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 Contexte de Dùralas

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Dilon Deraborne
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MessageSujet: Contexte de Dùralas   Sam 12 Sep 2015 - 0:07


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La Genèse

Le Premier Âge

Le Deuxième Âge

Le Troisième Âge

Le Quatrième Âge

Le Cinquième Âge - Construction






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MessageSujet: Re: Contexte de Dùralas   Sam 12 Sep 2015 - 0:08

La Genèse



Au début, il n'y avait rien. Le monde de Dùralas ne se résumait qu'à une terre aride, avec un climat très chaud, des remontées de gaz, des mini-volcans parsemés sur le territoire, de la roche noirâtre. Cette terre ressemblait en tout point au climat des Sombres montagnes de Kanaan, qui auraient été réparties sur tout le territoire. Cet "ancien monde" était stoppé au sud par de l'eau gazeuse et très chaude, qui deviendra plus tard La mer Van Hallen et les Mers maudites, et par une immense étendue de glace au nord que nous appelons La banquise. Les conditions de vie étant compliquées, il n'existait pas encore d'êtres humanoïdes (non divins) à Dùralas, mais des créatures beaucoup plus grandes, beaucoup plus imposantes, beaucoup plus... Terrifiantes. Oui, oui, les dinosaures régnaient en maître dans ces contrées, accompagnés des dragons, des insectes géants, des démons, des anges, et autres créatures qu'il est rare de croiser désormais. C'était il y a plusieurs millions d'années.


Puis il y eut du changement. Il y a de cela 25.000 ans environ, le climat de Dùralas s'adoucit considérablement -Intervention divine ? Phénomène naturel ? Cataclysme ? Magie inexpliquée ?- Certains racontent que ce sont les dragons, de leurs puissant souffle magique de glace, de feu, de foudre, qui auraient remodelé le territoire par colère. A chacun son hypothèse. Ce dont on est sûr en revanche, c'est que cette mystérieuse perturbation eut plusieurs impacts sur la nature : à l'Ouest s'étendit une forêt gigantesque, La forêt Sylfaën, de laquelle naquirent Les Elfes, ainsi que plusieurs créatures sylvestres, dotées de facultés extraordinaires pour certaines (licornes, fées, cervidés, ...) ; à l'Est, la roche déjà présente se glaça et grossit à vue d’œil, comme si la terre souhaitait s'élever en direction du ciel. C'est dans la pierre de ces jeunes montagnes, Les montagnes du Baldor que furent façonnés Les Géants, puis Les Nains.
Au milieu du territoire, soit sur la terre du milieu, on raconte qu'un gigantesque dragon, au souffle dévastateur aurait, dans une colère noire, réduit toutes les pierres à l'état de poussière, ce qui aurait créé Le Désert de Harena. Même si les plus pragmatiques expliquent que les rochers se seraient simplement effrités au fil des années, donnant naissance à cette étendue désertique. Qu'importe la version ! Ce que l'on retiendra, c'est que c'est sur ce territoire sableux que Les Orcs firent leurs premiers pas, donnant naissance à la plus ancienne race nomade connue jusqu'à présent.


Concernant la région méridionale de ce Nouveau Monde, soit au sud, il s'y trouvait, en ce temps, un démon marin qui adorait la musique. On l'appelait le Seigneur de la tempête, ou, plus simplement, La Tempête. Il cherchait à tout prix des êtres qui comprendraient sa musique. Après plusieurs échecs, il rencontra une elfe, appelée La Muse dans les légendes. La Muse était calme, douce et appréciait la mélodie, à l'instar de la Tempête qui prônait la violence et la destruction. Après un accord commun, ils donnèrent naissance à deux êtres, qui seraient le fondement de leur race. Ces enfants étaient les premiers Abyssaux, et ils étaient destinés à vivre sous le joug du lyrisme et de la musique. Mais un beau jour, une dispute éclata : tandis que la Tempête voulait chanter pour la guerre, la Muse préférait la paix. Chacun d'eux prit un Abyssal, et ils partirent chacun de leur côté. C'est ainsi que fut créé le schisme entre les Abyssaux de la Tempête et es Abyssaux de la Muse. On raconte d'ailleurs que le Seigneur des tempêtes et la Muse se seraient ensuite réincarnés dans des monstres marins, qui immortaliseraient leur lutte sans fin : D'un côté, il y aurait Le Kraken, résidant dans les Mers maudites ; et de l'autre, Melpoména, qui vivrait dans la mer Van Hallen. Il est possible de trouver plus d'indications dans l'ouvrage intitulé Les 12 Premiers Nés qui narre le récit des origines des Abyssaux.





