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 Dead Men Walking [PW Sobek]

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Saigo
Élu de Marihser

Saigo

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MessageSujet: Dead Men Walking [PW Sobek]   Dead Men Walking [PW Sobek] EmptyDim 22 Nov 2020 - 19:06
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Saigo profitait d'un rare moment de calme et de volupté, au cœur des cachots de la Tour Noire. Il était rare qu'il y passe plus de quelques jours. Malgré sa réintégration officielle au sein des Exécuteurs, et l'acceptation de ces derniers quant à sa résurrection, la Matriarche ne voyait pas d'un bon œil le retour aux affaires du Parricide. La nécromancie était tabou chez les stryges noirs, et voir un ancien Exécuteur-en-Chef, inhumé dans la Grande Crypte, arpenter à nouveau les couloirs des cachots... la pilule avait du mal à passer. Ainsi, le Parricide avait pris l'habitude de ne passer dans ses quartiers que pour refaire le plein de vivres, avant de mettre les voiles à nouveau pour une nouvelle traque, ou une nouvelle quête sur sa propre Voie.

Mais ces derniers jours, après des semaines à vagabonder dans tous les sens, étaient consacrés au repos et à la détente. Enfermé depuis trois jours dans une des cellules souterraines, Saigo laissait mourir à petit feu un homme aux traits marqués. Un bandit de grand chemin, seul survivant d'un quelconque groupuscule qui s'était pris à attaquer une caravane strygienne et avait lamentablement échoué. On l'avait livré aux Exécuteurs, afin de s'assurer que le criminel n'était pas à la solde d'une organisation plus étendue. L'Analyste avait très vite compris que le bandit n'était rien de plus qu'un péon. Mais ses cris de douleurs étaient si relaxants, alors que son bourreau s'affairait à râper la peau de son torse, couches par couches. Il faisait durer le plaisir, laissant l'humain en larmes, tremblotant. Posté dans un coin de la pièce, immobile, Faustus Fortuna contemplait le néant. Ses yeux étaient tournés vers le bandit, mais il ne semblait pas le voir.

On n'est pas bien, là, dans cette petite cellule ? L'apostropha joyeusement Saigo. Toi, moi, lui et la Mort. Un peu à l'étroit, sans doute, mais on ne se sent jamais plus vivant qu'en donnant la mort. Tu n'es pas d'accord, mon ami ?

Il n'obtint aucune réponse. Depuis qu'il l'avait libéré de l'étal d'un marchand de montures, aux abords d'Ishtar, Saigo n'avait pas vraiment eu le loisir de s'entretenir avec Faustus. L'ancien majordome de Styx, défunte Ombre de la Congrégation, errait dans les cachots comme une âme en peine. Bien que libre de vivre à sa guise, le vampire restait aux côtés du stryge noir. Il disparaissait quand les ennuis pointaient le bout de leur nez - assez souvent donc - mais ne semblait pas intéressé à l'idée de retrouver la solitude qui avait suivi la disparition de son ancien maître.

Après une dernière journée à profiter de la sérénité d'un criminel pouilleux agonisant, Saigo se décida enfin à quitter sa cellule. Après une rapide toilette, il se dirigeait vers la salle commune des Exécuteurs, lorsque Katsuo Shibata, Main de la Mort et son premier maître sur la Voie, l'interpella, l'air grave.

Tu as du boulot, Saigo. Du boulot urgent.

Surpris du ton urgent employé par son professeur, d'ordinaire si calme, l'Élu de Mahriser demeurait interdit. Face à son silence, Katuso poursuivit.

Il se dit qu'il y a du mouvement à Spelunca. Qu'un certain Vicomte Grey a été couronné à Château-Rouge. J'imagine que ça te dit quelque chose.

Les yeux de Saigo s'écarquillèrent, tout comme ceux de Faustus.

Tu es SÛR de ces rumeurs ? Tu leur accorde une quelconque crédibilité ?

C'est plutôt solide... mais il nous faut quelqu'un pour vérifier. Kova a pensé que...

Elle a bien pensé. Je pars sur le champ.

Tout au long du trajet qui le menait jusqu'au massif de Spelunca, Saigo fut envahit pour une multitude d'émotions. Il n'avait pas l'habitude d'être déstabilisé ainsi. Mais la perspective qu'il soit de retour à la vie... c'était une nouvelle majeure. C'était impossible, l'ancienne Ombre était morte. Mais lui l'avait été aussi. Devait-il se réjouir de voir son vieil allié de retour ? Craindre une quelconque machination dont lui seul avait le secret ? L'Élu secoua la tête, chassant ces spéculations de son esprit. D'abord, il devait s'assurer que Styx était bel et bien de retour dans son Château.

Sur ses talons, Faustus démontrait plus d'allant que jamais. Il avait retrouvé une petite lueur dans le regard. Peut-être qu'au fond de lui, le majordome connaissait déjà les réponses à cette énigme. Alors que les larges grilles délimitant l'enceinte de Château-Rouge se dessinaient au loin, les deux hommes, inconsciemment, se mirent un peu plus à presser le pas. Parvenu devant les gardes, Saigo s'avança, tête haute, l'air décidé. Il n'avait pas l'air d'un dignitaire, avec sa veste en cuir ouverte sur une tunique d'entraînement noire. Mais il affirma d'une voix calme :

Je suis Saigo. Je viens réclamer une audience avec le Vicomte Grey, au nom des Exécuteurs de la Tour Noire.

Prononcer le nom de son vieil ami était une sensation étrange. Il n'en laissa rien paraître. Si les rumeurs de son retour n'étaient que des sottises, il serait immédiatement fixé, au moins.






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Sobek E. Grey
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MessageSujet: Re: Dead Men Walking [PW Sobek]   Dead Men Walking [PW Sobek] EmptyDim 22 Nov 2020 - 21:05
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Sobek Elpoemer Grey, avait passé la nuit à discourir avec les chefs des familles vampires, un verre à la main, sans jamais sombrer dans les dangers de l'ébriété, car à n'en point douter son couronnement de Roi Vampire fut aussi l'occasion pour le gratin Speluncien de venir plaider leurs causes et intérêts. Baisser sa garde face à toutes ses flatteries, ces questions si apparemment innocentes, aurait compromis la diplomatie de son règne bien avant que cette dernière ne débute.

Les jeux Spelunciens, ceux de domination et de cruauté, d'ascension et chutes, ne faisaient que commencer, et le Vicomte en gardait l'esprit conscient tandis qu'il satisfaisait tous de politesses génériques et vagues approbations. Comme en amour, il est parfois nécessaire de brider pour mieux stimuler, de demeurer silencieux afin de faire languir l'autre, et la politique n'en allait pas autrement.

Il était resté debout toute la nuit, à son bureau, incapable de trouver l'envie de dormir, même après qu'Alphonse eut pris congé de ses devoirs de Chevalier et que Yuli soit passée pour lui signaler ses tarifs avant d'encaisser payement et disparaître dans l'aube Speluncienne. Cette délicieuse sorcière ne perdrait jamais le nord, pensa-t-il en riant.

