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 [Solo] Monarchibre Absopute

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Sobek E. Grey
Saint Sobek de Spelunca

Sobek E. Grey

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(Le Livre de Guthemberg, Familier de Ziggy ; +100, v+200 : Chaque tour, le livre magique tourne une page, octroyant un nouveau bonus à son maître uniquement, ou un malus à ses ennemis, cumulable (un ensorceleur peut contrer l'un de ces tours))

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Chapitre I: Le Massif Unifié
Partie première: Calme sur Spelunca


La signature d'un nouveau traité de Spelunca entre les deux races du Massif sous la supervision de l'Empereur du Massif, Roi Vampire et Thaumaturge Azul, Saint Sobek de Spelunca, avait insufflé une étrange vitalité en les montagnes et cavernes du Sud de Dùralas.

Là où jadis, entre deux sentiers, on craignait une embuscade d'un côté ou de l'autre de la barrière désormais ténue du territoire, des marchands circulaient librement, tout comme des prêcheurs, nobles en quête de voyages, ou tout autre individu désireux de découvrir l'autre face d'un Massif désormais apaisé. Lycans et vampires coulaient une existence réglementée par une coopération -que d'irréductibles parjures nommeraient forcée- fraternelle.
Une Constitution, délibérée entre le Roi Vampire et les clans les plus proéminents de lycanthropes avait vu le jour, intitulée "Loi de bon voisinage" dictait comment les interactions et applications de la loi devraient désormais être conduites en Spelunca. Pour le bien commun, Sa Majesté Sobek Elpoemer Grey avait décrété l'érection d'un Tribunal racialement mixte à Château-Rouge, qu'Alphonse Galhaad présiderait, afin de traiter les affaires qui pourraient venir fragiliser la paix si durement acquise entre deux espèces qui se livraient une guerre mortifère depuis plusieurs millénaires. La Constitution et le Tribunal reçurent l'approbation du plus grand nombre, et le Roi lui-même fut surpris de voir les Lycans lui témoigner un grand respect.

En réalité, et ce malgré quelques stratagèmes politiques nécessaires à l'établissement de son hégémonie en territoire lycan par le passé, Styx dut se rendre à l'évidence que ses nouveaux sujets n'étaient nullement dupes. L'un des alphas lui confia qu'on savait pertinemment en Spelunca Ouest la malédiction dont il était à l'origine et qui avait déformé chaque troisième nouveau-né pendant des mois, tout comme les diverses stratégies d'empoisonnement des bétails et eaux viciées qu'on avait déversé sur les leurs. Les peuples lycanthropes sont néanmoins dotés d'une culture encore sauvage qui, si elle a endigué le conflit en une meurtrière guérilla, a fait reconnaître aux chefs Lycans toute l'habilité et surtout la nature impitoyable de leur nouveau régent.
Car c'est cela que les hommes-loups avaient toujours critiqué chez les vampires ; la couardise et la passivité d'une race immortelle. En Sobek Elpoemer Grey ils trouvèrent quelqu'un de respectable, dont l'aura dégageait l'autorité et la crainte nécessaire à exercer un pouvoir suffisamment dissuasif pour unifier leurs peuples.
Cette révélation, par sa pensée pragmatique plutôt que passionnée, dans le sens où elle révélait que ceux qu'il avait toujours jugé comme exempt de raison et guidés par des mœurs sans classe aucune, fit naître un sentiment d'amicalité insoupçonné chez Styx vis à vis des loups. Le Traité de Saint Sobek, la naissance d'une culture unifié, et l'excitante nouvelle direction qu'avait pris Spelunca tenait ainsi énormément des égards favorables des Lycans envers sa personne. Ils ne lui tenaient pas rigueur des querelles et guerres, comme lui-même passa l'éponge -à nouveau, plus par pragmatisme que par envie- sur la destruction de Château-Rouge d'il y a quelques années par les armées thérianthropes.

