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 Lavé de tout ses pêchés ...

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Garràn
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Garràn

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MessageSujet: Lavé de tout ses pêchés ...   Lavé de tout ses pêchés ... EmptyVen 13 Déc - 18:09

Première partie : Un recul sur soi-même

Il y avait bien longtemps que j’avais mis ces recherches de côté, préférant m’occuper essentiellement de ma propre formation et de la poursuite de ma quête de puissance. Mon existence … qu’elle pouvait bien être son importance ? Elle aurait eu plus d’importance s’il n’y avait pas eu le destin à s’en mêler, mais aujourd’hui, j’étais prisonnier de moi-même, prisonnier de ma propre personne, de mon passé et de mon présent. C’est à force d’enchaîner les mêmes boucles d’en mon esprit que je m’étais convaincu de cela : Pas la peine de chercher si c’est pour retrouver des ennuis à la clé. Je n’en avais ni l’envi, ni la patience. Pourtant, les indices que m’avait laissés mon père cette dernière fois m’étaient restés en tête et ce, pour une bonne raison. On n’échappe pas à son destin, j’avais quelque chose à faire au Nord de Baldorheim et je ne pourrai pas y couper. Cette phrase tournait en boucle, sans arrêt, chaque nuit, ressassant les moindres détails de ces tristes souvenirs.

« Petit, ta mère est vivante. Je te mets au défi de la retrouver. Elle seule possède la vérité sur toutes les questions que tu te poses et celles que tu ne t’es pas encore posées. Je te laisse un indice : nous avons longtemps vécu au Nord de Baldorheim. ».

Il est vrai que je me posais pas mal de question à ce sujet. Midos n’était pas du genre à balancer ce genre d’information en l’air ! Ce n’était pas une main de la mort ordinaire et dévoiler ce genre de chose n’était pas dans ses habitudes. Quelque chose se cachait derrière tout ceci, mais comme il le disait si bien, il y avait beaucoup de question que je ne m’étais pas encore posé. En prévoyance de ce jour où je partirai à la recherche de mon passé, je m’étais entraîné d’arrache pied et avais bravé d’innombrable danger pour obtenir cette puissance que je détenais aujourd’hui. J’en étais fier, mais aussi j’avais gagné en confiance en moi. Lors de mes débuts, alors que je venais tout juste de quitter la tour noire pour m’émanciper de toutes ces foutaises, j’avais faites cette rencontre tout à fait hasardeuse et monstrueuse, celle du Baron de la tour noire. Il ne l’était pas encore à cette époque, mais il l’aura été quelques temps plus tard avant son prétendu trépas. C’est grâce à sa rencontre que je m’étais rendu compte de ma faiblesse, sans cela, je me serai précipité au-delà de grave danger et je n’aurai jamais pu trouver le fin mot de ma propre histoire.

Aujourd’hui, je me sentais prêt. J’étais devenu bien plus fort que cet Exécuteur, j’avais engrangé de la notoriété auprès de ma faction, avais établit de puissant lien avec certains membres de la congrégation, le fameux porte-parole de la Matriarche. En poursuivant ainsi, j’allais pouvoir retomber dans les bonnes grâces de notre reine et peut-être qu’il me serait possible de retourner à la tour noire. Il me fallait pour cela accepter que Midos soit mon géniteur et pour cela, il fallait que je demande des comptes à celle qui avait épousée ce salaud. Sans doute une roturière quelconque au sein de la tour, une femme sans importance. Midos n’aimait pas les faibles, cela devait sans doute être le cas pour sa femme et les roturiers ont toujours été plus imposants et plus fort, physiquement, que leur confrère noble.

D’ailleurs, connaissant quelques bribes du code de la mort, ma créatrice aurait due recevoir un châtiment similaire à celui de son mari, pour avoir déserté la tour durant un temps. Je n’avais aucun souvenirs d’elle, du plus loin que je puisse me souvenir, seul Midos veillait sur moi. Alors ou-était-elle à ce moment là ? Comment m’avait-elle élevé, comment avait-elle pu m’allaiter si elle n’était point là ? Bientôt je découvrirai qui se cache derrière ce mot qui m’est aussi familier qu’inconnu, celui de « mère ».




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Dernière édition par Garràn le Sam 28 Déc - 18:55, édité 1 fois
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Garràn
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MessageSujet: Re: Lavé de tout ses pêchés ...   Lavé de tout ses pêchés ... EmptyVen 20 Déc - 22:13

Deuxième partie : Un voyage grisant


Plutôt que de chercher dans les multiples villages au Nord de Baldorheim, je décidais avant toute chose, étant donné que je passais non loin des ruines de l’ancienne cité Strygienne, de m’arrêter quelques temps dans la zone de non-agressions Strygienne afin d’y laisser une petite prière. Je n’étais pas spécialement croyant et ne m’y connaissais pas vraiment en dieu et en force de conviction et de la foi … Tout ce tralala, c’était pour les adeptes du dragon, pour ces croyants se baladant en toges nuit et jour. Pour ma part, seules mes prières pour Marihser et sa bénédiction en retour m’importaient. C’est elle qui me donnait la force et elle seule. Et rendre hommage à notre dieu protecteur le dragon blanc en territoire gris, cela ne pouvait que m’apporter une bénédiction supplémentaire. Même si cette époque où les Stryges étaient unies est bien loin derrière nous, à plusieurs centaines de générations, il était possible que cela redevienne d’actualité, il fallait seulement y croire. Je ne détestais pas spécialement les Stryge blancs, mais ces derniers n’ont de cesses de s’en prendre à nous et à nous rabaisser au rang de démon, eux-mêmes étaient nos semblables et donc, eux-mêmes étaient des démons. Tout est question de point de vue …

Le voyage que j’entrepris n’était pas bien long, mon habitat actuel se trouvant justement près de Baldorheim, je pouvais d’ors et déjà apercevoir le grand Lac fresha qui séparait les deux tours rivales. Et non loin de là, sur la rive nord du lac des montagnes, les ruines d’une ancienne civilisation, celle de nos ancêtres, les fameuses ruines des Stryges Gris. Mythe et légende se confondait ici-bas et personne ne pouvait attester d’une véritable forme de manteau gris couverte de plume, personne n’avait d’archive à ce sujet, ni même en avait vu aussi loin que le monde s’en souvient. C’est d’ailleurs en reprenant ces facéties grotesques que l’auberge aux alentours renomma son enseigne « Auberge Grise ». Très souvent, il s’agissait de Stryges venant en pèlerinage afin de trouver des réponses à leur question, un peu comme moi, et parfois simplement pour prier. D’autres encore, venant de toute part dans le monde, Humain, Naga ou Therian, visitaient ces lieux par pure curiosité ou en quête d’histoire. Le continent en était jonché, de ruines en tout genre comme celle de Fata-Morgana ou des Stryges Gris. Je trouvais toujours cela intéressant d’étudier toute cette partie de l’histoire que le monde avait cherchée à oublier, à renier. La cité abandonnée du désert, celle des terres désolées, l’ancienne fondation sous-terraine de Wystéria, le village troglodyte des Baldors ou encore les habitations ensevelis sous la verdure en Sylfaën. Il y avait tant à découvrir et tellement peu de temps sous notre nez pour parvenir à nos fins. Je n’étais pas encore venu une seule fois dans ces ruines alors je souhaitais en profiter aussi comme visiteur, même la prière se ferait en premier.

Le soir était tombé bien vite lors de mon trajet et je n’avais eu d’autre choix que de me diriger vers cette fameuse auberge réfugié sur un plateau forestier à quelques miles des ruines. Cela permettait aux voyageurs de ne pas être trop éloignés de leur lieu de visite tout en étant abrité d’éventuels conflits entre Stryge. Moi-même je préférai éviter ce genre de conflit, les Stryge noires ne savaient rien de moi, ce qui me laissait une chance, mais rien ne sert de se leurrer, ils le découvriront à un moment donné. J’étais donc ici en incognito, encapuchonné comme jamais, ma paire d’aile ténébreuse recouverte par une longue cape grise. Ainsi, je me confondais avec le contexte et les ruines de l’ancienne cité et n’attirerait pas l’attention sur moi.

L’auberge était relativement bien située, les propriétaires devaient probablement nourrir leur invité avec les produits de chasse et de pêche. La forêt des lucioles se trouvant juste à côté pour la chasse aux lièvres et le lac Fresha pour les nombreux poissons y habitants, le couple tenancier devait sans doute bien faire tourner leur boutique. Cependant, leur présence ici, et donc loin de toutes civilisations autres que celle des Stryges, ne devait pas les arranger. Ces derniers étant originaire de Baldorheim, le voyage jusqu’à la cité Naine était relativement loin pour des humains peu entraînés à la marche. Entre les pentes abruptes et les montagnes à gravir, il y avait de quoi épuiser un âne en une demi-journée. En entrant dans cette dernière, le jeune couple me toisa du regard, jaugeant certainement s’il s’agissait d’un client fiable et donc, potentiellement, pas un Stryge noir. Le racisme était quelque chose de courant sur le continent et notre race n’était pas vraiment la plus aimée de toute, bien au contraire. Les gens se méfiaient de nous et ils avaient raisons, les miens, en particulier la caste des Exécuteurs, ne savaient se contenir ni jauger ce qui était bien et ce qui était mal. Pour ma part, je me considérais neutre vis-à-vis de tout ceci, la congrégation étant la seule famille m’ayant accepté tel que j’étais, dissimulé derrière un voile de secret.