Alors qu'il étudiait cartes, topologies, positions et comptes, un verre de sang posé à ses côtés et une pipe fumante en bouche, Sobek vit dans le soleil naissant la promesse d'un avenir plus excitant que jamais. Il faudrait procéder avec finesse afin d'écarter -définitivement, cette fois- les Lycans de Spelunca, recouvrer le dynamisme industriel de la Cité, et gérer les conflits qui sabordaient de l'intérieur la Cour Vampire, tant tous ces soucis semblaient s'imbriquer et se répondre en un éternel casse-tête.
Il fronçait les sourcils, et décidait de laisser de côté la rédaction de missives et autres décrets de côté pour aujourd'hui. Il laisserait Spelunca se reposer, les vampires en avaient bien besoin, que l'alcool et les drogues adoucissent leurs esprits si malmenés jusqu'ici.

Ordonnant qu'on lui fasse couler un bain, Styx restait pensif à regarder le feu danser dans l'âtre de la cheminée tandis qu'il se déshabillait doucement. L'eau fut bientôt teintée de ses peintures noires et blanches et il put détendre son corps.
Pas qu'il ne ressente la fatigue, ou une quelconque forme de lassitude, mais les bains l'aidaient à réfléchir.

Il faudrait s'enquérir de l'état de ses anciens alliés. Il ne ressentait plus trace d'Axe sur ces Terres, et bien qu'elle l'ait amusée de ses petits mensonges, il pensait à une raison à son mensonge. Un intérêt à tuer la Rose Speluncienne ? Oh, il pouvait en envisager certains. Quand était-il de Shakti ? La belle Naga manquait au vampire, tout comme les intrigues qu'ils étaient capables de mettre en oeuvre, et il fallait avouer qu'il n'avait jamais considéré une autre âme comme aussi proche de la sienne que celle de la Mamba Noire.
Une pensée éclata en son esprit, aussi soudaine que des feux d'artifices et il rougit.

Mais que diable ? L'esprit d'Elpoemer n'était pas comme feu Lachlan, il existait encore humainement, s'accrochait à ces émotions, pour le grand plaisir d'un Dévoreur qui pouvait là faire l'expérience des émois, mais dans ce cas précis ce fut une honte sourde qui s'abattit sur tout son corps. Une honte plutôt appréciable, qui le fit soupirer, mélangée à l'eau chaude et à au confort du bois qui brûle.

Il restait Saigo.

Leur rencontre dans les cavernes de Spelunca, leur voyage jusqu'à la Congrégation, leur service sous Alrun, leurs combats et assassinats, leur traversée pour Wystéria, la Place de la Guillotine, son soutien lors de l'exercice de ses fonctions en tant qu'Ombre, les Amants. Tout semblait se rejouer dans les vapeurs de la pièce, dans la fumée presque imperceptible qui dansait ça et là autour de lui, tandis qu'il fermait les yeux.
Mort.

Une nouvelle variation à son prisme empirique. Une forme de léthargie de l'âme, et un arrière-goût amer.

Ce bain avait assez duré, il y avait plus important à faire que se rappeler des fantômes. Il devrait travailler à se contrôler, car pendant un instant il s'était vu bondir hors de la baignoire, traverser Spelunca, Ishtar, pour arriver à la Tour Noire et demander à ramener à la vie l'Exécuteur. Le pouvait-il ? Peut-être, il était bien plus faible qu'auparavant, mais avec les bons ingrédients...

De nouveau, il du chasser les parasites hypothétiques tandis qu'il retrouvait ses habits de Vicomte squelette. Il avait triomphé de la Mort pour être entaché par la vie cette fois, quelle niaiserie. On frappait.  


- Vicomte Grey, pardonnez l'interruption, mais il y a un...
- Je m'en fou, je veux voir personne. C'était vrai, il lui semblait que le monde était bien vide, et qu'il aurait besoin de dormir finalement, peut-être qu'en se réveillant cette horrible sensation maladive s'en irait. Quels affects taraudaient les âmes mortelles ?! Quelle torture !
- Vicomte, il s'agit d'un étranger venu de la Tour Noire, un certain Saibo des Exécut...

Il ouvrait la porte et détalait dans les couloirs.

- Saigo, laideronne, il s'appelle Saigo ! hurlait-il tandis qu'il enjambait les marches quatre à quatre, glissait dans le couloir qui menait à l'extérieur du Château et scandait à qui l'entendrait. Qu'on apprête du... oh laissez tomber je crois qu'il n'aime rien en particulier. De la charcuterie peut-être et... heu... des esclaves à flageller on à ça ? Finalement il atteignait la porte de la cour, et inspirait par trois fois. Pensées calmes. Pensées calmes. Ooooh, voilà, des chatons tous mignons, meow, meow.

Mais il ne résistait pas à l'envie de presser le pas, et loupait une des premières marches pour rouler sur les marches et venir s'étaler au fond de celles-ci. On tournait bientôt les regards vers lui, et un garde se proposa même de l'aider, ce qu'il refusait, rougissant de paraître si idiot face à Saigo.

- Merci, mais ça va aller. Il toussait à plusieurs reprises en regardant la silhouette postée à l'entrée face à ses hommes et son sourire se fit plus grand que jamais. Il pourrait leur arracher la tête et étriper chacun d'entre eux sans même transpirer. Son cœur accélérait, et sans même le remarquer, son allure elle-même reprenait une assurance que seule la joie pouvait procurer. Il approchait de la veste en cuir et du teint pâle si caractéristique. Styx notait la quasi totale disparition de ses brûlures, et notait une barbe qui poussait. Il devenait un adulte ! Puis il se rendait compte qu'il avait du rester cinq bonnes minutes à le détailler, d'assez près pour être très gênant. Heu, salut ! J'imagine ! Tu n'es pas sensé être mort ? Pas que je... enfin tu vois, pas que tu ais été d'un quelconque manque ou quoi, mais euh... ouais. Moi aussi je suis mort ! Hahaha ! Il toussait à nouveau, exagérément, en maudissant ces nouveaux ressentis qui lui donnaient l'impression de brûler puis de refroidir, de dire des idioties à la chaîne, d'être stupidement humain. Sobek pauvre con. Alors il reprenait doucement une posture digne de la sienne, de son nouveau titre, et balayait le château (aux jardins encore délabrés, et aux ruines apparentes où jadis s'étaient tenues les fontaines et chapelles) d'une main pour le lui montrer.  Sois le bienvenue à Château-Rouge, Exécuteur-En-Chef, Saigo. Prosternez-vous bande de cons, déjà que vous l'avez fait poireauter ici. Hum. Qu'est-ce qui t'amène ?

Acheva-t-il en lui tendant la main. Les gardes s'étaient agenouillés face au Stryge, attendant qu'on leur ordonne le contraire.




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Saigo
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MessageSujet: Re: Dead Men Walking [PW Sobek]   Dead Men Walking [PW Sobek] EmptyLun 23 Nov 2020 - 21:38
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Les gardes envoyèrent quelqu'un à l'intérieur, respectant certainement une quelconque procédure. Ils n'avaient pas bronché à l'évocation du Vicomte Grey. Le cœur de Saigo s'accélérait. Il était bien vivant... ou alors le quiproquo serait tragique, à la fois pour lui et pour Faustus. Faire tout ce chemin, nourrir tant d'espoir à l'idée d'un allié, d'un ami, de retour parmi les vivants. Si le vampire fantasque qu'il espérait n'était en réalité qu'un usurpateur... l'Exécuteur tenterait sans doute de lui arracher la tête. Ne serait-ce que pour avoir l'audace de porter le nom et le titre de la plus grande Ombre que la Congrégation ait jamais connue.