Les mêmes qu'il voyait autrefois comme tout au mieux une force ouvrière et économique à intégrer à ses effectifs étaient devenus, lors des Conseils agrandis qui se déroulaient au Tribunal, qui faisait également office de Sénat Speluncien à l'occasion, des conseillers et des penseurs plus que capables, dont les enseignements et expériences avaient su consolider et développer de nouvelles aptitudes chez les uns, comme chez les autres.
Les Vampires montrèrent aux Loups leur connaissance aigüe des médecines, de la transfusion sanguine, et les usages quotidiens que pouvait avoir les sciences occultes comme la création de jardins auto-suffisants par la magie, et, en le territoire lycan des systèmes d'aqueducs et égouts virent le jour. On nota ainsi la régression quasi instantanée de maladies hydriques liées à l'absence d'assainissement des eaux ; diarrhée, dengue, fièvre jaune entre les plus mortelles.
Les Lycans envoyèrent un détachement militaire à Château-Rouge afin d'enseigner aux vampires enrôlés dans l'armée royale les bienfaits de l'exercice physique et de l'entretien des muscles, conséquence inattendue de pareille philosophie de vie qui frappa directement le complexe d'infériorité dont souffraient les suceurs de sang -beaucoup souffraient de leur virilité dite subjective par les autres races- la productivité monta en flèche, les travaux bondirent en avancée, mais ce fut surtout en terme d'architecture que la culture lycane bénéficia à Château-Rouge.

Un jour, lors d'une séance du Sénat Speluncien, l'un des généraux Lycan aborda le sujet de l'attaque sur la précédente version de Château-Rouge. Seuls les hommes-loups avaient, selon Sobek Elpoemer Grey, assez de couilles pour lui parler frontalement de sujets aussi sensibles, et sa réflexion trouva écho dans les mines terrifiées de ses sujets vampires à cette évocation.
Le général en question, un certain Romus Vilegriffe, du clan Vilegriffe, pointa du doigt le fait que si la Capitale actuelle était un prodige d'arcanisme, tant par son système de cristaux-diffuseurs et l'invention du cinéma, que par ses élaborations complexes en terme de permaculture et ascenseurs, elle possédait les mêmes failles qu'il y a trois ans ; Château-Rouge, et les villes vampires développées en général, se reposaient presque intégralement sur la magie pour fonctionner.
Romus procéda à décrire comment les siens avaient attaqué Château-Rouge lors de l'absence de Styx par le passé ; sans la présence du Sorcier, qu'ils savaient assez redoutable pour contrecarrer leurs manœuvres, les hommes-loups commencèrent par assiéger la ville. Le but n'étant pas d'affamer les résidents immortels, mais de mettre en place des engins et machines de guerre qui par leur puissance de feu réduiraient à néant des points stratégiques de la Cité.
Les bombardements de rochers, rafales anti-magiques, supervisés par des Ensorceleurs -classe la plus répandue chez ceux qui savaient combattre les vampires- eurent tôt fait de briser les cristaux qui maintenaient le réseau magique de Château-Rouge en place, et cela accompli les défenses de la ville suivirent très vite.
Sobek Elpoemer Grey écouta le récit avec grande attention, et de nouveau, loin de s'offusquer que l'on parle d'un sujet pareil -car sa rancune s'était apaisée parallèlement à l'extension de son influence Speluncienne- il s'émerveilla silencieusement des capacités martiales et analytiques de ses nouveaux sujets. En sa qualité d'ancienne Ombre, et, il pouvait l'affirmer sans qu'on le targue d'égotisme (preuve en est l'état actuel de la Congrégation) plus grand tacticien de la Faction assassine, il avait toujours su mener à bien et déjouer les stratagèmes des Lycans, mais sans lui, effectivement, sa ville révélait des faiblesses innées et inquiétantes d'évidence.
Il remercia donc Romus Vilepin pour son analyse, le félicita même, et l'invita à poursuivre son récit par des conclusions.