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MessageSujet: Re: Contexte de Dùralas   Sam 12 Sep 2015 - 0:10

Le Premier Âge



En une petite centaine d'années à peine, les dinosaures, insectes géants, anges, démons, dragons avaient progressivement déserté les terres dùralassiennes pour laisser place à des races pensantes, intelligentes, et douées de parole, qui domineraient désormais ce monde fantastique. Cinq races avaient donc vu le jour presque en même temps : les Elfes - les Géants - les Nains - les Orcs - les Abyssaux. Chacune restait dans son coin et se développait petit à petit. On vit bientôt l'émergence des premières cités, celle d'Arborempolis chez les Elfes, celle de Kazhar chez les Nains. Ces cinq espèces étaient dans un état tout à fait primitif, et il leur fallut un certain temps avant de développer plusieurs facultés, telles que la parole, l'ingéniosité, la connaissance.. Les décennies passèrent, puis les siècles, puis vinrent les rencontres inter-raciales : les Nains furent rapidement en bon terme avec les Géants - même s'ils ne se comprenaient guère - et les Elfes furent, curieusement, les premiers à commercer des ressources, biens matériels, nourritures, avec les Orcs. Les Abyssaux, quant à eux, ne sortaient pas de leurs eaux, et préféraient se chamailler musicalement sous l'océan. Ce climat calme ne dura pas longtemps : bientôt, les Orcs cessèrent de marchander avec les êtres sylvains, les accusant d'être hautains avec eux et de se faire insulter de "peaux-vertes" (qui sera, des siècles après, une appellation commune pour les Orcs et leurs cousins), et les Nains firent la connaissance des Elfes. Tout de suite, ils surent qu'ils ne s'entendraient jamais. Il y eut plusieurs grandes guerres qui opposèrent les Nains et les Elfes, pour des raisons plus ou moins claires... Ou, disons-le franchement, parce qu'ils ne pouvaient pas se piffer.


Ces guerres s'étalèrent plusieurs siècles, et même plusieurs millénaires, avec, évidemment, des temps de conflits et des temps d'accalmie. Cette lutte prit définitivement fin il y a 15.000 ans, lorsque le territoire connut les plus sombres heures de son histoire : cinq entités maléfiques, appelées "Calamités" eurent la bonne idée de se rejoindre au centre du territoire - on ne sait toujours pas par quel phénomène - en semant la désolation sur leur passage. L'une venait du Nord, une deuxième de l'Ouest, une troisième de l'Est, une quatrième du Sud, et la cinquième dont ne sait où. Ce que l'on sait en revanche, c'est qu'elles avaient toutes des particularités, elles étaient liées à des éléments naturels, elles étaient énormes, et pouvaient être assimilées à des Divinités. Devant la menace grandissante, Elfes, Nains, Orcs, ainsi que quelques Géants durent cesser leurs activités pour s'efforcer de combattre, avec tant de bien que de mal, ce fléau. C'est la première fois que des races s'unissaient pour défaire un ennemi commun. Plusieurs années s'écoulèrent, et, alors que tout semblait perdu, un miracle se produisit : un archi-mage elfe extrêmement puissant réussit à inventer un sortilège pour ré-expédier les calamités aux quatre coins du monde, et faire en sorte qu'elles ne puissent plus jamais revenir. En combinant ses forces avec la nature, et d'autres magiciens, de toutes les races, il réussit cet exploit, et le Monde de Dùralas fut sauvé, pour la première fois. Peu de temps après, la famille de l'archi-mage fut félicitée, et on décida d'instaurer une monarchie à partir des fils de ce héros, afin que les Elfes puissent être dirigés et gouvernés de façon honorable. C'est ainsi que fut créée la Garde Zéphyr, qui protégerait les Elfes et le monde des divers fléaux. A partir de ce moment, les Elfes et les Nains ne rentrèrent plus jamais en guerre, même s'il leur arrive encore aujourd'hui d'être sujet à des mesquineries de part et d'autre.





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MessageSujet: Re: Contexte de Dùralas   Sam 12 Sep 2015 - 0:11

Le Deuxième Âge



Deux mille ans plus tard, soit il y a 13.000 ans, le territoire était particulièrement prospère, les cités déjà existantes prenaient de l'ampleur, et des petits villages/campements faisaient leur apparition, développant l'économie du pays. Néanmoins, le Nord du territoire n'était pas très visité, et la majorité des races pensantes se concentraient à l'Ouest, à l'Est, et au Centre du territoire. La royauté était désormais bien installée chez les Elfes, et elle semblait leur sied à merveille. Un jour, une étrange femme se présenta au roi. Elle était brune, vêtue de rouge et de blanc. Le haut de son visage était dissimulé derrière un voile rouge orné d'un collier en perles nacrées. On aurait su dire si elle était une elfe, un ange, ou une créature venue d'ailleurs. Tout ce que l'on sait, c'est qu'elle fit une requête au souverain -qu'il refusa, aussi sage qu'il fût- et qu'elle repartit, furieuse, en lançant une terrible malédiction qui affecterait les Elfes de manière générale. On ne sut ni l'objet de cette requête, ni ce qu'il advint de cette femme, mais l'on apprit bientôt ce que provoqua cette malédiction.