Les grilles s'ouvrirent. On le conduisit à travers des jardins mal, voire pas entretenus. Des bâtiments en ruines. Manifestement, le retour aux affaires de Styx était encore trop récent pour un ravalement de façade. L'Élu ne lui en tiendrait certainement pas rigueur. L'endroit ressemblait presque à un champ de bataille, en plus propre. Il manquait les cadavres et les débris d'armes - même si Saigo était certain de pouvoir trouver les deux en fouillant un peu -, mais l'atmosphère dégagées par les lieux lui convenait bien.

Les minutes s'égrenèrent. Patient, les mains agrippant les pans de sa veste, l'Analyste observait les quelques gardes qui l'encerclait. Faustus était trois pas derrière lui, légèrement sur sa droite. Il semblait plus apprêté qu'au moment de leur départ de la Tour Noire. Le majordome arborait une cape de voyage ornée des armoiries d'une quelconque maison inconnue du stryge noir. Ses vêtements étaient impeccables, ses cheveux étaient ordonnés et son regard était alerte. Tout ce qui trahissait la nervosité de Fortuna, c'était ses mains jointes, et ses deux pouces se chamaillant nerveusement.

Finalement, la grande porte s'ouvrit, laissant apparaître... une silhouette maladroite qui trébucha et roula jusqu'en bas des marches. Saigo leva un sourcil. Puis, son regard se durcit lorsque le Vicomte Grey se releva. Sa mémoire lui avait jouée bien des tours, mais l'homme qui se présentait à lui ne ressemblait pas au vampire qu'il avait connu. Le guerrier fit craquer ses phalanges, prêt à faire résonner la nuque de cet inconnu du même bruit sourd et macabre. Mais il se retint. La démarche, cette manière qu'il avait de s'approcher, bien plus près que ce que les conventions de la noblesse jugeaient acceptables. Le regard qui le toisait. L'Exécuteur ne se déridait pas encore. Toutefois, au fond de lui, il avait déjà reconnu son vieil ami, réincarné dans une nouvelle prison de chair.

- Heu, salut ! J'imagine ! Tu n'es pas sensé être mort ? Pas que je... enfin tu vois, pas que tu ais été d'un quelconque manque ou quoi, mais euh... ouais. Moi aussi je suis mort ! Hahaha !

La voix acheva de convaincre le stryge noir. Ce n'était pas le Styx qu'il avait connu. Mais l'esprit de l'Arlequin habitait bien cet homme.

- J'imagine que comme toi, j'ai arrêté de compter le nombre de morts, lança-t-il d'un air amusé. Mais tout comme toi... mon dernier passage en enfer s'est un peu éternisé.

Sa première rencontre avec Alrun, au cœur du Vulkar. Son altercation avec Rekhan aux abords de Lédéhi. Sa première tentative face à Onze, au fond des cachots. La rébellion des Exécuteurs, quelques semaines après son triomphe. Ça commençait à faire beaucoup de passages dans la catégorie « décédé ou presque » pour l'Élu de Mahriser. À force, il allait finir par croire que la mort n'était qu'une bête maladie. Il devrait s'assurer de ne pas céder à cette arrogance dans le futur.

- Sois le bienvenue à Château-Rouge, Exécuteur-En-Chef, Saigo. Prosternez-vous bande de cons, déjà que vous l'avez fait poireauter ici. Hum. Qu'est-ce qui t'amène ?

Autour d'eux, les gardes et les servants posèrent un genou au sol. Seul Faustus ne bougea pas, comme tétanisé à la vue de son ancien maître.

- Malheureusement, mes titres ne me sont pas revenus à mon retour. À l'heure actuelle, les cachots sont dirigés par Kova Nabsci, une jeune femme très capable. Il compléta cette déclaration d'un haussement d'épaule. Elle sait que son heure viendra.

Dès son retour officiel dans les rangs des Exécuteurs, Saigo n'avait pas caché son ambition de retrouver un jour le Trône de Cranes. Même si la pyromage avait combattu à ses côtés lors de la rébellion, elle ne comptait pas simplement lui rendre sa place. Ce n'était pas la mentalité des cachots. Pour qu'un nouvel Exécuteur-en-Chef soit couronné, le précédent devait mourir. Cela viendrait.

- Cette même Kova voulait s'assurer que certaines rumeurs concernant le nouveau Vicomte de Château-Rouge étaient fondées. Quant à moi, j'en ai profité pour amené un vieil ami. Il se tourna vers Faustus. Tu lui as manqué, je crois.

Le temps des questions viendrait plus tard. Comment Styx était-il revenu à la vie ? Quels étaient ses plans ? Quid de la Congrégation ? Saigo ne s'attendait pas à obtenir toutes les réponses, il savait son ami plutôt énigmatique lorsqu'il s'agissait de ses desseins. En attendant, il fut ravi de voir un jeune homme en costume cintré s'approcher avec un assortiment de jambon cru. Le voyage l'avait affamé.






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Sobek E. Grey
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MessageSujet: Re: Dead Men Walking [PW Sobek]   Dead Men Walking [PW Sobek] EmptyMar 24 Nov 2020 - 0:00
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Tandis qu'il finissait par détacher son regard du Stryge Noir (ces épaules seraient toujours aussi agréables à caresser des yeux) et apercevait Faust, qui visiblement avait connu des temps difficiles, l'attention de Grey se déportait sur le servant qui se promenait avec un jambon dans les mains. Il se massa les temps, ricana, puis posa sur lui un regard où nageaient des Teebans courroucés.

- Hohoho... tu vas nourrir les invités DEHORS SALE PÉQUENAUD ?! LE COUPER ET LE DISPOSER DANS DES ASSIETTES DANS L'ENDROIT QUI S’APPELLE LITTÉRALEMENT LA "Tente des Invités" C'EST TROP TE DEMANDER ?! TU AS CINQ MINUTES. CINQ. LE TEMPS QU'ON AIT UNE BALLADE PLEINE DE SENS MÉTAPHORIQUE DANS LES RUINES DE CHÂTEAU-ROUGE. ET JE VEUX DES RAISINS NOIRS AUSSI. SANS NOYAUX !

Le calme revenait progressivement tandis que le Vicomte s'époussetait le costume et le réajustait au niveau du col, machinalement, et posait à nouveau les yeux sur Faust vers qui il avançait doucement. Comme s'il voulait en capter chaque détail, ou qu'il s'apprêtait à lui bondir dessus. Finalement il lui ébouriffait les cheveux et le gratouillait derrière les oreilles en ronronnant.