Château-Rouge devait, selon lui ("et avec toute l'humilité que j'ai en vôtre présence votre Altesse", ce à quoi le Régent rétorqua qu'il pouvait l'appeler Sobek, décrochant de nouveau les mâchoires de sa Cour Vampire et des murmures silencieux) revoir ses fondements. Là ce fut carrément le chaos dans la salle d'audiences, certains nobles avaient ri aux éclats, scandant le génie de sorcellerie qu'était leur Roi, la perfection de leur système économique, tandis que certains Lycans avaient désapprouvé les dires de leur confrère, ce que Styx soupçonna d'être plus pour lui éviter la potence que par réelle discorde.
Agacé, Alphonse Galhaad hurla qu'on se taise et que la parole, jusqu'à ce que leur Souverain en décide autrement, était à Romus Vilepin.
Styx surpris à ce moment là le regard amical et fraternel de Romus et Alphonse, et sourit intérieurement de voir que les amitiés naissaient et prospéraient entre les deux races. Il décida de régler une bonne fois pour toutes les a priori qui subsistaient dans l'air. Avant qu'il ne commence à parler, il leva une main pour réclamer silence, et sa couronne enchantée pour agir sur les esprits émit une lueur apaisante.


- Je vous prierais de m'excuser, je vous rendrais la parole sitôt mon intervention, nécessaire, terminée Sire Vilepin. Sobek bu délibérément une longue et calme rasade dans sa coupe en or, afin que tous pèsent le poids de ses mots. Dans cette salle, l'honnêteté est cruciale. Nous n'irons nulle part à réduire au silence l'un de nous car vous redoutez mes foudres, tout comme nous ne tairons aucun sujet délicat sous peine de devoir revoir notre regard sur ce que nous jugeons, souvent à tort établi. Mon but, depuis le début, était l'asservissement de Spelunca. De Dùralas tout entier, car je ne puis taire mon ambition et sait que nos deux peuples, si différents sur bien des points, se retrouvent dans l'extase de la sauvagerie. La domination nous est nécessaire, et je l'ai exercé sur vous Lycans, comme sur nous Vampires, dans le seul but d'assouvir la mienne. Cela ne fait ni de moi un fou, ni un tyran. Je recherche certes le pouvoir, mais, et je l'ai compris au fil des années, ce dernier ne peut provenir que de la force d'une entité toute entière. Mes villes, les vôtres, notre Massif. Romus Vilepin a raison de pointer mes faiblesses, comme vous êtes tous conviés à livrer un discours aussi raisonné que constructif en ma présence. Je livre la guerre à mes ennemis, à ceux qui au travers du continent continuent de considérer que nos deux espèces vivent dans des cavernes et se nourrissent du sang de vermine ou de chair humaine, sans même qu'ils ne sachent courtiser une prétendante, ou baiser une putain sans pleurer après éjaculation.

La peur laissa place à un silence solennel, qui lui-même, après cette dernière phrase céda aux rires de tous. Les rires, il le savait bien, pouvaient réduire à néant un égo, pousser les hommes à la folie la plus grande par orgueil, mais le rire était avant tout fédérateur. L'humour était une arme puissante entre les bonnes mains, et celles de Styx étaient aussi vives et agiles qu'un marionnettiste. Il les laissa rire, se joignit même à eux sans trop d'excès et repris.

- L'unification de Spelunca ne doit pas signifier la paresse, mais seulement la fin d'un chapitre. Nous devons encore faire face au racisme, aux zones d'ombre, à la méfiance qui subsistent entre nos sujets, mais surtout, nous allons bientôt devoir faire face à la plus grande Guerre que nous n'ayons jamais connu. Dans un an, deux, ou dans deux semaines, je lancerais mon invasion sur ce pays tout entier. Jusque là, je compte sur vous, comme aujourd'hui je sais pouvoir compter sur Romus Vilegriffe, pour consolider notre puissance, et nous préparer en vue de ce but.