En effet, quelques mois plus tard, de nouveaux Elfes naquirent. Rien d'inhabituel, en soi, excepté le fait que certains de ces enfants étaient nés avec la peau couleur noirâtre, et les yeux violets, ou rouges. D'autres, encore, naissaient avec des mini-flocons de neige venus dont ne savait où leur tombant sur la tête. Enfin, il y avait les enfants qui naissaient avec des déformations : leurs oreilles n'étaient pas taillées en pointe à la manière des autres Elfes, et ils avaient... Des poils ! Ce qui était complètement dépassé pour ces êtres sylvains qui, excepté au niveau des cheveux, ne possédaient en aucun cas une pilosité abondante. En se concertant avec les familles concernés, les Sylvains se dirent que ces "malformations" allaient sûrement partir avec l'âge, et qu'il s'agissait d'une simple erreur de la nature.
Et pourtant... Au fil des années, il y eut d'autres naissances de ce genre, plus ou moins abondantes, et plus les bébés déformés grandissaient, plus ils semblaient prendre une autre apparence que la "normalité". Les plus grands enfants qui avaient été touchés par ces malformations étaient désormais presque adultes, et pourtant, ils conservaient leurs difformités : les premiers ressemblaient en tout point aux autres Elfes, sauf qu'ils possédaient une peau extrêmement foncée, les cheveux d'un blanc pâle, comme décolorés, et les yeux d'une couleur intense ; les deuxièmes, quant à eux, voyaient leur peau pâlir, voir bleuter de façon significative (certains perdaient même leurs pupilles), et ils semblaient doués de cryomancie. Les derniers étaient les plus touchés, et s'aggravaient avec l'âge : ils étaient moins dégourdis que les autres, moins rapides, poilus, vieillissaient plus vite, et surtout, ils n'avaient pas les oreilles en pointe ou le corps svelte des Elfes, ils étaient des êtres imparfaits en somme.


N'en pouvant plus de ces êtres qui entachaient la société elfique, les Hauts-Elfes décidèrent de bannir, avec l'accord des familles, ces individus qui semblaient touchés de la fameuse malédiction. Ils faisaient peur, quand ils ne faisaient pas honte. Bannis, et l'esprit revanchard, les premiers prirent la direction du Nord de Dùralas, là où personne ne les ennuierait. Les deuxièmes prirent la direction des Baldors, là où les Nains, ennemis pacifiques des Elfes sylvains, siégeaient. Les individus de cette division avaient soif de vengeance, et ils étaient prêts à renier leurs origines. Les derniers fuirent dans le Désert de Harena. D'une mystérieuse malédiction était nés les Drows, les Elfes des glaces, et les Humains, bannis parce qu'ils étaient considérés comme imparfaits, et repoussants.


Les "dégénérescences" devinrent plus rares chez les Elfes sylvains, et ne concernèrent plus que des Elfes qui donnaient naissance à des Elfes des glaces. Les Drows avaient établi plusieurs campements aux abords des Sombres montagnes de Kanaan, tandis que les Elfes des glaces s'étaient réfugiés sur le Mont Tagne. Les jeunes Humains erraient toujours dans le désert de Harena, cherchant un coin pour s'abreuver et s'abriter. Parmi eux, un jeune demi-elfe du nom de Tungstène, qui ne sait pas à quel point il sera important pour la suite. Aidés des Orcs, les jeunes hommes réussirent à s'établir au centre du désert de Harena, où ils purent fonder une toute nouvelle cité par la force de leurs mains, et de leur courage, celle de Stellaraë ("l'étoile du centre" en vieil elfique). Cette cité est la première cité humaine construite, et elle deviendra bientôt la capitale des Hommes.



Observant l'évolution progressive et manifestement bonne des Humains, une déesse majeure de la nuit, appelée Magnésie, ou encore la "Dame étoilée", eut soudainement l'envie de créer une nouvelle race. Elle désirait créer une race qui serait proche de la nature, des étoiles, qui serait pacifique, joyeuse et légère, forte, et surtout élégante. Pour ce faire, Magnésie chercha une créature qui aurait toutes ces compétences réunies. La déesse nocturne n'en trouva pas une mais trois qui correspondaient à ses critères : un cheval qu'elle associa à l'Élégance, un taureau qu'elle associa à la Force,  une chèvre qu'elle associa à la Joie et la Légèreté. Et, trouvant les hommes beaux, elle choisit de les prendre comme modèle. Après trois nuits d'intense travail sous l'influence de la Lune, elle donna naissance à trois êtres proches et pourtant si différents (tous les trois étaient des mâles). Satisfaite, il ne lui manquait plus qu'un élément pour parfaire ses œuvres : les nommer. Ainsi naquirent les Centaures, les Minotaures, les Satyres. Ils forment ensemble la race des Hybrides. Magnésie commença à éduquer ses créations afin qu'elles comprennent comment fonctionnait le monde, et qu'elles apprennent les connaissances de ce monde. Une fois que ce fut fait, elle façonna deux êtres féminins et un nouveau mâle pour chaque création. Ainsi, ensemble, ils pourraient procréer et donner naissance à de nouvelles générations, et encore des nouvelles générations. Bientôt, Magnésie put remonter dans le ciel étoilé, elle assura aux Centaures, Minotaures, Satyres qu'elle veillerait sur eux de là-haut, et qu'elle les protégerait. Puis elle partit. On raconte depuis que, tous les 500 ans environ, Magnésie choisit une nouvelle espèce animale herbivore, et qu'elle la façonne afin de donner naissance à un nouvel hybride, mi-homme, mi-animal. C'est pourquoi, à Dùralas, aujourd'hui, on peut croiser des hommes-rhinocéros ou des hommes-éléphants ; même si les Centaures, les Satyres et les Minotaures restent les races d'hybrides les plus répandues, et les seules issues de la création originelle.