- Faustus Fortuna, sois le bienvenue. C'est toi qui a conçu les plans de cet endroit après tout. Et puis entre nous, en ce qui concerne le contrat que nous avions toi et moi, je crois que tu vas trouver ça drôle ; étant donné que mon esprit est à 50% différent d'avant, tu ne m'emporteras pas en Enfer avec toi bébé. Hihihihi ! Malin petit phénix le Styx ! Comme si cette phrase lui remémorait quelque chose à dire au Stryge il le regardait avant de reprendre Tu étais aux Enfers ? Hum... je ne me souviens plus vraiment d'où j'étais... mais je sais que j'étais suffisamment conscient pour voir quelques échecs cuisants aux abords d'Ishtar. Tandis qu'il faisait signe au duo Saistus de le suivre jusqu'à la tente apprêtée en moins de temps qu'espéré, il toussa bruyamment. Tousse, tousse, Equinoxe, tousse, tousse !

Comme à l'accoutumé, Sobek Elpoemer Grey demeurait souriant, et à la physionomie plutôt sympathique malgré ses peintures voulues effrayantes, lorsqu'il envoyait une pique. Celle-ci, bien que non destinée à Saigo, permettrait d'embrayer sur ce qui importait vraiment. Ils avaient pris du retard en mourant tous les deux. L'avantage était dans le camp des insipides, et le triomphe de personnes comme le serpent aux goûts esthétiques douteux ne présageait rien de bon pour la suite. Si l'on agissait trop tard Dùralas suivrait ce chemin général de morosité et stupidité, de course effrénée pour le pouvoir sans une once de jugeote. Ou de classe.

Il était d'un avis plus réservé quant à Faustus Fortuna. Ce dernier ferait un bouc émissaire parfait s'il décidait de lui faire endosser le rôle d'éminence grise, manipulateur de l'ombre, lors de son premier mandat, mais cela signifierait pour les requins de Spelunca que Grey puisse être influencé et on murmurait à ce propos dans les salons de discussion. Qui plus est l'entièreté du projet Sobek Elpoemer avait été son idée, il y a deux ans, lorsqu'ils l'avaient croisé par hasard dans les routes de Dùralas ; c'était le Majordome qui avait suggéré l'idée d'un apôtre sans réel force ni faiblesse, sans qualité remarquable, pour servir de trompe-la-mort à l'esprit retord de l'arlequin. Pendant des mois il avait œuvré à rendre fertile le corps de cet humain, afin qu'il puisse servir de réceptacle au retour du Vicomte. Faustus Fortuna avait anticipé que l'heure était venue pour Styx de brouiller les cartes, de changer ses jeux dangereux en danses plus subtiles, et pour cela il lui en était très reconnaissant.
Mais il avait l'air si misérable désormais, comme une espèce de chien battu.

De dos, il porta sur lui un regard en biais. Brillant d'une lueur sauvage, inquisitrice. Mais ce fut à Saigo qu'il s'adressait.


- Si l'Exécuteur-en-Chef veut bien m'accompagner, c'est juste au fond de ce chemin que se trouve la tente de réception. Il insistait sur le titre, contenant dans son déni, que certains pourraient mettre sur le compte d'inattention, une menace à peine voilée pour les habitués de ses mensonges en direction de la remplaçante de Saigo. Non mais sérieusement elle avait un nom de merde en plus, ils étaient tous devenus scatophiles ici ?! Il y aura toute sorte de charcuterie où nous allons, des femmes et du vin, aussi, si le cœur t'en dis. Je suis un peu plus sexy qu'elles, mais bon, c'est toi qui vois. Je crois que nous avons beaucoup à nous dire, et bien que je te sache ennuyé par la chose, je puis d'ores et déjà te garantir de l'action dans les mois à venir.

Il s'arrêtait un moment pour que Saigo arrive à son niveau, et lui tapotait l'épaule, ne pouvant décemment y résister. avant de l'étreindre brièvement

- Rah tu m'as manqué mon petit prédateur d'apex, magnifique machine à tuer ! Viens là pour un câlin !

Il se permettait une telle affection, là, au milieux des jardins calcinés et des bâtiments en ruine, car l'air de Dùralas se teintait progressivement de sang. La tempête grondait dans le ciel pourtant calme, et les vents portaient en eux des senteurs de rose chargés de cruauté. Du Nord jusqu'à Wysteria, des Abysses jusqu'aux hauteurs de la Tour Blanche, les machinations reprendraient, à nouveau, bien différentes cette fois-ci. La Rose avait brûlé par une fois, et d'aucuns feraient bien d'envisager cela comme une menace plutôt que comme une défaite.

Tandis qu'il faisait attention à ne pas abuser du contact physique avec le Stryge afin d'éviter qu'il ne décide de lui décoller une mandale dont lui seul avait le secret (oh ! même cela porterait une nostalgie bienvenue !), et qu'il le lâchait presque aussitôt étreint, ses yeux butèrent sur un rosier qui s'élevait des décombres gris.

Pendant son absence nombreux étaient tombés, d'autres avaient grandi, mais le plus drôle, c'était que la plupart l'avaient oublié. Styx était redevenu un prédateur dans l'obscurité, loin des feux de la rampe, loin des artifices et des prestidigitations, et en un sens était désormais plus libre encore d'intriguer.

La seule présence de Saigo lui redonnait une confiance dont il ne pensait pas avoir besoin. De voir cet être de prédation pure, de savoir quelle perfection meurtrière avait jadis joué son corps délicieusement bâti, d'avoir pu admirer ses colères viriles et ses cruautés délicieuses, lui rappelaient ses propres forces. Styx, Lachlan, Sobek, qu'importe son foutu nom, avait survécu dans un monde où existaient des monstres à l'apparence mille fois plus menaçante que la sienne, et son poison avait toujours su venir à bout de ces mégalodons menaçants. Aux côtés de Saigo.


- J'ai toujours eu besoin de toi à mes côtés, tu m'as toujours rendu plus fort, et je crains de n'avoir su te témoigner l'entièreté de ma reconnaissance. Un exercice de sincérité ardu au milieu de toutes ces blagues et manipulations. Lâchait-il sans réelle intonation, en même temps qu'il marchait de nouveau vers la tente en des petits bonds excités. Allons, allons, dépêche-toi, je suis tout émoustillé !




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MessageSujet: Re: Dead Men Walking [PW Sobek]   Dead Men Walking [PW Sobek] EmptyMar 24 Nov 2020 - 18:08
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Un calme perdu soudainement. Un air apaisé retrouvé si vite. Un servant traumatisé. Styx dans toute sa splendeur. Alors que le garçon en costume, plus pâle que les ailes des étrons blancs, s'enfuyait au pas de course vers la fameuse tente des invités, Saigo se surprenait à sourire. Dans son monde de rigueur militaire, sur sa route de maîtrise absolue de son corps et de ses capacités, l'étincelle de folie qu'apportait son vieux compagnon était comme un vent frais. L'Exécuteur se remémorait ces rares instants où l'Arlequin laissait libre cours à ses pouvoirs. La démonstration de puissance absolue. Il en avait parfois été envieux, quand bien même il ne l'admettrait jamais de vive voix.

Il s'écarta d'un pas, silencieusement, laissant le maître et le majordome se dévisager à leur guise. Il appris que Faustus avait été l'architecte du domaine, et se demanda brièvement ce qu'il ressentait en voyant les jardins délabrés. Il haussa les épaules quant à la remarque de son vieil ami. Les Enfers ? Il n'en savait rien, à vrai dire. Son corps était enterré dans la Grande Crypte de la Tour Noire. Son esprit lui, avait flotté dans le Néant. C'était les premières sensations qu'il était capable de se remémorer. Alors que la magie noire se chargeait de le ranimer, il avait soudainement eu conscience de son existence, sans pouvoir lier cela à une enveloppe charnelle, ni se repérer dans un environnement immédiat. Cela n'avait duré que quelques minutes. Pendant l'année qui avait précédé...

