes les cultures, il le sait.
- HOHOHOHO, toi effrayant ! Moi aimer ça ! Continue, nos excuses.

---

Mon nom est Sobek Elpoemer Grey. De là où je viens, des Cavernes de Spelunca, le Massif qui surplombe le Sud de Dùralas, je suis un Roi. Un Dieu. J'ai dompté les hommes-loups et conquis les vampires, et suis leur alpha. Mais en Dùralas, vous le savez mieux que moi, plusieurs forces sont à l’œuvre, et s'il y a quelque chose que nous partageons c'est l'aversion pour la femme qui émascule toute la partie Nord dès qu'elle ouvre la bouche. Un clan comme le vôtre, dont on m'a tant vanté les mérites et la bravoure, et dont je vois aujourd'hui la virilité et la force, ne devrait être assujetti à aucune autorité ; vous vivez pour tuer et conquérir, soumettre et dominer, et j'ai un grand respect pour votre liberté. Vous êtes à mes yeux la plus parfaite des alliances du Nord, la plus pure, aussi, vos Dieux sont avant tout des Dieux de Guerre, et vous en êtes les plus proches.

Je suis donc venu parce que nos intérêts mutuels se retrouvent à l'endroit où nos libertés sont muselées. J'ai conquis mon territoire comme vous conquérez le vôtre, mais nous n'irons pas plus loin tant que Kastalinn tiendra ; mais, avant la capitale de la Magicienne des Glaces il nous fait penser au Grand Nord. Non s'il vous plaît pas d'insultes misogynes, les gars aller quoi, on peut être des psychopathes respectueux non ? En plus je l'ai vu faire, elle vous anéantirait tous, on respecte ça ? Ok, je reprends.

Nos intérêts convergent donc, et j'ai envie de vous aider, avec la liberté d'action qu'un étranger possède au sein du Grand Nord, je puis servir vos intérêts sans éveiller les soupçons des autres tribus. Au pire lorsqu'ils me détesteront nous aurons déjà accomplis ensemble de grandes choses. Mon but serait de faire de vous la seule tribu du Nord, d'éradiquer les autres, à vos côtés, pour vous voir raser tout ce qui se trouve entre ici et Kastalinn.
Imaginez un moment tout le butin et la gloire qui vous attendent par delà la Banquise... les femmes. Oh et les hommes aussi, je savais pas que vous... hm... ah oui ? Vraiment ? Oui je suis célibataire, bref. Tous redouteraient et craindraient les Vargr.

Je suis donc venu il y a une semaine, n'usant pas de mes pouvoirs afin d'échapper à la Milice, de vrais cons hein ? Mon voyage a réellement commencé une fois la porte Nord de Kastalinn dépassée. J'ai décidé de prendre la route vers la Toundra, d'éviter Flimbulvetr, vêtu de mes habits les plus chauds -tout à fait parfaits, il faudra que je pense à remercier mes couturiers- et armé de mon arbalète. Oh vous désirez la voir ? La voilà ; oui vous pouvez tirer un carreau avec, prenez un des cadavres comme cible, mais attention il y a des têtes explosives dans le lot, si vous mourrez ce ne sera pas faute de vous avoir prévenu.
Le voyage jusqu'aux abords de la Banquise a été plutôt tranquille, la neige et la brume me permettant d'avancer sans craindre le soleil, j'ai simplement eut du mal à trouver des humains de qui me nourrir, et au quatrième jour comme j'allais atteindre la Banquise mes forces ont commencé à faillir. Rappelez-vous que je ne pouvais pas user de mes pouvoirs dans les territoires contrôlés par la Jarl de Kastalinn, par précaution, et que j'ai donc erré comme au bon vieux temps, me rapprochant des ruisseaux et des routes dans l'espoir de trouver âme qui vive. Mais rien. Les seules traces que j'avais vu menaient à un lac gelé, et les empruntes laissaient présager la présence d'une Chichiga. Ce n'était pas grand chose, mais j'étais affamé, et cela m'aurait permis de tenir jusqu'à trouver dans le Grand Nord quelques guerriers perdus desquels me nourrir.

