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Le Monde de Dùralas


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 Qui songe sur son rocher ?

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Caelan
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Caelan

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MessageSujet: Qui songe sur son rocher ?   Qui songe sur son rocher ? EmptyDim 18 Fév 2024 - 0:52
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Qui songe sur son rocher ?
FEATURING. Songe Syrzyal
Caelan se faisait de plus en plus absent à la ferme des Granell ces derniers temps. Il était de plus en plus préoccupé par son avenir, ses ambitions pas clairement définies et le travail à la ferme qui l’accablait d’ennuie.

Quant à la famille Granell, ils s’étaient plus qu’habitué à sa main d’oeuvre, bien que non qualifié lorsqu’il l’ont recueilli, Caelan est très vite devenu indispensable au bon fonctionnement de l’exploitation. Sa condition physique et sa bonne volonté ont fait de l’exploitation des Granells une ferme assez lucrative lorsque vint le moment de se rendre au marché de la cité de Stellaraë.

Ce matin, comme tous les matins, Caelan s’était levé tôt et avait pour projet de se balader le long du fleuve qui traverse les plaines d’Aràn, en quête d’introspection, espérant se perdre dans ses pensées et que subitement une idée lui viennent quant à ses perspectives. Hélas, pour lui, Granell, Père, l’appela en chemin, lui demandant un service :

“ Dit moi Caelan, j’me demandais si tu pouvais allez faire paître mes p’tits gars, tsé le long d’ce fleuve que t’aimes bien ?” demanda gentiment Gaspard, avec gentillesse.

Caelan était infiniment reconnaissant de cette humble famille, sans le sou, de l’avoir accueilli chez eux sans le connaître plus que cela. C’était des gens simples, brave, travailleur, mais qui sentait bien que leur pupille se lasser du travail de la ferme et ne savaient absolument pas comment remédier au problème.

“Bien sûr, oncle Gaspard. J’amène Rok avec moi ?” demanda Caelan, sachant pertinemment la réponse.

“Ah, ça ouais ! Sans Rok, mes p’tits gars vont pas te suivre, ça ouais ! Allez faut qu’jy aille gamin !” conclu-t-il en tournant les talons direction la grange.

Caelan s’executa en se dirigeant vers le ptit enclos des moutons en question, les “p’tits gars” comme diraient Gaspard. Le fameux Rok en question, un chien de berger dressé à la perfection et s’adonnant à son travail comme un forcené comprit tout de suite de quoi il en retournait : il se mit à la tâche avec joie en fermant la marche du troupeau, Caelan en tête.

Caelan armait seulement de son bâton de marche se mit en route vers sa promenade de prédilection, rok fermant la marche. Dès les premiers mètres hors de la ferme, son esprit était déjà ailleurs. Un art dont il était passé maître. Son corps s’executait, il pouvait réaliser n’importe quelle tâche, mais son esprit était à mille lieux de ce qu’il faisait songeant à sa vie et sa place dans ce vaste monde. Le pire c’est qu’il ne se trompait jamais malgré cela.

Il revoyait les visages, un à un, de son ancienne vie. L’agogé. Ses frères. Ses soeurs. Ses maîtres. Cette épreuve lui avait inculqué bon nombre de qualités qu’il avait finit par accepter, malgré les méthodes traumatisantes. Le royaume était-il tant en péril que ça pour justifier un tel endoctrinement et de tels épreuves pour des enfants ?

Le monde n’allait pas si mal pourtant, aux yeux de Caelan, depuis qu’il avait quitté l’agogé. Le travail à la ferme, bien qu'ennuyeux au possible, ne présentait pas plus de danger que cela. Les miliciens s’acquittait de leurs tâches avec sérieux et les plaines d’Aràn demeurait un lieux assez paisible. Aucune invasion en marche. Aucune attaque venant de l’extérieur. Rien. Il se voyait donc doté de qualités inutiles dans un monde bien différent que celui  qu’on lui a fait croire.

Les moutons suivaient docilement, puis Caelan bifurqua et se trouva dans une vaste clairière jonchant le fleuve à faible courant  sur sa droite. Les moutons se dispersèrent quelque peu se répandant sur l’étendu verte, broutant de l’herbe aussi fraîche que verte. Rok dessina un périmètre à petite foulé autour des moutons, lui indiquant la zone à ne pas dépasser.

Caelan fit un halte ici, grimpa sur un gros rocher à moitié immerger dans le fleuve et l’autre moitié enraciné dans le sol terreux. Il posa son séant sur le sommet du roc et s’appuya sur son bâton, comme si ses pensées étaient trop lourde à porter.

Il s’attarda un moment sur ses moutons, si chère aux yeux de Gaspard. Quelques fois, il regrettait de ne pas être un vraie membre de leur famille. Pourquoi ne pouvait-il pas se contenter d’être un fermier ? De temps en temps, un bûcheron même ? Il avait essayait, de toute ses forces de croire à cette vie. C’est impossible. Quelque chose en lui le brûle. Une passion ardente lui rappelle que sa vie n’est absolument pas fait pour être un paysans. Sans même savoir exactement ce qui pourrait lui convenir. Quelque fois, il se surprenait à rêver d’explorer le monde, de le changer en monde meilleur, de se battre pour un idéal absolu, arpenter le chemin de la vertu, d’être un exemple pour l’humanité tout entière et même des autres races. Apportez la paix chez toute les races de Duralàs…

Il eut un rictus de bonheur à cette idée.

“Il faudrait déjà que je rencontre un non-humain pour commencer et je n’en ai jamais rencontré” ironisa Caelan en levant les yeux sur le courant de l’eau.
MALICE




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Songe Syrzyal
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MessageSujet: Re: Qui songe sur son rocher ?   Qui songe sur son rocher ? EmptyLun 19 Fév 2024 - 18:30
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Les plaines s'étendaient à perte de vue et étaient baignées dans la lumière l'aurore qui peignait les nuages d'un rose pâle et donnait aux herbes le brillant de l'ambre. Le soleil faisait aussi danser la rivière, les reflets de sa lumière donnant l'illusion d'étincelles à sa surface et d'émeraudes et de rubis sur son lit. La douce mélodie des courants d'eau, aux côtés desquels Songe avait décidé de se reposer, se mélangeaient au frémissement des feuilles des quelques arbres pour créer une symphonie berçante alors que la rosée apportait une fraîcheur et une pureté matinale à la serpente.
C'était ce calme qui l'y avait amené à s'y poser. Elle n'avait pas pris le temps de se reposer depuis qu'elle était partie des marais d'Hukutav. Un effort qui avait commencé à peser sur ses épaules il y avait quelques jours déjà. Ses yeux étaient décorés de cercles sombres et vicieux qui lui dévoraient le visage, des cernes d'autant plus agressif qu'ils contrastaient avec sa peau pâle. Seuls ses longs cheveux azurs et son front brun ramenaient un semblant de couleur au visage du personnage.