Il s'était attendu à voir des mines surprises, voire horrifiées, mais chez les comploteurs de sa Cour des sourires carnassiers naissaient, et chez les féroces hommes-loups on lui répondit par des cris de guerre galvanisés. Sobek Elpoemer Grey, lui-même rendu à une expression de défi se leva de son trône et leva sa coupe en direction de l'assemblée. Son long manteau en poils de manticore, complété par des épaulettes en dents de Teeban dotait sa silhouette longiligne, féline, d'une dangereuse sensualité. La sensualité du pouvoir et de la confiance, et personne ne vit en ses mots une prétendue démesure, son public voyait un chef et un but commun, et quoi de mieux qu'un ennemi partagé -en l'occurence tout Dùralas- pour tisser des liens entre deux nations jadis ennemies ?

- Alors poursuivez, mon frère, et que tous ceux qui désirent s'exprimer sans langue de bois le fassent ensuite. Nous avons une domination mondiale à établir, et je n'y parviendrais jamais seul, car ceci est NOTRE PROJET. Que ceux qui s'y opposent ou en doutent se lèvent et aillent avertir le Roi Humain du la tempête qui approche, que les autres restent et déploient leurs âmes entière à me servir, moi, Adam, Magnésie, qu'importe vos croyances, tant que vous les placez au service de notre cause. Chacun trouvera en notre finalité un morceau de territoire, car de Wystéria à la Banquise, tout nous appartiendra un jour !

La mine haute et les yeux brûlants d'une détermination farouche, l'Empereur du Massif porta un toast à l'union des races, acclamé par des cris fous et des sourires francs, et le reste de l'Assemblée balaya tout ce qui n'allait pas selon les uns et les autres, pour son plus grand plaisir. Personne ne se leva, personne ne s'opposa à l'évocation d'un plan de conquête mondiale, et Sobek Elpoemer Grey sut à ce moment précis que jamais de son ancienne vie de Styx, Méphisto, Apophis, ou qu'importe les noms qu'il avait revêtu il n'avait été jamais été aussi puissant.
Il avait compris l'importance de l'altérité, et la toute puissance de la nature des sentiments, et plus rien ne pourrait l'arrêter. L'honnêteté et la raison sont les ingrédients alchimiques les plus utiles à l'élaboration des plus grands poisons. Il ploierait la Congrégation à ses besoins, érigerait des armées grâce à son nouveau et gigantesque Massif, ce qui prendrait longtemps, mais comme il était parvenu à dévorer ce territoire, il en dévorerait beaucoup d'autres.




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Chapitre I: Le Massif Unifié
Partie deuxième : L'Héritier de Spelunca

Lorsque Château-Rouge avait brûlé, détruit par les Lycans il y a de cela trois ans, Styx avait perdu ses deux enfants. L'ainée, Victoria Grey, a été tuée alors qu'elle défendait son héritage, et l'on raconte que transcendée par le Sang Noir duquel elle a été investie, ultime expérience des Laboratoire Faustus, elle aurait tué à elle seule des centaines d'hommes-loups, seulement armée d'une lame orientale, avant de succomber aux coups. Elle a ensuite été démembrée, et ses restes mortuaires ont été exposés aux quatre coins des ruines de la cité vampire pour ôter toute envie de riposte aux forces vampires restantes.
Le plus jeune, de quelques semaines seulement, Jacques Dorian Grey dit "Le Beau" Jacques, a été tué par Styx lui-même alors qu'il tentait de se marier par amour à une noble, allant à l'encontre même de la confiance et des plans de son père. Sobek Elpoemer Grey, alors Lachlan Grey, avait attendu les célébrations de noces pour miner la salle de réception du banquet d'explosifs, soufflant toute dissidence en même temps que le fruit de nombreuses années de recherche et expérimentations sur le processus de contamination vampire. Le Sang Noir est un raffinement du sang de vampire, issu d'un mélange alchimique d'extrait de Nocturnes -les fleurs qui germent des âmes flétries-, de sang de dévoreur, et d'hémoglobine condensée.
La fabrication dudit Sang Noir (au nom vernaculaire bien théâtral, diront les petits cons, mais au nom scientifique bien trop compliqué à leurs oreilles d'attardés) est en soi simple, si tant est que les mains qui le distillent sont guidées par un esprit éclairé. C'est la méthode d'administration et la survie des spécimens qui est plus délicate, pour ne pas dire rarissime ; Victoria et Jacques ont été les premiers d'une série de 663 individus à se transformer correctement. Comprenez par là qu'ils ne se sont pas changés en monstres, ont gardé à la fois leur apparence et leur raison, tout en voyant leurs capacités innées décuplées à hauteur de deux fois la normale chez les vampires alpha.