J'ose simplement espérer que je guerroyais aux côtés du Dragon Blanc, affirma-t-il. Je ne peux pas imaginer plus grand honneur dans l'au-delà.

L'évocation de la déroute face aux Pirates ne lui procura pas la moindre réaction. Rien ne faisait de sens dans la décision d'Équinoxe. Le naga rouge avait obtenu le résultat qu'il méritait. Mener des assassins dans une bataille rangée était stupide. Aller jusqu'au bout et mener ses troupes à la bataille était louable sur le papier, mais tout aussi peu avisé. Face au surnombre pirate, leur préparation impeccable et la bêtise pure affichée par ses « supérieurs », l'Élu avait choisi de rester passif. Depuis ce jour, il n'avait pas remis les pieds à Lédéhi. Ainsi, bien que le Vicomte évoque le sujet, Saigo décida de ne pas commenter. Les faits parlaient d'eux-mêmes.

Il suivit le maître des lieux dans les jardins. L'horizon offrait une vue imprenable sur le massif de Spelunca. En contrebas, l'une des innombrables cavernes avait été le théâtre de leur première rencontre. Ils s'y étaient affronté, et l'Exécuteur, par un concours de circonstances avait remporté la victoire. À la réflexion, avait-il battu Styx depuis ? S'étaient-ils seulement affrontés hors de l'arène ? Il demanderait ses vieux rapports de mission à Kova, à l'occasion.

Il lui promettait de la viande, des femmes et de l'action. Saigo n'était pas vraiment sûr du moment où il était supposé être ennuyé, mais il demeura muet. Avoir Styx à ses côtés, c'était l'assurance d'avoir un allié de choix. Restait à connaître ses plans. La Congrégation ? La Tour Noire ? Les autres factions ? Les Amants ? Il y avait sans doute énormément à faire avant de retrouver l'aura d'antan, qui avait fait d'eux les prédateurs alphas du continent et de Wystéria. De plus, si le stryge noir n'avait aucune idée de l'état des pouvoirs de son ami, il savait que lui était encore loin du compte. Il avait acquis une maîtrise supérieure des deux premières techniques de l'Exécuteur Parfait. Il en restait deux autres. Il détestait l'admettre, mais il n'était pas encore prêt à mener une vraie guerre.

Les deux acolytes parvinrent finalement aux abords de la tente, qui semblait avoir été apprêtée dans les délais impartis. Vint alors l'instant le plus surprenant - et pourtant il y en avait eu - de l'histoire liant Saigo et Styx. L'Arlequin s'approcha de l'Analyste et l'étreignit brièvement. Instinctivement, le stryge noir avait utilisé l'Armure Vivante. Ses muscles s'étaient contracté à l'unisson. Puis il avait dirigé toute cette force dans son cou et ses épaules. L'espace d'un instant, il avait pensé que son vieil ami souhaitait le mordre. Si la perspective de l'immortalité vampirique n'était pas déplaisante, l'Élu tenait trop à sa vraie nature pour se laisser transformer.

Plus surprenant encore, si tel était possible, le Vicomte lui avouait s'être ennuyé de Saigo. C'était à la fois extrêmement louche et... plutôt plaisant. Le stryge noir s'était trop souvent plaint du manque de respect, de craintes et de considération à son égard pour balayer cette déclaration sans la considérer. Administrant une vigoureuse tape dans le dos de son ami, il le suivit jusqu'à la tente des invités.

Je dois avouer que c'est moins plaisant de massacrer des péons sans toi et... tout ces amis qui résident dans des dimensions inexplorées. Faustus, des insectes plus ou moins massifs et gourmands, des sbires grimés en clown... tout au long de leurs aventures, l'Arlequin avait invoqué moult compagnons de combats. Il y a beaucoup à faire, Styx. Les faibles se croient devenus forts. Les paysans n'ont plus peur de nous. Je ne veux même pas parler de l'état de la Congrégation. Il marqua une pause, jaugeant son ami. La stratégie, c'est pas trop mon truc. L'exécution, beaucoup plus. Mais il fut un temps où tes plans nous ont mené tout en haut de la chaîne alimentaire. Un sourire carnassier, celui qui assurait au vampire que le prédateur n'avait pas perdu le goût du sang.

Cependant, l'air guerrier arboré par Saigo se fit abruptement railleur, le temps d'une petite pique.

Par contre il faut manger, l'ami. Je sais que t'as jamais été très épais, mais là avec tes peintures, tu m'as l'air plus fin que dans mes souvenirs.






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MessageSujet: Re: Dead Men Walking [PW Sobek]   Dead Men Walking [PW Sobek] EmptyMer 25 Nov 2020 - 22:38
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Heureux d'entendre les mots de Saigo, et comme il lui tournait le dos, un sourire dénué de toute malice passa l'espace d'un instant sur le visage de Sobek Elpoemer Grey, aka Styx, aka Le Vicomte Rouge. Il se laissait choir dans son siège, s'y asseyant de travers, une jambe sur l'accoudoir, et sortait de sa poche un gros cigare qu'il allumait d'une flammèche qui naissait au bout de son ongle.

Il constatait avec une joie sauvage que les plaisirs violents de l'Exécuteur-en-Chef (il n'avait toujours pas changé d'avis là dessus) étaient toujours de mise, et acquiesçait distraitement lorsqu'il faisait mention de la Congrégation. Un servant lui apportait un verre de vin, mélangé et remué à du sang de vierge Stellaroise, avec un petit cure-dents dans lequel était plantée une olive.

Il en but une rasade goulue, qui achevait le verre, le redonnant immédiatement afin qu'on le remplisse de nouveau. Heureusement, il avait avalé lorsque le Stryge lui... adressa... une... pique ? Il gardait le silence au début, se demandant s'il avait réellement affaire à Saigo, puis éclatait de rire. L'un des servants en lâchait une carafe. Voir cet assassin surentraîné qui avait jadis remporté seul la victoire contre un kelpi énervé sur leur route jusqu'à Wystéria devenir soudainement cocasse (même si ça ne durerait pas) était comme assister à un Teeban qui se mettait à danser la java.


- Oh, tu sais, j'essaye de garder la ligne pour les grands et musclés Stryges Noirs. J'ai ouïe dire qu'ils aimaient leurs mignons plutôt minces. Les larmes lui venaient, tant il riait à gorge déployée, plus parce que c'était la première fois qu'il entendait Saigo être railleur qu'autre chose. En voilà de l'évolution personelle !

On lui apportait un autre verre, qu'il décidait de siroter plus posément, ses joues commençaient à s'échauffer, et il avait l'affreuse manie de se livrer à des choses totalement déplacées (même pour lui) une fois ivre. Comme la fois où il avait décidé d'attaquer Dilon en pleine Taverne parce que ça lui semblait drôle. Il faudrait éviter de recommencer des actes aussi aléatoires, même si visiblement ça peut vous rapporter des titres de noblesse par la suite. Quel formidable monde. Alors qu'il décidait approfondir des sujets délicats, il congédiait le personnel, en s'assurant qu'assez de vin restait à proximité.