Elle avait enroulé sa queue de telle manière à pouvoir s'allonger en avant sur celle-ci. Une queue de serpent dont chaque écaille bleue rayonnait comme son propre bijoux. Elle s'était affalée sur elle-même comme sur une table et elle avait passé la dernière heure à penser avec son regard ancré vers l'horizon. Les pensées lui venaient et lui échappaient avec chaque courant d'air. Songe parvenait parfois à les attraper mais elles finissaient toujours par se dérober et disparaître dans les ombres de son esprit peu de temps après. Un manque de concentration qui avait souvent été synonyme avec sa maladie mais qui ne lui déplaisait pas pour une fois, elle accueillait paisiblement le calme.
Les doux rayons du soleil levant lui réchauffaient le sang, la brise balayait ses longs cheveux pour lui donner des airs majestueux et la mélodie de l'eau l'apaisait. C'était tout ce dont elle avait besoin pour oublier sa maladie. Elle ne savait pas combien de temps elle resterait ici, mais il ne lui disait pas de bouger avant la prochaine aurore.

Soudainement, un vacarme vint briser le calme des lieux. Songe se redressa immédiatement. Elle pouvait entendre des bêtes sans pouvoir les voir pour le moment. À continuer à regarder elle finit par apercevoir un humain et son cœur chavira. Il y avait une rage qui s'enflammait à chaque fois qu'elle en voyait un mais parce qu'elle était loin d'être en forme, elle pouvait aussi sentir la peur doucement s'accaparer de son esprit.
Tout ce qui les séparait l'un de l'autre était un relief minuscule qui n'en cachait pas un de l'autre. Il ne l'avait pas encore vu car il n'avait pas regardé dans sa direction. La serpente pensa d'abord à se faufiler jusqu'à lui pour profiter de la surprise et lui briser l'arrière du crane avec sa lance. Elle était presque sûre qu'elle pouvait le tuer sur le coup comme ça. Son arme était particulièrement imposante et lourde, presque comme un marteau, les os de l'homme n'auraient pas fait beaucoup pour protéger sa cervelle.
Mais Songe était aussi toujours particulièrement mal en point, elle n'avait toujours pas reçu de traitement correct pour son affliction et elle savait que si elle venait à être blessée, elle pourrait se retrouver dans une très mauvaise situation. Elle était déjà faible sans avoir à soigner d'autres blessures. Sans compter qu'il lui arrivait parfois de ne pas pouvoir se battre du tout.

Elle écrasa ses dents les unes contre les autres et serra son poing autour du manche de son bisento, son bras tout entier se fléchissant alors qu'elle pesait ses actions. Elle balançait avec incertitude sa haine et sa peur. Mais par chance pour l'Humain, elle finit par arriver à la sereine conclusion qu'il lui valait mieux partir. Elle ravala sa colère, son souffle se mettant à devenir plus court et lourd sous l'effet des sentiments et elle se mit à ramper silencieusement loin du berger.
Sauf que sans s'en rendre compte, la colère avait mis une pression sur le corps de la Naga. Elle était devenue si faible qu'il n'en fallait pas beaucoup pour la faire réagir sans qu'elle ne puisse contrôler ce dernier. Soudainement et horrifiée, elle se mit à tousser. Elle sentit sa poitrine se contracter et son dos se tendre dès la première quinte de toux. Elle tenta de les taire avec son coude mais sans y arriver, le bruit résonnait au travers des plaines alors qu'elle sentait son corps trembler et qu'elle crachait du sang à chaque fois.

Songe était tétanisée. Elle se retourna doucement pour faire face à l'homme qui l'aurait certainement entendu et elle le regarda dans les yeux. Elle s'était maintenant mise en tête qu'elle avait à se défendre mais l'effroi paralysait ses muscles. Les yeux ocres de l'Ophidienne perçaient ceux de Caelan, des yeux jaunes qui vacillaient et tremblaient sous la peur mais dont les reflets brûlaient de rage. La Naga avait toujours son coude contre ses lèvres, le rouge sang qu'elle avait craché couvrait son bras et contrastait avec sa peau pâle. Elle tenait aussi toujours son arme dans son autre main, pas d'une manière agressive mais la lance était usée, montrant que la serpente l'avait souvent utilisée.




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Alors que le vice est sa propre récompense et le pécheur seul est capable de véritablement savourer sa vie.
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MessageSujet: Re: Qui songe sur son rocher ?   Qui songe sur son rocher ? EmptyLun 19 Fév 2024 - 21:27
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Qui songe sur son rocher ?
FEATURING. Songe Syrzyal
Ce fut d’abord Rok dont le comportement étrange alerta Caelan sur son rocher et le sortit de son introspection. Le jeune guerrier porta son attention sur son environnement à la recherche de ce qui troubla son ami à quatre pattes. Rok demeurait fixé devant le fleuve et sa petite symphonie que faisait le courant.

Rok se mit à japper subitement en direction du fleuve et le son reconnaissable d’une toux résonna dans l’atmosphère auparavant paisible des lieux. Caelan bondit sur ses pieds, sauta du rocher et se plaça à côté de son chien, bâton en avant comme si c’était une arme.

Les plaines d’Aràn étaient normalement assez surveillait par la milice. Toutefois, le mal pouvait s’abriter partout et surgir de n’importe où.

Soudain Caelan croisa le regard de la créature à l’origine de la quinte de toux. Malgré lui, il plongea ses yeux déterminés dans ceux de ce qui lui apparentait dans un premier temps, à un gros serpent. Il ne su pas trop déterminé la couleur exact de ces grands yeux : jaune, rouge ou brun, il ne su le dire. En revanche, ce qu’il percevait très nettement était l’absence total d’empathie à son égard. Cette antipathie soudaine et inexpliqué provoquait en Caelan non pas une agressivité, mais des réflexes défensifs. Son corps était une machine calibré pour la guerre et le combat. Nombre de techniques de combats étaient désormais de l’ordre du réflexe et de l’instinctif. Ses émotions quant à elle, bien que vive comme en cet instant, demeurait sous contrôle. En bon élève stoïcien de l’agogé qu’il était.

Rok, à hauteur de genoux, avait les babines retroussées et prêt à bondir. Il montrait une mâchoire pleine de canines à l’égard de la créature reptilienne. Ce chien a toujours était un peu trop téméraire, même quand l’adversaire et bien plus imposant et armé d’une lance, Rok était prêt à défendre ses maîtres et son troupeau. Ce courage lui avait déjà coûté une oreille dans une précédente altercation, mais le respect de sa famille.

Sans quitter un seul instant le regard de la créature, Caelan percevait sans problème l’agitation de son troupeau de moutons derrière lui. Il espérait seulement qu’ils ne partaient pas trop loin.

Son visage de serpent, à moitié masqué par son coude pour réprimer sa toux, avait des traits très humain et très féminine. Ce qui accentué le trouble de Caelan. A qui ou a quoi avait-il affaire ?

Toujours en garde derrière son bâton, dont il doutait bien entendu de l'efficacité contre les écailles de l’inconnue, amorça un léger relâchement dans son corps.

Peut-être cette créature ne parle-t-elle pas le Duralàssien commun ? Caelan prit conscience de son visage légèrement crispé sous la tension de la scène et décrispa ses sourcils et l’ensemble de son visage.

Le language corporel était une langue universelle. Toute les créatures vivantes percevaient ces codes. Du moins, c’est ce qu’il croit.

Sa respiration se faisait plus lente, sa garde moins précise et son visage plus avenant. Il voulait tout simplement annonçer à la femme-serpent qu’il n’était pas un ennemi pour elle.

Caelan émit un très léger sifflement  bref, à peine perceptible à l’adresse de Rok lui intimant de se calmer sur ses grognements. Il n’entendit plus son acolyte grognait, mais il percevait toujours son corps tendu et sur le qui-vive.