Styx fut donc fort attristé de savoir sa dernière cobaye disparue, son potentiel ruiné par les griffes des sauvageons de l'Ouest, mais nullement découragé ; lorsqu'un arcaniste sait sa méthode fructueuse, il est en général enhardit un peu plus, et dans le cas d'un monstre multimillénaire c'est carrément une assurance froide qui s'installe au détriment de l'éternel doute.
La première mesure non-officielle, bien avant ces conneries de réunification et paix sociale, fut donc de commander à Yuli Sibly qu'elle réunisse les esprits les plus savants de la Congrégation et de Spelunca afin qu'ils œuvrent à reproduire synthétiquement les résultats du Sang Noir obtenus par le passé.

Ce qui pourrait paraître simple s'avéra plus complexe dans les faits, car c'était en partie Faustus Fortuna, son ancien et traître majordome, qui recelait les secrets de l'expérience et malgré la collaboration et les talents de Styx, ils butèrent longuement sur l'ordre et les étapes des manipulations nécessaires au Sang Noir.
Jusqu'au jour où Saigo ramena avec lui la serviable salope Fortuna ; jour où Styx lui ouvrit le crâne, façon zip, pour triturer ses méninges et en extraire tous les souvenirs dont il avait besoin. Ensuite, il coucha sur papier, scrupuleusement, la fabrication du Sang Noir, et en confia l'unique exemplaire à la sorcière Abyssale ; les expériences reprirent de plus belle.
(Et Faust est aujourd'hui catatonique, enfermé dans une cellule du Donjon Royal où il se chie dessus et ne communique que par des "aaaargrhhhhh". Prenez-en de la graine, vils adversaires du Styx)

Mais, et car tout régent doté de conscience politique doit en avoir conscience, les expériences secrètes et les manipulations sur la vie elle-même, sont un secret d'état plus précieux que l'emplacement des minerais de diamant, et cette fois-ci, Sobek Elpoemer Grey enferma purement et simplement ses scientifiques dans un manoir à l'extrémité de Château-Rouge, qu'il fit lui-même prisonnier du plus puissant sortilège d'illusion dont il avait connaissance.
Un emplacement introuvable, perdu entre les limbes de l'espace-temps, au sein duquel toute effraction ou échappatoire était impossible.

Là-bas, des ailes entières étaient consacrées à l'étude de la psychologie et des effets du simple langage sur le cerveau et la compréhension mortelle (comme immortelle d'ailleurs), jusqu'aux plus folles expériences sur les génomes et l'altération de la composition des vampires.
Evidemment, Styx convoitait une super-armée, comme tout le monde.
Moins évident, le Roi avait aussi levé des fonds pour un certain projet intitulé "Lama qui chie de l'or", et, dissimulé au sein des dissimulations, au cœur du dédale de laboratoires, erlenmeyers, et passages dérobés, une équipe de trois personnes veillait sur son ultime ambition.