Au début, les trois races restèrent en communauté, afin de rester soudées et de se méfier des dangers environnants. Elles ne voyageaient jamais, et restaient à l'extrémité nord de la forêt Sylfaën. Puis, au bout de quelques années, elles se séparèrent : les Minotaures migrèrent vers le Nord-Est, dans ce qui deviendra bientôt les Plaines d'Aràn, tandis que les Centaures migrèrent plus au Sud de la forêt. Quant aux Satyres, ils restèrent au Nord de la forêt, s'aventurant parfois un peu plus loin. Au bout de quelques jours de marche, les hommes-chevaux qui avaient migré au sud tombèrent sur une immense clairière, où il y aurait suffisamment de place pour qu'ils puissent tous s'y établir. Ils y prirent tellement vite leurs aises qu'ils l'appelèrent la Clairière des centaures, qui existe encore aujourd'hui dans l'état où elle avait été trouvée à l'époque, ou presque... Le problème, c'est que pas loin de là, était déjà établie la cité d'Arborempolis, déjà vieille de plusieurs siècles, où la majorité des Hauts-Elfes siégeaient. Lorsqu'ils découvrirent l'arrivée d'une étrange race près de chez eux, ce fut tout de suite l'état d'alarme : on prit les armes chez les Elfes et on partit à la rencontre de ces nouvelles immondices. Après leur avoir - avec leur amabilité légendaire - demandé de déguerpir, les Oreilles-pointues essuyèrent un sale refus, et montèrent en agressivité vis-à-vis des Hybrides. Puis, voyant qu'ils ne manifestaient aucune envie de partir, les Elfes attaquèrent. Alors, les Centaures, qui avaient été créés pour vivre dans la paix durent, contre leur nature, prendre les armes et se défendre face aux Elfes.


En quelques décennies à peine, les souhaits de Magnésie étaient détruits. Ce conflit ne dura pas bien longtemps, seulement quelques semaines, avant que les Elfes, devant l'agressivité et la détermination des Centaures, ne décidassent de signer un accord de paix et de conclure une alliance : les Centaures pourraient rester sur "leurs terres", tant qu'ils s'allieraient à eux en cas d'affrontements inter-raciaux. L'accord fut signé et les Centaures élurent officiellement domicile dans la Clairière des centaures.


Dans un même temps, une terrible bataille éclata à l'Est du continent, dans les hauts sommets des Baldors cette fois-ci. Une famille de Géants, les Jötunn, dirigée par le géant à la force colossale Noctalion, se mirent à dos différentes familles de géants, comme les Chronus, les Olipyens, les Cyclopes, pour une histoire de souveraineté : les Jötunn voulaient prendre le pouvoir, mais les autres n'étaient pas d'accord, et ils le faisaient comprendre en faisant trembler les montagnes entières : les Nains qui vivaient aux alentours crurent même, au départ, à une fin du monde proche, avant de trouver l'origine de ce carnage. D'un accord commun, les Nains décidèrent qu'ils ne se mêleraient pas de ce qui ne les regardait pas, et ils avaient tout à fait raison. Quant aux Géants... Etant des idiots (pour la majorité, ne vous vexez pas) avec des esprits particulièrement lents, ils ne savaient pas que cette guerre titanesque allait s'étaler sur plusieurs générations...





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MessageSujet: Re: Contexte de Dùralas   Sam 12 Sep 2015 - 0:12

Le Troisième Âge



Le Troisième Âge, ou l'Âge des Hommes. Cet Âge est synonyme d'expansion pour les Humains, de nouvelles découvertes, et de voyage. Il débute il y a 11.000 ans environ. C'est à cette période que les humains commencent à se diversifier et à s'étendre sur tout le territoire. En effet, alors qu'ils étaient restés centralisés sur Stellaraë et le désert de Harena, des groupes se forment et décident de partir aux quatre coins du continent, Nord, Ouest, Est, Sud-Ouest. Seul le Sud-Est resta inoccupé à cette époque, peut-être parce que le territoire était encore trop vaste. Les hommes qui s'établirent au Nord devinrent bientôt les premiers sauvageons, aimant cette liberté d'action et de mouvement. Le groupe humain partant pour l'Ouest était dirigé par un certain "Hukutav", qui donnera par la suite le nom à cet endroit. Vous l'aurez compris, ces hommes s'installèrent dans ces marais que nous appelons aujourd'hui les Marais Hukutav. Les Hommes allant au Sud-Ouest trouvèrent refuge dans des plaines du Sud-Ouest, disparues de nos jours. On y construisit même la deuxième ville humaine, Fata-Morgana, qui sera rasée quelques siècles plus tard. Quant aux "êtres imparfaits" -d'après les Elfes- qui se dirigeaient vers les montagnes du Baldor, ils connurent un destin un peu différent : en arrivant sur les lieux, ils tombèrent sur cette fameuse bataille des Géants qui s'étalaient déjà depuis trois siècles. Il y avait eu des morts, mais aussi des nouvelles naissances, et à chaque fois qu'un géant tombait, un autre reprenait la relève, ce qui faisait que la guerre n'en finissait plus, et que les Géants en oubliaient même pourquoi ils se tapaient les uns sur les autres.