L’attention du jeune soldat était toujours au plus niveau d’alerte. Tous ses sens exacerbés par l’adrénaline de la surprise ruisselait dans son corps, rendant disponible tous ses muscles. Prêt à bondir au moindre mouvement agressif du reptil malade.

Quelle sera sa réaction ? Allez-t-elle percevoir la proposition de calme de Caelan et le copier ? Où persisterait-elle dans cet antipathie ?

L’image de son mentor Mercer, ô combien xénophobe, lui traversa l’esprit en cet instant.

“Tu n’es pas mon ennemi” pensa-t-il.

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MessageSujet: Re: Qui songe sur son rocher ?   Qui songe sur son rocher ? EmptyJeu 22 Fév 2024 - 23:26
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Le coeur de la Naga s'emballait dans sa poitrine, martelant un rythme effréné contre ses côtes alors que sa vision se brouillait. Son sang pulsait au travers de ses veines et créait un grondement qui lui donnait l'impression que l'intérieur de son corps était en train d'exploser. Chaque fois que son sang était pompé, elle pouvait sentir les battements de son coeur résonner dans son crâne alors qu'elle se sentait prête à s'effondrer sous le poids de l'étau infernal qui capturait ses pensées. Elles se remplissaient de peur, d'anxiété et de colère qui naissaient toutes sur le terreau pourri qu'était sa maladie et qui l'empêchaient de penser lucidement.
Il fallait tout de même noter en introspection de la Naga qu'elle aurait eut des sentiments similaires même dénuée de son affliction. Juste que cette maladie faisait ressortir quelque chose de plus primitif en elle qui se comportait en partie comme une bête blessée et en partie comme l'apathique serpente qu'elle avait toujours été. C'était avec ça que Caelan avait témérairement décidé d'interagir. Songe n'avait donc déjà qu'une moitié d'esprit saine avec laquelle il pouvait espérer interagir. Mais même comme ça, la partie de Songe qui portait toujours un semblant d'humanité n'avait jamais été bonne envers les autres pour commencer.

Aussi, le calme de l'homme n'avait rien fait pour apaiser la serpente mais l'avait amenée à poser son attention sur le chien qui se montrait le plus dangereux. Elle continua à l'observer du dessus de son coude sans qu'il ne lui vienne à l'esprit de se demander pourquoi est-ce qu'elle le craignait tant. Une peur illogique qui continuait de fleurir sur sa maladie alors qu'elle n'avait certainement rien à craindre de Rok qu'elle aurait pu éviscérer en un instant. Une peur qui reflétait l'interaction des deux Dùralassiens par son illogisme, Songe ne savait plus penser et ses actions devenaient chaotiques et laissés à la chance.

« Ahhhh... » – Un gémissement humain lui échappa les lèvres, étouffé par le coude qui couvrait toujours sa bouche. Du sang continuait à s'écouler sur sa peau pâle et quelque goûtes sombres vinrent s'écraser sur le sol. Au même moment, la Naga agita sa lance agressivement comme si elle cherchait à provoquer l'homme et sa bête. Le mouvement qui imitait un coup horizontal, tranchant l'air d'un son aigu, était dirigé vers le chien qui avait toujours toute l'attention de Songe.

Son regard ocre s'était assombri et étincelait d'une lueur féroce. La peur et la colère laissaient doucement place à une rage qui avait déjà éclaté. Tout son corps était crispé et les traits de son visage s'en assombrissait. Ses lèvres étaient à peine séparés mais c'était juste assez pour que l'Humain puisse deviner les longs crochets qu'elle avait à la place de ses canines. Elle serrait aussi ses autres dents sous le torrent d'émotion qui la submergeait. Une fureur qui venait de voler à l'Ophidienne ses derniers traits de beauté.
Les yeux de serpent vinrent retrouver ceux de l'homme une fois que le chien s'était calmé. Songe se mit soudainement à se pencher en avant et à ramper vers lui, une course déchaîné qui l'amena à toute vitesse vers lui. Les mouvements ondulants de la Naga créaient un grondement au sol accompagné de clics métalliques chaque fois que l'arme qu'elle traînait derrière elle rencontrait le sol.

Soudainement, elle se stoppa aussi brutalement qu'elle avait commencé. Elle manqua de tomber en avant et ne fut rattrapée que parce que son énorme corps de serpent lui donnait naturellement un bon équilibre. La toux venait de la rattraper et elle était encore plus atroce qu'avant. L'air qu'elle crachait raclait ses poumons et sa gorge, donnant à chaque quinte une intensité insoutenable et une sous-teinte rauque et cadavérique. Ses épaules se secouaient violemment, chaque expiration était un défi et elle gémissait à chaque fois qu'elle essayait d'attraper de l'air désespérément.
Elle releva sa tête et plongea son regard dans celui de l'autre. Elle le regardait de derrière les mèches bleues qui lui tombaient sur la figure. Ses yeux jaunes foncés perçant l'ombre que ses cheveux projetaient sur son visage. Elle le réexaminait tout en se tenant les côtes avec son bras libre et toujours en étant avachie. Son regard était toujours aussi opaque mais il semblait plus simple à lire maintenant. Songe était toujours habitée par une rage obscène mais elle n'était plus aussi sûre d'elle.

Il se tenait fièrement face à elle, il n'avait pas peur et il insupportait Songe. Songe qui se retrouvait à s'incliner devant lui sous la botte de sa maladie. Elle était misérable, pas même capable de traverser la vingtaine de mètres qui les séparaient.
– « J'vais t'arracher ton expression de ton visage. Vous les humains vous êtes toujours aussi ennuyant que... » – Elle se remit soudainement à tousser avant de pouvoir finir sa phrase. Une quinte qui dura moins longtemps que celle d'avant mais dont le son était toujours aussi intense.




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MessageSujet: Re: Qui songe sur son rocher ?   Qui songe sur son rocher ? EmptySam 24 Fév 2024 - 21:54
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Voyant l’état de santé déplorable de la femme-serpent, Caelan posa le talon de son bâton au sol, et prit une profonde respiration. Constatant l’absence de danger à cette distance et surtout vu son état, Caelan jetta un coup d’oeil furtif et rapide derrière lui.

Le Père Granell allait le sermonner pour avoir perdu ses précieux moutons. Le gros du troupeau était parti à travers les bois, effrayé par l’apparition soudaine de la monstruosité aquatique. Mais ce n’était pas cela qui occupait son esprit : elle était souffrante.

“Vous êtes mal en point. Vous avez besoin d’aide.” dit-il de sa voix grave et pleine d’assurance. Des propos simples définissant une situation simple, mais qui avait le mérite d’essayer de calmer la rage qui animait la créature à son égard.

Exemple typique d’une émotion débordante comme lui enseignait ses maîtres philosophes durant l’agogé.

“Contrôlez vos émotions en les laissent vous traverser par elles. Ne les retenaient pas, sinon elles s’empareront de vous et de votre lucidité.”

Elle était visiblement aux portes de la mort et avait cruellement besoin d’aide, mais animé par sa rage, elle ne semblait pas accepter une quelconque solution. Si tant ai qu’il y en ai une.

