AccueilAccueil  BestiaireBestiaire  CarteCarte  ContexteContexte  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



Bonjour Invité, et bonne visite sur Dùralas !
Contribuez en aidant et en faisant part de vos idées pour le forum ici
Bienvenue à notre dernier membre : Marcus
Le Monde de Dùralas a précisément 2730 jours !
Dùralas, le 21st Avril 2021, 19:24
Pour être à l’affût des dernières nouveautés, c'est ici qu'il faut aller !
Pour toute réclamation, visitez le Bureau des réclamations.
Envie de sensations fortes, de gloire ? Tentez le Championnat de BaldorHeim
La bibliothèque de Stellaraë regorge d'informations sur Dùralas.
Devenir Roi ? Prince ? Prêtre ? C'est possible dans le recrutement RP
La salle des trophées recense les plus grands héros de ce monde !
Venez voir le calendrier de l'Avent ici !
Le Deal du moment : -25%
Appareil Photo Instantané Fujifilm Instax ...
Voir le deal
59.99 €

 

 Segunda Odisseia [solo]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Sobek E. Grey
Saint Sobek de Spelunca

Sobek E. Grey

Messages : 221
Expérience : 1981
Masculin Âge RP : ?

Politique : 51
Métier : Chasseur - Maître
Titres:
 

(Calebasse démoniaque, +200, v+200, Calebasse Piñata : Les récompenses en pièces d'or de fin de combat concernant les tours passés sont multipliées par 10 [le voleur aura le droit à une multiplication par 20])

Stats & équipements
Vitalité:
Segunda Odisseia [solo]  644535barresante011819/1819Segunda Odisseia [solo]  1559871461-barre-vie-rouge  (1819/1819)
Vitesse: 688
Dégâts: 816

Segunda Odisseia [solo]  Empty
MessageSujet: Segunda Odisseia [solo]    Segunda Odisseia [solo]  Empty7th Janvier 2021, 14:31
Séparation du contenu
Segunda Odisseia [solo]  Giphy

Première Partie : De Feu et d'Or
Chapitre I : Flammes Bleues


L'hiver était présentement rude en Spelunca, les températures de plus en plus négatives jumelées à des chutes de neige importantes vers les cimes d'où Château-Rouge surplombait le Massif rendaient la vie dure à qui n'était pas protégé par l'enceinte de la forteresse, et quand bien même on y vécu seuls les plus proches partisans de la Cour du Régent jouissaient de conditions confortables grâce aux aménagements d'aqueducs et égouts précédemment aménagés par les Laboratoires Fortuna, seulement épargnés par les Lycans lors de la précédentes destruction de la ville car ces derniers n'en comprenaient pas les usages.

La cité avait regagné de sa splendeur, en grande partie grâce aux investissements accordés par la popularité grandissante de Sobek Elpoemer Grey auprès de la classe bourgeoise qui s'émerveillait de chaque épisode de la Chasse des Cœurs Brisés, mais aussi grâce aux clans de la noblesse qui s'étaient pour la plupart ralliés sous la férule du régent Grey. La ville avait ressuscité en même temps que son monarque, nichée dans le creux de deux cimes, protégée naturellement par la géographie rocheuse, et le château lui même, tout de pierre volcanique, envoyait ses tours gratter les cieux gris de Dùralas de pointes menaçantes.
Dans l'enceinte, on avait vu réapparaitre des fontaines et cours d'eau afin que les plus modestes puissent y puiser la leur et laver leur linge, tandis que les plus riches voyaient l'eau arriver directement dans leurs baignoires et demeures. Au château, des parvis de fleurs jonchaient l'entrée autrefois en cendres, et les jardins royaux, ouverts au public, étaient d'une grande beauté pour qui désirait une promenade entre les haies, rosiers Spelunciens, et lotus qui jonchaient les mares, le tout entretenu de la main experte des goules jardinières.

Plus récemment, la construction de l'opéra avait suscité grand émois parmi la population du Massif car les concerts hebdomadaires qui y étaient joués s'avéraient gratuits, et  beaucoup des troupes qui représentaient là bas des classiques du théâtre vampire tel Phaedra, Hélène de Spelunca, ou Hully et l'Odyssée que les nobles adoraient. C'était néanmoins l'établissement de salles spéciales, prévues pour la projection de cristaux diffuseurs qui rejouaient les différentes enregistrements audio-visuels de la vie quotidienne de Sobek Elpoemer Grey qui amenait le plus de spectateurs, prêts à payer 50 pièces d'or le ticket d'entrée.
L'économie de Château-Rouge reposait ainsi sur sa culture, mais aussi sur le Musée de la Guerre, érigé à partir de la collection personnel de son régent qui y avait cédé ses manuscrits sur ses camarades les plus légendaires (De DoÖoN à Hevoria, en passant par Saigo et Shakti), sa vie, mais également des reliques inestimables dont une tentacule du Kraken de la Tempête qu'il avait jadis abattu, une écaille de Natsuhydr dont il avait présidé l'arrivée à Ishtar, et des armes diverses et variées ayant appartenu à des ennemis du royaume.

Toutefois, et même si la simple rente des projections des cristaux suffit à maintenir Château-Rouge en de bonnes conditions monétaires, l'économie de Château-Rouge a connu un bond considérable depuis l'implantation de serres dans les Jardins Royaux qui grâce à l'emploi de différents alchimistes et maitres de la terre cultivent toute l'année des fruits et légumes ainsi que des plantes plus ou moins exotiques qui servent à l'exportation.

Sobek Elpoemer Grey, assis sur son trône, qui avait jadis représenté un Dragon en or et en ivoire désormais plus sobre sous les traits d'un siège de pierre volcanique affublé d'une fourrure en poils de Lycan, observait sa ville et son fourmillement par delà les énormes vitres de la salle du trône. Il était satisfait de la manière dont les choses s'étaient déroulées jusqu'ici ; sans effusion de sang, et avec une bonne dose de diplomatie et culte de la personnalité, Château-Rouge avait connu une renaissance calme et prospère. Deux des six clans principaux lui avait juré allégeance, tandis que trois lui étaient demeurés neutres, plutôt sympathiques dans l'ensemble mais sur leur gardes quant à ses précédents agissements. Les Celst, en revanche, lui étaient ouvertement hostiles et rejetaient sa régence, même s'ils coopéraient grâce aux accords commerciaux et avantages à faire partie du Conseil centralisé à Château-Rouge.

Un bon début, qu'il saurait métamorphoser plus tard. Les clans sympathisants ne lui ayant pas encore ployé le genoux le feraient en temps et en heure, et il saurait gérer l'hostilité, mais il faudrait attendre. Château-Rouge possédait une cité difficilement attaquable, et une économie stable, mais il lui manquait beaucoup ; à commencer par une armée.
Le sujet préoccupait tant Styx que le Chevalier Honoraire Alphonse Galhaad, chargé des affaires de la guerre, qui avaient estimé leur effectif à une cinquantaine d'hommes, et moins de la moitié de chevaux même si ces derniers, en leur qualité d'étalons Spelunciens, étaient de bonne qualité. Alphonse comptait à lui seul pour une dizaine d'hommes bien entrainés, tant ses talents de technophile lui permettaient d'user d'une armure adaptative au combat qui le cerclait d'éclairs et sa lame usait de la foudre pour décimer les rangs ennemis, mais ceux qui l'avaient suivi, des déserteurs de la Congrégation répudiant n'importe qui qui n'était pas Styx, étaient plus doués pour des tactiques d'embuscade et assassinat que de défense et militarisme de guerre. Une très mauvaise garde, donc. Sobek Elpoemer Grey était lui-même bien plus faible que le croyaient les gens ; restés sur les légendes de son époque pré-disparition, ils lui prêtaient encore des pouvoirs incommensurables. Il était certes resté un prodige arcanique et plus compétent que la plupart du Massif, mais dans l'échiquier Dùralassien il se classait parmi les plus faibles combattants à présent.

C'était le thème du conseil sur la guerre qui se tenait à présent, entre lui, Alphonse, et Yuli. Cette dernière avait élu résidence à Château-Rouge, préférant le luxe de ses appartements aux rivières de toute façon gelées en cette saison. La sirène abyssale était chérie de Grey tant ses pouvoirs étaient grands, et parfois il se surprenait à frémir en repensant à comment elle avait triomphé d'un Sorceleur pour mener le rîte d'Insmousse, cité qu'elle avait offerte aux Dieux qui dorment dans les Océans. Il savait que même si elle n'exerçait plus en tant que Muse de la Tempête, elle demeurait une maîtresse des eaux et des sorcelleries qui gonflait son pouvoir de dissuasion. Il faudrait juste éviter qu'elle ne perde le contrôle, car les Abyssales sont par nature des prédatrices au même titre que les vampires, et Yuli Sibly en était un spécimen de choix.

Cette dernière répondait à la suggestion d'Alphonse de recruter des milices privées qu'ils n'avaient rien à craindre tant qu'elle et Alphonse seraient là, que les deux pouvaient écraser toute forme de résistance, et Grey penchait néanmoins du côté de son chevalier. Il expliquait à la sorcière comment les deux ne pourraient décemment protéger leur plus grande source de revenus ; toute la population. Qu'ils soient gueux ou nobles, bardes de passage ou riches étrangers venus découvrir la toute nouvelle cité vampire, Yuli et Alphonse ne pourraient jamais être à milles endroits en même temps, et qu'il fallait acquérir des hommes entrainés. Il ajoutait que ceci dit elle n'avait pas tort, Sobek Elpoemer Grey pouvait se passer d'une garde comme il l'avait jadis eu, tant ses deux amis étaient plus que suffisants à maintenir une aura dissuasive qui s'étendait à toute personne sensée qui connaissait les exploits de la Muse Abyssale et du Juge d'Acier qui avaient sévi à la Congrégation par le passé.
Le conseil se portait donc sur le choix des hommes à recruter.