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Garràn
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MessageSujet: Re: Lavé de tout ses pêchés ...   Lavé de tout ses pêchés ... EmptySam 28 Déc - 18:53

Troisième partie : Un pacte pour la vie


Je demandais une chambre ainsi qu’un repas dans ma loge, préférant rester à l’écart des autres clients, si client il y avait. Mon isoloir me manquait dans le sens où je ne pouvais pas être sûr d’être tranquille durant le temps de mon séjour, mais je gardais à l’esprit qu’il s’agissait de la bonne cause. Une fois seule dans ma chambre, Baël retira son camouflage et parti inspecté les lieux comme à son habitude, préférant connaître les moindres recoins du logement pour préparer d’éventuelles farces. Il n’en perdait pas ses habitudes. Déjà lorsque je l’avais rencontré, il savait manipuler et maîtriser les éléments qui l’entouraient. Ça n’avait pas été une mince affaire de régler le compte à sa marionnette, maintenant je le supportais tous les jours, lié par un pacte de sang que nous avions réalisés le jour où j’avais triomphé de lui. J’avais prit ça à la légère, mais les nombreux évènements qui étaient survenus plus tard, lors de la guerre Skarnienne, mes contrats, mon voyage à Wystéria ou encore la calamité, toutes ces aventures où il s’était joint à moi pour me prêter un coup de main ou simplement pour commenter mes faits et gestes et me tournant au ridicule, il s’agissait d’un tout que je ne pouvais pas lui retirer et qui, comme lui devait le penser, nous avait rapproché l’un de l’autre.

Baël – A quoi tu penses encore le morbax ?

Garràn – Rien, laisse moi tranquille tu veux ?

Baël – T’es tout tendu mon pauvre. Tu fais dans ton froc parce que t’es pas loin de chez toi ? C’est ça ?

Garràn – Tu sais où on est en ce moment ?

Baël – Une auberge de l’ivresse.

Garràn – On se trouve dans l’Auberge Grise, se trouvant près des ruines de l’ancien peuple Stryge, celui aux ailes grises.

Baël – Ce sont t’es ancêtres ces gens là ? Tu es venu te recueillir et laver tes pêchés ? T’auras besoin d’une sacré douche alors ! Ahahah !

Il n’y avait vraiment rien à faire avec lui. On était aussi proche qu’éloigné, mais je préférais cette situation qu’une autre … avec un démon, il vaut mieux garder ses distances le temps de le dompter. Méprisant et agressif, ils cherchent tous à manipuler ce qui les entoure pour devenir plus fort, mais ce n’était pas le cas de Baël. Plutôt que de me manipuler, il préférait rester dans mon ombre et servir mes ambitions, contemplant la noirceur de mon âme et savourant les délices de la chaire éparpillée à chacun de mes sillons. Il n’était là que pour le spectacle, voir les choses s’effacer devant ma lame, rien d’autre. Nous n’avions pas spécialement de voies communes, mais assister en tant que spectateur lui suffisait à vivre allègrement.

En cherchant bien, je me rendais compte que je n’en savais pas beaucoup à son sujet. Il disait faire partie de la famille des mangeurs de rêve. Cela voudrait dire qu’il y aurait plusieurs familles de Démons ? M’avait-il au moins dit la vérité ? Dans un sens, cela sonne vrai puisqu’il peut lire dans mes pensées s’il me traverse le corps. À part son apparence faiblarde et son contenu physique proche de l’immatériel, sa force ne dépassant pas celui d’un gamin de douze ans et le voile d’obscurité qui émane de lui de temps à autres … Seulement des connaissances physiques à son sujet, mais aucun concernant son histoire et je savais bien que s’était peine perdue pour en apprendre plus. Il refuserait d’en parler à n’importe qui, même à moi. Pourtant, je pourrai lui demander, il en sait suffisamment sur moi. On pourrait faire échange un peu !

Garràn – Dis moi Baël … Tu ne m’as jamais parlé de toi et de tes frères Démons. Tu pourrais m’en dire un peu plus quand même ?

Baël – Pourquoi je ferai ça ?

Garràn – T’es toujours en train de fouiner dans mes pensées, il est normal que tu me dévoiles les tiennes. Ce sera d’ailleurs notre prochain pacte le microbe ! Maintenant, tu vides ton sac.

Baël – Sinon quoi ?

Garràn – Je peux demander à Equinoxe de t’examiner, je suis sûr qu’il trouvera un malin plaisir à te faire parler !

Le sourire diabolique que j’affichais le fit se débiner. Le prendre de haut et le menacer ainsi étaient les seules façons d’obtenir ce que je voulais de lui, je l’avais bien compris avec le temps. Si les Démons étaient tous comme ça, je me demandais comment avaient-ils pu vivre ensemble aussi longtemps sans s’entre-tuer. En supporter un, c’est déjà une épreuve, alors imaginez un peuple tout entier … Toutefois, depuis que j’avais rencontré cet écailleux, Baël se tenait déjà un peu plus à carreaux en sa présence, préférant prendre son parti plutôt que de se le mettre à dos. Je pouvais le comprendre dans un sens, sa terrible puissance avait tendance à m’effrayer de temps en temps. Mais c’est d‘ailleurs pour cette raison que je ne me lassais pas de me battre contre lui … Il y avait tant à apprendre de la magie et de ce qui l’entoure, le naga était le sujet de prédilection pour mon apprentissage et mon expérience. Le démon souri un instant avant de reprendre son air sérieux. Il se rapprocha et se stabilisa à ma hauteur, continuant de faire joue-joue avec sa petite faux sanglante.




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MessageSujet: Re: Lavé de tout ses pêchés ...   Lavé de tout ses pêchés ... EmptyJeu 16 Jan - 17:01

Quatrième partie : Une histoire de démons


Baël – Que veux-tu savoir gamin ?

Enfin, j’allais pouvoir satisfaire ma curiosité. Depuis que j’avais fait la rencontre de ce maudit pot-de-colle, je m’étais toujours posé un tas de questions, sur ce qu’il était réellement. À part s’être présenté comme un certain Baël, de la famille des mangeurs de rêves, ce qui restait relativement mystérieux dans l’ensemble, je ne le connaissais qu’en un démon mineur me suivant n’importe où. J’avais accepté qu’il me suive plutôt qu’il ne répande la terreur parmi les pauvres paysans de l’oasis. De la générosité … Nous avons commencé à combattre côte à côte. De la sympathie … Même s’il était aussi chiant que sordide, sa présence faisait désormais partie de mon quotidien et je m’en étais habitué. Il remplissait le vide qui s’étendait autour de moi et animait un peu plus mes journées. Un peu comme la gamine depuis que je l’ai recueilli. En apprendre plus sur lui serait peut-être une façon de le voir différemment.

Garràn – Parles-moi un peu des Démons. Tu disais faire partie d’une famille de démon, c’est qu’il y en d’autre, n’est-ce pas ? Dis-moi tout ce que tu sais sur les démons.

Baël – En voilà une question curieuse ! Désolé de répondre à une question par une question, mais pourquoi t’y intéresses-tu soudainement ?

Garràn – Cela ne te ressemble pas d’être désolé pour si peu, je me dis que le fait de m’y intéresser pique ta curiosité également. Le démon sembla sourire derrière son masque sanglant. N’est-il pas normal que je veuille en savoir plus sur mon compagnon d’infortune ?

Baël – Parce que selon toi, nous sommes compagnons toi et moi ? Tu crois-ça ?

Garràn – En effet. Cela fait bien deux ans que nous empruntons le même chemin, que nous partageons les missions et les quotidiens monotones. Je ne t’ai pourtant pas obligé à me suivre. En fait, j’ai même l’impression que tu désirais cela, tu espérais que je te pose ces questions, que je cherche à te cerner.

Baël - Hihihi ! Mais c’est qu’il est perspicace le gamin ! Bien bien bien ! J’peux bien t’en apprendre plus sur nous autres démons. De plus, tu en rencontreras sûrement sur ce chemin que nous arpentons, un peu de culture ne te fera pas de mal, ce serait dommage que tu perdes la vie devant l’ignorance.

Le petit démon fantomatique virevolta autour de moi entra en moi, éteignant toute forme de lumière dans mon esprit. J’ouvrais en grand mes yeux, pourtant le noir complet s’était installé. J’avais perdu la vue, ma perception de l’espace se disloqua en un instant, le sol s’était affaissé, me laissant tomber dans les ténèbres. Une chute qui sembla durer une éternité. Le temps était également distordu ici.

Baël – C’est exactement cela petit, je t’ai fait entrer dans mon esprit, enfin, je dirais plutôt que je me suis installé dans le tien. Je pense que cela vaut mieux pour nous que nous discutions de ceci en image.

Garràn – Com…

Baël – Pas la peine de poser de question. Je vais te montrer ce que je sais, il est parfois difficile de se représenter la réalité une fois qu’elle est retranscrite à travers des mots. Pour commencer, il faut remonter le temps. Du temps des Démons, des Dragons et des Seraphins.

Durant un âge reculé, depuis le genèse et jusqu’au début du premier âge, ce sont ces trois races qui dominaient le monde. De gros reptile, d’insecte et de monstre de tout apparence, un monde où les petits mortels comme toi n’avaient pas leur place. Les démons étaient craint et respectés de tous, nous rependions la terreur et le chaos sur toutes les terres du nord, une immense citadelle noire fut battît, donnant un foyer aux Démons. La région que tu fréquentes régulièrement pour ton gagne pain, les terres désolées du Sud. Imagine plutôt un sol plat de terres mortes, craquelés de toutes parts, recouvert d’un ciel rougeâtre et nuageux. La pluie ne traverse pas cette région abandonnée, les rayons de soleil ne l’atteigne pas, tout ce qui entre meurt irrémédiablement. C’est dans cette région désertique que j’ai vue le jour. Et cela, je le dois à mon Père Créateur. Comme tu l’as dit un peu plus tôt, il y a bien plusieurs familles de Démon, moi je dirais qu’il y a plusieurs créateurs et leur sujet respectif. Ce que vous appelez famille, c’est à peu près l’équivalent de ce que nous sommes auprès de notre créateur, à la différence qu’il n’y a pas toute cette affection, cet amour, ou cette individualité tout simplement. Nous avons été créés dans le seul but de servir notre créateur, ni plus, ni moins.