Dans une salle décorée comme la représentation mentale la plus chaleureuse et -d'exposition- typique d'une chambre à coucher, un trio d'analystes vampires, scientifiques et arcanistes formées durant des siècles aux arts magiques, prenait soin d'une femme.
Une humaine, une catin Kastalinnoise, aux cheveux d'or fourchus par l'âge, et aux poumons niqués par le tabac, qui avait survécu aux vingt-trois autres dont ils avaient jadis eut la responsabilité.

En réalité, aujourd'hui, elle arborait une mine resplendissante de santé, une chevelure flamboyante aux couleurs du blé en pleine moisson, et ne toussait même plus au réveil ; Catherine Devos, sujet numéro 024, était enceinte lorsque son fœtus avait été injecté du Sang Noir version bêta. Sobek Elpoemer Grey était venue la trouver par une nuit de pleine Lune, et cette nuit-là elle avait rêvé à supprimer la vie en elle.
Pute, alcoolique, friande de cocaïne, elle avait contracté dans l'exercice de ses fonctions la tuberculose, et une hépatite latente. Elle n'eut pas besoin de le dire à Sobek, car celui-ci, en humant son sang, sa transpiration, avait décelé cela et bien plus -son enfant, son envie de crever, sa dépression-.
Le Régent lui proposa donc de passer ses derniers jours dans un endroit où elle aurait tout ce que son cœur demanderait ; jusqu'à son accouchement, date à laquelle elle serait guérie, sevrée si elle le désirait, et libre de repartir avec une bourse de 1000 pièces d'or. Un excellent redémarrage dans la vie, sans le poids qui déformait son ventre et lui garantissait d'atroces mois de chômage en plein cœur de l'hiver...

Catherine accepta avant même que Sobek ne déroule sa langue serpentine qui savait susurrer ce que les Hommes souhaitaient.
Elle se leva de son lit, où elle toussait, des gerbes de sang encore pendues à ses lèvres croûtées, et acquiesça en entendant qu'il pouvait la soigner. Elle lui dit savoir qu'il voulait son enfant, mais que de toute façon, les femmes comme elles n'élevaient que des guerriers mal finis et des paysans qui n'aimaient jamais les femmes. Que l'avenir ne pouvait pas être pire qu'en les entrailles d'une putain.

Sobek aima Catherine, le désespoir l'avait rendue franche, et bien qu'elle fut totalement marquée par les excès et la maladie, elle demeurait une belle femme, ainsi les deux disparurent dans la nuit Kastalinnoise à jamais.

Neuf mois plus tard, Catherine était guérie, avait arrêté la drogue -mais pas le tabac- et était une vampire en voie d'acquérir son titre de séjour permanent en Château-Rouge. Délestée de son enfant, munie d'une bourse et d'une promesse de pension à vie -ironique lorsqu'on est désormais immortel-, elle attendait simplement, couchée sur son lit, pendant qu'on la retournait, qu'on la branchait, transfusait, qu'on lui mettait des aiguilles dans les veines, des bâtons dans la bouche, qu'on lui demandait de pisser dans un pot, de chier dans un tube.
Docile, elle se lia d'amitié aux scientifiques qui s'occupaient d'elle, et même si elle ne rencontra ni qu'on lui eut jamais dit que d'autres femmes avaient été comme elle, traitée et soignée ici, elle se douta qu'elle ne devait pas être la seule.
Dùralas ne manquait ni de putes ni de désespérées, surtout pas avec un polichinelle dans le tiroir. Mais ce que son esprit lui suggéra des fois, par des nuits où elle n'avait rien à faire si ce n'était réfléchir, elle n'y prêta guère attention ; que si elles étaient plusieurs, c'était que... que quoi ? Que quelque chose pouvait mal se passer, et qu'on cherchait quelque chose de très particulier.
Un enfant particulier ?
Non... les mômes ça s'achète.
On cherchait une mère. Une mère parfaite, mais à nouveau, parfaite pourquoi ? Ou pour quoi ?