Sobek annonçait alors qu'il s'absenterait à partir de demain et que Yuli et Alphonse seraient nommés Mains du Régent pour assurer les affaires -plutôt calmes grâce à la nouvelle dévotion de Grey à traiter la paperasse- de la cité, tout en leur laissant à chacun le loisir de se trouver une escouade ne dépassant pas la centaine qu'ils dirigeraient par la suite. Avec approbation préalable du Régent, déclarait-il en observant le regard mystérieux et plutôt inquiétant de la sirène, pas d'hommes-crabes en Spelunca. Lorsqu'Alphonse l'interrogeait sur le pourquoi de son absence, après qu'il annonçait la fin du conseil de guerre, il répondait devoir traiter avec la Cabale des Exilés du désert.

Les Exilés avaient enseigné à Sobek l'art de la pyromancie, l'alchimie, et plus globalement tout ce qu'il découvrait possible en le corps d'Elpoemer à présent, et il voudrait que leurs maîtres du feu lui enseignent l'art de maîtriser les spécialisations de l'élément le plus ravageur de tous. Pour Styx, il faisait sens que le Régent de Spelunca manie la magie capable de tuer les vampires ; la crainte des flammes est inscrite dans chaque esprit speluncien, et c'est un réflexe inné pour les siens que de fuir le feu, en apprenant Sobek capable de manier le feu plus habilement que jamais il instaurerait chez les incertains et détracteurs une peur qui les pousserait soit à le rejoindre soit à l'attaquer. Dans les deux cas, il mettrait fin au status quo qui risquait de porter préjudice à ses projets par la suite. Se voir ridiculisé au Conseil Vampire ou lâché dans ses décisions n'était pas une option.
Alphonse approuvait grandement, tandis que Yuli grommelait que l'eau était quand même plus classe que le feu, et une fois la nuit tombée Styx se munissait de son pur sang speluncien pour chevaucher jusqu'aux entrailles du Massif où l'attendaient les Cabalistes.


Une semaine avait passé, comme l'avait annoncé Sobek, et Alphonse avait œuvré de concert avec Yuli pour recruter cent hommes dont chacun d'entre eux avait pu sélectionner la moitié. Durant les jours qui avaient suivi l'annonce du départ du Régent, on avait laissé des consignes strictes aux travailleurs de Château-Rouge afin qu'ils ne préparent la place principale, la Place Rouge, pour la présentation des nouvelles forces armées qui peupleraient le château et auraient pour seul but de protéger les vassaux du Régent. Bien entendu, une allocution royale était prévue, et on avait convié tous ceux qui le désiraient, Vampires ou non, à venir célébrer la naissance de l'armée de Château-Rouge.

Au septième jour la Place Rouge était animée, et une parade avait défilé avec en tête Sobek Elpoemer Grey, à sa droite se tenait le Chevalier Honorifique Alphonse Galhaad et à sa gauche la Main du Régent Yuli sibly. Des musiciens jouaient l'Hymne de la Rose ainsi que différentes mélodies guerrières traditionnelles afin d'accompagner la garde du château et les deux nouvelles forces armées de la capitale vampire ; vingt prêtresses des abysses, sous les ordres de la Muse Yuli, répondant au nom des Filles de la Tempête, et les Lions d'Argent d'Alphonse Galhaad, cinquante technophiles qui paradaient avec leurs inventions mécaniques.

Une fois parvenu au centre de la place, noire de monde, où certains s'étaient même juchés sur les toits, et sous une pluie de confettis et rubans, Styx réclama le silence d'une simple main levée. Et ainsi tous se turent à l'unisson.


- Mes chers camarades. Aujourd'hui nous célébrons l'arrivée des Filles de la Tempête et des Lions d'Argent qui s'ajoutent aux Frelons Spelunciens qui sont restés fidèles à la Couronne Vampire. Applaudissez ces hommes qui n'auront aucun autre droit et privilège que de vous servir, vous, les mains qui soutiennent le Massif !

Tous applaudissaient, et certains jeunes vampires aux humeurs enflammées allaient même jusqu'à siffler les belles sirènes en robes blanches qui répondaient en hochant timidement leurs têtes couronnées de lilas, entrelacés dans des chevelures blondes, brunes, et bleues, qui surplombaient des visages aussi angéliques qu'ils ne dissimulaient la dangerosité de celles capables de charmer d'un simple regard. Certains autres -Sobek le premier- lorgnaient les torses nus en dépit de l'hiver des Lions d'Argent, et leur toison virile, ainsi que leurs carrure qui paraissait aussi rassurante et brutale que la pierre du Massif.

- J'ai deux annonces à vous faire aujourd'hui, hormis bien entendu celle de nos nouvelles recrues. La première est la promotion de Yuli Sibly et Alphonse Galhaad au rang de Généraux.

Nouvelle salve d'applaudissement, Styx hoche la tête envers ses amis qui le gratifient d'un sourire.

- La deuxième est un peu plus personnelle. J'ai passé une semaine en compagnie des maîtres des flammes de la Cabale Speluncienne, et désire ardemment, jeu de mot volontaire, vous en montrer les résultats. Si mes camarades veulent bien faire de la place, j'affronterais en duel l'un des Chefs de la Meute Lycane capturé il y a quelques jours par ma chère Yuli.

Un "ho" de surprise parcourt l'assemblée, tandis que sous des rires et applaudissements on amène enchainé un homme aux traits sauvages et habillé de sorte à lui ôter toute possibilité d'humanisation ; des vêtements archaïques pour une race archaïque. On sifflait le prisonnier, le huait, et lui jetait divers projectiles allant de simples tomates à de bons gros crachats, sous le regard noir de haine de Sobek Elpoemer Grey qui prenait place à l'opposé de la place. Un couloir définit par deux foules haranguées s'était naturellement formé.

- Ne le huez pas, il s'est battu pour ce qu'il pensait être juste, et c'est tout à son honneur. S'il parvient à me battre, il gagnera sa liberté et m'infligera une grande honte... si je gagne en revanche... eh bien... je laisserais à mes chers sujets le choix de son destin !

A la dernière phrase, tous hurlèrent "A MORT !" et le sourire du vampire se fit plus grand. Il raffermissait sa posture de combat, et ordonnait que l'on relâche le prisonnier de ses entraves. Libéré, l'homme gagnait progressivement sa forme transformée, énorme bête noire et à la gueule écumante, face à un Sobek droit et au regard mauvais.

Après avoir provoqué son adversaire d'un geste de la main, déclenchant dans un même temps le rire de la foule, le régent esquivait habilement la charge du Lycan, mettant à profit l'enseignement physique des maîtres du feu pour bondir et passer au-dessus du loup à qui il décochait son premier exemple de sa plus récente maîtrise sur l'élément. De deux doigts tendus il faisait jaillir une gerbe de flammes bleues qui allaient lécher l'homme-bête, terrifié, qui éteignait tant bien que mal ce qui se propageait à la surface de sa fourrure en glapissant.

Styx ne perdait pas de temps, et enchainait avec plusieurs mouvements qui répandaient autant de flammes bleues autour d'eux, sous les cris plus fous que jamais du peuple Speluncien, aucun ne touchait le loup mais ce dernier était désormais en posture extrêmement passive, tentant d'esquiver les flammes plutôt que d'attaquer. Lorsqu'il se décidait à contre attaquer, bondissant sur le vampire, ce ne fut que pour tomber dans le piège du régent qui incantait aux flammes des côtés de venir se rassembler sous le Lycan avant de former une colonne qui achevait de le calciner.
Rampant, haletant, et grandement brûlé, le loup était redevenu humain, et tentait de se trainer loin des flammes bleues de Grey.

Ce dernier bondissait sur son opposant et plaquait fermement son pied sur son crâne, questionnant la foule du regard qui scandait "A MORT" sans plus s'arrêter.

C'était eux qui l'avait voulu.

En une ultime démonstration de ses talents acquis, le Thaumaturge levait une main au ciel et pointait l'autre sur le corps fumant du Lycan. En un éclair, la foudre frappait sa main tendue et se déversait à partir de l'autre dans une violente déflagration.
Le Lycan mourut en hurlant, et Styx fut acclamé toute la journée comme héros Speluncien, gagnant dans les ballades bardes et virtuoses le titre de "Thaumaturge Azul" selon l'ancienne langue vampire pour dire "Bleu".


Dernière édition par Sobek E. Grey le 5th Avril 2021, 13:38, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Sobek E. Grey
Saint Sobek de Spelunca

Sobek E. Grey

Messages : 221
Expérience : 1981
Masculin Âge RP : ?

Politique : 51
Métier : Chasseur - Maître
Titres:
 

(Calebasse démoniaque, +200, v+200, Calebasse Piñata : Les récompenses en pièces d'or de fin de combat concernant les tours passés sont multipliées par 10 [le voleur aura le droit à une multiplication par 20])

Stats & équipements
Vitalité:
Segunda Odisseia [solo]  644535barresante011819/1819Segunda Odisseia [solo]  1559871461-barre-vie-rouge  (1819/1819)
Vitesse: 688
Dégâts: 816

Segunda Odisseia [solo]  Empty
MessageSujet: Re: Segunda Odisseia [solo]    Segunda Odisseia [solo]  Empty14th Janvier 2021, 02:28
Séparation du contenu
Première Partie : De Feu et d'Or
Chapitre II : Veritas


De nouveau réunis autour d'une table de pierre blanche, le trio qui commandait Château-Rouge se penchait aujourd'hui sur la missive interceptée par les agents du régent à destination du dignitaire du Clan Celst, seul ouvertement hostile à Styx à la tête de la confédération des clans Spelunciens.