Ceci étant dit, je vais maintenant pouvoir te parler des différents créateurs, nous les nommons les Apôtres Démons. Ces derniers sont les créations du Rois des Démons, chacun représentant une partie de l’esprit du roi des ténèbres. Ils étaient au nombre de douze et rependaient le chaos à travers le continent. Balrath le colérique, Kernal le solitaire, Lassya la nympho, Zylaxa le fou, Shatra l’égoïste, Grebrëath la pugnace, Warommiaz la cruelle, Ubrorr l’apathique, Krödz le guignard, Obralthoss l’oublié, Derkorth le cupide et enfin, Glaameth la calomnieuse. Tous étaient si puissants que certains d’entre eux décidèrent d’ôter le pouvoir à leur père créateur en le réduisant en cendre. Il n’y a pas d’affection entre les démons, je tiens à te le rappeler une fois de plus. Ceci pourrait te sembler totalement fou, mais pour nous autres Démons, seul la loi du plus fort régis notre territoire. Si tu es faible, tu n’as pas à rester parmi nous, tu es condamné. Cinq de ces créateurs tout puissant réussir à anéantir le Roi démon et prirent sa place au commandement de la citadelle noire, Cinq apôtres qui se renommèrent seigneur démon. Les autres n’ayant pas choisi le bon camp, n’ayant pas été au bon endroit au bon moment, ou tout simplement qu’il n’en avait rien à faire. Toujours est-il que c’est cinq démons soumirent tous les leurs afin de régner en maître sur le continent en s’attaquant aux seraphins et aux dragons. Malheureusement, cela ne se passa pas tout à fait comme escompté et tous les démons furent anéantis ou envoyé dans un autre monde, totalement différent de celui que tu connais aujourd’hui. Je ne sais ni ou, ni comment, ni par quel moyen, mais les peuples se sont unifiés pour nous barrer la route et ça à plutôt bien marché. Aujourd’hui, il n’existe plus aucun Démon, ni Séraphin sur le continent, ou bien ils sont aussi bien cachés que leurs confrère dragons.

C’est exactement cela, oui ! Je fais donc bien parti de ces êtres rares et surpuissants ! À la différence que je ne suis qu’un démon de grade mineur, rien à voir donc avec les grades majeurs et autres troupes spécialisés et apôtres démons. On pourrait dire que je n’étais qu’un larbin de service lors de la guerre nous opposants aux peuples alliés, mais l’expérience et les connaissances que j’ai pu gagner au fil du temps depuis la fin de la genèse font clairement de moi un démon de classe supérieur, c’est une évidence !

Dans quelle famille ai-je atterri ? Hmm … Il n’y a pas de mangeur de rêves chez les Démons, mais il y a la famille des cauchemars, celle des ombres les plus obscurs. Je suis une création de Shatra, seigneur des Ombres, grand machiavel et apôtre de l’égoïsme. Que des titres biens pompeux pour un créateur dont la magie ne connaîtra jamais d’égal en Dùralas, et pourtant … pourtant aussi absent lors de cette fameuse bataille … Oui, on pourrait dire ça. Je suis un peu comme toi dans ce sens. Je suis la progéniture d’un lâche, d’un traître, pourtant si puissant. N’importe qui peut faire de mauvais choix, même les démons. Je pense avoir fait le tour des grandes lignes de l’histoire des démons. Je te parlerai une autre fois de mon maître créateur si tu le veux bien…

Garràn – Et pourquoi pas maintenant ? Tiens, j’ai retrouvé la vue, je suis toujours assis sur le bord du lit, le petit démon à ma hauteur, flottant dans les airs comme un nuage. Je suis sûr que tu te défileras la prochaine fois !

Baël – Parce que ça me coûte de l’énergie de me plonger dans ton misérable esprit de mortel. Il n’y a rien de plus infecte que de se retrouver dans la caboche de l’un des vôtre. Une prochaine fois et puis c’est tout !

Garràn – Wowowo ! Ne nous mets pas tous dans le même panier, hein !

Le soleil n’avait, semble-t-il, pas bougé depuis mon immersion dans l’ancien Dùralas, lorsque Baël est entré dans ma tête, le temps s’est arrêté. Je trouvais cette faculté impressionnante, mais aussi terriblement terrifiante. Détourner cette capacité pour en faire de la torture à l’infini, Baël pourrait rendre fou quiconque s’approche un peu trop près de lui ou se comporte de façon déplacée, simplement en rentrant en contact avec ce dernier. Mais ce soir, il s’en était servi uniquement pour me montrer ce que je voulais voir et m’apprendre son passé encore un peu flou sur les bords. Tant de questions me venaient à l’esprit : Que son devenu les démons envoyés dans cet autre monde ? Et ceux qui sont restés sur le continent ? Qu’en est-il advenu des Seraphins et des Dragons ? Un lien comme le nôtre pourrait exister avec un Seraphin ou un Dragon ? A chaque jour suffit sa peine, j’en avais suffisamment appris pour le moment et demain j’allais me rendre aux ruines grises, il me fallait donc me reposer pour l’heure …




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MessageSujet: Re: Lavé de tout ses pêchés ...   Lavé de tout ses pêchés ... EmptyVen 24 Jan - 3:32

Cinquième partie : Rêves, mirages et chimères


La chair de poule se mit à parcourir lentement mon corps, mes muscles se crispèrent les uns après les autres. Un courant d’air frais faisait frémir mes plumes, comme la sensation de lutter contre quelque chose tout en étant aspiré, avalé. Instinctivement, mes ailes se déployèrent, me coupant le souffle par la même occasion. J’étais littéralement en chute libre, j’avais involontairement fait un détour vers le Mont Tagne pour parcourir plus de distance sans fatiguer, mais je ne m’étais pas reposé depuis mon départ de Lédéhi et il fallait avouer que je n’avais pas autant de compétence à la chasse aux animaux que je l’aurai espéré. Mon empressement allait causer ma perte, comment pouvais-je être aussi idiot ?! La lune s’était élevé à la place de son Némésis pour faire le guet sur ce qui passe ici bas, sa clarté sembla me transpercer de part en part, comme si je n’étais rien de plus qu’un léger voile de fumé.

Le paysage commençait peu à peu à se dessiner en contre bas, je pouvais redécouvrir cette vallée qui aurait dû m’être bien plus familière qu’en l’état actuel des choses. Cette étendue d’eau séparant deux immenses tours s’affrontant éternellement dans duel de regard, sans jamais ne voir faiblir son espoir devant l’adversité. Un peu plus loin, au Nord de la vallée, les ruines de l’ancienne civilisation, représentant l’unité et les chimères que l’on a tant désirées, celles dont nous nous sommes inspirés pour réécrire l’histoire à la place de la vérité. Beaucoup trop de mensonge règne sur ces terres maudites et le peuples Stryge en est la farce la plus pittoresque. Même au sein de ces tours, la quête de pouvoir et de puissance prône sur la société et les droits de chacun. La loi du plus fort régit naturellement la hiérarchie chez les races primaires, civilisé ou pas. C’est vrai que je fais parti de ce tout, mais loin de moi l’idée de paraître différent des autres, je suis un assassin, un menteur et tueur par-dessus tout. De quel droit pouvais-je faire allusion en mentant et en ôtant la vie d’innocent ? Quand bien même il s’agissait de meurtrier, en aurais-je vraiment le droit ? Je fais parti naturellement de ces races primaires qui s’entre-tue et se mentent continuellement. Je ne peux le nier. Mais c’est également cela qui à fait de moi ce que je suis à présent. Après tout ce chemin parcouru, après tout ces sacrifices, toute cette sueur que j’ai pu verser pour mon individualité, je me bats à présent pour retrouver un sens à mes origines. Le vent avait tourné et avec lui, son lot de regret et de peine. Il en allait de mon existence, renier ce que je suis ne me mènerait nulle part, pire encore, je risquerai de me fourvoyer en contemplant l’abîmes de mon âme.

Cette longue chute des cieux me fit comprendre qu’à chaque instant, j’ai le choix de me battre pour moi, pour mon existence, pour cette individualité que j’ai cherché à m’accaparer par tous les moyens en m’isolant du monde entier. J’ai toujours eu le choix, de tout temps et à chaque instant, chacune de mes décisions me revenaient, j’ai fait tout ceci dans un seul but … tout ceci était prémédité, calculé, comme si le destin tenait à garder son rôle principal dans l’histoire. Pour quel raison ai-je bien pu faire tout ceci ? Quitter la sinistre tour noire, m’éloigner le plus possible des miens ? Pourquoi ai-je fait tout ce chemin ? Dans quel but ? Il va sans dire que j’ai eu l’occasion de faire le tour du continent avec tout ce temps que je m’étais octroyé en me libérant de mes chaînes. Cette entrave que représente cette tour, cette appartenance me cloîtrant dans un océan d’obligations auquel je ne souhaite pas me plier. J’en étais même venu à jalouser les autres races de ne pas avoir toutes cette pression sur le dos. Pourtant, inévitablement, je me suis rapatrié sur une autre société, différente de la tour noire, mais semblable à bien des égards. Après avoir passé un an isolé de tout, j’avais finir par pousser les portes de Lédéhi pour rejoindre les rangs de la faction, moi qui avais cherché à fuir mes responsabilité autrefois.