Dans leur colère, ces terribles titans venaient de détruire la ville de Kazhar, là où résidaient les Nains. C'est devant ce désastre que les Humains arrivèrent. Peinés des Nains qui n'avaient plus rien pour se loger, ils leur proposèrent une alliance : s'éloigner du Mont Tagne et de ces Géants pour aller fonder une nouvelle cité, plus grande, plus peuplée, fortifiée et résistante aux conflits de géants. Les semi-hommes acceptèrent et, avec l'aide des Humains, ils bâtirent une nouvelle ville qui, grâce à l'ingéniosité des Hommes et au savoir-faire des Nains, tient toujours aujourd'hui. C'est ainsi que fut fondée la ville de BaldorHeim, première cité bâtie d'une alliance inter-raciale, encore existante aujourd'hui. 


La violence des combats des Géants résonnait dans toutes les montagnes du Baldor, faisant ainsi écho à des centaines de kilomètres à la ronde. Ce fracas assourdissant et perpétuel eut pour conséquence, quelques décennies plus tard, de réveiller une entité vieille de plusieurs millénaires : un dragon. Ce dragon, plus vieux même que le Premier Âge, avait été plongé dans un profond sommeil lors des changements climatiques qui donnèrent lieu à l'arrivée des Cinq Premières races. Il était connu sous le nom de Meruyk, le Dragon Gris, maître du Crépuscule et de la Glace. Ce gigantesque reptile avait la capacité de plonger les régions où il se posait dans une nuit froide et interminable, créant ainsi une énorme perturbation climatique. C'est dans le sud des Baldors qu'il s'était endormi, pensant certainement ne jamais revoir la lumière du jour. A son éveil, comprenant qu'il avait des informations à récolter et des choses à découvrir sur le nouveau monde de Dùralas, il décida de parcourir le monde. Il lui fallut deux mois entier pour voler par dessus tout le territoire dùralassien, passant même par des endroits qui ne seront explorés que bien plus tard par les Hommes et autres créatures. Les dragons sont des êtres très intelligents, et il leur suffit d'un coup d’œil pour connaître un tas de choses. C'est pourquoi, après avoir vu l'organisation actuelle des peuples, il décida de créer une race qui serait à son effigie, une race pure et parfaite, qui lui ressemblerait. A la manière de Magnésie, il s'inspirerait d'une imperfection, les hommes, pour en faire des êtres parfaits. Pour ce faire, il fit appel -on ne sait toujours pas comment- à deux de ses congénères encore vivants, peut-être les derniers : Morkez, le Dragon Noir, maître de l'Aube et de la Foudre, et Marisher, le Dragon Blanc, maître de l'Aurore et du Feu.


En unissant leurs éléments, soit la glace, la foudre, et le feu, ils constituèrent et modelèrent des êtres grands, longilignes, puissants, et munis d'ailes grises (ils pensaient que pour créer des êtres parfaits, ils devaient les faire à leur image, d'où les ailes de dragon). C'est ainsi que furent créés Les Stryges Gris. Les Stryges Gris étaient d'une neutralité et d'une diplomatie absolues, ils étaient toujours d'accord entre eux, ils prenaient toujours les événements de manière positive, même les plus graves. Ils érigèrent une énorme tour sur la rive centrale du Lac Fresha. La Tour grise, comme ils l'appelaient, avaient plusieurs fonctions : c'est dans celle-ci que la majorité des Stryges cohabitaient, mais elle permettait aussi de vénérer les trois dragons fondateurs, qui se faisaient de plus en plus discrets.


Cette communauté prospère vécut dans une harmonie totale pendant les 500 premières années qui suivirent leur création. Mais Les événements furent subitement bouleversés : deux des Dragons Créateurs, las de cette neutralité, se disputèrent pour "améliorer la race strygienne". Morkez, le Dragon noir, pensait qu'il fallait enrichir la personnalité des Stryges en leur apportant de la bonté, de la pureté, de l'honneur, une pensée altruiste, et une envie irrépressible de vouloir faire la justice. Quant à Marisher, le Dragon blanc, il était également dans l'optique d'enrichir la personnalité des Stryges, les rendre "moins fades", mais en en faisant des machines de guerre, des êtres agressifs, impassibles à la douleur, et dépourvus de compassion, les sentiments rendant faible. Une guerre froide débuta alors entre les deux êtres divins. Ils se mettaient à influencer les Stryges Gris en pénétrant dans leurs rêves, les incitant à prendre telle ou telle décision. Bientôt, les Stryges furent mis au courant des discordes qui régnaient entre deux de leurs créateurs. Une guerre éclata entre les partisans du Dragon noir, et les partisans du Dragon blanc, personne n'était épargnée, et toute la notion de neutralité fut réduite à néant, ce qui provoqua un manichéisme chez les Stryges : il y avait les altruistes justiciers d'un côté, et les égocentriques agressifs de l'autre. La Tour grise fut détruite au cours de cette guerre qui s'étala plusieurs années. Puis il y eut une refonte : les Stryges qui soutenaient le Dragon noir bâtirent la Tour blanche  à une extrémité du lac Fresha, tandis que les Stryges qui soutenaient le Dragon blanc érigèrent la Tour noire à l'autre extrémité du lac Fresha, comme pour contraster avec la tour désormais ennemie. Petit à petit, les deux parties n'eurent pratiquement plus de points communs, si ce n'est leur origine commune. Et, comme pour accentuer le schisme strygien, en quelques siècles, les nouveaux Stryges subirent des mutations. On ne sait si ces transformations sont dues aux dragons, ou une magie ancestrale, mais voici ce qui se produisit : ceux qui vivaient dans la tour blanche eurent les ailes de plus en plus blanches, et les yeux de plus en plus clairs, alors que ceux qui vivaient dans la tour noire eurent les ailes de plus en plus noires, et les yeux de plus en plus sombres.
C'est au dixième millénaire avant notre ère que la race des Stryges Gris disparut officiellement pour laisser place à deux nouvelles races : les Stryges Blancs, résidant dans la tour blanche et vénérant Morkez, le Dragon noir, et les Stryges Noirs, résidant dans la tour noire et vénérant Marisher, le Dragon blanc. À partir de ce moment là, les deux dragons créateurs, satisfaits de leur œuvre, allèrent s'exiler dans le ciel, gardant constamment un coup d'œil sur leur race respective. Seul Meruyk, le Dragon gris, affligé par ce qu'étaient devenus les Stryges, décida de les abandonner à leur sort. On raconte qu'il se serait terré au fin fond de La Banquise, ce qui expliquerait pourquoi il y fait toujours nuit et extrêmement froid.