- Je ne fais confiance à aucuns d'entre eux. Ils n'ont pas le savoir-faire de ce bon vieux Faust. La prochaine fois évite d'évoquer la Congrégation autour de mes domestiques, je vais devoir tous les *scouic* maintenant... à moins que tu ne veuilles m'aider à les massacrer à la fin de nos retrouvailles passionnées !?

Un observateur qui arriverait à ce moment précis, et verrait la mine radieuse de joie du Vicomte, penserait qu'il avait proposé quelque ballade à dos de cheval, ou un dîner aux chandelles. Mais Styx en était tout aussi excité, si bien que ses pupilles se rétractaient à l'état de fentes menaçantes rien que d'envisager assister à nouveau aux massacres du Stryge Noir. Sa puissance, sa technique... oh ! Il rougissait.

- Mais revenons à nos moutons. Bien que je déplore l'état du monde, il faut y voir une opportunité, mon ami, nous agissons à nouveau à l'ombre de tout et tous, négligés par ces mêmes idiots qui pensent que Dùralas est une terre d'héroïsme et que la terreur a pris fin. C'est un avantage que tu conviendras pour un assassin que de pouvoir agir à partir de l'obscurité, dissimulé aux yeux de tous... Personne ne viendra fourrer le nez dans nos machinations alors qu'autrefois ils tentaient d'en deviner la suite. Un léger filet de vin restait au coin de la lèvre de l'arlequin, et il le léchait goulûment. Nous avons beau être bien moins puissants, nous avons une chose qu'ils n'auront jamais ; l'expérience. On sait tous les deux que n'importe quel Dùralassien se fera des ennemis et des combats personnels un jour ou l'autre. Nous n'avons qu'à attendre, et frapper au bon moment, en nous améliorant jusque là... M'accompagnerais-tu dans la Congrégation si je te le demandais ?

Styx avait lentement perdu son ton mielleux, charmeur, qu'il réservait à Saigo pour se plonger dans un état presque introspectif, et lorsqu'il concluait sa phrase, il employait un ton froid et un sourire dangereux. Il avait à présent le regard rivé sur le Stryge, comme si plus rien n'existait autour de lui, et les pensées fusaient dans son esprit. Des rouages se remettaient progressivement en route, ceux du complot, mais aussi de l'ambition.

- Le déséquilibre des Factions est à présent plus fort que jamais. Des rapports disent que tous s'étoffent, que leurs rangs grandissent, tandis que s'amenuise le poison des assassins, mais c'est justement foutrement bien. Tu sais pourquoi nous avons implosé ? Non pas à cause d'Equinoxe ou de n'importe quelle autre grosse merde qui étale son incompétence, mais bien car avec un pouvoir trop grand vient une charge tout aussi draconienne. Une épée de damoclès pèsera bientôt sur les plus forts, des guerres intestines, des prises de pouvoir et des disputes, et nous n'auront qu'à nous tenir informés et saper leur moral jusqu'à la strangulation la plus complète de leurs effectifs. Laissons les savourer leur victoire, nous avons jouis de la toute puissance pendant longtemps, mais si nous sommes tombés alors tous le peuvent...

Il avait siroté son verre pendant qu'il parlait, mais ne quittait pas Saigo des yeux.

- Notre force sera celle de l'adaptation cette fois, nous arrivons sur un nouvel échiquier, mais qui comporte plus de cases que le précédent. Plus d'intérêts personnels, de rancunes, et de machinations, aussi. Nous ne devrions que penser à accumuler de la puissance pour l'instant, je te garantis qu'en temps et en heure nous goûterons au sang de chaque Chef de Faction de ce foutu pays... mais qu'est-ce que t'as de prévu toi mon chou du coup ? Hihihihi, t'es beaauuuu.

La transe machiavélique de l'arlequin semblait s'être rompue aussi vite qu'elle ne s'était déclenchée, et il rougissait désormais promptement même sous son maquillage blanc, en regardant Saigo un verre plein à la main.




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Saigo
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MessageSujet: Re: Dead Men Walking [PW Sobek]   Dead Men Walking [PW Sobek] EmptyJeu 26 Nov 2020 - 16:11
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La pique de Saigo déclencha une véritable explosion de rire chez Styx. Ce n'était pas... exactement la réaction qu'avait anticipé l'Exécuteur. Il devait toutefois s'habituer à nouveau aux extravagances soudaines de son compère. Il se contenta ainsi de lever un sourcil circonspect, alors que le Vicomte riait à gorge déployée, avant de rétorquer. L'inconfort le gagna alors. Les Exécuteurs n'étaient pas exactement du genre à être ouverts d'esprits. Rien d'officiel ne figurait dans le code de la mort concernant les divers sévices qu'il était acceptable de faire subir aux torturés... ou à ceux qui le voulait pour le plaisir. Sans doute que certains de ses camarades des cachots faisaient des heures supplémentaires à deux dans une cellule, mais l'Analyste faisait l'aveugle sur le sujet. Tout comme il décida de ne pas rebondir d'avantage sur les dires de son ami.

Le petit personnel quitta rapidement la tente, tandis que Saigo grimaçait. Il n'avait en effet pas été très prudent. Il ne pensait pas que les servants avaient le droit de quitter Château-Rouge. Le stryge noir les imaginait dormir dans un dortoir... ou dans les écuries. Manifestement, bientôt ils dormiraient tous très longtemps.

C'est le genre d'offre qui ne se refuse pas.

Au milieu de la tente, une table avec divers charcuteries avait été dressée. Tandis que Styx se laissait tomber sur un siège, Saigo contourna la table et posa ses deux poings fermés sur le bois. Il gardait un œil sur l'entrée de la tente, s'assurant que les domestiques s'étaient bien éloignés et qu'aucun d'entre eux n'allait tenter de jouer aux espions. Son regard rouge sang demeurait braqué sur les silhouettes qui s'éloignaient, mais ses oreilles étaient grandes ouvertes pour écouter le discours de l'ancienne Ombre.

Il était vrai que la situation avantageait les deux amis. Certes affaiblis, ils avaient encore tout le loisir de retrouver des forces, sans avoir de guerre à mener ou de contrats à accomplir. Pas de territoires à protéger, pas de peuple à satisfaire, aucune pression. Ils étaient la menace sourde, la tempête qui gronde au loin, à laquelle Dùralas refuserait de croire jusqu'à ce qu'il soit déjà trop tard. Mais est-ce que Saigo avait réellement envie de voir la tornade porter haut les couleurs de la Congrégation ? Il gardait un bien piètre souvenir de son dernier passage. Sa réflexion dura quelques secondes avant qu'il ne lâche d'un ton dur :

Je veux la tête de ce putain de serpent. Garràn est une aberration de la Tour Noire, mais il a au moins le mérite de savoir manier une faux. Le reste... des pions disposables. Quelques secondes de plus dans le silence. Ouais... tant que j'ai plus à revoir le serpent vivant, je te suivrais à Lédéhi.