Ses connaissances en premiers soins étaient rudimentaire, et nulle sur la condition de l’étrange créature dont il ignorait absolument tout. Peut-être que la créature savait ce qu’il lui fallait pour se guérir ? En avait-elle seulement l’envie ?

Caelan demeurait totalement imperméable à la rage qui animait la femme-serpent. Il essayait d’être le plus neutre possible dans ses propos et son attitude. Un rien peut enflammer les flammes de la rage, mais le problème c’est que même rien du tout peut l’attiser quand elle est suffisamment virulente.

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MessageSujet: Re: Qui songe sur son rocher ?   Qui songe sur son rocher ? EmptyDim 25 Fév 2024 - 2:11
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La serpente était touchée par un mal particulier dont elle ne connaissait pas le remède. Les prêtres et les guérisseurs d'Hukutav n'avaient pu ni la soigner ni expliquer ses maux et elle n'avait eu pour choix que de reprendre les chemins Dùralassiens pour trouver un remède. Elle pouvait habituellement supporter son affliction qui se manifestait surtout par de la fatigue et de faibles fièvres qui ne l'empêchaient habituellement pas d'avancer. Mais il y avait les autres jours où celle-ci s'intensifiait et s'aggravait. Sa poitrine se mettait alors à être prise par une douleur lancinante qui transformait chaque respiration en un combat, ses muscles s'atrophiaient, ses nerfs s'enflammaient et elle crachait du sang. C'était le cas aujourd'hui.
Songe avait pourtant été de nature nonchalante avant sa maladie. Elle avait toujours été proie aux vices dans lesquels elle se régalait insouciamment, notamment lorsqu'il s'agissait de l'orgueil et la luxure. Mais sa maladie avait tout changé. En guérir était devenu son seul désir. Ou plutôt, c'était le désir d'échapper à la mort qui l'animait le plus même elle n'avait pas encore réussi à démêler son souhait de vivre de ses anciens vices et qu'elle n'avait pas encore pris le temps de réfléchir à sa nouvelle situation. De plus, la maladie avait emporté son esprit et elle se retrouvait enchaînée par la peur et l'anxiété, des chaînes qui pesaient lourd et qui l'obnubilait. Elles l'empêchaient de penser à autre chose. Sans compter les mains froides de la Mort qui la narguaient chaque fois qu'elle sentait son cou se resserrer et qui lui rappelaient sa mortalité.

Toute son existence, toute sa philosophie et tout ce qu'elle était s'en trouvait remis en cause. Encore plus dans les moments comme ceux-ci. Songe portait une haine pour les Humains, elle avait prise grand nombre de leurs vies et même si elle le voulait, elle ne pouvait maintenant plus le faire. Même le vengeance ne permettait plus à son esprit et son crops de s'animer... Cette hostilité brillait tout de même toujours dans ses yeux jaunes, c'était le seul sentiment qui leurs donnait un reflet de vie et qui les empêchaient de se transformer en des puits opaques dénués d'humanité.
Quant à son corps, il racontait une autre histoire qui allait de pair avec sa fureur. Elle était paralysée et la rage avait visiblement laissé place à la peur et le désespoir sans pour autant la rendre plus docile, tous ces sentiments sombres naissaient au même endroit dans le cœur de la Naga après tout. Elle n'en restait pas moins dangereuse et instable, comme en attestait son changement d'émotion soudain, mais elle ne semblait plus vouloir se jeter sur Caelan à cet instant. Sa main se décontracta et tout en gardant le manche de celle-ci dans sa paume, la lame de la lance de l'Ophidienne s'écrasa au sol dans un bruit métallique sourd absorbé par l'herbe. Puis en entendant les mots de l'homme, elle se mit à rire pathétiquement. C'était tout ce qu'elle avait maintenant et elle en était rendue misérable.
– « Ahah, très perceptible. -Elle était sarcastique et légèrement agacée- Tu m'énerves à me regarder comme ça. J'ai l'impression d'être mise en spectacle, hah... »

Elle était prise dans un piège de sa propre création. Elle savait qu'elle se montrait très agressive et que Caelan ne lui tournerait certainement pas son dos et qu'elle le forçait donc indirectement à la regarder. Peut-être que ce n'était pas la réalité et que l'Humain pensait autrement, mais l'esprit épuisé de la serpente imaginait que c'était de sa faute si elle se retrouvait mise en spectacle devant lui. Voilà que la honte s'ajoutait maintenant aux autres sentiments qui déformaient déjà son visage et affaiblissaient son corps.
Puis il fallut que le monde lui-même vienne la moquer. Le destin savait se montrer cruel avec Songe, comme s'il portait sa botte à la nuque de la serpente pour lui mettre la figure dans la boue, il fallut qu'elle se mette à tousser au pire moment. Le corps de la Naga s'agita de manière grotesque, éprit de convulsions, ses épaules se balancèrent violemment avec chaque nouvelle quintes, ses cheveux azurs auparavant bien coiffés lui tombèrent sur la figure et vinrent assombrir son regard, lui donnant des airs d'épouvantail. Puis une fois que la toux se calma, ses épaules restèrent basses comme si elle venait d'abandonner. Elle ne bougeait presque plus.
Se sentant humiliée, elle eut une dernière idée pour sauver son estime. Sans bouger son corps et toujours légèrement penchée en avant, seulement en regardant Caelan avec ses yeux de serpent cachés derrières ses mèches bleues et dans l'ombre, elle lui posa une question d'une voix dénuée d'émotion mais déterminée et sérieuse. Des mots qui résonnèrent froidement et qui semblèrent ne pas faire sens de la situation. Une question courte dont la simplicité cachait plus d'enjeux qu'il n'y paraissait.
– « Es-tu un berger ? Est-ce que tu sais te battre ? »




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MessageSujet: Re: Qui songe sur son rocher ?   Qui songe sur son rocher ? EmptyDim 25 Fév 2024 - 13:32
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Le poison de sa rage commençait quelque peu à se dissiper de toute évidence, bien qu’il demeure encore très présent dans son esprit. Le véritable poison dans ses veines cependant ne semblait pas desserrer son étreinte sur son corps écailleux.

Il y avait certes, une sorte de pathétisme dans cette scène. La colère inassouvi de la femme-serpent enchaîné par les affres de son étrange mal face à Caelan qui n’était absolument pas une menace pour elle, donnait effectivement un spectacle assez particulier.

La créature ne paraissait pas ridicule aux yeux de Caelan et la souffrance d’autrui ne l’amusait pas du tout. Dans son quotidien ennuyeux et sans saveur, cette rencontre lui paraissait comme un évènement excitant et nouveau. Animé par son désir d’accomplir de grandes choses, même dans des actes aussi négligeable peut être que venir en aide à une créature mystique, il souhaitait lui venir en aide.

Il se sentit gêné de la remarque de la dame aux écailles car malgré ses efforts de paraître le plus neutre possible, elle percevait son attitude et son regard comme énervant.

“Je suis désolé. Je n’avais jamais rencontré quelqu’un comme vous.” répondit-il avec bienveillance.

Il se mit dès lors à moins la fixer essayant de porter son regard globalement sur la créature et non un point précis afin de moins la contrarié. Il est vrai que Caelan avait passé la première partie de sa vie à Stellaraë, puis la deuxième dans les Terres désolées du sud et enfin la dernière partie dans cette ferme dans les plaines d’Aràn, il ne s’était jamais vraiment confronté à d’autre population que celle de ses congénères humains, mais il était loin de se douter de l’existence de telle créature comme elle. Il était fasciné.