J'ai donc retiré mes vêtements -oui, je ne crains pas le froid, car mon corps est techniquement mort, mais mes membres s'engourdissent quand même, ce n'est pas parce qu'on ne sent pas le froid qu'on en est pas victime. C'est même fort dangereux, à vrai dire- et ait plongé dans le lac. L'eau y était trouble, et je ne suis ni habitué à la nage, ni fan d'environnements aquatiques. Néanmoins, le crépuscule approchant, je savais ces laideronnes actives, et il ne fallut pas plus de quelques minutes pour que deux d'entre elles ne m'agrippent tentant de me noyer.
Oui Hahahaha ! Bah oui je suis déjà mort de toute façon ! Mais bon, si elles me coupaient les membres j'aurais été condamné à passer l'éternité au fond d'un lac, pas tiptop quand même. La chance était avec moi, le combat ne dura pas longtemps, je tranchais la tête d'une d'entre elle et plantait mes crocs dans le visage de l'autre en peu de temps, puis remontait à la surface avec mon butin. Elles sont petites, et j'en glissais une dans ma besace tandis que je dévorais l'autre.

Je reprenais ainsi mon chemin en direction du Grand Nord, et ne croisais personne jusqu'à arriver ici. Je suis plutôt versé dans l'art de dissimuler mes empreintes, et de la discrétion, en tant qu'assassin. J'ai néanmoins fait une rencontre des plus cocasses alors que j'environnais le village où nous nous trouvons. J'étais à deux heures d'ici, lorsque je traversais une énième étendue de permafrost, et qu'un bruit sur ma droite m'alerta.
Je fus assez conscient pour dresser autour de moi un sortilège illusoire de dissimulation, car bientôt une petite armée de... euh... marcheurs blancs ? Revenants de givre vous dites ? Oui bah je vais les appeler marcheurs blancs ça sonne mieux. Une horde de trente individus, autant que vous, m'encerclait, et moi au milieu de ma bulle illusoire, je les observais. Je n'étais pas plus inquiet que ça, car d'une ça ne sert à rien de paniquer, et de deux je tue des gens pour vivre, mais lorsqu'un d'entre eux, à l'allure bien plus menaçante, galopa, perché sur un étalon zombifié, à la peau couverte de cristaux de glace, un sentiment de malaise me gagna.
S'il usait de magie il pourrait me voir.
Mais la horde passa, et après un quart d'heure à attendre, je désactivais mon champ de dissimulation pour me remettre en route. Une erreur, en effet. Sortis de nulle part, des bras décharnés, congelés, de sous la glace, m'enserraient. Quatre paires, quatre soldats des marcheurs blancs.

Ils m'avaient entraîné à mi-chemin vers le fond de la Banquise quand je fus en état de lancer ma riposte. Cette fois le combat, sans mes pouvoirs encore, fut bien plus compliqué. L'un d'entre eux déchira ma veste, et je réussissais in extremis à lui percer le crâne d'un carreau avant qu'il n'achève de me dévêtir car cela aurait signifié ma mort en cas de survie, à la surface. Je me concentrais ensuite sur celui qui m'avait agrippé les chevilles, en réduisant la taille de mon arbalète et en lui décochant un nouveau carreau je parvins à remonter à la surface, pour me retrouver face aux deux restants. Mon arbalète mouillée, ne souhaitant pas qu'elle congèle, je la gardais dans son étui, et décidais d'attaquer à l'aide mes griffes. Il ne me fallut pas longtemps pour tordre le cou d'un d'entre eux, et d'arracher les bras de l'autre.
Mais pas sans y laisser un bon bout de chaire, regardez ce que le fils de pute qui m'a arraché le manteau m'a fait. Ouais t'as vu ? La cicatrice dorsale ça en jette quand même, je vais surement la garder.

Et voilà. Je me suis un peu hâté sur la fin, totalement fatigué, jusqu'à carrément briser mon sceau de dissimulation magique, parce que j'allais finir congelé et affamé. Ensuite j'ai volé l'identité de l'assistant de la chamane, et vous ait fait rêver de cet endroit. Lequel d'entre vous... Ah toi ? Cool ! Hihihi, oui plutôt cool aussi.

Bon alors, le gros tas de muscles, on devient copains ou ennemis ? J'espère vraiment qu'on puisse collaborer tu m'as l'air sympathique.


La première partie concerne la visite au clan Vargr, la seconde la tâche qui consiste à narrer l'arrivée de Sobek dans le Grand Nord.




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