Catherine eut sa réponse lorsqu'à quelques jours de l'accouchement prévu Sobek Elpoemer Grey réapparut. Elle l'avait toujours trouvé plutôt beau, il lui rappelait les rares fois où elle s'était faite prendre par des magnas du crime ou des assassins expérimentés, il avait les manières et la parole d'un aristocrate, d'un gentil garçon comme on en voit dans la Milice, mais ses yeux étaient ceux d'un serpent.
Immobiles la plupart du temps, fixement rivés sur elle, il arrivait que lorsqu'un des scientifiques se trompait par étourderie ou racontait une mauvaise plaisanterie, qu'ils se déplacent à la vitesse de l'éclair sur eux, comme des carreaux d'arbalète, et Catherine jurait dans ses moments que Sobek imaginait la mort des hommes à qui il s'adressait. Elle en était sûre d'ailleurs, mais ça ne la dérangeait pas, elle se savait intouchable tant qu'elle avait la marchandise dont Grey avait besoin.

Sobek lui parla longuement ce jour là.
Il lui demanda si elle mangeait à sa faim ; elle répondit que oui, et que même ses caprices les plus fous étaient satisfaits. Bien, excellent, répondait-il. Et comment occupez-vous vos jours ? Je lis, Sobek, des fois je parle avec eux. De nouveau les yeux de serpents se rivaient sur les arcanistes qui se chargeaient d'elle, et Catherine jugea bon de préciser que ça avait été un de ses énièmes caprices. Bien alors, répondait-il.
Vous diriez-vous bien traitée ?
Vous m'avez sauvée de la mort, vous m'avez rendue riche, et on m'écoute quand je parle. J'ai autant de champagne que je le veux, et je vais devenir une actrice dans vôtre ville... alors oui.
Vous ne vous sentez pas prisonnière ?
Cela la fit rire. Sobek Elpoemer Grey était du genre à deviner ce que les gens pensaient, ça arrivait souvent chez les gars qui ont des yeux de serpent, mais il s'était fourvoyé à son sujet. Elle n'était pas une pute qui ne savait pas dire merci quand en plus du joli billet, le client avait une grosse queue et la faisait jouir.
Sobek l'avait rendue riche et heureuse, non pas pour une nuit, mais pour l'éternité, alors elle l'aimait. Il l'avait mieux traité que personne ne l'avait jamais fait.
Non, je suis une reine ici.
Bien, excellent.

Et il était reparti, non sans lui dire qu'on entrait dans la phase capitale de l'expérience, et que la date était charnière.
Catherine acquiesça, tout simplement, sachant que cela voulait dire qu'elle allait crever ou revoir la lumière du soleil -Lune ?-. C'était leur deal depuis le départ, après tout. Les mômes ça s'achète, à nouveau, et quelque chose lui disait que ce serpent là, qui dirigeait un royaume, ne se contenterait pas de voler un bébé. Il voulait le bébé.
Plus tard dans la soirée on injecta le Sang Noir directement dans le fœtus qu'elle portait, entre ses jambes, grâce à une grande seringue.

Et Catherine Devos, spécimen numéro 024, fut la première à survivre. Elle donnerait à Styx son premier enfant biologique, mi-vampire, mi-Dévoreur, mais ça, Catherine Devos ne le savait pas, et si elle s'en doutait elle s'en foutait.
Sobek vint la trouver le lendemain, alors que frémissante de fièvre, ayant frôlé voire même atteint le décès clinique, elle tentait de se raccrocher à la vie.

Elle entendait des voix autour d'elle. De la joie.
Elle voyait les yeux du serpent, cette fois-ci électriques, plantés sur son ventre.
Elle sentit ses lèvres effleurer son front.


- Tu seras l'actrice la plus célèbre de Château-Rouge, Catherine Devos.

Pour la première fois de sa vie le futur apparaissait comme radieux pour la putain de Kastalinn.




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