Les moutons dans le dos de Caelan avait visiblement tous disparut à en juger par l’absence totale de leurs bruits sur le sol herbeux et leurs bêlements. Rok quant à lui ne faisait pas autant d’effort que Caelan pour moins fixer la Dame-Serpent.

Elle fut prise d’une nouvelle quinte de toux que sembla détérioré encore davantage son apparence. Caelan fut gêné car complétement désarmé par la situation. Il réfléchit aux solutions possible pour lui venir en aide, mais très rapidement il en conclu qu’il ne pouvait tout simplement pas l’aider. A moins qu’elle ne veuille bien accepter son aide…

La question fut surprenante au vu de la situation. Caelan redoubla de vigilance quant à sa réponse.

“Aujourd’hui, je suis un berger. Un paysans. Rien de plus.” répondit Caelan calmement.

Pour comprendre la réponse de Caelan, il fallait comprendre la situation de ce dernier. S’il avait prit l’opportunité de se cacher ici dans les plaines d’Aràn, c’était pour fuir son ancienne vie. Il avait subit l’agogé sous l’oeil sévère des Gardiens de Stelllaraë dans des conditions de survies extrêmes en plein milieu des terres désolées. Il était un guerrier accompli sculpté dans le bois brute de la discipline militaire la plus rude jamais prodigué en Dùralas. Mais cela, face à la curieuse créature, il ne lui divulgua pas. Bien sûr, elle n’avait assurément aucun lien avec ses précédents maîtres, mais une rumeur est si vite lancée. Caelan ne lésine pas de vigilance sur le sujet.

Toutefois, il s'agissait peut être aussi d’une question rhétorique car la Dame aux écailles avait peut-être constaté les attitudes martiales dont Caelan avait fait preuve lors de son apparition. Pour des yeux de guerrier, de telles attitudes pouvaient faire office de réponse claire à sa question.


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MessageSujet: Re: Qui songe sur son rocher ?   Qui songe sur son rocher ? EmptyMar 27 Fév 2024 - 22:27
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Songe était un parangon de haine et de discrimination en face d'Humains. Il fallait tout de même noter que sa maladie laissait entrevoir qu'elle restait humaine et mortelle, mais cette humanité était ensevelie dans les tréfonds de son cœur, sous la boue noire qui était ses émotions. Songe parvenait déjà difficilement à refléter sur sa propre condition et à percevoir le faible lumière qu'elle entretenait en son sein , mais pour quelqu'un comme Caelan, externe à ses maux, il s'agissait d'une épreuve difficilement concevable. La Naga avait pourtant l'air de se dévoiler comme sensible, on aurait presque eu l'impression qu'elle puisse être raisonnée avec, mais cela risquait de seulement lui permettre de mieux mordre la main qui lui serait tendue.
Les mots et actions d'excuse de l'homme ne firent que glissait sur sa peau, elle n'était pas intéressée de les entendre. La femme s'était enfermée dans une prison dont les murs étaient sa propre colère et elle projetait sa propre vision de l'autre sur lui-même, le voyant comme une personne qu'il n'était pas, cruel, moqueur et emplit de haine. Un reflet de sa propre rage dont elle était à peine consciente.

Non, Songe était même déraisonnable, elle n'en voyait pas toute l'ampleur et elle justifiait le peu de sa folie qu'elle percevait par l'hypocrisie. Et si Caelan ne pouvait pas voir l'entièreté des troubles qui s'enflammaient au sein de la Naga, son monologue émotionnel intérieur, certains morceaux du psyché de l'Ophidienne se dévoilaient au fur et à mesure de ses humeurs. Mais il pouvait aussi percevoir qu'elle n'était pas une femme saine et juste. Chaque lueur d'espoir que la Naga laissait naître était perméable à sa manière désespérée et sombre de voir le monde. Deux parties du personnage bien distinctes mais dont l'une prenait davantage de place.
Une façon d'être qui transpirait particulièrement dans la réponse que Songe renvoya.
– « Ahah, tu m'énerves encore plus maintenant... Puta-... » – Elle frappa le sol avec son arme, sa force surhumaine fit s'envoler plein de poussière et un peu de terre et la vibration du manche qui lui retourna vint lui mordre les nerfs de son bras, la forçant à lâcher sa lance et la faisant hisser, coupant même sa phrase. La colère prit également son poids sur son corps et elle se remit à tousser, beaucoup plus courtement et sans sang cette fois.

Songe était aussi aveuglée par ses émotions, des œillères qui l'empêchaient de percevoir les détails de la scène, y compris les attitudes martiales de l'Homme.
– « Ça aurait été moins honteux que tu sois un guerrier, heh... Un simple berger et je suis plantée là, pas foutue de faire quoi que ce soit. » – Elle soupira. Elle bougea sa tête de côté pour dégager ses cheveux de son front et ses yeux, elle n'était pas recoiffée pour autant mais elle regagnait un peu de sa superbe. Ses cheveux bleus dont les mèches étaient éparpillées sur les côtés lui donnaient l'impression d'une crinière et la lumière de l'astre peignait son visage d'une lumière plus flatteuse. Sa peau pâle devenait presque argentée et son front de couleur plus chaude était tel une couronne. Elle se tenait aussi plus droite devant l'homme dont elle lancinait les yeux des siens.
L'ocre des yeux du serpent se montrait moins agité, ses paupières restaient tout de même tendues et laissaient consciemment apercevoir la haine qui brillait dans ses yeux. Mais maintenant, il semblait presque qu'elle puisse être raisonnée avec, elle semblait sereine malgré sa colère. Un moment de lucidité au travers de la folie que sont ses sentiments, une chance à saisir pour les hommes qui seraient trop bons.
Elle se pencha sur le côté pour récupérer son arme, sa moitié de serpent était élégante et lui permettait de se mouvoir gracieusement, ses écailles bleus glissant le long des brins d'herbe avec un doux son, monotone mais mélodique. Elle était décontractée quand bien même le dernier mètre de sa queue balayait le sol passivement, telle une prédatrice qui guetterait le meilleur moment. Elle ne se montrait pas prête à sauter sur l'Humain pour autant et elle respectait les mètres qui les séparaient.
Elle soupira à nouveau et un rictus, amusé, se dessina sur ses lèvres alors que ses yeux annonçaient quelque chose de lugubre. Sa voix était aussi beaucoup plus posée, à peine plus haute que la brise, d'un calme presque inquiétant.
– « J'me sens presque mieux maintenant... Ouais, je pense que je vais te buter, ça me fera du bien. » – Son sourire grandit. Était-elle vraiment sérieuse. Elle qui semblait aller mieux et qui donnait l'impression d'être plus stable. Plus qu'un possible combat physique, c'était deux philosophies qui étaient opposées en tout qui se battaient. Celle plus calme et vertueuse de Caelan ou celle de vices acceptés et sur le moment de Songe. Est-ce que la serpente mordrait vraiment la main qui lui serait tendue ?...