Yuli et Alphonse avaient lu, chacun à leur tour, la lettre avec des sourcils froncés pour le dernier et un sourire carnassier pour la première, tandis que Grey commandait aux serviteurs qu'ils quittent la salle du trône en laissant derrière eux une quantité de vin suffisante à faire carburer ce conseil. Il sirotait présentement sa coupe en or, lorgnant de deux billes plutôt amusées Yuli qui terminait sa lecture, et admirait à deux doigts de l'hilarité Alphonse qui bombait le torse en soupirant gravement. Quelle drama queen. Loves it.

La sorcière abyssale s'allumait un cigare, repoussait ses cheveux d'azur sur son épaule gauche, et tapotait la table du bout des ongles. Visiblement trop furax pour parler, son Chevalier Honoraire préférait se servir un verre puis le vider presque sans pause entre ses mouvements avant de recommencer avec un autre.

Devant cette gêne improductive, le régent prenait la parole.


- Des commentaires ?

Alphonse prenait aussi tôt la parole, abattant un poing fermé sur la table, et voyait ses pommettes rougir dans une expression de rage qui fit Sobek tomber un peu plus amoureux de celui qui serait prêt à incendier la terre pour le voir en sécurité.

- Parjure : Traîtres ! Ils étaient là à ton couronnement, qui bien que de ta propre initiative, n'a été contesté par aucun des clans de lâches qui depuis des siècles vendent notre territoire aux Lycans ! Le Conseil doit en être informé de suite, et les Celst traduits en justice... j'exécuterais moi-même chaque tête de leur clan ! La voilà la vérité en Spelunca, ils sont tous là à comploter dans ton dos sans jamais avoir assez de couilles pour tenter quoi que ce soit de leur côté ! Méprisables connards !

Styx s'était levé pendant le discours de son ami, pour éviter qu'il ne détruise son précieux mobilier, mais également pour lui témoigner son soutient d'une main rassurante sur l'épaule. Il laissait s'écouler un peu de magie dans le corps du Chevalier, afin de l'adoucir un peu, et plantait ses yeux dans les siens.

- Une analyse sans finesse, mais somme toute vraie. Je crains que réagir par la haine ne soit cependant ce qu'on attend de moi, même sans savoir que je suis au courant de leur manigance. Yuli ?
- Trouvez-vous une chambre tous les deux, c'est dégueu moi j'ai jamais le droit à des câlins. Mais plaisanteries à part, on s'y attendait un peu non ? Tu t'es toi-même, par ta propre autorité divine, planté une couronne sur la tête, on savait qu'à un moment ou un à un autre on allait entendre le mot "illégitime" de quelque bouche suceuse de bites. Enfin, dans ce cas, c'est une guetteuse plutôt masculine qui doit bouffer du clito comme on respire de l'oxygène, elle est dans mes cachots et je m'occupe en ce moment même de lui faire regretter chaque mot qu'il y a sur cette lettre. Mais si tu veux mon avis, c'est très positif d'avoir en notre possession une lettre évidente de conspiration.

La nonchalance de Yuli, fruit de son apprentissage aux côtés de l'ex-arlequin et de sa nature sauvage, avait détendu Alphonse au point où il rit même à ses blagues avant de se servir un nouveau verre qu'il sirotait cette fois. Quant à lui, Sobek était retourné s'assoir en bout de table et avait approuvé les mots de la Sorcière, le nez dans sa coupe.

- Cette lettre n'est que la confirmation de ce que je pensais jusqu'à présent, nous attendrons de l'interrogatoire qu'il détermine si les Celst mènent seuls une campagne de résistance contre mon autorité, ou s'ils ont des copains de jeux. Dans un cas comme dans l'autre, nous gagnons un avantage décisif dans les jeux d'ombres qui se trament à la Cour de Spelunca, en particulier car nous tenons les couilles du seul clan qui avait ouvertement rechigné à ployer le genoux face à mes jolis yeux. Il sera facile de leur arracher quoi que ce soit avec la menace de divulguer leurs manigances au Conseil. J'avais tout d'abord pensé à quelque revanche sanglante, car vous connaissez ma nature, mais je penche à présent pour des solutions plus coercitives.
- Humf... il faudrait les museler pour de bon alors.
- D'après Sa Majesté ici présente, c'est toi l'expert en bondage et puppy play Alpha.

Alphonse manquait de s'étouffer avec sa boisson, Yuli recrachait son cigare d'herbe par bouffées entrecoupées de son rire. Styx répondait aux yeux assassins de son Chevalier par un haussement d'épaule et un sourire amusé. Finalement, le beau vampire reprenait ses esprits et continuait son fil de pensée.

- On pourrait exiger d'eux une cérémonie publique où ils te jureraient fidélité. Clair et net.
- Et ils continueraient de comploter, mais cette fois en me payant des taxes plus élevées et en gagnant le respect de mon peuple. 12/20 pour cette suggestion, peut mieux faire.
- On pourrait en profiter pour anéantir chaque traité commercial qu'on a passé avec eux, les laisser mourir économiquement au fil du temps jusqu'à ce qu'ils soient trop pauvres pour faire autrement que sans nous.
- Ah, oui. Et le Conseil mettrait combien de temps avant de remarquer qu'un clan a volontairement signé sa mort sous une menace de ma part ? On me dirait que je n'ai changé en rien, et chacune des maisons alliées me redouterait. Là c'est carrément un 9/20. J'arrondis à la moyenne parce que j'aime le fond de l'idée, les laisser mourir de faim c'est tout ce qu'ils méritent.
- Alors quoi ? On va te soumettre nos idées jusqu'à ce que tu tombe sur celle que tu as en tête ? Crache le morceau, serpent, tu sais très bien quoi faire.
- Bon, si vous insistez. Je vote pour qu'on demande la main de leur fils ainé, leur seul fils, d'ailleurs, le très moche et amoureux de ses jeux de plateau Jean-Marie Celst. On récupère ainsi non seulement leur loyauté garantie, mais également un otage au cas où les Celst continuent leur ménage de traîtres. Sans parler de la généreuse dote que je vais...

Galhaad avait carrément jeté sa coupe au sol et avait presque bondit au cou de Sobek, l'empoignant fermement par le col, tandis que Yuli posait les pieds sur la table en soupirant. Elle dénotait avoir une tâche de boue sur ses Louboutin et la chassait promptement d'un mouvement de doigt.

- Mais tu te fous de ma gueule Styx ? Et je vais faire quoi ? Passer mes jours à servir le mec qui se tape celui que j'aime ?!

Si Sobek n'avait aucune méchanceté dans le regard, comme s'il s'était préparé à la réaction de son Chevalier, il posait cette fois une main ferme et une mine fermée sur celle d'Alphonse. Ce manque de respect ne lui plaisait pas vraiment, même s'il appréciait l'élan de fougue. D'un mouvement rapide, fruit de son entraînement avec les maîtres du feu à n'en point douter, il repoussait l'étreinte de Galhaad et le faisait chanceler en arrière.

- Peut-être que c'est toi qui te fous de ma gueule, Alphonse Galhaad. Jusqu'à preuve du contraire j'ai été plutôt sage jusqu'ici, ais tenu mes promesses de ne tuer aucun innocent ou de me livrer à une guerre chaotique, et dirait même qu'on pourrait même classer mon putain de personnage dans la catégorie très chiante d'une neutralité absolue. Je n'ai pas l'intention d'ôter sa virginité au laideron qui sert de fils aux Celst, pas plus qu'il ne partagera ma chambre ou qu'il ne saura un jour quel est mon plat favori.

Yuli Sibly, qui n'avait jamais assisté à une dispute du couple, qui n'avait d'ailleurs jamais vu les deux s'afficher autant publiquement, posait discrètement un cristal enregistreur sur la table pour revisionner la scène plus tard. Elle se servait une coupe tandis qu'Alphonse, surpris de la vigueur du Thaumaturge, se rasseyait en fronçant les sourcils et lui décochait un regard plein de tempêtes. Styx de son côté leur avait tourné le dos pour regarder la neige tomber sur Château-Rouge au travers des vitres immenses qui décoraient les murs de la salle du trône. D'une voix coupable (trop mignon, se dit Yuli) Alphonse reprenait après un blanc monumental.

- Mais c'est possible de ne pas remplir tes devoirs ? C'est possible d'épouser un héritier masculin ? Je...
- Oui, et oui. Dès sa première nuit avec moi ici je lui ferais prendre autant de drogues que nécessaires pour le réduire à l'état de légume, ensuite, je lui achèterais des trucs que les gens comme lui aiment, je sais pas moi, des figurines d'elfes musclés à peindre, et il ne verra plus le temps passer jusqu'à ce que son con de père ne clamse et que je récupère alors le territoire des Celst.
- Désolé de casser l'embrouille de couple, mais euh, genre, sa famille ne va pas s'apercevoir ce que tu fais de lui ?

Sobek Elpoemer Grey, de trois quarts voyait son visage s'illuminer au clair de lune. Un profil impeccable de froideur où dansaient deux yeux fous. Il allait parler, mais ce fut Alphonse qui prit la parole, la tête baissée, visiblement en plein désespoir. Styx avait raison, quelle drama queen. Loves it.
- Non seulement elle va s'en apercevoir mais c'est précisément ce que veut Styx. Voir leur seul enfant arraché au clan, voir leur maison s'allier de force à celui qu'ils haïssent. Voir leur enfant chéri s'affaisser sur lui-même, rongé par les narcotiques, et surtout, contempler lentement le territoire Celst revenir à Sobek Elpoemer Grey. Désolé Styx, j'ai pas...