En vivant entre ces murs, j’avais fini par apprendre ce qu’était l’autorité, le respect, l’arrogance et bien d’autre mot qui n’avait de sens pour moi bien avant. Etrangement, c’est ce Saigo qui m’avait ouvert les yeux alors qu’il ne désirait que ma mort cette fois là. Il avait vu en moi le lâche que j’étais et avait tout simplement cherché à percer l’abcès dans l’œuf. Tout du long de mon périple jusqu’au Sud et jusqu’à ce que je revoie sa tronche derrière l’Ombre de la congrégation, je m’étais sans cesse remis en question, j’ai cherché des réponses à mes questions, traversant nombre d’épreuves, rencontrant un nombre important d’individu. Jamais je ne m’étais senti aussi vivant. Le destin aimait bien se jouer de nous. Même lorsque je pus enfin vaincre Saigo en duel, j’avais ce sentiment qui me rongeait au fond de moi, cette chose que je ne pouvais voir et qui me faisait défaut.

Inévitablement, je finis par culpabiliser. J’avais certes mes raison de fuir la tour noire, mais était-ce la seule raison de ma fuite ? Rien ne pouvait justifier la trahison d’un être à son peuple. C’est pourtant bien ce que j’espérai au fond, pouvoir retourner dans cette tour et me racheter, faire comprendre que tout ceci n’est qu’un malentendu. Je ne peux pas rejeter toute la faute sur mon paternel. Au final, j’en savais trop peu sur lui pour pouvoir le blâmer comme je le fais, mais ce qui était sûr, c’est qu’il a enfreint un certain nombre de règles établies par les plus forts de notre race et a déserté sa patrie. Il y a certaine chose que je me dois d’éclaircir à la tour noire, je ne peux fuir mon destin, le temps m’a apprit cela. Il était inévitable qu’un jour, je retourne sur mes pas pour rendre compte de l’état de ma situation. Je suis bien le fils du plus grand traître que l’histoire de la tour noire ait connu, le fils d’un Stryge noir s’étant retourné contre les siens, alors pourtant sous les ordres direct de « La mort ». J’ai encore beaucoup de mystère à résoudre sur mon existence. A commencer par celle qui m’a donnée la vie. Une bonne partie de ce mystère résidait finalement autour de cette personne, celle qui aurait du m’allaiter et me voir grandir. Pourtant, aucun de mes souvenirs ne la représentait d’une quelconque manière, comme si elle avait été inexistante, un tissu de mensonge. Midos n’en avait jamais touché mot car le sujet était tabou, à la tour noire, personne n’avait conscience de mon existence et l’idée que le traître ait pu avoir un enfant n’effleura pas l’esprit de la populace. Heureusement pour moi, car il y avait fort à parier que j’aurai fini à ces côtés ce jour là. De l’eau avait coulé sous les ponts et je me sentais prêt à affronter ce que j’aurai dû affronter bien plus tôt.

Et alors que je continuais ma chute inéluctable vers les ténèbres, la tour noire se rapprochait à toute vitesse et se disloqua à mon contact dans un tas de sable noir. Mes ailes disparurent tout bonnement et me revoilà en train de chuter les quelques étages qui restait. La collision souleva une crampe à ma voute plantaire droite, m’extirpant du sommeil profond dans lequel je dorlotais depuis quelques heures. Le sommeil était séquentiel ces temps-ci, je n’arrivais plus à fermer l’œil de toute la nuit et la fatigue ne s’évaporait pas avec la nuit le lendemain. La lune trônait toujours dans le ciel, éclairant la clairière qui se trouvait derrière l’auberge grise. La forêt de sapin semblait quelque peu agitée, le vent s’était levé pour donner vie à la végétation. Un rêve … tout ceci n’était qu’un rêve … Le sommeil s’en était allé, me laissant seul dans le plus grand désarroi, au beau milieu de la nuit.

Garràn - Soupir Que c’est long …




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MessageSujet: Re: Lavé de tout ses pêchés ...   Lavé de tout ses pêchés ... EmptySam 15 Fév - 15:01

Sixième partie : Filature sous la lune



L’air était plutôt frais, une légère brise soulevait les feuillages des buissons qui ornaient la fenêtre de l’auberge. Je me laissais emporter par le vent, profitant de la lumière de la lune pour me promener à la belle étoile. Je n’avais pas grand-chose à faire et je n’allais pas retrouver le sommeil de suite, j’allais pouvoir en profiter pour explorer les environs. J’avais remarqué en arrivant que le sentier que nous avions emprunté pour parvenir jusqu’ici se poursuivait vers l’arrière de l’auberge. Même si je n’étais pas particulièrement curieux, je pourrais commencer ma marche nocturne dans cette direction. Je n’aurai pas à me soucier de Baël en plus, le petit démon resterait bien sagement à l’auberge. Perdu dans ses songes les plus profonds, je m’éclipsais furtivement de ma chambre et descendis les escaliers sur la pointe des pieds. J’étais passé maître dans l’art de la furtivité, ma discrétion  m’avait permis de devenir un assassin confirmé au sein de la congrégation, personne ne saura que je me suis évadé cette nuit pour partir à la recherche de Morphée.

C’est ainsi que je débutais ma promenade, au beau milieu de la nuit étoilée, sous cet air frais qui m’étais si familier. Je n’avais pourtant pas vécu bien longtemps à la tour noire, mais j’en gardais néanmoins un souvenir assez net, légèrement amer. C’est ainsi que je voyais la région qui entourait le lac Fresha, un silence mortuaire et cette légère brise parcourant ces terres abandonnées de tout être vivant. Franchement, je ne comprenais pas la raison qui avait poussée ce couple à ériger une enseigne à un endroit pareil. C’est un endroit que j’ai fuis durant des années, hanté par de mauvais souvenir et d’atroces combats, de mauvaises ondes et une bien triste moralité. Je ne regrettais en rien ma fugue de la tour, mais il m’arrivait de me demander si un jour j’y remettrais les pieds. Il est vrai que je ne partageais pas tout à fait leur point de vu quant aux règlements du Code de la mort, et puis le simple fait de parler de mon géniteur risquerait de me coûter la vie… Pour autant que je sache, même si j’étais toujours cherché à m’en éloigné, je finissais toujours par m’en rapprocher un jour où l’autre. Par exemple pour cette pathétique Calamité qui s’était installée non loin des tours jumelles, leur soutien, même minimes, avait fait du bien à nos troupes. Je continuais de faire mon enquête sur leur agissement me concernant dans l’ombre, je ne savais que trop bien le sort qu’il réservait aux traître et aux déserteurs. Dans un sens, je cumulais ces deux critères, ce qui me rendait d’autant plus recherché s’il découvrait mon existence. La rumeur qu’un redoutable Stryge noir de la congrégation dirigeait l’une des sections de la faction était parvenu jusqu’aux oreilles de certains membres des adeptes. Un Stryge noir qui ne donnait aucune nouvelle de lui à la tour noir, sa mère patrie. En devenant plus fort et en arpentant la hiérarchie de la faction, je savais que je m’exposais davantage à des représailles.

Valphegas connaissait maintenant la vérité et je le savais suffisamment haut placer pour intimer mon ordre d’exécution aux Exécuteurs. Mais je le savais également prudent, il connaissait ma valeur au sein de la congrégation et devait sans doute songer que mon appui à la tour noire leur serait bénéfique. C’est ce que je désirais au fond de moi, qu’ils reconnaissent ma valeur plutôt qu’ils ne l’assimilent à mon héritage. Lorsque mon identité leur sera parvenu à leur oreilles, je serais déjà devenu suffisamment puissant  pour le leur faire comprendre moi-même. Remplir des papelards à n’en plus finir, renvoyer un rapport chaque semaine, un assassin n’a pas à dévoiler sa position sans cesse, cela évite justement d’être trahis et de faire échouer la mission. Saigo, quant à lui, ne savait pas assez de choses sur moi pour remonter ça à ses supérieurs. Et maintenant qu’il est tombé de son trône de crâne, je n’ai plus rien à craindre de lui. Les rôles se sont quelques peu inversés au sein de la faction. Il me restait encore tellement de chose avant de parvenir à mes fins. Mais tout ce petit monde se mettait en place petit à petit.

Le sentier commença à rétrécir gentiment. Celui-ci longeait la forêt de sapin en restant à l’orée de celle-ci jusqu’à arriver à un petit étang. La lune se reflétait majestueusement sur cette étendue d’eau, le silence rendait cette scène presque sinistre. Un lycan ou un Vampire en fond de tableau aurait rajouté un peu de vie à ce dernier. Seulement, bien que je ne perçoive la présence de personne autour de moi, je sentais un regard posé sur moi. Quelqu’un m’espionnait et dissimulait sa présence par une quelconque magie, je ne voyais pas autrement. Je continuais ma marche sans y prêter attention pour le moment, tant que je ne pouvais pas le localiser précisément, cela ne servait à rien de se précipiter. Je m’asseyais au bord de la rive et pris le temps de retirer mes bottes pour laisser tremper mes pieds dans l’eau. Allongé dans l’herbe, le ciel étoilé s’étendait devant moi vers le néant et l’infini. Un spectacle que je ne me lassais pas de contempler au moindre temps libre. Ce sentiment d’abandon et de liberté, cela me rappelait mes balades nocturnes à Kastalinn. Cela remonte déjà à une éternité tout ça, je me demandais comment allait Rania, la vampirette. Elle et moi partagions cette même liberté d’esprit, chacun retenu par le poids de notre passé. Il serait bientôt temps de me libérer des miennes …

Femme étrange – Excusez-moi, je ne pensais pas voir quelqu’un dans les parages à une heure aussi tardive. Puis-je me joindre à vous ?

Je penchais légèrement la tête en arrière pour découvrir la personne que je supposais être en pleine filature à mes basques. Pourtant, je ne ressentais pas la moindre once d’hostilité à mon égard en la regardant. Une femme plus âgée que moi, quelques rides se dessinaient autour de son sourire et de son regard amusé. Vêtu d’une large cape, elle me faisait penser à un pèlerin, les vêtements qu’elle portait étaient tous de mauvaise facture, croyez-en mon expérience de forgeron. Son dos arrondie me laissait penser qu’il s’agissait d’une Humaine plutôt âgée, sa canne l’aidait, d’ailleurs, à avancer lentement mais sûrement.