Auparavant braqué sur l'extérieur, le regard de Saigo, assuré et droit, se tourna vers son ami. Il se servit un verre de vin et en but une petite gorgée. Il ne s'était pas vraiment intéressé aux autres Factions depuis sa résurrection. Son retour au sein de la Congrégation avait été une perte de temps. Il ne s'imaginait évidemment pas rejoindre un des groupes qu'il avait si longtemps affronté. Depuis quelques mois, il avait embrassé une vie loin des obligations politiques des Factions. Il avait son entraînement sur la Voie, il avait les Exécuteurs, et c'était bien assez. Retrouver Styx changeait la donne.

Malgré tout, la Congrégation était plus isolée que jamais. Tout ce qu'ils avaient accompli au cours de leur première vie s'était envolé. La Calamité n'était plus dans leur camp. La relation avec les Pirates s'était détériorée, et les ultimes frasques d'Equinoxe n'arrangeraient rien. Quant aux quatre autres factions, rien n'avait changé, elles figuraient toujours dans la liste des ennemis. Lédéhi s'était vidé, les autres QG se remplissaient. La patience serait de mise. Styx l'avait dit, eux n'avaient qu'à se focaliser sur leur propre force, et attendre le bon moment pour frapper.

Le Grand Nord, annonça Saigo en finissant son verre. le troisième Maître de la Voie y a pris ses quartiers. Ensuite, cap au sud. Le dernier Maître, s'il est encore en vie, se trouve à Wystéria.

Ce n'est qu'à ce moment là qu'il percuta : Styx avait l'air ivre. L'idée d'un revers patriarcal dégrisant lui traversa l'esprit, mais il se ravisa. Au lieu de ça, il décida de lui-même se resservir.

Et toi ? Qu'en est-il de tes pouvoirs ? Vu que tu n'as plus le même corps, il y a peut-être de la nouveauté dans tes tours de magie.






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MessageSujet: Re: Dead Men Walking [PW Sobek]   Dead Men Walking [PW Sobek] EmptyJeu 26 Nov 2020 - 23:41
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- Tu sembles, et ce malgré ton expérience de tueur-à-gages, continuer à espérer que les effectifs de la Congrégations présentent une quelconque forme de raison. Ils sont tous impulsifs, de petits pantins contrôlés par rien d'autre que la quête de pouvoir, qui subissent leurs émois et leurs désirs de plein fouet. Equinoxe, ledit Garràn, sont la norme chez nous autres. Des fous, les vrais fous. Nous avons été accoutumés à l'exception auprès de monstres sacrés comme Alrun, Axe, ou Shakti, mais ce monde croule sous la banalité désormais. Toutefois je crois qu'il nous serait bénéfique de nous allier de nouveau, sans nous investir autant pour eux, notre duo à toujours éclipsé tous les autres.

Il regardait Saigo se servir avec un regard médusé, ne se souvenant jamais l'avoir vu boire un jour. Mais avoir des jolis garçons capables de décimer des populations entières ivres dans les parages n'était pas quelque chose qu'il essayerait d'empêcher, tant que ça ne le rendait pas mou et gras plus tard. Ce serait vraiment dommage... il l'empoisonnerait sans doute, pour ne pas avoir à subir un tel cauchemar. Un poison rapide, comme de l'anthrax, mais pas son propre venin, celui-ci était fait pour la chasse. Il lui souriait néanmoins à l'évocation du Grand-Nord.

- Quelle est donc cette histoire de Maîtres ? Dois-tu ôter la vie à ceux qui t'apprennent pour les surpasser ?

La question fut suivie de l'évocation de ses pouvoirs, et le vampire demeurait silencieux un moment à fixer sa coupe pleine de sang, qu'il remuait doucement du bout de l'ongle. Il n'était certainement plus du tout le même, à tous les niveaux, mais Sobek présentait des caractéristiques très intéressantes qui avaient fleuri au contact de son essence de Dévoreur. Petit à petit, à chaque minute qui passait, les cellules de Styx dévoraient doucement celles de Sobek, les assimilaient, et bientôt naîtraient des dons que personne ne soupçonnait encore. Pour l'heure, il fallait avouer qu'il n'était plus capable d'affronter quatre Gardiens en même temps, et que même un seul d'entre eux présenterait un défi convenable.

Tout en piochant dans les raisins, dénoyautés bravo, il répondait :


- J'ai décidé de ne pas me replonger dans l'arlequinerie, j'ai ouïe dire que mon rôle de bête de cirque avait été usurpé, de toute façon, et c'était déjà quelque chose qui me lassait vers la fin. C'est tellement vu et revu, je me dois de demeurer à la pointe de l'esthétique ! Hihihihi ! Plus sérieusement, Sobek m'offre des voies que Lachlan n'aurait jamais pu explorer et c'est formidable ! Il est ce qu'on appelle couramment un Thaumaturge, un alchimiste prodige, et sa magie permet de créer poisons comme remèdes, de guérir comme de tuer. Je trouve cela très intéressant.... qui plus est je suis capable de pratiquer les arts profanes des peuples du Désert, exilés en Spelunca. Regarde !

Le Vicomte déguisé en squelette agitait ses bracelets d'os, tandis qu'il récitait des psaumes en langage Harenien, aux sonorités serpentines, et faisait apparaître une plume de corbeau dans ses mains. Alors qu'il continuait à murmurer ses incompréhensibles phrases, il se chatouillait les avants-bras à l'aide de l'objet.

La magie des peuples nomades, entre les bonnes mains, pouvait transformer n'importe quel mage talentueux en véritable poupée sacrificielle. Cela présentait des applications aussi infinies que l'imagination de l'utilisateur, et Dùralas savait Styx très inventif.


- C'est rigolo n'est-ce pas ? Je pourrais faire d'autres choses, mais ce ne serait pas vraiment respectueux de ta personne.

Il lui assénait un clin d’œil, et ricanait de plus belle.

- Au fait, je pensais Faust ici présent mort. Sobek l'a défait dans un duel suite à la formation que notre Majordome international lui a prodigué afin qu'il n'endosse le rôle de réceptacle à mon âme sexy. Mais il ne l'est pas... et tu as veillé sur lui... ça ne te ressemble pas vraiment. Le regard du dévoreur allait et venait de l'un à l'autre, et de réels points d'interrogations avaient remplacé ses yeux, car Styx aimait les magies rigolotes. Tu as développé des instincts paternels, en plus de boire et faire des blagues ? Ou c'est juste moi qui te fais cet effet ?

La dernière question relevait plus de la réelle interrogation que de la blague, car de mémoire Saigo se révélait moins mature, et plus stoïque. Les changements qu'il avait jusqu'ici témoignés étaient néanmoins fort appréciables, et si le cœur du vampire chavirait pour les talents martiaux du Stryge, il commençait pour une fois à en apprécier le caractère aussi. Il se demandait s'il avait même un jour autant apprécié une discussion en dehors de celles qu'il avait vécu avec Hevoria, la femme-araignée qui avait fini par se révéler comme une amie irremplaçable. Oh, il aimait Shakti de tout son cœur, mais les deux vivaient un rythme effréné qui ne leur permettait de se croiser que trop peu, fort heureusement pour Dùralas d'ailleurs, et il se surprenait à se dire de Saigo qu'il était une compagnie plaisante.