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MessageSujet: Re: Qui songe sur son rocher ?   Qui songe sur son rocher ? EmptyJeu 29 Fév 2024 - 12:36
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La dame serpent frappa le sol de son bâton avec une force insoupçonnée au vu de son état souffreteux. Caelan perçut l’impact sous ses pieds et Rok, répondant à ses instincts, se remit à aboyer avec férocité à l’égard de la créature maritime. Il hérisa le poil, montrant ses crocs de chien prêt à mordre de la chair ou plutôt des écailles. Quant à Caelan, il refoula un réflexe guerrier de mise en garde face au danger que représentait la bête des eaux devant lui. Il ne sourcilla pas, même si son intention défensive était vive. Son esprit lucide décréta la situation comme étant sans danger. Une garde risquerait de le trahir et d'exciter davantage la chimère à moitié vivante.

“Pas sûr que ses canines traversent d’un iota sa peau d’écaille”, ironisa Caelan, pour lui-même, avec une pointe d’humour.

Le spectacle offert par la femelle reptilienne était un désastre de pathétisme : une vive pitié s’empara du cœur de Caelan à l’égard de son interlocutrice. De ce qu’il voyait, elle préférerait mourir, la rage au ventre et le bâton à la main, plutôt que d’accepter l’aide modeste du jeune homme. Il voyait là, en cette créature, un vague trait d’union avec son mentor qui l’a persécuté des années durant : Mercer. Lui aussi, xénophobe au dernier degré envers toute créature non-humaine. Cela le sidérait de constater qu’un être vivant ne soit pas capable de comprendre que la haine véritable était le plus grand des poisons de l’âme. La preuve était parfaitement illustrée ici-même.

Elle n’avait donc pas le moins du monde discerné quoi que ce soit du corps de Caelan : à savoir des attitudes martiales ancrées en lui, telles une seconde nature, comme marcher ou respirer.

Elle le pensait donc simple berger. Ce qu’il était en cet instant. Ses armes, son armure et ses effets étaient à la ferme des Granells, sous un gros rocher. Ici, il était juste vêtu d'une simple tunique, d'un pantalon et de chaussures de fortune, armé de son bâton pour mener son troupeau et son chien vers le pâturage. Rien de plus.

Il ordonna à Rok de s’asseoir d’une voix grave et autoritaire. Ce dernier s'exécuta, non sans difficulté, car l’intensité de ses émotions était forte. Quelques jappements étouffés lui échappèrent par intermittence, mais on percevait les gros efforts fournis pour se tenir tranquille suite à l’ordre de son maître.

“Vous avez encore la parole. Libre à vous de choisir vos mots pour vous soigner ou de cultiver votre haine avec vos maux”, présenta Caelan, calmement.

Sa réaction fut guère étonnante. Elle clamait aller mieux et trouvait distrayant de tuer Caelan. Ce qui le fit sourire. Non pas une moquerie de l’état de sa potentielle assaillante, mais on lui avait appris à rire de la mort. Une des leçons de stoïcisme durement apprises.

“Ma mort ne t’apportera pas plus la paix que ma vie. Je te laisse à tes tourments. J’ai mieux à faire que de te combattre. Tu as fait fuir mes moutons. Je dois aller les rassembler. J’espère que tu trouveras la paix”, conclut Caelan en guise d’au revoir en reculant, toujours face à la créature.

Il fit quelques pas en soutenant le regard de la créature jusqu’à être à bonne distance. Un premier arbre signifia à Caelan qu’il pénétrait dans la clairière derrière lui. Caelan dut siffler pour rappeler Rok, qui s'exécuta en emboîtant le pas de son maître.


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MessageSujet: Re: Qui songe sur son rocher ?   Qui songe sur son rocher ? EmptySam 2 Mar 2024 - 1:00
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Ce n'était pas une bonté que Songe tirait le plus de son humanité, cette partie douce était même presque invisible, mais elle était aussi loin d'être un monstre. Quand bien même cette affirmation n'était rien de plus que de la sémantique, Songe avait le physique et l'émotionnel d'une chimère et elle se peignait volontière sous une lumière bilieuse après tout. Mais il y avait des choses qu'elle n'était pas, elle n'était pas une psychopathe qui se réjouissait des bains de sangs, elle n'était pas une sadiste et le plaisir qu'elle prenait à tuer était moindre. Dans ce sens, la serpente avait en effet promis des morts rapides à l'Humain, que ce soit en lui brisant le crâne ou en promettant de mettre fin à sa vie diligemment. Violente mais pas perverse.
Non, l'Ophidienne débordait surtout de vices. L'impatience, l'orgueil et la colère étaient les premiers. Elle était aussi une brute à la force démesurée mais ce n'était pas cette puissance qui guidait sa vision du monde, c'était plutôt le mépris que le serpent avait pour la vie. Principalement pour celle des autres mais qui naissait de l'indifférence qu'elle avait pour la sienne. C'était ce qui la rendait capable d'étriller et de malmener sans craindre d'éteindre l'étincelle de la vie. C'était ce qui la faisait s'enflammer sans regarder en arrière.

C'était comme cela qu'elle laissait entrevoir un regard sur ses faiblesses cachées derrière son apparence vipérine. Sa maladie facilitait son pathétisme et sa misérabilité mais il y avait aussi plus de facettes de l'Ophidienne que Caelan invoquait. Tout d'abord parce qu'il se différenciait des autres Humains qu'elle avait massacrés, pour elle, il était tout aussi faible qu'eux de sa prestance de berger mais il parvenait tout de même à lui tenir tête. La Naga se retrouvait diminuée en présence de sa stature et de son aura, bien qu'il lui incombait à elle d'imposer sa dominance.
Les mots du jeune homme ne manquèrent alors pas de faire tiquer la femme.
– « Hein, qu'est-ce tu veux dire ?! J'peux très bien me soigner moi-même... » – Son agitation finit par peser sur son corps, l'amenant à être prise par une nouvelle quinte de toux. Courte et plus douce qu'avant mais la moquait tout autant. Songe écrasait alors l'homme avec son regard de derrière quelques-unes de ses mèches bleues, ses yeux avaient pris une couleur ambrée et plus vivante maintenant qu'ils étaient nourris par la lumière du soleil. Mais à l'image de sa personne, la lumière n'assombrit que davantage l'arrière de ses iris éclatants, créant une ombre qui rappelait la haine et la bile qui se cachaient derrière sa nonchalance nouvellement trouvée.

Puis elle remarqua le sourire de l'homme. Un sourire qu'elle ne comprenait pas mais qu'elle ne mésinterpréta pas cette fois, elle ne le voyait plus comme une moquerie mais comme une opposition à sa personne. La philosophie de Caelan continuait de s'opposer à la sienne et créait un sentiment qu'elle ne savait pas mettre en mots mais dont elle ressentait le fardeau. Une émotion que son esprit ignorait mais que son âme éprouvait, faisant naître un tourment intérieur qui l'agaçait encore plus.
Elle serra les dents, laissant ses crochets de serpent se dévoiler entre ses lèvres froissées alors qu'elle emboîta le pas à Caelan, le suivant d'une marche équivalente à la sienne. Elle n'était toujours pas prête à bondir sur l'homme, elle semblait plutôt avoir besoin de lui maintenant et le suivait d'un pas incertain. Il fallait qu'elle comprenne ses sentiments, il fallait qu'elle les mette en mots, il fallait qu'il lui explique. Autant de souhaits égoïstes qu'elle pensait pouvoir ne trouver qu'au travers de l'autre. Elle aboya de frustration.
– « Hey, reviens ici ! Qui est-ce que tu t'crois à me prendre de haut comme ça ?! Qu'est-ce qui te fais croire que j'ai besoin de paix ! Et, hgnnh, qu'est-ce qui te fais sourire comme ça, dis-moi ! »