Garràn – C’est vous qui me suiviez depuis un moment, n’est-ce pas ? J’ai reconnu votre odeur.

Femme étrange – Oui, vous marchiez devant moi depuis un moment déjà, mais je n’ai pas osé vous interpeler. Vous sembliez perdu dans vos pensées.

Depuis tout ce temps, elle se trouvait derrière moi ? Avoir aussi peu de présence, c’était à la limite du risible. Si elle ne s’était pas présentée à moi, j’aurai pu soupçonner qu’il s’agisse d’un assassin confirmé, mais rien de cela. A la place, j’ai une mamie qui vient me taper causette. Cette vieille femme sent les fleurs et le potager, les légumes et les arômes fruités. J’imagine qu’elle doit travailler la terre lorsqu’elle a du temps. Je ne serais presque pas étonné qu’elle soit de famille avec le couple aubergiste. Mais bon, passons. Je me demandais bien pourquoi elle s’était aventurée aussi tard dans la nuit pour parler à un inconnu. D’autant plus que je ne portais pas de cape, la couleur de mes ailes était une incitation à la méfiance. Alors pourquoi ?

Garràn – Il n’est pas un peu tard pour se promener dans ces terres reculées ?




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Dernière édition par Garràn le Dim 10 Mai - 18:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Lavé de tout ses pêchés ...   Lavé de tout ses pêchés ... EmptySam 29 Fév - 10:59

Septième partie : Le file du destin


Je n’avais pas voulu être brusque au premier abord. Une si vieille dame, à cette heure … Le lac sembla s’animer quelque peu au rythme des courant d’air, les fluctuations de l’eau faisant vibrer la lumière de la lune sur nos visages. Je pouvais deviner sa chevelure blanche et ses yeux bleu clair. Si elle avait eu des ailes, elle aurait eu le fasciés d’une Stryge Blanche. Le sourire qu’elle affichait me prouvait qu’elle avait pleinement confiance en moi, comme si rien ne pouvait l’atteindre à ce moment présent. Une aura, se voulant rassurante, commençait à s’étendre autour d’elle, tel le déversement d’une cascade. Cela faisait à peine quelques minutes que nous avions entamé ka discussion et je me sentais déjà apaisé et décontracté. Je ne savais comment l’expliquer... Et comme pour me répondre, la vielle femme prit la parole et me regarda d’un air bien curieux.

Vieille femme – C’est lorsque que votre corps se dirige vers la solitude que votre esprit doit le rappeler à la raison, parfois, partager ses peines, quelques instants, permets d’alléger cette charge qu’est la solitude. Comment pourrais-je juger, moi qui suis simple étrangère ?

La vielle femme marquait un point et son franc parlé me plaisait. Je préférais moi-même être le plus sincère possible dans mes paroles et dans mes actes, sauf dans certain cas bien précis. Tourner autour du pot, ce n’était vraiment pas mon genre. La vieille femme s’approcha de moi et s’asseyait au bord de la rive pour me tenir compagnie. Elle aussi contemplait les étoiles au beau milieu de la nuit, son regard semblait jongler d’étoiles en étoiles à la recherche de surprises. J’avais la sensation de me retrouver avec Rania, qui elle aussi partageait ce plaisir indescriptible. Un silence apaisant s’installa peu à peu et le temps ralentit jusqu’à s’arrêter complètement. Mon regard s’était fixé sur la lune qui éclairait que l’orée de la forêt et la berge du lac, en tailleur, prenant une longue inspiration.

Garràn – Je ne me sens pas obligé de vous raconter ma vie. Cela ne me semble pas nécessaire.

Vieille femme – Si ce n’est pas nécessaire à tes yeux, dans ce cas, c’est qu’il n’y a rien d’insurmontable. La vie est un cadeau qui nous est offert par les divinités. Une chance de pouvoir déchiffrer les rouages de ce monde, car tant de mystère sont disséminé sur ces terres. Trop peu sont ceux parcourant les terres inconnues à la recherche de mystères et de trésor. Les jeunes gens ne savent pas à côté de quoi ils passent…


Je restais perplexe un instant, je ne voyais pas où elle voulait en venir. Si elle me sermonnait ou si elle pensait à haute voix. J’avais pourtant que faire de ses histoires, mais je l’écoutais tout de même, persuadé qu’il y avait un fond de vérité dans ce qu’elle pouvait raconter. La sagesse avait beaucoup à nous apprendre parfois, mais celle d’une Humaine, je ne pensais guère que ce soit approprié pour un Stryge noir de mon acabit. Je grimaçais du coin du visage et poursuivis la conversation.

Garràn – Peut-être … Peut-être … Mais il y a tant d’obstacle essayant de nous mettre des barrières dans les roues de nos jours. L’ascension devient difficile. La liberté est devenu quelque chose de surfait, la vie privé n’existe pas. *Et encore moins avec mon métier, puisque je saisie justement ces moments là* Je pense que ce ne sont pas les problèmes qu’à l’époque.

Au fond, tout n’était question que de pouvoir et de popularité. Si jamais je décidais de m’élever au rang de noble et que je m’appropriai un territoire pour le faire reconnaître en tant que ma propre possession, rien ne pourrais m’y opposer et j’entrerai dans la cour des grand, régnant à mon tour sur les peuplades d’une région. Je serais respecté et craint des citoyens, civils et étrangers de passage sur mon territoire. Cette popularité n’en est qu’une conséquence absurde. Ce n’est vraiment pas ce genre de noble que j’envisageais être. Non ! Loin de là ! J’espérais autre chose. Quelque chose de plus discret, de plus commun. Je ne voyais pas l’intérêt de se mettre en valeur, alors que le principal couvert qui m’était offert provenait de la congrégation. J’allais suffisamment dit à l’autre écailleux, rien ne pourra jamais passer avant la faction de l’ombre, rien ne m’en ferait plus plaisir ! Quelques choses de discret afin de pouvoir protéger cette famille sans être découvert. Mais qui ferait confiance à une jeune recrue montant les échelons quatre à quatre ?

Vieille femme – Il ne faut pas laisser le doute obscurcir tes désirs, ils sont le feu de ta passion, la lumière de tes plaisirs. Si rien ne les arrêtes, tes rêves tu réaliseras …

Ces paroles, elles me restèrent en tête et raisonnèrent durant de longues minutes dans mes oreilles. A l’entendre, cela semblait si facile, mais la réalité était tout autre et je ne comprenais décidément pas pourquoi elle dégageait autant d’assurance. Je m’étais enfoncé dans le plus profond de mes songes, cherchant la nature de ses mots, ceux de la vieille femme. Alors que le temps semblait reprendre son cour normale autour de moi. Les paroles de vieille femme me revinrent à l’esprit et mon regard se tourna aussitôt à côté de moi.

Rien. Il n’y avait plus personne. La vieille femme avait quittés les lieux sans dire mot. Je ne m’étais aperçu ni de son arrivé, ni de son départ. A croire qu’elle n’avait été qu’une simple apparition fantomatique. Mais je décidais de prendre ses paroles comme telle et les garder en mémoire, je ne devais pas détourner mon regard de la route que je m’étais fixé, rien ne pourra barrer mon chemin, tant que je continuerai d’y croire. Un frisson parcourra mon corps et je replongeais mon regard dans le reflet des astres à mes pieds. Le spectacle était quand même magnifique, je n’arrivais pas à m’en lasser. La disparition de la vieille femme n’avait pas affecté ma sortie nocturne et celle-ci repartait de plus belle au rythme des courants glacials de fin d’Hiver.




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MessageSujet: Re: Lavé de tout ses pêchés ...   Lavé de tout ses pêchés ... EmptyDim 10 Mai - 20:38

Huitième partie : Visite non-guidée



Accompagné d’une patience certaine, je finis par apercevoir levé du jour sur le bord de la rive. Je m’étais lentement assoupi à la belle étoile en attendant les premiers rayons de soleil. Après quelques heures, celui-ci se décida et entama son ascension quotidienne vers son zénith. De mon côté, je m’étirais avant de reprendre le voie du sentier pour retourner à l’auberge et y prendre mon petit déjeuné. J’espérais simplement que Baël n’ait pas eu le temps de retourner la vieille brique perdu aux pieds des montagnes.

Baël – T’étais passé où ? J’me suis ennuyé moi !

Garràn – Et quoi ? Tu voulais me casser les oreilles dés l’réveil ? Non merci. Je commençais à rassembler mes affaires dans ma besace, nous allions reprendre la route. On y va.

Mon repas m’attendait sur le bureau dans ma chambre, le tenancier s’était chargé de me le laisser, voyant mon absence de l’auberge. J’avais donc pu satisfaire ma panse avant de préparer mes affaires pour partir. Je n’oubliai pas de remercier le couple d’Humain pour leur hospitalité puis, je pris le sentier rocailleux qui s’offrait à moi, celui menant aux ruines grises. Malheureusement, le temps s’était détérioré au fur et à mesure de l’avancement de la mâtiné, bientôt il se mit à pleuvioter, assombrissant le ciel de multiple nuages gris. Abriter sous ma capuche, les bottes prenant l’eau des flaques du grand chemin de pierre, je continuais à m’enfoncer dans les recoins grisonnant des anciennes ruines Stryge. Petit à petit, des amas de pierre taillés brisés commençait à entourer les bordures du chemin. Ce dernier avait été déblayé justement pour laisser les gens circuler librement pour se recueillir, mais rien n’avait été réparé ou remis sur pied. Il s’agissait d’une zone abandonné ou tout n’était que ruines et désolation. C’est également ici ou chaque Stryge venait se recueillir pour laver ses péchés ou avancer dans sa vie. Personnellement, je ne savais pas trop. Je n’avais jamais eu l’occasion de visiter ces lieux devenus mythiques avec le temps, ni même mi rendre avec les Stryges, ni l’or de mes voyages. Je n’avais pas eu l’occasion de me rendre dans l’Est et je préférais éviter de me rendre ici à la sortie de l’arène où avant d’y aller, pour des raisons personnelles.