Il n'avait pas menti pour le manque, ne mentait pas non plus lorsqu'il le flattait physiquement -l'attrait charnel de Styx tenait plus de l'amour de la violence que des émotions- mais il se remémorait à présent que le Stryge arrivait généralement à le faire rouler des yeux au bout de quelques dizaines de minutes passées à lui rappeler comme il devait arrêter de faire n'importe quoi et comme le Grand Dragon blabalablablabala.
Là il était juste cool. Très cool.

Rendu malicieux par l'alcool, il se levait et décochait un coup de poing sur l'épaule du pugiliste. Saigo lui avait jadis appris que taper sur les gens voulait des fois dire qu'on les aimait bien. En espérant qu'il ne riposterais pas à force égale, sans quoi le Vicomte découvrirait qu'on pouvait planer sans être Stryge.




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Saigo
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MessageSujet: Re: Dead Men Walking [PW Sobek]   Dead Men Walking [PW Sobek] EmptyHier à 17:35
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Ce n'est pas vraiment l'espérance de ne pas être entouré de fou. Plutôt... l'espoir futile de voir ces ahuris faire quelque chose qui ne relève pas de la pure stupidité. Par exemple, ne pas mener un groupe d'assassin dans une bataille rangée sans aucun effet de surprise.

Dans l'esprit de Saigo, la folie avait une définition à la fois vaste et étriqué. Il lui semblait inadmissible de se battre à distance en utilisant de la magie. Ne pas vénérer le Dragon Blanc était pour lui une aberration. Pourtant, une fois arrivé dans les hautes sphères politique, qu'était réellement la folie ? Prendre des décisions menant ses troupes à une mort certaine ? Ou simplement, comme le suggérait Styx, se laisser contrôler par ses pulsions ? Le stryge noir avait été tant de fois impulsif par le passé, cela faisait-il de lui un fou ? Il but une gorgée de vin supplémentaire. Ce genre de réflexion était trop poussée pour lui, mieux valait qu'il se recentre sur ce qu'il savait faire de mieux : briser des os et ôter des vies. La philosophie n'était que rarement la bienvenue dans les cachots.

La discussion embraya sur son entraînement. La Voie, ce long chemin que bien peu d'Exécuteurs empruntaient, et encore moins la complétaient. Quatre techniques ancestrales, remontant aux premiers occupants des cachots. Quatre méthodes visant à renforcer le corps et l'esprit, à faire du stryge une véritable arme en elle-même, sans avoir besoin de la moindre lame. Katsuo lui avait enseigné la technique de l'Armure Vivante. Yone lui avait inculqué l'art du Zéphyr. Dans le Grand-Nord, Rhaast lui apprendrait la puissance du Tueur de Géant. Enfin, à Wystéria, Ao Shin ferait de lui l'Incarnation de Mahriser. Une fois seulement qu'il aura maîtrisé ces quatre techniques parfaitement...

Ce sera l'ultime épreuve. Répondit Saigo avec détermination. Une fois que je maîtriserais les quatre Techniques, je devrais affronter et tuer les quatre Maîtres, pour devenir le véritable Élu de Mahriser. Ensuite, il m'appartiendra de former ceux qui me succéderont lorsque le Dragon Blanc me rappellera à lui.

Atteindre cet ultime statut serait le socle de la véritable rédemption de l'Exécuteur. À sa mort, si Kova Nabsci avait pris sa place sur le Trône de Crânes, Katsuo Shibata était devenu une des deux Mains de la Mort. L'idée de tuer un des camarades qu'il estimait le plus ennuyait légèrement l'Analyste. Mais les deux hommes savaient pertinemment que ce jour arriverait. Viendrait ensuite l'autre Main, Onyxia Ventress, membre de la fronde qui avait tué Saigo, et pourtant acceptée dans un rôle qu'elle avait mainte fois briguée. Enfin, le Parricide franchirait à nouveau la dernière porte des cachots pour affronter Kova et reprendre à nouveau Sa place.

Ce fut ensuite au tour du vampire de lui parler de ses pouvoirs. Soigner et tuer, à l'aide de potions. Une magie combinée aux arts profanes du Désert. Circonspect dans un premier temps, Saigo observa attentivement son compère faire apparaître des plumes de corbeau dans ses mains, tout en récitant des paroles qu'il ne comprenait pas. Charabia magique classique, supposait-il.

J'espère que ce ne sont pas des plumes à moi, ou à Corbac, d'ailleurs. Lâcha-t-il en croisant les bras sur son torse.

Normalement, lorsqu'un stryge noir perdait des plumes, il le sentait passer. Leurs ailes étaient reliées à leur moelle épinière. Arracher une plume n'était pas une partie de plaisir, même pour un Exécuteur bien entraîné. Rares étaient ceux qui pouvaient se déplumer sans au moins grimacer. Quant à Corbac, il était sans doute en train de becqueter divers petits êtres, quelque part dans les jardin. Faust avait déjà fait le voyage jusqu'à Château-Rouge avec l'Exécuteur, ça faisait beaucoup d'inclure deux compagnons dans cette histoire.

Faustus, justement, on en parlait.

Veiller sur lui... c'est un bien grand mot. Affirma le stryge en haussant les épaules. Je l'ai trouvé enchaîné à l'étal d'un marchand d'animaux, aux abords d'Ishtar. Je l'ai racheté, à la fois par pitié et par... hommage à ta mémoire, je suppose. Mais après cela, je lui ai simplement dit qu'il était libre. Il l'est toujours. Je ne m'occupe pas vraiment de lui, il est juste... là. Un nouveau haussement d'épaules, puis ajouta en ricanant. Mais t'en fais pas, tu restes mon préféré.

Enfin, grisé par l'alcool, le Vicomte quitta son siège et, sans prévenir, administra un coup de poing dans l'épaule de Saigo. Surpris par ce geste, d'une force respectable au vu du gabarit de Sobek, le stryge noir contempla un instant l'idée de répliquer. Il se demanda alors si les gardes du domaine verraient d'un bon œil de voir le maître des lieux expédié hors de la tente. Sans doute que non. Toutefois, l'Exécuteur eut une autre idée. En allumant son cigare, puis en faisant une rapide démonstration de ses pouvoirs, le Vampire avait fatalement laissé quelques particules de magie résiduelle dans l'air. C'était très peu, mais suffisant pour la démonstration envisagée par l'Analyste.

Ses yeux s'assombrirent légèrement, la vision du Zéphyr faisait son office. Repérer les particules magiques et les utiliser pour se propulser. Le plus dur était toujours de saisir l'immatériel. La tâche était rendue plus ardue encore par la faible quantité de particules. Après quelques dixièmes de seconde d'intense concentration, Saigo enclencha son mouvement. En un éclair, il était passé dans le dos de son vieil ami. Il arma alors, de toutes ses forces, un coup de coude en direction de la nuque du vampire. L'assaut s'annonçait puissant, sans doute létal s'il était porté sur un paysan malchanceux. Mais Saigo arrêta son coude à quelques millimètres de la peau du Vicomte. Dans cette position, il souffla à son oreille.

Tu as toujours été un stratège hors pair. Mais ça... c'était stratégiquement très con, Styx. Il baissa le bras. J'imagine que j'ai raté le piège quelque part.






Soon they will all remember...

:mort::mort:Everybody Dies:mort::mort:

...Just how terrifying I really am.
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