Cette fois, Sobek qui avait paru en accord avec la tempête de neige quelques minutes auparavant ; froid et implacable, voyait ses traits se radoucir sous l'explication visiblement parfaite de Galhaad. Il vint même lui ébouriffer les cheveux à la fin de son discours, et Yuli décidait d'arrêter d'enregistrer à ce moment là. Elle songeait à présent à se trouver un nouvel amant.

- Je crois que c'est la pire manigance que tu ais pondue jusqu'ici, vraiment ça me terrifie. Il a quel âge le môme ?
- Euh il a quand même une centaine d'années hein, c'est vraiment le genre Tanguy.
- Ah ouaaaais, plus aucune compassion en fait. Tu vas même lui rendre une faveur à l'extirper de sa caverne. Bon, on va en ville boire une bière ? On a un mariage à préparer et vous m'avez donné envie de trucs qui riment en "exe iolent"
- Pars devant. Le Chevalier Galhaad a besoin de se détendre avant de fréquenter la civilisation, il va encore nous entamer une bagarre de taverne.

Yuli avait à peine le temps de sortir, pour aller se changer, que les murs tremblaient déjà.
Revenir en haut Aller en bas
Sobek E. Grey
Saint Sobek de Spelunca

Sobek E. Grey

Messages : 221
Expérience : 1981
Masculin Âge RP : ?

Politique : 51
Métier : Chasseur - Maître
Titres:
 

(Calebasse démoniaque, +200, v+200, Calebasse Piñata : Les récompenses en pièces d'or de fin de combat concernant les tours passés sont multipliées par 10 [le voleur aura le droit à une multiplication par 20])

Stats & équipements
Vitalité:
Segunda Odisseia [solo]  644535barresante011819/1819Segunda Odisseia [solo]  1559871461-barre-vie-rouge  (1819/1819)
Vitesse: 688
Dégâts: 816

Segunda Odisseia [solo]  Empty
MessageSujet: Re: Segunda Odisseia [solo]    Segunda Odisseia [solo]  Empty28th Janvier 2021, 10:06
Séparation du contenu
Première Partie : De Feu et d'Or
Chapitre III : Vampires, Sorcières, Loups-Garous


Deux semaines avaient passé sans que Sobek Elpoemer Grey ne donne suite aux plans de son Conseil privé, intimant à son Chevalier Honoraire et à sa Mestre que l'interception d'une missive et ce qui en résulteraient étaient des atouts à conserver pour des temps troubles. Pour l'heure, le Massif, huilé par l'efficacité redoutable d'une confédération clanique sous la férule d'un régent doué de sa parole et de méthodes implacables, était un exemple de stabilité. L'économie fleurissait autant que les fleurs et légumes des hauts-jardins de Château-Rouge, et une paix relative régnait grâce à la militarisation des campagnes par les Lions d'Argent d'Alphonse Galhaad.

Le Conseil des Clans tenaient Sobek en estime, et même ces fils de pute de Celst jouaient le jeu. Mais le Thaumaturge voulait plus qu'une stabilité exemplaire, il désirait ardemment faire basculer l'ère calme des vampires dans son âge d'or la plus baroque. Et la seule chose qui le séparait du fruit de sa convoitise prenait la forme d'une bête par les nuits de pleine lune.

Alors il s'était enfermé toute une nuit durant avec Yuli Sibly et ses Filles de la Tempête dans ses appartements privés.

Des servants raconteraient plus tard que cette nuit là, la septième nuit du premier mois, soirée par laquelle la Lune irradiait sur tous les versants des montagnes hallucinées de Spelunca, des murmures incessants avaient rebondi sur chaque paroi de roche noire du château. Des lumières folles avaient dansé, accompagnées d'une odeur de vapeurs entêtantes et de bruits de pas, éclats de rires, ombres vacillantes.
Tous avaient fermé leur porte à clé, ce soir là, et un silence de mort avait plané l'espace interminable de douze heures sur Château-Rouge, car on racontait de Yuli Sibly qu'elle viendrait des profondeurs où n'aboutit aucune lumière, aucun son si ce n'est l'écho de dieux oubliés, et que le Vicomte Grey aurait lui aussi pactisé avec des forces par delà la compréhension humaine. Les plus superstitieux susurraient même, à l'écart des pétales rouges des roses spelunciennes, que le régent ne partageait avec les mortels que le goût du sang et de la guerre, et que dans ses traits parfaits se dissimulait une créature dénuée d'autres envies que celle de s'abreuver de l'essence même de ce monde.

Toutefois lorsque revint le soleil, au grand soulagement des rares humains qui officiaient en la capitale vampire, les commerces étaient parcourus de l'électricité propre aux doux matins, et dans l'enceinte du château tous s'affairaient comme à l'accoutumé à leurs tâches. Aucun monstre ne semblait avoir emporté qui que ce soit dans les ténèbres, aucune sorcière n'avait conjuré le malin sur ces terres. Seule une disparition, d'un très récemment orphelin, âgé de quelques mois, passa tout à fait inaperçue au milieu de l'inquiétude et circonspection ambiante. On se soulageait seulement d'avoir échappé au pire.

Du côté des Lycans, les nuits devinrent de plus en plus inquiétantes.

Tout avait commencé par le treizième soir du premier mois de l'année avec le rapport de l'escouade qui surveillait un camp d'entraînement des jeunes adultes. Lorsque sur les villes lycanes s'abattit la nuit du douzième soir, à minuit, l'augure le plus noir fit écho à toutes les oreilles du versant est du Massif : les boucs avaient tous bégueté de concert, une heure durant, et lorsque les plus courageux des paysans s'étaient rendus à la rencontre de leurs troupeaux, ils les trouvèrent tous éventrés, le cœur encore battant et les yeux tournés vers la pleine Lune.
Le lendemain au matin, les chèvres donnèrent du sang et plus jamais elle ne produiraient de lait. Au soir, un capitaine parti chasser dans les bosquets qui avoisinent le territoire vampire avec une escouade afin d'interroger l'une de ces liches à l'espèce farouche, fut engloutit par les feuillage.

Le seul à revenir, un garçon d'à peine quinze ans, put difficilement raconter ce qu'il avait vu ; ses yeux avaient été arrachés, ses vêtements déchiquetés à l'état de haillons, et sa bouche produisait plus de glapissements que de mots cohérents.

L'escouade partie trouver des réponses aux terribles auspices qui guettaient les Lycans avait pris la route dans l'après-midi, sachant pertinemment que la nuit profitait à leurs ennemis, mais s'était égarée dans la forêt. Impossible, disaient les habitants du côté loup car les leurs peuvent flairer leur chemin et laissent leurs odeurs sur les sentiers à emprunter ! Vérité, répondait le garçon aux yeux béants et à la bouche pleine de pustules, ils avaient suivi un chat noir, invités par des voix de femmes en proie à des voleurs... alors... alors...

La nuit était tombée ! Le soleil avait déserté les lieux sans prévenir, comme dans un rêve, et tout autour d'eux n'existaient que branchages et ramures mortes, feuilles d'hiver et souffles glacés. On avait évidemment tiré les épées, mais on s'était alors aperçu qu'il manquait déjà deux d'entre eux. Ils avaient marché dans les bosquets de Spelunca, avec la certitude d'avoir été ensorcelés car les arbres se succédaient sans jamais changer ; perdus ! Ils s'étaient perdus !
Au bout d'un temps que la garçon décrivait comme "mou" et "malléable" dans son délire, le groupe de patrouilleurs s'étaient déparés à un jeune couple qui forniquait sur un tronc d'osier coupé, à la manière des buveurs de sangs ils s'adonnaient à des pratiques sodomites et passionnées, l'homme au-dessous de la femme et cette dernière munie d'objets qui ne devraient jamais prendre part à l'acte sacré de l'union entre deux êtres.
Leur plus grand crime fut de ne pas détourner le regard de ce sordide spectacle, auquel certains prirent même part.

Dès lors, le garçon s'était rétracté dans un coin, pour ne jeter que de brefs regards volés à une scène qu'il qualifiait d'horrifique ; des sorcières en Spelunca ! Des sorcières sous l'égide d'un seigneur noir ! Celles qui murmuraient dans les ténèbres étaient sorties de leurs cachettes pour caresser les lycans, leur voler leurs vêtement et souiller leurs esprits de leurs baisés râpeux. L'adolescent, imperturbable dans sa peur, avait vu comme les seins fermes et les cheveux soyeux des soupirantes s'étaient mués en des chaires veilles et purulentes, leur bouche gagnées par des dents jaunies et trouées. Et ils les avaient forniqués !
Le garçon dans son discours pleurait et implorait le pardon de Magnésie, priait à l'envers, se fourvoyait dans ses formules, et répandait morve et sueur sur les guérisseurs qui tentaient de l'apaiser.
Mais ce n'est pas tout !
Les Lycans s'étaient aussi donné à l'homme dont le visage avait la grâce des anges et la féminité de la Déesse, leur bouche avaient connu celle d'un frère et c'était cela qui les avait damnés ! Les boucs chantaient dans les bois, leur bêlement faisaient trembler les branches, frémir les sapins, lorsque de ses crocs pointus le sodomite avait bu le sang de tous ceux qui l'avaient aimé. Les vieilles sybilles, aux ongles noirs, crasseux, avaient alors répondu au chant des cornu qui obéissaient aux forces sombres de Dùralas et avaient éventré les siens qui riaient intensément sous la douleur, jouissaient dans le déchirement des chairs et gémissaient sous les crocs du vampire.

Ils s'étaient baigné dans leur sang, et le vampire avait possédé chaque sorcière sur le même tronc, tour à tour, tandis qu'ils se délectaient des viscères crues et intestins, qu'ils croquaient dans les cœurs et écrasaient les os pour les offrir à une colonne de flammes appelée des Enfers.