On pouvait deviner la base de la tour grise un peu plus loin, bien que celle-ci soit littéralement détruite, il n’en restait pas moins d’un étage encore visitable, sans compter les sous-sols si ces derniers ne sont pas inonder. Les débris du haut de la tour s’était abattu sur le village qui s’était construit à son pied, preuve que les Stryges s’entendaient également bien avec les Humains. Malheureusement, la guerre civile fut bien plus de dégâts que de simple opposant politique, la tour toute entière fut toucher et détruite, sans compter le village d’Humain qui résidait ici. Dommage collatéraux diront-ils. Des maisons en  mille morceaux, un moulin démantelé, une église dont il ne restait plus que la façade. La désolation se respirait à plein nez ici, pourtant c’est ici que venait se recueillir mes confrères et nos « pires ennemis ». Quelques écriteaux avaient étés plantés sur le chemin pour aider les pèlerins à se repérer, je n’avais donc qu’à suivre ces panneaux pour me guider vers l’autel de Meruyk, Grand Dragon Réunificateur. Le tenancier de l’auberge m’avait informé que l’autel était facile à trouver et facile d’accès, certainement à l’intérieur de la tour, au milieu de la grande place au 1er étage. Si la construction de l’ancienne tour ne différait pas de la notre actuellement, alors l’autel se trouverait au centre de la place.

Baël – C’est impressionnant ! Je ne pensais que l’on pouvait construire des tours aussi gigantesque et massive à l’époque. Mais en même temps, c’est plus facile quand on sait voler.

Garràn – Ces tours servait principalement à abriter la population Stryge, même si leur nombre à diminuer et nos tour devenu plus étroite, il fallait bien donner un toit à tout le monde. Elle n’était pas seulement plus massive que les tours jumelles, mais bien plus grandes également.

Je continuais mon exploration dans les ruines, les yeux grands ouverts. Je restais admiratif devant tant de travail et tant d’échec. L’intérieur était tout autant plus majestueux et préservé, abrité de la pluie, du moins partiellement, et de tout autre intempérie. L’on pouvait voir encore les blasons des familles les plus respecté entre ces murs à l’époque, les habitations et construction notable en rez-de-chaussée d’une tour : les habitations de la garde d’entrée ainsi que la base de la garnison, une fontaine en plein milieu, l’accès aux sous-sols bien barricadés, certainement à cause des inondations malheureusement. L’on pouvait même deviner sur les monticules de bois moisis et émiettés quelques bouquins jaunit et d’autre article resté sur place depuis le jour de la dissociation, certainement les étalages marchand qui ont été oublié. Ce qui forçait le respect en ces lieux était le fait, selon moi, qu’aucun blason n’avaient été volé ni dégradé par le temps, certainement dû au respect que les Dùralassiens avait vis-à-vis des Stryges originelles, en leur mémoire. Au fond à droite de la place, l’escalier menant aux étages supérieur ou ce qu’il en restait s’éclipsait derrière le plafond, les marches suintantes d’eau, signe qu’il y avait sûrement quelques pierres en moins à l’édifice à l’étage du dessus. Tout est éphémère, sauf le temps qui passe.

Je passais devant les maisons laissées à l’abandon, me dirigeant directement vers les escaliers, je ne comptais pas m’attarder trop non plus. Juste le temps qu’il me faudrait pour me recueillir à l’autel de la tour. Pourtant, j’avais la sensation de n’être pas seul dans cette tour, comme si, comme l’autre nuit, quelqu’un m’espionnait dans l’ombre. Peu de chance qu’il s’agisse de la vieille femme cette fois-ci. L’on verra bien lorsque je serai à l’étage suivant…




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MessageSujet: Re: Lavé de tout ses pêchés ...   Lavé de tout ses pêchés ... EmptyJeu 11 Juin - 22:20

Neuvième partie : La foi du Dragon Blanc


Une fois les dernières marches mousseuse gravis, je pus enfin découvrir l’immense place servant autrefois d’étage d’habitation et de place de représentation, en déduisent ces monticules de pierre surplombant la place et derrière lesquels une sorte d’escalier de pierre sécurisé jusqu’en haut par de vieilles planches en bois, du moins pour celles qui étaient restés sur la construction. Il y en avait deux, l’une sur la petite place qui s’offrait aux escaliers menant à l’étage inférieur, et l’autre que je pouvais deviner au loin se trouvait sur la grande place, près de ce qui restait de l’escalier menant à l’étage supérieur. Bien entendu, ceci n’était pas réellement la place de l’autel de la tour, mais un autel en mémoire aux Stryges originels. Si, comme les Stryges noirs, ils édifiaient leur culte religieux près du sommet de la tour, alors nous ne pourrions malheureusement pas en trouver les traces. Plus de la moitié avait été détruite lors du conflit qui les a anéantis. Nous ne sommes qu’aux étages dédiés à la population basique de la tour, loin des nobles et des puissants combattants, loin de la religion  et des compartiments dédiés à leur souverain. Je me demandais bien d’ailleurs si leur dirigeant était un patriarche ou une matriarche ? Peut-être les deux ? Qu’importe … Le temps avait tout ravagé et il ne restait plus rien de tout cela, juste une tour détruite dont les ruines en sont sein semble résister encore et toujours à la fatigue du temps.

Alors que je me rapprochais pas à pas de la grande place de l’autel, passant devant les maisons en ruines et les ruelles abandonnées, je fronçai le sourcil en croyant avoir vu une hallucination. La distance qui nous séparait ne me permettait pas d’identifier l’individu, mais j’étais sûr et certain que quelqu’un avait les yeux posés sur moi et plus je me concentrais pour deviner sa silhouette, plus j’avais la sensation d’être attendu. Machinalement, je pressais le pas pour rejoindre cette personne, que je pouvais deviner recouvert d’une capuche ou d’une veste ample. Baël restait dans mon sillage avant de disparaître sous son voile d’obscurité. Il m’assura de rester à proximité et qu’il ne resterait qu’en simple spectateur pour ne pas faire de vague. Je fus d’abord surpris par son comportement bien docile, lui qui n’est pourtant qu’un nid à problème d’ordinaire. Mais satisfait que, pour une fois, il reste sage, je m’étais contenté de lui rendre son sourire malicieux tout en continuant à avancer vers l’autel.

Garràn – Tant mieux, je n’en aurai pas pour longtemps je pense. Le temps de prier quoi …

Une immense statue avait été édifiée derrière l’autel, le chemin y accédant était délimité par une petite allée rehaussée du sol, entouré de grandes coupelles en fer servant pour l’encens. Devant l’autel, une personne se tenait là, priant à genou, un immense manteau gris la recouvrant. Sans dire mot, je vins m’installer à côté, m’installant à mon tour afin d’en faire autant. Je joignais mes mains et inclinais légèrement la tête tout en fermant les yeux. J’étais venu ici pour me recueillir, me racheter de mes erreurs passées afin de pouvoir avancer. Equinoxe me l’avait que trop souvent rappelé : « Les chaînes du passé », tout ça tout ça … Maintenant j’allais pouvoir tirer un trait sur tout ça, preuve en sera mon ambition grandissante. C’est ce genre de chose qu’il me manquait encore, une ambition sans limite. Ne s’arrêter que sur le passé serai une erreur, même si les civilisations actuelles sont toutes aussi arriérées les unes que les autres, mêmes si l’injustice règne sur ce monde, je n’aurai qu’à surmonter cela par mes propres fait d’armes, mes propres exploits et succès. Quand aux problèmes que la tour noire pourrait m’apporter à l’avenir, je n’aurai qu’à devenir suffisamment fort pour surmonter tout ça ! Ce n’est qu’un travail sur soit même, rien de plus.

Inconnu – Et bien dite moi … Vous prenez très à cœur votre prière. L’inconnu se releva et tourna les talons avant de s’arrêter quelques pas plus loin. C’est étrange vous ne trouvez pas ?

Garràn – Non, pas vraiment. Je dirais que vous aviez vu juste sur moi.

A mon tour, je me relevais pour faire face à l’individu que j’avais parfaitement reconnu. Cette voix frêle et tremblotante. Je ne fus aucunement surpris de découvrir la vielle dame de l’autre jour ici. Je n’avais pas caché mes intentions, ni même mon apparence, mais comme la dernière fois, j’avais ressenti cette même sensation d’être observé. Je n’arrivais pas à la cerner, son visage ridé et sa chevelure grisée lui tombant sur le visage, ce sourire apaisant. J’étais sûr d’avoir cette même personne devant moi par la cicatrice reconnaissable barrant son visage et recouvrant son œil gauche. Pourquoi une si vieille personne tenait tant à m’espionner ainsi ? Et pourquoi ce sourire bête devant un Stryge noir, même après avoir été découvert ? J’avais pas mal de question à lui poser, mais elle prit l’initiative de la parole et me laissa confus, tout simplement.

Vieille Dame – Ce démon t’accompagne ?

Garràn – Vous arrivez à le voir malgré son voile ? La vieille dame acquiesça, attendant ma réponse. En effet, il m’accompagne.

Baël – On dirait que je suis grillé ! Le petit démon apparu au-dessus de nous, tout aussi surpris que moi. Ce dernier marmonna entre ces dents, puis redescendit près de moi. Hmm … Alors tu es comme ce serpent.