A la même période, mais cette fois-ci dans le sud-ouest de Dùralas, un autre fléau s'abattait sur les populations locales. Un basilic, serpent géant qui existait à l'époque de la Genèse, semait le chaos et la destruction partout où il allait. Ce reptile des temps anciens pouvait mesurer entre 50 et 100 mètres de long, avec un diamètre de trois à quatre mètres. Il avait plusieurs particularités physiques qui faisaient de cette créature une arme de destruction massive : en plus de sa grande taille, le basilic possédait deux énormes crochets, pratiquement aussi grands qu'un homme, qui lui permettaient d'injecter -quand ses crochets ne tuaient pas directement la victime de par la puissance de sa morsure- un venin incurable capable de réduire à néant les plus puissantes créatures de ce monde (y compris les dragons, les anges, les démons). En outre, quiconque croisait ses énormes yeux jaunes mourraient en se pétrifiant littéralement. Le plus terrible avec ce démon des temps anciens, c'est qu'il avait également la capacité de lancer une grande quantité de venin sur ses victimes ou à même le sol. Cela avait pour effet d'acidifier la chose touchée, et soit de la faire se dissoudre lorsqu'il s'agissait d'un être vivant, soit de rendre stérile le sol sur lequel tombait le venin. Autant dire qu'un basilic pouvait vraiment tout détruire.


Les basilics pouvaient vivre un ou deux millénaires, les plus anciens doublant ou triplant cette durée. Le fait d'hiberner leur permettait d'avoir une longévité encore plus conséquente. Et, malheureusement pour les migrants humains, c'était pile au-dessus du dernier des basilics qu'ils avaient construit leur cité, celle de Fata-Morgana, apparue lors des migrations humaines du Deuxième Âge. Lorsqu'elle se réveilla, cette petite calamité entra dans une rage meurtrière, et se mit à tout détruire sur son chemin. En quelques jours, la ville humaine fut complètement rasée de la carte, il ne restait aucune trace de civilisation. Mais le carnage ne s'arrêta pas là : le basilic, assoiffé, se mit à circuler dans ce que l'on appelait autrefois les Plaines du sud-est, il y rejetait des tonnes et des tonnes de poison, tuant au passage toute l'herbe et la végétation qui se trouvaient là. La faune et la flore se meurtrissaient en peu de temps, et le serpent géant continuait son ascension : il se dirigeait vers le nord, là où la forêt Sylfaën s'étendait et où les Elfes vivaient. Lorsqu'il arriva aux abords de la forêt, le monde sylvain demeura en alerte : toutes les créatures présentes dans la forêt enchantée étaient désireuses de se dresser face à cet ennemi hors du commun, sentant le danger de plus en plus proche. C'est ainsi que les Elfes, soutenus par des cervidés, des sangliers, des ours, des oiseaux, des arbres vivants, des équidés, des Hybrides et même des Humains, s'élancèrent face à l'ennemi. Il y eut de nombreuses pertes à déplorer, mais ils réussissaient, ensemble, à immobiliser le basilic géant. Ce furent les mages elfes qui trouvèrent la solution : n'arrivant pas à tuer une aussi puissante créature, ils créèrent un sortilège qui serait assez puissant pour plonger la créature dans un sommeil éternel, et l'expédier dans un endroit inconnu. Le sort réussit, mais sa puissance était telle qu'un sacrifice était inévitable. Ainsi, les mages elfiques qui s'étaient unis pour lancer ensemble ce puissant envoûtement furent tués.. Ou plutôt réduits à néant, leurs corps ayant été littéralement désintégrés. Le monde sylvain fut alors sauvé pour la deuxième fois d'un terrible danger, le basilic fut endormi et expédié dans un endroit inconnu, et les mages qui avaient réussi cet exploit n'étaient plus. Certains racontent qu'ils errent toujours dans la forêt Sylfaën, sous forme de spectres, de fantômes, et qu'ils protégeraient Sylfaën et ses habitants. On les appellerait les Esprits protecteurs.