Le garçon avait alors senti ses membres se déplacer seuls, se diriger vers l'épicentre de la fornication impure qui s'était produite en Spelunca en récitant ses versets. Il implorait la protection de Magnésie, il le jurait ! Jamais il n'avait voulu rejoindre l'orgie des démons, le sabbat des sorcières ! Mais il avait marché contre son gré jusqu'à l'homme dont il apercevait alors les cornes de diable et la barbe noire, épaisse, comme la mousse sur les rochers.
Il s'était agenouillé devant lui, perdant toute capacité à prier, au milieu des dépouilles nauséabondes de ceux qui avaient été ses frères, son père, et cousins.

Lorsqu'il s'était éveillé, il boîtait en direction du village, nu, et atrophié. Il mourrait le soir même où il avait livré son récit, vociférant à tue-tête que les Lycans étaient damnés, maudits, et qu'Il les baiserait tous, qu'Il prendrait un à un chaque nouveau-né pour le plonger dans une marmite et se délecter de leurs ossements, enduire Son corps de leur sang, et qu'Il dévorerait leurs petits cœurs battants. Lui qui avait un jour courtisé et séduit Magnésie savait les méthodes pour séduire les Hommes et donner des fils mort-nés à leurs femmes, et Il viendrait pour eux tous !  TOUS ! HAHAHAHAHAHA

La première naissance, trois jours après le décès du seul survivant de la patrouille, donnait un enfant bleu et boursoufflé drapé en un placenta verdâtre à sa mère.

Pendant ce temps, dans son château, Sobek Elpoemer Grey au teint éclatant de santé buvait un verre de sang frais en fumant une pipe d'herbe, penché au-dessus de son bureau où il signait contrats et décrets. L'âge d'or de Château-Rouge approchait doucement, se faufilait en de gestes sournois au travers des branchages Spelunciens, petit à petit, inarrêtable.
Revenir en haut Aller en bas
Sobek E. Grey
Saint Sobek de Spelunca

Sobek E. Grey

Messages : 221
Expérience : 1981
Masculin Âge RP : ?

Politique : 51
Métier : Chasseur - Maître
Titres:
 

(Calebasse démoniaque, +200, v+200, Calebasse Piñata : Les récompenses en pièces d'or de fin de combat concernant les tours passés sont multipliées par 10 [le voleur aura le droit à une multiplication par 20])

Stats & équipements
Vitalité:
Segunda Odisseia [solo]  644535barresante011819/1819Segunda Odisseia [solo]  1559871461-barre-vie-rouge  (1819/1819)
Vitesse: 688
Dégâts: 816

Segunda Odisseia [solo]  Empty
MessageSujet: Re: Segunda Odisseia [solo]    Segunda Odisseia [solo]  Empty14th Février 2021, 17:13
Séparation du contenu
Première Partie : De Feu et d'Or
Chapitre IV : Jeu de Stratégie/ Saint Valentin


Jean-Marie Celst avait su que le Régent Vampire en personne était venu s'entretenir avec son père, mais comme il était préoccupé par la sortie de la dernière extension de "Vampires & Cavernes" intitulée "Du sang sur la neige" -qui incluait d'ailleurs le Régent Grey en tant que héros légendaire jouable, ainsi que sa cité et ses armées de Frelons- il n'avait pas vraiment cherché à s'informer sur la raison du déplacement de leur figure étatique.

Vaguement, des conversations de servants lui avaient appris que Sobek Elpoemer Grey était arrivé avant-hier pour s'enfermer avec son père dans une antichambre privée, où les deux alpha avaient dialogué pendant des heures sans que personne ne soit autorisé à interrompre leur entretien. Le régent avait aussitôt quitté le manoir Celst, situé pourtant à deux heures de Château-Rouge à cheval. Le soir même, Jean-Marie notait que son paternel était un peu plus anxieux qu'à l'accoutumé, mais mettant ça sur le compte de la pression exercé par la Couronne Vampire sur quelque affaire économique ou militaire il n'en cherchait pas les raisons exactes.

Aujourd'hui, comme Jean-Marie revenait de la capitale Speluncienne sa boîte de Vampires & Cavernes sous le bras, contenant l'extension premium avec la figurine du Régent en sa variante magique (elle scandait des phrases pleines de belligérance enregistrées avec la voix même de Grey)  il trouvait son domicile en proie à une grande agitation. Tout autour du verger qui cerclait le Manoir et ses forêts de chasse, l'entier effectif des servants allaient et venaient, leurs paniers claudiquant à leur hanche remplis de pommes, oranges, et raisins, tandis que d'autres transportaient des jarres de sang frais sur la tête. Parfois il en croisait qui faisaient les deux, décidément, le petit peuple ne cesserait jamais de l'épater !

Mais c'était l'intérieur de la demeure qui l'inquiétait le plus. Tout avait été récuré, lavé, lustré, décoré. Des chemins de table installés, des bougies allumées, des ménestrels répétant dans la Grande-salle en compagnie de danseurs et acrobates. Tout indiquait qu'il ne pourrait pas faire usage de son acquisition tout de suite, que la Campagne du Régent qui incluait pourtant trois chapitres différents dont l'une en plein cœur du territoire Lycan devrait attendre.
Et ça ça l'énervait.

Alors il se dirigeait vers Berty, son majordome, et lui demandait le pourquoi de tout cela. Même pour son anniversaire on en avait pas fait autant.
Grey ? Encore ?
Dans ma chambre ?!

Et, bondissant les escaliers de l'entrée quatre à quatre, il dévalait dans ses appartements. Il craignait de retrouver son Vassal à rire des caleçons abandonnés, des vêtements usés éparpillés en petits tas disparates ici et là. Mais par delà la crainte que l'on constate son hygiène de vie, il craignait surtout qu'il ne tombe nez à nez avec sa collection complète des forces de la Garde Royale qui trônaient sur son plus majestueux bureau.
Tour Stellaroise, Dougal Keane en édition limité dont l'armure était en réelle peau de bête, Dilon Deraborne armé de son Excalibur, et même plus récemment la somptueuse figurine volante et parlante de Baldwin "le Magnifique". Rien que de penser à comment réagirait celui qui avait été captif de la faction humaine, Jean-Marie blêmissait.

Mais lorsqu'il entrait, tout son stress s'envolait pour ne laisser place qu'à ce sentiment de soulagement post-traumatique induit par un pique d'adrénaline qui s'avérait totalement erroné. Ouf, le Régent n'était pas...


- Salut, toi. On se fait une partie ? Je prends Selsya en commandant de départ... OH LA VACHE, C'EST LA DERNIERE EXTENSION !

Une voix tirant sur le grave, langoureuse et à la diction travaillée le faisait se tourner vers la porte de la salle de bain qui s'ouvrait. Aussitôt, ses joues s'embrasaient comme il détaillait le vampire au cœur du Massif entier. Comme ses yeux parcouraient la figure qui se détachait progressivement de l'entrebâillement de la porte, il serrait instinctivement sa boite de jeu contre lui.
Sobek Elpoemer Grey était encore plus beau qu'on le lui avait décrit, ses cheveux de jais, coupés court et peignés sur le côté conféraient à un visage à la mâchoire carrée une aura stricte, sensuelle de virilité, tandis que deux émeraudes se tenaient au milieu d'un teint mât.
Un détail troublait néanmoins Celst junior; Grey était torse-nu.

Son torse était sculpté, juste assez, pour que ses pectoraux se caractérisent des creux liés à l'exercice, et son regard glissait le long de ses épaules droites jusqu'à l'espèce de V qui délimitait son...


- Ah oui. Je me suis baigné, j'allais t'emprunter une chemise JM, je peux t'appeler JM ? J'espère que oui, parce que je veux t'épouser.

Le corps félin et son V s'étaient contractés avant qu'il ne bondisse vers son armoire et l'ouvre pour en tirer une chemise à col mao noire, qu'il enfilait promptement. Sûrement car il constatait la bouche bée de son futur mari, Grey enchaînait :

- Hum... cache ta joie.
- Non je... quoi ? Oui on peut jouer, bien sur, bien sur, mais... m'épouser ?

Du coin de l'œil, comme Jean-Marie détournait les yeux de son invité un poil trop actif pour lui pour aller déposer délicatement, religieusement, sa boîte d'extension près du plateau de jeu, il voyait aussi leurs deux reflets dans la glace qui sertissait son armoire ; un vampire grand, élancé, aux traits rieurs et farouches d'intelligence qu'on aurait tué pour avoir dans son lit, un autre, plus potelé et dont les lunettes rondes dissimulaient un léger strabisme. L'un tout de noir, l'autre vêtu comme s'il était aveugle.

- Je ne vous connais pas.. vous non plus ne me connaissez pas... je... waouh, ça fait beaucoup. J'ai besoin d'un chocolat chaud.
- Eh bien je ne compte pas t'épouser aujourd'hui, ça peut attendre quelques semaines, mais c'est justement ce pourquoi je suis là ! Je vais demander ta main ce soir, et tu peux très bien refuser, hein... mais mon père m'a parlé de toi, et je dois l'avouer, je craque pour les amateurs de jeux de stratégie. Oh et tutoies moi, je t'en prie. Hahaha.

Celst riait en même temps que Sobek, et se sentait un peu plus détendu. Il y avait aussi une odeur dans l'air, et une fine fumée qui émanait d'un encensoir plus loin. C'était agréable, réconfortant même. Son esprit flottait quelques instants dans les vapeurs boisées, puis il croisait le regard du Régent, et ses joues s'enflammaient à nouveau. Il était très gentil, et c'était la première fois qu'on s'intéressait à ses jeux sans s'en moquer, et puis, il était mieux que sa figurine qui elle-même était d'une qualité irréprochable.
Voyant que son... prétendant attendait réponse, et comme il n'était pas accoutumé à avoir un étalon qui lui faisait pareille première impression assis sur son lit, il bégayait et se tournait pour dissimuler une excitation naissante qui déformait son pantalon.