Il y avait maintenant comme une espèce de curiosité qui naissait au sein de la serpente, déraisonnable et malintentionné, qui fleurissait sur ses doutes. Il avait pointé du doigt tous ses illogismes et hésitations si finement qu'elle s'en retrouvait désemparée sans être capable d'en saisir la raison. Mais elle avait le sentiment qu'elle était proche de trouver une réponse à ses maux, de faire un pas vers sa guérison. Pas ceux qui soigneraient le physique de son affliction mais ceux qui apaiseraient les peurs et questions que sa maladie avait fait naître.
L'Homme était singulier et l'humanité de la Naga s'affichait différemment devant lui. Une partie humaine qui se dévoilait à demi-ton derrière des apparences grotesques amphisbènes. Une part de son âme qui restait brouillée par sa rage et sa haine. C'était aussi là qu'une panique s'installa alors que l'homme commençait à s'éloigner, menaçant de disparaître derrières l'ombre des arbres comme un spectre railleur et d'emmener avec lui ses réponses.




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MessageSujet: Re: Qui songe sur son rocher ?   Qui songe sur son rocher ? EmptyMer 6 Mar 2024 - 22:33
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À mesure que l’étrange créature reptilienne s’approchait péniblement de Caelan, ce dernier hésitait. Il lança un coup d’œil furtif vers ses moutons, enfin ce qu’il en restait. Puis, il reporta son regard sur la dame aux écailles. Les questions que la créature vociférait à l’autre bout de la clairière lui parvenaient avec une impatience grandissante. Était-ce vraiment à Caelan de répondre à ces questions ? Cette pauvre femme était perdue aux yeux de l’agogéen. Noyé dans sa rancœur, incapable de voir la vérité qui lui remplissait le cœur et l’âme, quand bien même le poison circulait librement dans ses veines. D’expérience, Caelan savait qu’il était stérile de se lancer dans ce genre de conversation avec des personnes, humaines ou non, qui n’étaient pas en paix avec elles-mêmes. Les personnes en proie à la rage, comme la dame serpent, étaient impossibles à convaincre, tel un bateau en pleine tempête incapable de percevoir son chemin. Caelan ne prit pas la peine de se retourner pour s’adresser une dernière fois à la créature. Non pas par orgueil, ego mal placé ou même provocation, mais Caelan n'était pas un maître philosophe, pas à son jeune âge. Les maîtres en philosophie qu’il avait eu et lu étaient dotés d’une sagesse à toute épreuve. Qu’auraient-ils adressé à cet amas de rancoeur derrière lui ? De plus, malgré sa paix intérieure et sa bonté, Caelan semblait attiser la colère de son interlocutrice. Pour le bien de sa couverture et de la paix offerte par les Granells, il se devait de retrouver chacun des moutons.

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MessageSujet: Re: Qui songe sur son rocher ?   Qui songe sur son rocher ? EmptyMar 19 Mar 2024 - 1:35
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La Naga se figea l'espace d'un moment face à l'indifférence de l'Humain. C'était comme si sa propre nonchalance lui était présentée devant ses yeux et il en naissait un mal-être. Parce que même si elle n'avait toujours pas eu les réponses qu'elle voulait, elle avait appris et grandis de sa rencontre avec l'homme sans s'en rendre compte. Il y avait une sorte de sensibilité qui était née en elle et qui la rendait plus fragile.
Un sentiment qui la faisait se remettre en question sans en être consciente mais dont elle ressentait toute la pesanteur. Il n'en fallait alors pas plus pour que, à son insu, elle sente toutes ses faiblesses et doutes et qu'elle cherche à les compenser. Une obsession qui naquit autour du jeune homme qu'elle pensait avoir toutes les réponses. Songe projetait sur lui plus que de prudence et ne faisait que s'enfoncer dans les ténèbres de sa propre conscience à cause de ce qu'elle voyait faussement en lui.
Puis ces sentiments se mirent à prendre une forme plus réel. Une forme qui dépassait même la maladie qui était alors devenue une arrière pensée. Les sentiments se mutaient en ombres invisibles qui entouraient son corps, l'étouffant comme un serpent à sa proie. Ironique. La panique la gagnait et sa tête se mit à tourner. Tout ce qui était autour d'elle s'effondrait littéralement. Une sensation qui venait de la chute de sa pression sanguine et du saut d'un battement de son corps mais qu'elle vivait comme une réalité. Des symptômes sans dangers la ravageaient, tout était dans sa tête et il y avait une partie d'elle qui le savait, mais elle ne pouvait pas empêcher son corps de s'emballer. L'anxiété le capturait, ses muscles se contractaient et son souffle devenait étroit. Le temps ralentissait mais elle en manquait plus que jamais. Elle tentait de ramper aussi vite qu'elle le pouvait, chargeant l'ombre de l'Humain qui disparaissait derrière les feuillages des arbres mais sans avoir l'impression qu'elle s'en rapprochait.

Et même si elle la ressentait, elle n'était pas capable de percevoir sa confusion. Elle n'avait pas le temps de questionner ses sentiments, Caelan était devenu son centre de l'univers et il osait la défier. Elle se sentait blessée et non respectée. Quand bien même la Naga avait grandi, ce n'était pas assez pour qu'elle mature juste maintenant, elle restait trop orgueilleuse et trop fière pour se rendre compte de la main qu'elle avait eue sur l'autre, que ses actions l'avaient fait partir. Les yeux de la serpente devenaient injectés de sang sous la pression de sa rage, détruisant les petits vaisseaux fragiles qui portaient son sang et qui donnait à l'ocre de ses pupilles un ambre foncé et impropre au sein duquel brillait un jaune plus clair, coeur de la flamme de la rage qui l'animait maintenant.
Toutes ses émotions se mélangeait. Le doute donnait place à une inquiétude. La haine donnait place à un vide qui la rongeait. La peur devenait une folie. L'anxiété faisait naître des mensonges. L'incertitude créait la colère. Tant de sentiments qui la submergeaient et qu'elle ne savait naviguer que d'une seule manière, par la rage.

Ses écailles fauchaient l'herbe accompagnées d'un son aussi aigu qu'il était court, disparaissant dans la douce brise qui balayait les plaines. Puis écrasant la végétation de son lourd poids dans sa course, Songe laissait un passage clair et ondulant derrière elle. Prise au vent, ses longs cheveux azurs volaient sur son visage tel un voile qui ne faisait rien pour cacher l'ambre malsain de ses pupilles. Ses mèches se balayaient de droite à gauche au fil de ses mouvements et ne faisaient qu'ajouter à son air paniqué. Elle tenait aussi fermement sa lance, ses doigts s'agitant sur le manche, assez pour montrer que ses intentions avaient changés. Le temps était devenu lent et chaque fraction de secondes lui confirmaient un peu plus qu'elle n'aurait jamais les réponses qu'elle cherchait. Même pas un mot. Elle utiliserait toute cette rage pour massacrer le berger et elle ne serait pas satisfaite tant qu'il resterait reconnaissable.
Pendant ce temps, la matinée calme contrastait avec la pièce qui se déroulait sous la douce lumière de son astre levant. Il ne s'était passé que quelques minutes depuis que les deux s'étaient rencontrés mais Songe était déjà incapable de se rappeler de leurs début ensemble. Elle s'était sentie si faible et apeurée à ce moment. Apercevoir Caelan pour la première fois lui avait donné le sentiment que son monde s'écroulait. Elle s'était sentie si petite qu'il lui avait insufflé la peur de la mort malgré sa bienveillance. Mais le comportement de la Naga avait changé depuis. Et maintenant, même si elle n'était toujours pas capable de supporter les sentiments et douleurs sous lesquels elle se noyait, elle se débattait. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas crié sa rage au monde. Un supplice qui avait un goût libérateur pour celle qui avait passé les derniers mois sous le joug de la maladie et de sa mortalité.