Le serpent géant avait toutefois laissé des traces de son passage, des traces qui ne s'effaceraient certainement jamais : les anciennes plaines du sud-ouest n'eurent jamais plus de cités, ni de végétations, car considérées comme maudites. La Désolation du basilic venait de laisser place à une nouvelle région du monde de Dùralas, Les Terres désolées du sud. Il est d'ailleurs raconté que les zombies et autres humanoïdes qui y déambuleraient seraient des vestiges de la destruction de Fata-Morgana, mais rien n'est moins sûr.
Néanmoins, le dernier élément qui fut laissé en ces lieux par cette monstruosité est peut-être la plus curieuse ; cet animal préhistorique s'avéra être une femelle, puisqu'il laissa des œufs derrière lui. Il y en avait des trentaines, peut-être plus. Lorsque ceux-ci eurent éclos, ce ne sont pas des mini-basilics qui apparurent.. Ou du moins, pas tout à fait, mais des hybrides, des humains avec des caractéristiques reptiliennes, plus ou moins prononcées selon les individus, qui élurent domicile dans ce qui deviendra Les marais Hukutav, à la jonction entre la forêt Sylfaën et les terres désolées du sud. Les Nagas venaient d'apparaître d'une manière tout à fait particulière sur les terres dùralassiennes, et ils deviendraient plus tard une race bien représentée.


Le Troisième Âge se termine un millénaire et demi après la tragédie de Fata-Morgana, avec l'apparition de différents villages, de petites cités -principalement humaines, mais également elfiques et naines- et d'une ville fortifiée au Nord de Dùralas. Cette ville entourée de remparts est construite par des sauvageons pour lutter contre... Des sauvageons. En effet, ceux-là ayant assez du système tribal, ils décident de se séparer de leurs clans respectifs afin de fonder une ville qui pourrait résister aux guerres tribales, et ainsi instaurer une société mieux développée, et plus sécurisée. C'est ainsi qu'un dénommé Ulrik Kastlaröc et plusieurs hommes décidèrent de fonder la ville de Kastalinn. Les premiers remparts sont fabriqués avec du bois, et seront remplacés par les pierres seulement quelques siècles plus tard.





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Dilon Deraborne
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MessageSujet: Re: Contexte de Dùralas   Mer 27 Juil 2016 - 17:17

Le Quatrième Âge



Le Quatrième Âge débuta il y a 7500 ans environ, soit un gros millénaire après la tragédie de Fata-Morgana et l'arrivée des Nagas. Neuf races foulaient désormais les terres dùralassiennes, tandis qu'une dernière restait dans l'eau, coupée du reste du monde. Chaque peuple avait développé sa propre culture, ses propres cultes, ses propres tribus et/ou cités. Des évolutions furent aussi notées chez certaines races, avec l'apparition des Halfelins (ou nains des champs) chez les Nains (que l'on soupçonne être des progénitures d'elfes et de nains réunis), ou l'apparition des Hommes-lézards chez les Nagas. Le premier événement qui marqua l'introduction à ce nouvel âge fut la fin de la guerre des Géants, qui s'était étalée sur plusieurs millénaires. Ce furent la famille des Jötunn et les familles alliées qui sortirent victorieux de ce terriblement affrontement, dont la durée ne fut jamais égalée lors d'un conflit, (en sachant que chez les Géant, une bagarre se termine généralement en quelques mois, voire semaines).


Des changements dus aux fluctuations climatiques eurent également lieu, comme le verdissement des territoires du Nord, qui donnèrent naissance aux Plaines d'Aràn que nous connaissons, ou au recul de la mer sur le continent, qui fit apparaître deux nouvelles zones géographiques : une plage au sud des Terres désolées du sud, et un enchevêtrement de cavernes à l'est des Terres désolées, qui seront appelées les Cavernes de Spelunca. Ce furent ces changements qui poussèrent les Hommes à élargir leur curiosité et à aller voir cette grande étendue d'eau bleue dont les ménestrels chantaient déjà les louanges. Et, en quelques années, les Humains se mettaient désormais à peupler la côte, installés près de la plage, des cavernes de Spelunca, ainsi que ce que nous appelons la Red Sun Belt, cette grande plage de sable rouge, qui aurait été pigmentée au fil des années par du corail, lorsque cette partie du continent se tenait encore sous la mer.