- I-Il est encore tôt, nous pouvons faire connaissance jusqu'à votre.. ta demande, j'imagine.

Un flottement dans l'air parfumé, si agréable à respirer, lui indiquait qu'Elpoemer avait bougé. Assis en un éclair à la table de jeu, il sautillait sur place en lui indiquant son tapis de jeu d'un geste de main surexcité.

- Waouh ! Un plateau deluxe non ? Tu as toutes les régions de Dùralas là-dessus et même l'extension du Nord ! Aller, viens, le temps tourne et j'ai un cœur à conquérir ! Tu veux de l'aide à déballer "Du sang sur la neige" ?
- Bah... euh... j'aime bien le faire tout seul. M-mais tu peux m'expliquer comment tu as conçu ta figurine avec la maison de jeux ? J'en reviens pas que tu sois là devant moi !

Il se précipitait vers la table, encore en proie à un feu intérieure qui semblait prêt à le consumer à la moindre étincelle. Il suait abondamment, et son cœur battait la chamade; c'était la première fois qu'il parlait aussi bien à quelqu'un, quelqu'un qui voulait aussi explicitement de lui en plus ! Comme il s'asseyait, sa fesse dérapait sur la chaise et il lâchait la boîte contenant les pièces d'extension qui allait décrire un arc-de-cercle dans les airs avant de se précipiter par terre. De son côté, Jean-Marie se réceptionnait sur les mains, arqué au-dessus de son assise, en lâchant un petit cri de surprise.
Quel abruti ! Grey allait...

En un instant son prétendant avait ramassé la boîte en plein vol et l'aidait à se remettre sur pied. Il avait placé une main sous son ventre, déposé Vampires & Cavernes sur le plateau de jeu dans un même geste, et ce contact fortuit et si intime lui procura une nouvelle bouffée de chaleur. Lorsque Sobek s'adressait à lui en le serrant légèrement, afin de lui faire regagner son équilibre, il reniflait son odeur et pensait faire une crise cardiaque.
Comme Grey lui parlait, Jean-Marie s'essuyait le front dégoulinant de sueur en riant de honte.


- Ahahaha ! Attention, je veux pas devenir veuf aussi vite ! Mais ta tête... détends-toi ! ! Hahahaha ! Non j'en peux plus ! Hahaha

Celst avait cru qu'il se serait moqué, mais il n'y avait que bienveillance dans son ton, et comme il se roulait par terre en se tenant le ventre, Grey démontrait aussi un côté de lui un peu loufoque qui fit exploser de rire Jean-Marie.

- On dirait un hahaha... un... hahaha Scolopendre d'Hukutav quand tu te roules en boule comme ça ! Tu sais les...
- LES MONTURES DES ORCS DANS "LA GUERRE D'HARENA !"
- Oh ! Tu connais !!! Hahahaha !

Les deux jouèrent longtemps, ils placèrent leurs pions respectifs sur le plateau (Styx s'incarnant lui-même, et Jean-Marie si à l'aise qu'il décidait de prendre Baldwin qu'il désirait tester pour ses compétences aériennes contre les terribles Frelons de l'armée de Château-Rouge) et discutèrent toute la journée durant.
Comme l'encensoir distillait ce curieux parfum, Jean-Marie se sentait pousser des ailes, et même lorsque Grey réussissait à s'emparer de Sylfaën grâce à un habile stratagème de distraction mené à Ishtar, il sentait son amusement croître. En réalité, il tombait amoureux. Il le savait, car à chaque fois qu'il observait Sobek Elpoemer Grey réfléchir, déplacer un pion, ou même lui raconter quelque anecdote sur un territoire qu'ils se disputaient, il examinait chaque centimètre de son être. Il photographiait mentalement ses manières afin de les conserver longtemps, il riait à ses blagues plus fort qu'il ne le devrait.
(Sauf celle sur la pute naine, qui bien qu'osée était hilarante)

Lorsque le soleil tombait et qu'un servant croyait interrompre leur partie en annonçant au travers de la porte qu'il faudrait descendre pour commencer le banquet en l'honneur du Régent, Jean-Marie, qui était à quelques batailles de la victoire, demandait à ce qu'ils reprennent après le dîner. Sobek acceptait, et comme il se levait pour aller vers la porte, Celst l'arrêtait en lui attrapant la main.
Merde, il transpirait des paumes aussi... quel looser devait penser Elpoemer.
Mais il s'il y avait prêté attention, il n'en faisait pas état et se contentait de plonger ses yeux verts dans les siens en l'interrogeant du regard.
Jean-Marie Celst embrassait alors Sobek Elpoemer Grey, et ce dernier, très rapidement afin de n'éveiller aucun soupçon, lui montrait que manger avant un repas pouvait de fait accroître la faim.

Sans surprises, une fois les politesses de la réception officialisées et l'apéritif servi, Jean-Marie acceptait joyeusement la demande de mariage de Grey. En fait, le moment où ce dernier s'était agenouillé devant lui pour déclarer ses intentions fut la plus belle chose des cent années d'existence de l'héritier Celst. Tout dans le visage de Sobek Elpoemer Grey, entièrement tourné sur lui, pour lui, lui était magnifique. Et ce qu'il avait vécu cette journée, ce jeu passionné de Vampires & Cavernes, ces échanges humoristiques et regards passionnés l'avaient persuadé qu'ils étaient des âmes sœurs.
Une fois il avait lu un livre, une "fiction de fan", décrivant l'amour impossible et charnel entre Styx et Saigo, et même s'il avait honte de se l'avouer, il avait depuis toujours rêvé à pareille histoire. Et Grey rendait tou ça réel !

Le dîner scellait donc le destin du clan Celst, à jamais lié à celui du Régent, et Jean-Marie ne remarquait pas une seule fois le regard plein de tristesse de ses parents, ou s'il l'avait fait, il l'avait attribué au départ de leur enfant unique. Chose bien normale chez les parents ! En tout cas, lui, festoyait en dansant avec son bien-aimé, buvait coupe après coupe, et se permettait même de manger une petite pilule que lui glissait Sobek avec un clin d'œil.
Grey lui avait certifié que cela rendrait leur nuit plus torride, et n'avait pas menti.

Le lendemain, Jean-Marie Celst s'éveillait la tête lourde d'alcool et de drogues et découvrait son fiancé à ses côtés avec un plateau de petit-déjeuner sur les genoux.


- Salut toi. Je vais devoir retourner à Château-Rouge, mais sois sans crainte je reviendrais dès que possible. Nous avons une campagne à finir, et je ne compte pas laisser un Purificateur gagner Dùralas !

Celst désirait lui répondre, mais au moment où un sourire venait peindre son visage, un haut-le-coeur lui arrachait des vomissements. Il n'avait jamais fait la fête auparavant, et même si le spectacle peu ragoûtant qu'il offrait à Sobek aurait dû le faire fuir, celui-ci lui essuyait les lèvres en les tamponnant délicatement de son mouchoir de poche.

- Bois, et mange. Tu as besoin de reprendre des forces, t'étais déchaîné hier. Je vais éteindre l'encensoir à herbe, je suis pas sur que t'en ai besoin aujourd'hui.
- Non j'étais heureux... Sobek, personne ne m'a jamais regardé ou parlé comme tu le fais. J'étais triste à jouer toujours seul, ou avec les gars de la ville, je désirais avoir quelqu'un comme toi à mes côtés... alors merci, je t'aime. Laisse l'encensoir, son odeur me rappellera la tienne, mon prince Speluncien.
- Ok, la bise, on se revoit vite !

Aussi vite qu'il était venu, Elpoemer disparaissait, laissant Jean-Marie Celst tremblotant dans son lit. Celui-ci rapprochait l'encensoir à herbe, et en inhalait une généreuse bouffée qui le faisait tousser avant de provoquer chez lui un état de bien être absolu. Une douce torpeur qui l'accompagnerait toujours, la même qu'il ressentait aux côtés de son futur époux...

Et, jusqu'à ce qu'il revoit Sobek Elpoemer Grey, il restait là, à humer son herbe en contemplant la figurine de son Régent. Son esprit s'abandonnant de plus en plus à la rêverie de leur vie commune, aidé par la drogue, il demeurerait jour après jour couché dans les draps qui avaient connu l'extase d'un soir, à contempler le même plateau de jeu qui ne bougeait pas en l'absence de son prince.

Il aimait tellement Grey.
Revenir en haut Aller en bas
Sobek E. Grey
Saint Sobek de Spelunca

Sobek E. Grey

Messages : 221
Expérience : 1981
Masculin Âge RP : ?

Politique : 51
Métier : Chasseur - Maître
Titres:
 

(Calebasse démoniaque, +200, v+200, Calebasse Piñata : Les récompenses en pièces d'or de fin de combat concernant les tours passés sont multipliées par 10 [le voleur aura le droit à une multiplication par 20])

Stats & équipements
Vitalité:
Segunda Odisseia [solo]  644535barresante011819/1819Segunda Odisseia [solo]  1559871461-barre-vie-rouge  (1819/1819)
Vitesse: 688
Dégâts: 816

Segunda Odisseia [solo]  Empty
MessageSujet: Re: Segunda Odisseia [solo]    Segunda Odisseia [solo]  Empty23rd Mars 2021, 11:16
Séparation du contenu
Première Partie : De Feu et d'Or
Chapitre Final : Un Mariage devant le Miroir

Debout et droit, les bras en T tandis qu'un tailleurs millimétrait les coutures de son costume marital, Sobek Elpoemer Grey qui avait passé plusieurs heures immobile, face à un miroir géant qui renvoyait l'image d'un prédateur d'apex, au faîte de son physique suite à l'agissement de multiples sortilèges d'illusion et du sang de Dévoreur sur l'organisme de son hôte mortel, s'adonnait à l'exercice de l'introspection cogitative.