Puis elle atteignit finalement la clairière dans laquelle Caelan avait disparu. Songe poussa violemment les branches que l'homme avait traversées avec facilité avant qu'elles ne lui reviennent dans la figure. Elle grogna alors que le destin la moquait à nouveau. Il fallait qu'elle soit toujours ridiculisée dans les moments où elle se sentait la plus forte et ce quand bien même elle était seule témoin. Elle ne se rendait jamais compte que cela arrivait souvent à cause de sa brutalité et son manque de finesse, qu'elle s'infligeait le ridicule elle-même. Elle tapa alors lourdement son arme au sol, faisant se lever un nuage d'oiseaux de la cime des arbres qui l'encerclaient.
– « Montre-toi que je te butte ! J'vais t'enfoncer le crâne ! »
Ses mots violents trouvèrent réponse dans les mouvements timides d'un buisson adjacent sur lequel la Naga se jeta immédiatement. Elle fit pivoter son arme agilement autour de son poignet pour finir par la tenir comme une harpon qu'elle écrasa promptement sur le feuillage dans un fracas de craquements et de sons tout aussi souples qu'ils étaient horribles. La technique de la serpente était impeccable et d'une violence rare, la compétence d'une guerrière couplée à une rage animatrice. Il s'ensuit alors un faible halètement qui peinait à grimper plus haut que la brise. Songe venait de percer un des moutons éparpillés du berger. Elle l'avait happé au niveau de ses côtes dont trois étaient maintenant brisées. Une blessure douloureuse qui palissait à côté des organes touchés et qui laissait la bête respirer son sang péniblement mais qui s'attachait pourtant à la vie jusqu'au dernier moment.
Peu ravie de son exploit de chasse, la serpente serra les dents et retira l'arme du corps d'un mouvement brusque qui peigna l'herbe de rouge. Son arme ensanglantée était comme un pinceau qu'elle savait assez bien utiliser pour ne pas se couvrir d'entrailles elle-même. Énervée et avec la figure tendue sous la colère, elle jeta un regard autour d'elle, son corps de serpent dessinant des cercles passivement tel un prédateur guettant sa proie. Mais Rien. Aucun mouvement, aucun son, tout était calme. L'homme était certainement assez intelligent et malin pour savoir disparaître derrière les troncs et les feuilles de la clairière. Baissant les épaules et soupirant, la Naga rebroussa chemin, son air se relâchait avec chaque mètre. La quasi-neutralité de son visage cachait alors bien les troubles qui l'agitaient à l'intérieur.


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La Naga avançait doucement, son esprit plus occupé à penser à ce qu'il venait de lui arriver qu'à regarder où elle se dirigeait. Ses pensées étaient guidées par la vision des lieux de sa rencontre avec Caelan. Il y avait tout d'abord la clairière qu'elle venait juste de laisser derrière elle et qui attirerait bientôt les bêtes avec la dépouille qu'elle y avait laissé. Puis il y avait la partie de la plaine où elle l'avait chassé. C'était là où elle avait senti tout le poids de ses émotions mais elle ne parvenait pas encore à penser au pourquoi. L'herbe s'était aussi redressé là où elle l'avait écrasée mais les brins cassés trahissait la charge folle à laquelle la Naga s'était abandonné un peu plus tôt. Elle se mit ensuite soudainement à tousser, une quinte plus douce que celles qu'elle avait eu auparavant et qui lui rappela brièvement les maux qui lui pesaient physiquement.
Mais elle délaissa ses pensées de maladie une fois qu'elle revint au bord du fleuve et proche de la petite bute où ils s'étaient rencontrés au tout début. Maintenant qu'elle se retrouvait là, c'était comme si rien n'avait changé. L'esprit de la Naga était un peu plus agité mais elle restait calme comparé à plus tôt. La rage avait laissé place à une pensée plus active, Songe se débâtait toujours avec les sentiments qui l'animaient et qu'elle voulait comprendre. Elle serrait aussi les dents ici et là en pensant à Caelan. Il lui apparaissait si bizarre et unique dans la manière dont il s'était présenté en face d'elle qu'il la rendait folle même en pensées. Elle ne parvenait pas à le comprendre non plus.

Mais elle ne s'arrêta pas là et continua à ramper un peu plus loin. La demi-serpent souhaitait rester près de l'eau mais sans vouloir être à nouveau dérangée lors de son repos. Tenant sa lance d'une main, elle laissa le cours d'eau nettoyer la lame du rouge qui avait eu le temps de sécher, donnant à l'acier un air rouillé dont elle s'occuperait après. Elle n'avait rien pour la nettoyer et elle n'utiliserait pas ses doigts pour le faire.
La Naga déposa ensuite son arme contre un arbre qui se tenait solitairement dans la plaine, la laissant sécher contre son tronc avant de se décaler elle-même en dehors de son ombre. Elle préférait sentir les rayons du soleil lui réchauffer la peau, la douceur chaude de l'astre solaire sur son sang froid l'avait toujours apaisé depuis qu'elle était jeune. Enroulant sa longue queue de serpent sur elle-même, elle s'en servit comme siège, se penchant en avant, les bras croisés et posés sur la partie épaisse de son corps et le menton restant sur ceux-ci, les yeux plongés vers le lointain.
Le soleil avait eu le temps de se lever haut et il ne faisait plus scintiller les eaux aussi magnifiquement qu'à son aube. Les centaines de saphirs qui brillaient auparavant à sa surface s'étaient transformés en quelques étincelles dispersées mais qui n'en restaient pas moins plaisante à regarder. Des étincelles qui se reflétaient aussi sur les écailles bleutées de la Naga. Le vent soufflait toujours doucement et caressait les joues fatiguées et tendues de la Naga, balayant aussi ses longs cheveux sur le côté et affichant leur beauté bleue unique alors que ses yeux ocres, maintenant reposés, oscillaient entre ses pensées et une admiration pour le paysage. La Naga, toujours sans s'en rendre compte, devenait un peu plus mature au fil de ses pensées. Et couplé avec le calme qu'elle avait retrouvé, sa beauté animalistique et unique revenait. Une beauté qu'elle espérait, sans le savoir, refléter l'état de son âme.




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Qui songe sur son rocher ? 1555277982-1490095928-snake3« Une conscience ne profite qu'aux anges et le mal ne profite qu'à ses propres desseins. Qui songe sur son rocher ? 1490095928-snake2
Alors que le vice est sa propre récompense et le pécheur seul est capable de véritablement savourer sa vie.
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