Vielle Dame - La vielle femme ne me laissa pas le temps de poser ma question, s’appuyant sur son bâton de marche. Il y a longtemps, je pratiquais la magie du vide, ce que l’on appelle communément de nos jours une Ensorceleuse. Ce qui explique pourquoi je vois ton ami invisible ici présent.

En effet, les termes magies du vide ne me laissaient pas indifférent. Equinoxe était comme elle, un puissant mage utilisant des forces inimaginable et surpuissante, à la différence près qu’elle ne portait aucun livre sur elle.  Et elle paraissait plus humble que lui … Qu’avait-elle à me dire pour faire irruption ici ? Pourquoi m’avait-elle suivi ?




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Garràn
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Garràn

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MessageSujet: Re: Lavé de tout ses pêchés ...   Lavé de tout ses pêchés ... EmptyLun 22 Juin - 23:11

Dixième partie : Triste vérité



Durant de longues minutes, un silence malaisant nous entourait pendant que nous nous affrontions du regard. A vielle femme portait toujours son sourire bienveillant, mais ce n’était plus mon cas. Je n’aimais pas que l’on se moque de moi, ni que l’on me mente. Dans le cas présent, j’avais la sensation qu’il s’agissait des deux en même temps. La vieille femme prit d’abord la peine de se découvrir en retirant sa capuche, dévoilant ainsi une chevelure soyeuse et immaculée. Ses prunelles aux couleurs du ciel avait ce de particulier, il arrivait à me déstabiliser. Sous sa large cape, une toge tout aussi blanche, dont le blason représentait une couronne de gui, se dessinait. Membre d’un culte ou d’une religion, je n’avais pas la moindre idée de ce que cela pouvait représenter, mais j’avais la sensation qu’il s’agissait d’un point important que je devais impérativement résoudre pour connaître l’identité de cette femme. Elle s’approcha de quelques pas et me dévisagea, me jaugeant ensuite de la tête aux pieds. Surpris par la familiarité de la vieille femme à mon égard, je reculais d’un pas et fronçais les sourcils.

Garràn – Je peux savoir ce que vous faites ?

Vieille femme – C’est plutôt rare de voir un Stryge noir aux yeux bleus … Et cette mèche blanche … Qu’est-ce donc ? Demanda-t-elle, surprise par autant de traits peu communs. Un héritage ?

Garràn – C’est ce qui se dit, effectivement.  Continuais-je d’un ton neutre. Pour quel raison je vous intéresse ? A la regarder de plus près, son visage ne m’était pas inconnu, du moins, j’avais l’impression de l’avoir déjà vu quelque part … On se connait ?

La vieille femme pouffa de rire, comme si je venais de sortir une énormité. Elle porta sa main à sa bouche et s’excusa de son comportement familier. Décidément, je n’arrivais pas à la cerner, mais ce qui était sûr, c’est que si elle continuait, je n’allais pas me priver de la découper ici même. Qu’il s’agisse d’un territoire neutre ou non pur les Stryges, je n’en avais cure si l’on se payait ma tête ! La vieille femme remarqua mon énervement et prit le temps de m’expliquer tout ce ci.

Vieille femme – Bien sûr, je te connais bien … Garràn.

Je fronçais d’autant plus les sourcils lorsque celle-ci prononça mon nom. Comment pouvait-elle savoir comment je m’appelais. L’on ne s’était pas présenté lors de rencontre nocturne et je n’avais pas fait usage publiquement de ce nom à quiconque, outre les membres de la congrégation que je considérais comme ma patrie. La seule explication rationnel serait qu’elle ait fait partie de la faction il y a bien longtemps où que celle-ci ait un contact au sein de notre organisation, ce qui serait fâcheux. Je croisais les bras et lui fit signe de la tête qu’elle avait toute mon attention. Elle avait plutôt intérêt à m’expliquer tout ceci, cette machination grotesque uniquement pour me rencontrer.

Vieille femme – Je ne suis pas sûr que tu sois prêt pour l’entendre mon petit Garràn, visiblement ton Père ne t’as pas beaucoup parlé de moi.

Garràn – Vous me connaissez via ce traître de Midos donc. Le fait qu’elle sache que je sois son fils m’avait purement troublé et je peinais à garder mon calme. Un tel secret n’aurait pas dû se savoir, j’étais le seul au courant de ça. Alors comment ? Comment savez-vous tout ça ?

Vielle femme – Sache qu’avec toi, nous sommes trois à savoir cela. La vieille femme s’approcha de nouveau et désigna mes yeux ainsi que ma mèche blanche, éléments qui m’avait valus tout un tas de moquerie et de surnom absurde durant ma formation à la tour noire. Ceci est mon héritage Garràn. Je t’ai porté en moi avant de te voir naître et grandir jusqu’à un certain âge.

J’en étais resté bouche bé, ne sachant comment réagir, ne sachant quoi penser. S’agissait-il au moins de la vérité ? Pourtant lorsque je la regardais maintenant, je ne pouvais y contempler les similitudes que nous avons tout deux. Plus j’essayais de chasser cette mascarade de mon esprit et plus il me paraissait évident que l’on soit de la même famille. Je savais pertinemment que je n’avais jamais failli à ce secret et que Mère était en réalité encore en vie sans que je ne sache où elle se trouvait. Il était donc tout à fait probable qu’il s’agisse d’elle, mais la surprise m’avait littéralement immobilisé. Et plus le silence se prolongea, plus la colère monta également.

Garràn – Je … A-Admettons que tu dises vrai. Où étais-tu durant ces vingt dernières années ? Et qui est cette troisième personne à savoir ce secret ?

Vielle femme – Raconte moi d’abord ce qui est arrivé à ton Père, s’il te plaît.

Normalement, j’aurai tout simplement refusé et rétorqué qu’elle s’explique avant, mais je ne savais pourquoi, je lui racontais tout dans les moindres détails : Les humains qui nous ont chassés, notre voyage jusqu’à la tour noire, le comportement de Pè … Midos, sa capture et son exécution sur la place publique à l’entrée de la tour, ces mots qu’il m’avait glissé avant sa décapitation. Finalement, je n’avais gardé c’est affreux souvenir que pour ce moment présent. Rien d’autre. Cette ordure n’avait eu que ce qu’il méritait, il ne méritait pas le titre d’ambassadeur de la mort et encore moins celui de Père. Mais à ses mots qui sortirent tout naturellement de ma bouche, je me vis recevoir une gifle de la part de la vieille femme, comme si les vingt ans qui nous séparait n’avaient jamais existés. Elle faisait preuve de bien trop de familiarité avec moi, alors que l’on ne se connait que par ma naissance et son histoire avec ce Midos.

Vielle femme – Ne parles plus de lui comme ça, et encore moins devant moi ! Je pense que nous avons beaucoup à échanger, mais avant ça, j’aurai aimé t’expliquer pourquoi je n’ai pas pu venir te voir avant.

La vielle femme refoula quelques mauvaises pensées, secouant discrètement la tête, mais passez discret pour m’échapper. Elle prit alors une grande inspiration et retira sa cape grisâtre, révélant ainsi la toge blanche quelle portait ... Mon cœur se serra férocement, comme si quelqu’un cherchait à le broyer de ses mains. Je sentais mon esprit perdre la raison et halluciner. Mes dents se serrèrent également jusqu’à m’en faire souffrir les gencives, de la manière que mes ongles se plantèrent de la paume de ma main, laissant s’écouler quelques gouttes de sang. En face de moi, ce que j’avais pris pour une vieille femme ordinaire, cette femme que j’avais finie par écouter et croire à mesure où l’on s’expliquait, cette femme … avait derrière elle … une paire d’aile comme les miennes, mais de couleur blanche. Ainsi, les pires scénarios possibles défilèrent dans ma tête à toute vitesse. Je ne savais pas comment réagir ni comment interpréter tout ça. J’avais une furieuse envi de la découper, mais également de m’ouvrir le ventre. Je ne voulais pas entendre davantage. Moi qui espérais retourner à la tour noire pour dévoiler la vérité par la force de mes poings, avec une histoire pareil, s’était l’exécution instantanée.

Garràn – Tu t’es bien payé ma tête saleté de pigeon ! Tu désirais m’amadouer pour mieux m’attraper ! Je sais pertinemment que vous n’être pas mieux que nous question expérimentation et cobaye en tout genre ! Les Dùralassiens se fourvoient en vous admirant et en vous prenant pour des fervents protecteurs de la justice ! Les larmes m’en coulaient tellement la rage me prenait au ventre. Mon sang bouillonnait  à l’intérieur et je finirais par ne plus pouvoir prendre sur moi. Vous n’êtes que des usurpateurs qui se croient tout permis ! Vous vous sentez tous supérieur à la vie des autres, vous ne valez pas mieux que tout ces Stryges noirs qui prenne un malin plaisir à tuer tout ce qui bouge et à malmener les autres races. Continuais-je possédé par le désespoir de la vérité.

Vieille stryge blanche – Tu te trompes sur mon compte. Je sais pertinemment ce que valent les Stryges, blancs comme noirs. C’est d’ailleurs pour cette raison que je suis parti en exile avec ta sœur loin, très loin vers le Nord, par delà les montagnes du Baldors. Comme tu peux le voir, nous n’avons pas les mêmes plumes, mais le même sang. Écoute-moi.

Garràn - Suffit !! Je t’ai assez écouté ! Saisissant ma dague à ma ceinture, je m’ouvris la paume de main gauche et fit couler le sang entre nous. Le même sang tu dis ?! Si tel est le cas, alors je me ferais un plaisir de te trucider pour m’avoir fait connaître l’enfer ! La vieille Stryge avait perdu son sourire et son regard indiquait clairement qu’elle regrettait tout ceci. Toi et l’autre abrutis, comment en êtes vous arrivez à vous côtoyer ?! Hein ?! Vous n’vous êtes pas dit qu’en copulant malgré votre différence, vos enfants ne subiraient pas les mêmes discriminations ? Bien sûr que non. Ce que vous avez fait était purement égoïste.