Bien des mortels considéraient les applications de l'intellect comme de simples masturbations de l'être, à raison bien souvent tant les facultés mentales de la moyenne étaient bien souvent inapte à formuler autre chose que des élévations d'instincts primaires. On offrait des fleurs et comptait des poèmes afin de baiser, on se parait d'atours opulents afin de montrer sa supériorité, et on fleurissait son dialogue afin de paraître moins con qu'on ne l'était.
Les essais métaphysiques des Elfes, des Mages humains, ou encore des Djölfulins différaient sur bien des points mais convergeaient inlassablement sur des principes niaiseux comme l'élévation de l'esprit au profit de l'âme, du surmoi, ou quoi que soit l'excuse en vogue pour justifier les pulsions animales que les mortels réfutaient avec appréhension. Comment reconnaître l'envie d'occire autrui sans se qualifier de monstre ? Comment admettre ces braises inextinguibles qui animaient les bas-ventres comme part indissociable de la condition de l'âme ? Autant d'hypocrisies que de tentatives à les expliquer en des lignes maladroites et ternes de bien-pensance.
Mais la philosophie, lorsqu'assujettie au service d'un objet de domination, pouvait devenir une arme diabolique d'efficacité. Une arme de destruction massive, même.

Depuis la Régence de Styx en Château-Rouge, et Spelunca par extension, les mœurs avaient insidieusement glissé vers des pentes matérialistes et à son image ; implacables. Le culte des figures publiques, harangué par les projections de cristaux-diffuseurs sous la forme de "petits-métrages", avait donné naissance à des nomenclatures sociales et à une pensée collective on ne peut plus marquée par les apparences et l'esthétique.
En cela, son royaume (notez le terme employé par un être qui n'est pas roi) s'était éloigné des envies de révolte, oubliait le temps d'une projection la famine et la menace Lycane, et ne remarquait même pas le durcissement des sentences prononcées par le Chevalier Honoraire Alphonse Galhaad trônant au sommet des instances législatives Spelunciennes. Il semblait que le peuple, soit-il de basse naissance ou de cette race riche, bourgeoise, ou même noble, avait été piqué par une tique bien plus venimeuse que n'importe quelle bio-magie qu'aurait conçu la Malice Immémoriale qu'était Styx.

La question qui animait les paysannes comme les courtisanes était la même ; avaient-elles une chance de figurer parmi les prétendantes de la saga des Cœurs Brisés ? Leur dos était-il assez droit ? Leur visage présentait-il des pores dégagées ? Leur démarche était-elle marquée de ce je-ne-sais-quoi qui vous rend indispensable à l'écran ? Leur présence écartait-elle toutes les autres ?
Les mâles eux aussi sombraient bientôt dans des supputations liées à la constante diffusion des "musico-films" de Yuli Sibly, où figuraient des exemples de masculinité. On se faisait implanter magiquement des poils sur des torses imberbes pour égaler la virilité d'Alphonse Galhaad, on s'adonnait à la chirurgie dans les cliniques arcaniques afin que les pommettes soient aussi saillantes que celles du Régent, on cherchait à développer sa musculature afin qu'elle ne séduise la Muse Sibly.

Le temps où les gentils garçons, par leur stabilité intellectuel, monétaire, et leur gentillesse de caractère décrochaient les meilleurs gages d'union étaient révolus. L'ère des filles dressées aux arts du foyer, au chant et à la délicatesse, s'effondrait. On cherchait à se distinguer, physiquement, moralement, on partait en une quête frénétique pour l'appât de l'autre.

Alors qu'une aiguille brodait une lavallière de satin noir autour d'un col de chemise d'un blanc immaculé, Styx souriait en constatant la perfection qui se dégageait de son être.

Fut un temps où un arlequin ne prêtait guère d'attention aux affaires des mortels, allant d'acrobatie en acrobatie, de victime en victime, usant de ses stratagèmes pour piéger les individus. Mais un jour, alors qu'un amant lui intimait que son assurance naturelle et son charisme pouvaient faire ployer des empires entiers, une graine horrible germa en son cerveau ; et si c'était vrai ?

Et si les hommes, de quelque race ou quelque degré de mortalité qu'ils soient, pouvaient succomber à une ruse aussi simple et mortifère qu'était le reflet que leur renvoyait un miroir ? Et si ce miroir pouvait leur être exposé à grande échelle, disons, au travers d'un écran parfaitement esthétisé pour leur faire comprendre leur laideur, leur incapacité à atteindre la perfection ?
La meilleure idée qu'eut Styx afin de s'opposer à la Vie, aux forces du Bien, fut de leur présenter leurs failles sans chercher à s'en moquer ou à en rire. Le temps de l'arlequin rieur et taquin avait laissé place à un faciès aux expressions parfaitement maîtrisées et élégantes baignées dans des habits d'or et jumelées à une diffusion visuelle de grande échelle.

Dans d'autres royaumes on méconnaissait le visage des régents, seulement inscrits sur un revers de monnaie ou dans de malheureux tableaux que peu verraient, mais dans le sien (regardez comme le terme vient à nouveau se glisser naturellement en sa pensée) tous admiraient la beauté du Régent. Tous espéraient qu'il trouve son bonheur en suivant son feuilleton, et aucun autre ménestrel ne connaissait autant la gloire que Yuli en Spelunca.
Le Narcissisme était une arme coercitive plus féroce que le plus puissant des sorts de Selsya, plus rapide que les battements d'ailes de Baldwin, plus redoutable encore que l'indomptable Urua, et Styx en tirait les ficelles avec une virtuosité machiavélique.

Des mains se posaient sur son fessier, raffermissaient l'étoffe afin qu'elle n'accentue le rebondissement excitant des fermes tranches de chaire, et il souriait de plus belle. Il exhibait des canines diaphanes, illusoires dans leur immobilité car elles étaient toujours prêtes.

Son peuple n'était plus qu'obsédé à l'idée de percer dans ce monde d'émerveillement, de passer ne serait-ce que quelques instants au grand écran, et répétait éternellement des gestes et manières, dans l'obscurité malsaine de chambres froides et désertées, que personne ne verrait jamais. Oh, bien entendu, de jeunes talents étaient exploitées dans les clips de Yuli ou dans le visio-crochet de Sobek, et il allait même organiser un concours de défis d'acteurs où le gagnant se substituerait à sa personne dans la Chasse des Cœurs Brisés ! Mais il le fallait bien ! S'il avait appris quelque chose de ses temps d'illusionniste de caniveau, à émerveiller des crasseux et des putes, c'était que toute supercherie repose sur la croyance qu'elle est réelle. Perpétuer le mythe était essentiel.

Lorsque le tailleur, au bout de cinq heures d'essayages, ajustements, et travail de plis, lui annonçait que son costume était finalement parfait, le vampire descendait de son piédestal pour avancer doucement vers le miroir.
Chaussé de bottes en cuir aux lacets d'argent ses pas résonnaient comme des avertissements, se réverbéraient dans la pièce d'habillage, avec une menace imperceptiblement camouflée en l'adresse d'un félin.
Son costume trois-pièce constitué d'une chemise noire, classique, aux plis brodés d'or, d'un pantalon serti de quelques roses en rubis disparates sur du cuir noir, et d'une veste de daim blanc et épaulettes noires, renvoyait bien plus que du luxe. Il était habillé pour tuer.
Dehors, il entendait la foule hurler son amour, scander des louanges en l'honneur du jour de son mariage, mais il s'en foutait bien. Les fourmis pouvaient bien vrombir, leur Roi (encore, toujours) n'entendait jamais ce que vomissait leurs bouches sales et tâchées de pauvreté.
Il attendait que tous sortent de la pièce, s'admirant sans ciller pendant un temps infini, et finissait par embrasser voluptueusement la glace.

Mais lorsqu'il apparut au balcon, au bras d'un époux plus inexpressif et béat que jamais, un mari qui passait le plus clair de son temps à divaguer mentalement en fixant oisivement ses figurines de jeux, Sobek Elpoemer Grey était l'allégorie même de l'amour.

Cette fois-ci, il n'y aurait pas de manigances grandiloquentes, de piètres tentatives d'intrigues baroques, bien trop présomptueuses aux yeux du Dévoreur. Cette fois il n'y aurait que son rayonnement et sa beauté, ses saluts calculés et ses apparitions travaillées, un enfer de perfection aux yeux d'êtres condamnés à poursuivre cette dernière.
La meilleure blague qu'il n'ait jamais faite.
La meilleure tromperie du Malin.
La conscience de soi, et de l'autre.

Aujourd'hui, Spelunca entrait dans un âge nouveau, et demain Dùralas succomberait à sa propre laideur et stupidité. Alors il agitait la main en souriant et envoyait des baisers à la foule, sa bague de diamants renvoyant des éclats éblouissants sous un soleil en déclin.
Revenir en haut Aller en bas
Sobek E. Grey
Saint Sobek de Spelunca

Sobek E. Grey

Messages : 221
Expérience : 1981
Masculin Âge RP : ?

Politique : 51
Métier : Chasseur - Maître
Titres:
 

(Calebasse démoniaque, +200, v+200, Calebasse Piñata : Les récompenses en pièces d'or de fin de combat concernant les tours passés sont multipliées par 10 [le voleur aura le droit à une multiplication par 20])

Stats & équipements
Vitalité:
Segunda Odisseia [solo]  644535barresante011819/1819Segunda Odisseia [solo]  1559871461-barre-vie-rouge  (1819/1819)
Vitesse: 688
Dégâts: 816

Segunda Odisseia [solo]  Empty
MessageSujet: Re: Segunda Odisseia [solo]    Segunda Odisseia [solo]  Empty5th Avril 2021, 13:38
Séparation du contenu
Segunda Odisseia [solo]  Giphy

Seconde Partie : L'Usurpateur
Chapitre I : Dieu est mort

Spelunca semblait vibrer d'un air nouveau depuis quelques mois, renaître à la façon d'un cadavre mordu, gorgé d'un sang neuf et mystérieux. La canonisation de Sobek Elpoemer Grey, précédemment considéré comme un Régent sans réelle prétention à un titre si ce n'était la peur que son nom insufflait aux esprits lucides, avait précipité ses détracteurs dans un désarroi plus grand encore et ses adorateurs dans un brasero plus sauvage et vaste que jamais.

Nul ne sut jamais, les chefs de clan mis à part -et leur parole était suffisante à rendre l'événement officiel- ce qui se passa dans les hauteurs hallucinées du Massif la nuit où Styx, par un habile procédé alchimique, réussit à tromper les oracles d'Adam et à livrer une ultime performance qui bien que dénuée d'une quelconque prouesse eut le mérite de le hisser au rang de Messie, d'homme Providentiel, aux yeux d'un peuple entier.
Ceux qui vénéraient Adam, la Dame en Rouge, la totalité des grandes familles vampires, donc, ployèrent genoux face à la manifestation de leur idole en Elpoemer Grey, et ceux qui auparavant intriguaient pour le destituer durent se résoudre à le laisser en paix au nom de leur Dieu. Bien entendu, certaines rumeurs et remises en question sillonnaient parfois les lèvres les plus sceptiques mais jamais au point de devenir des objections. Car ce serait s'opposer à Adam lui-même, et cela était synonyme de crime d'hérésie.

Chez les fidèles de Magnésie, on essayait avant tout de dissimuler son adoration pour la Déesse, car si ce culte n'était en aucun cas prohibé (Grey ne prohibait rien, il punissait seulement) le jugement délivré par les masses populaires, civils totalement subjugués par l'acteur et interprète, et régent, et maintenant représentant d'ordre divine qu'était Styx, finissait bien souvent par la lapidation des mécréants qui adoraient un autre. Ou pire, l'exil forcé.
Château-Rouge était devenu ce sang vicié et pernicieux qui insufflait la vie au Massif tout entier, distribuant ses faveurs derrière des projections cinématographiques calculées et des rideaux de fumée dont seul son Régent avait le secret.

Le Conseil clanique, qui autrefois parvenait à contredire son Chef car le vote se faisait à la majorité, ne pouvait décemment plus s'opposer à une parole divine. Pas qu'ils étaient stupides au point de ne pas se douter que quelque chose clochait chez celui qui s'accaparait tous les rôles, était sur toutes les affiches, et dans toutes les bouches, ils demeuraient des vampires et des dinosaures politiques et nourrissaient donc le doute, aussi bien qu'un certain espoir, de démasquer la supercherie de Grey un jour. Mais pour l'heure, si leurs sujets, vassaux, ou même sympathisants au sein du Massif, apprenaient qu'ils parjuraient le nom d'Adam, cela reviendrait à un suicide politique.
D'aucuns voyaient même dans les politiques ultra-locales et racistes de Grey, qui avait développé les entreprises et commerces Spelunciens au détriment des relations extérieures, une méthode perçue trop tard comme une habile façon d'isoler ses opposants politiques et de museler des possibles alliances avec d'autres races pour s'en prendre à la Régence Speluncienne. Peut-être qu'au final, tous ceux qui n'étaient pas tombés sous le charme du minois de Sobek Elpoemer Grey -lui-même un artifice de sa propre conception, car les plus anciens connaissaient sa nature de monstre informe- se taisaient simultanément, pris au piège dans un étau diplomatique vendu comme un remède aux disparités de leur race.
Même là, les plus avisés politiciens de Spelunca, les chefs de clans, étaient forcés de reconnaître que l'économie et la paix se portaient au mieux, que malgré les mensonges et complots cette fois délivrés avec trop de finesse pour qu'on les repère au premier abord, on était effectivement bien mieux en Spelunca qu'auparavant. Mais à quel prix ? Qu'avaient-il réellement consenti en échange de la prospérité ? Quel pacte avaient-ils signé ?

Styx leur répondrait avec un éternel sourire que jamais, même à l'apex de sa puissance passée, il n'avait jamais passé un contrat d'une pareille cruauté, et que le pire restait à venir. Le prix d'un Dévoreur était connu de tous.

Des âmes plus jeunes, moins aguerries aux jeux politiques, mais bien au fait des agissements de Grey avaient manifesté leur mécontentement à la vue de tous. De jeunes aristocrates portés par une fougue virtuose, presque toujours de braves vampires désireux d'apporter bienveillance à la régence speluncienne avaient frontalement confronté Elpoemer pour le mettre face à certaines problématiques de ses décisions. Quid des Lycans que l'on disait traiter avec l'honneur des règles de guerre, mais des camps d'extermination repérés par des espions ? Quid des maisons vampires qui sombraient dans la dépendance aux drogues dures fabriqués, disait-on, dans des laboratoires dissimulés au sein de l'université vampire de Château-Rouge ? Quid des excavations au cœur du dédale Speluncien qui avaient entraîné des éboulements et rasé des hameaux entiers ?
Ils n'eurent pour seule réponse que des épouvantails métaphysiques, des regards pleins de compassion et des mines choquées qui assuraient qu'on ferait toute la lumière sur ces affaires.

Plus tard on apprenait la disparition des lanceurs d'alerte, la mort accidentelle des vampires qui avaient proféré ces doutes, et l'attaque d'assassins sur les convois de ces mêmes parangons de vérité. Et à chaque fils de noble qui tombait, à chaque enfant victime de l'emprise grandissante d'un Régent fou sur ce territoire, les anciens pleuraient non seulement la disparition du doute, mais surtout de la nouveauté et du renouveau du territoire.
S'il avait dynamité les relations avec l'extérieur, Elpoemer Grey avait au cours des dernières semaines démontré enserrer ses anneaux autour des gorges de chaque maison Vampire, et comme leurs héritiers disparaissaient en se parjurant et que ne subsistaient que les fils et filles trop bêtes pour remettre leur Régent en question, les anciens s'attristaient aussi d'entrevoir la durabilité de l'entreprise machiavélique de Château-Rouge. La Cour de Grey n'était rien d'autre qu'une montagne de lèches-culs et aveugles qui mangeraient la merde du roi vampire autoproclamé et qui iraient même jusqu'à dire que celle-ci était délicieuse de divinité s'il le fallait.

Les lucides se mourraient, ou étaient trop vieux et fatigués pour mener combat, et les placides leur succéderaient. Les simples d'esprits, ceux déjà trop dépendants des intrigues de Cour, ou tout bonnement les benêts qui croyaient ardemment en la bienveillance de Château-Rouge. Ce qui revenait à tuer les dinosaures qui siégeaient en espérant pouvoir un jour contrebalancer le pouvoir de l'Usurpateur.

Mais ne laissez pas ces lignes vous berner ! La vie, lorsqu'elle n'est pas celle des vieux croûtons qui voient clairs en le jeu de Saint Sobek de Spelunca, est tout à fait joyeuse à Château-Rouge ! Les projections de courtes-métrages insuffle chaque soir aux ruelles pavées, une chatoyante vitalité seulement égalée par les fêtes constantes et exubérantes organisées au sein du palais régalien ! Le peuple, lui, a contrario des 3% qui siège et manipule dans l'ombre les lois et les accords raciaux dans de bien ennuyantes salles de conseil, réunions, et autres trucs qui ne sont pas du tout divertissants, est tout à fait satisfait de son nouveau Saint.

Chaque Dimanche, à minuit, on sonne les douze coups, et alors que tous dansent dans l'église d'Adam, rendus fous et frénétiques par des sacrifices en masse d'animaux, esclaves, ou lycans, voire par la consommation de drogues désormais légale dans l'enceinte de Château-Rouge, on communie dans la paix du Père et on espère que Saint Sobek descendra pour bénir fils, filles, et entreprises.
Le sang, chaque Dimanche, coule à flot dans l'église d'Adam, à partir des énormes bassines prévues à cet effet jusqu'aux trappes plus furtivement dissimulées dans les lucarnes de l'immense Cathédrale.

Et alors, lorsque tous partent se coucher après avoir livré le sang des autres à Adam, Sobek Elpoemer Grey descend dans les catacombes de l'endroit, où convergent les flots rouges qui coulent encore par centaine de litres, et il ouvre grand la gueule.
Une gueule hérissée de crocs bestiaux et où nagent des lumières aux couleurs inconnues aux Hommes, une gueule qui s'abreuve de l'essence même des offrandes à Adam en des bruits de succion mornes et infernaux.

Dieu est mort, et ce sont les Spelunciens eux-mêmes qui le tuent chaque Dimanche au profit de Saint Sobek de Spelunca. (Comment prononcer ce titre sans rire ?) 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




Segunda Odisseia [solo]  Empty
MessageSujet: Re: Segunda Odisseia [solo]    Segunda Odisseia [solo]  Empty
Séparation du contenu
Revenir en haut Aller en bas
 

Segunda Odisseia [solo]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [Solo Valentine Crowblack] La femme avant la bête /!\Hentaï/!\
» [Solo] Selantis Shya - Intro [Hentaï]
» La nuit nous appartient mon amour /!\Hentaï/!\ [Solo]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Centre de Dùralas :: Cavernes de Spelunca :: Centre du massif [Zone communautaire]-