Vielle Stryge Blanche – Tu ne peux pas dire ça ! Tu ne connais rien à la guerre, tu ne sais pas ce que s’est de perdre ses amis et sa famille un à un. Tu n’as jamais vu l’horreur de la guerre et les champs de cadavres d’après guerre. Alors comment peux-tu dire ça ?! Si nous avions fait ce choix, c’est parce que tout deux, nous voulions mettre un terme à cette guerre en …


Garràn - … en mettant au monde les premiers Stryge gris depuis la séparation des grands Dragon, je me trompe ? Vous pensiez mettre un terme à la guerre en donnant naissance à des enfants dont les ailes seraient uniques ? Mais savez-vous au moins à quel point les Stryges, Blanc comme noir, sont jaloux et possessif ? A quel point ils sont belliqueux ? C’est même une chance que mes ailes n’aient pas eu cette teinte maudite. Il y a longtemps qu’elles m’auraient été arrachées … et moi je ne serais pas là aujourd’hui. Et je ne parle même pas des autres races qui peuplent cette terre.

L’air s’était refroidi depuis peu. L’on pouvait entendre résonner la pluie qui s’abattait sur la tour grise, laissant couler l’eau à travers les diverses fissures. L’ambiance était électrique et nous nous faisions face sans jamais démordre de notre vision des choses. J’avais déjà pris ma décision au fond de moi, mais le temps défilait bien trop vite et je ne parvenais pas apprendre l’ascendant sur notre conversation. Elle aussi ne parvenait plus à retenir les larmes qui s’échappaient de ses yeux clairs, la vérité lui avait transpercé le cœur, se rendant compte des crimes qu’elle avait commis. Je n’avais hérité que de leur physique, mais pas de leur idéaux. Je m’étais fait une raison sur les peuples Stryges, je ne pouvais pas les encadrer. Malheureusement, mon destin était lié aux tours jumelles et je finirais par être la proie, non pas d’une tour, mais des deux tours en même temps et ce, pour les mêmes raisons. Pour une fois, ils auront un but commun, celui de mettre fin à mes jours le plus rapidement possible et en toute discrétion. Mais je n’étais pas le seul qui devait craindre pour sa vie. Un peu plus tôt, elle avait mentionné que j’avais une sœur. Il serait bien que j’en apprenne un peu plus à son sujet, mais d’autres détails manquaient à l’appel.

Garràn –Je veux bien croire à cette histoire délirante. Mais comment expliques-tu la disparition de Midos ? Pourquoi il n’a pas juré fidélité à la matriarche ? Pourquoi a-t il préférer vivre  dans les montagnes ? Et pourquoi je ne me souviens pas de votre présence dans la maison ? Il y a bien trop d’incohérence. Expliques toi …

Vieille Stryge Blanche – Midos et moi, nous nous sommes rencontrés il y a plus de vingt ans maintenant. Nous avions chacun reçu l’ordre de ramener un artefact relativement puissant se trouvant quelque part dans les montagnes des Baldors. Nos escouades étaient donc amenée à se croiser et à se battre jusqu’à la mort. Pourtant, ni Midos ni moi n’avions le dessus sur l’autre. A force de nous combattre, nous avions finis par sympathiser, loin des sociétés Stryges. C’est ainsi que nous nous sommes connus. Elle humecta ses lèvres et essuya ses larmes avant de poursuivre son histoire. Nous sommes ensuite rentrés chacun dans notre tour, expliquant l’échec de la mission qui nous avait été confié. Comme tu le sais, Midos était l’Ambassadeur de la mort, celui qui faisait le lien entre Onze que tu dois connaître et la matriarche.

Garràn – Il est mort, par la main de son fils il paraît. Le trône de crâne est tenu par un inconnu sorti de nulle part. Bref, passons …

Vieille Stryge Blanche – Il était également le petit frère de l’ancienne Matriarche.

La nouvelle me sidéra une fois de plus. Si je comprenais bien, la matriarche actuelle et moi étions comme cousin. Celle-ci et le Patriarche désiraient tout deux qu’un pacte de non-agression voit le jour pour faire cesser les combats. Trop de sang avait coulé. Si nous nous sommes rencontrés, c’est par ce que les groupes religieux et les dirigeants des purificateurs, ainsi que des exécuteurs, s’étaient accordés pour dire qu’il était temps d’éradiquer leur opposant avec une relique du passé. Celle-ci fut d’ailleurs détruite pendant notre affrontement. Elle prit à nouveau un temps avant de poursuivre, manquant de souffle certainement à cause de son âge et du choc émotionnel qu’elle avait subi aujourd’hui. Ton Père et moi, nous nous sommes retrouvés plus tard, respectant notre promesse, en prétextant le besoin d’une fouille approfondi quand à la relique détruite. Nous pensions nous en tirer avec un pieux mensonge comme celui-ci, alors que nous étions tout deux des membres important dans la hiérarchie de nos tours. Il avait simplement fallut qu’une tragédie arrive pour que cette mascarade tombe à l’eau.

La garde de Midos était venu le retrouver et tombèrent sur notre petite famille qui se construisait petit à petit. Ils étaient venus annoncer la mort de la Matriarche, mais ils ne repartirent jamais pour garder le secret de cette famille. Plus tard, Midos décida de rentrer pour assister aux funérailles de celle-ci ainsi qu’à la succession du trône, mais la vérité qu’il découvrit derrière cette ascension le révolta plus que tout. Lorsqu’il me revint, il avait changé du tout au tout et savait que nous ne pourrions pas vivre bien longtemps ensemble. Votre reine avait été empoisonnée par les adeptes du Dragon qui n’appréciaient guères cette tendance pacifiste qu’elle avait. Il savait que, dorénavant, sa sœur ne pourrait plus le couvrir. Ce sont les adeptes qui se sont chargés de gouverner la tour noire à travers la jeune fille innocente qui apprenait à agir en tant que Matriarche. Vous aviez tout deux à peine cinq ans lorsque Midos fut banni de la tour noire. Pour ma part, je m’étais retiré subitement de l’armée purificatrice, soulevant l’interrogation du peuple Stryge blanc. Nous étions obligés de tout quitter pour préserver notre famille. C’est à peu près à ce moment là que nous avions pris la décision de vous faire oublier ces cinq ans passé à nos côtés. Chacun de nous devait partir avec un enfant en espérant que pousse vos ailes grises, mais malheureusement, aucun miracle ne se produisit. Ta sœur Sygah à hérité de mes ailes et du caractère bien trempé de ton père, quant à toi … c’est de moi que tu tiens cette passivité, ces mèches blanches et ces yeux clairs, mais c’est de ton père que tu tiens tes ailes.


Vieille Stryge Blanche - Chacun de vous êtes nés avec une particularité physique qui vous auras causé du tort, mais arrête moi si je me trompe, cela t’as rendu plus fort. Pour ce qui est de la réaction de père, il avait probablement décidé de te former au sein de la tour à l’origine, avant que n’arrive la tragédie. Il voulait te savoir fort et courageux, quitte à ce que tu le haïsses de tout ton cœur …

Je restais sans voix à l’écoute de cette histoire. Il y avait beaucoup trop de similitudes avec ce que je savais, je ne pouvais donc que croire ce qu’elle m’affirmait. Mais l’histoire tragique de notre famille ne me bouleversa pas pour autant. C’était plus le fait d’être introduit dans cette histoire tordue qui  me mettait en rogne. Et comme pour mettre un point final à tout ceci, elle me dévoila la cape de sa toge qui me rappelait celle de Père, mi-blanche, mi-noire. Cela raviva la haine que j’éprouvais pour lui, une haine viscérale et intarissable qui s’était développé tout au long de ma misérable vie. C’est grâce à cette haine envers lui que j’étais devenu plus fort et non pas parce qu’il le souhaitait. Il s’agissait de ma propre décision ! Pas de la sienne ! Elle m’avait pourri la vie de part mon apparence et lui de par sa trahison envers les Stryges noirs. J’avais vécu un enfer à l’intérieur de ces murs, j’étais devenu un assassin hors pair dans l’unique but de fuir la tour car je savais que la vérité éclaterait un jour ou l’autre. La preuve en est, il y a bientôt quatre ans, ce Saigo avait ouïe dire que ce traître avait eu un gosse. J’étais devenu un assassin solitaire survivant sur la vie des autres avant de rejoindre la congrégation et d’y prendre du galon. Avec l’autorité que j’avais su m’approprié, je me savais maintenant intouchable et je n’avais donc plus rien à craindre de la tour noire. Je désirais vivre ma vie en tant que Stryge libre, il n’était donc pas question que je rejoigne leur rang après tout ce temps passé à vagabonder et à fuir les exécuteurs.

Garràn – Tu pensais que j’allais représenter l’espoir des Stryges … Je peux t’assurer que je me chargerai de réduire cet espoir à néant. Si ma sœur représente l’espoir, alors moi je suis l’incarnation du désespoir ! Je ferais payer à tous ces stryges leur irrationalité et leur abus de pouvoir. Ils se cachent derrière des lois et des titres pompeux, mais ce n’est rien d’autre qu’un ramassis d’ordure. Je vais vivre ma vie comme je l’entends, tu m’écoutes ? Je ne serais porteur d’aucun espoir et je vais le prouver ici et maintenant … en versant ton sang sur cet autel derrière moi. Jamais je ne tolérerais d’être l’enfant de deux imbéciles pensant pouvoir changer le monde simplement avec la nature de leur relation ! Je vais donc commencer ma nouvelle quête avec toi ! Je vais éliminer tout ces Stryges qui se croient tout permis en les expédiant dans l’outre monde ! Et je vais me faire un plaisir de commencer par toi ! Mère !




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