Ceux qui habitaient les cavernes de Spelunca étaient une centaine, tout au plus. Ils se décomposaient en huit grandes familles : quatre habitaient à l'Ouest du massif, et les quatre autres familles s'étaient installées à l'Est du massif. Vivant dans les cavités creusées par la mer, ces hommes étaient particulièrement belliqueux et primitifs, ils aimaient se battre, chasser, dominer. Un hiver, alors que le froid s'était abattu sur l'ensemble du continent, plusieurs hommes partirent en expédition pendant plusieurs semaines, en quête de nourriture pour subvenir aux besoins de leurs proches. Ils se rendirent là où la faune était abondante, et là où ils pourraient se dissimuler parmi les arbres pour attraper leurs proies. Une nuit de pleine lune, alors qu'ils étaient fourrés dans des bosquets pour chasser des cervidés, un homme tomba nez à nez avec un loup, affamé et agressif. Ce loup était plus grand que les loups communs, plus trapu, plus poilu. C'était un de ces fameux loups préhistoriques, espèce pratiquement éteinte désormais. Les deux chasseurs échangèrent d'abord des regards de méfiance et de rage, puis le loup passa à l'attaque. S'en suivit alors un combat qui dura une bonne heure, dont l'humain ressortit victorieux, toutefois en se faisant mordre à diverses parties de son corps. Blessé mais soulagé, il prit l'animal mort sur ses épaules, et repartit retrouver ses compagnons ; ils auraient de quoi manger pour l'hiver.


Lorsqu'ils rentrèrent aux cavernes de Spelunca, les troglodytes les accueillirent en héros. Non seulement ils ramenaient des vivres, mais ils étaient en plus félicités par leurs exploits. On narrait partout dans le massif le combat entre le loup et Renfìr, l'homme qui avait battu un loup préhistorique. Un mois s'écoula et tout semblait aller à merveille pour les habitants de Spelunca. L'hiver venait de se terminer, et les températures remontaient progressivement. Mais, un beau matin, le village se réveilla dans un climat étrange : cinq personnes -dont des enfants- venaient d'être retrouvées mortes, chacune dans une mare de sang, le corps déchiqueté à divers endroits, quand il n'était pas simplement décapité. Étrangement, ces morts survinrent seulement dans le côté Est du massif, à quelques grottes d'intervalle. Une bête devait certainement rôder dans les parages, un ours peut-être, il convint donc d'être plus vigilants pour les jours à venir. Mais rien n'arriva et on déclara l'affaire close. Un mois plus tard, jour pour jour, la même chose survint un bon matin. Cette fois, dix personnes venaient d'être déchiquetées dans leur sommeil, le tout baignant dans un bain de sang. De nouveau, la thèse de l'ours fut évoquée, et on décida de renforcer la vigilance pour les prochains jours en effectuant des tours de garde. Mais plus rien ne se produisit. Le nouveau mois, toujours la même rengaine : des meurtres eurent lieu la nuit, dans l'Est du massif, mais cette fois-ci, un homme eut le temps de se réveiller et de riposter contre son agresseur avant que celui-ci ne le déchiquète. La victime réussit ainsi à faire fuir l'agresseur, ce qui lui permit d'apercevoir le coupable grâce à la lumière émise par la pleine lune ; l'être qu'il aperçut était bipède, il avait une sorte de fourrure en guise de tête, comme si sa tête était celle d'un animal (il faut remettre les choses dans le contexte : à cette époque là, les Humains étaient encore vêtus avec des peaux de bête et de la fourrure, et ce pour tout le corps). Le matin même, il reporta les faits à ses proches, et des rumeurs se mirent à circuler : beaucoup commençait à croire que l'assassin se trouvait parmi les rangs des gens de l'Ouest du massif, et qu'ils voulaient dominer les familles de l'Est.


Les premières tensions furent palpables et bientôt l'état d'esprit changea, on faisait la césure entre le massif de l'Ouest et le massif de l'Est, toutefois en restant dans un climat pacifique. Mais lorsque la nouvelle pleine lune arriva... L'événement se propagea, il y eut trois nouveaux morts dans le massif de l'Est, et cinq morts dans le massif de l'Ouest, ce qui n'était jamais arrivé auparavant. La réaction fut immédiate : ceux de l'Est se mirent véritablement à penser que ceux de l'Ouest leur voulaient la mort, tandis que ceux de l'Ouest pensaient que l'Est avait perpétré ces meurtres dans le but de se "venger", bien que la vengeance ne soit pas justifiée. Un conflit éclata, et les deux camps se mirent littéralement à se taper dessus, rejetant la faute sur les autres. En à peine quelques jours, les habitants de l'Ouest furent complètement terrassés ; notamment par Renfìr et celui qui avait fait fuir son assassin : ils semblaient jouir d'une force et d'une rapidité décuplées. Plus intéressant encore : à l'approche de la fin de la bataille, alors qu'il restait une dizaine d'individus de l'Ouest sur lesquels Renfìr se défoulait, celui fut soudainement métamorphosé en... énorme loup. S'en apercevant même pas, il continuait d'attaquer, inlassablement, imperturbable. Prenant peur, ses ennemis décidèrent de fuir et de se retrancher au fin fond des cavernes du massif Ouest, ou en disparaissant tout court... Renfir, lui, reprit par la suite sa forme humaine, presque "normalement". A la fin, ses congénères, croyant qu'il était frappé par une quelconque grâce divine (qui se révéla, bien plus tard, être en fait un virus transmis par le loup), le nommèrent chef de leur tribu. Mieux encore, ils voulurent "goûter" à cette puissance, et demandèrent, progressivement, à être mordus/griffés, pensant que c'était par l'affrontement et la blessure qu'ils pourraient devenir des Hommes-animaux. A partir du moment où ils furent contaminés, les meurtres cessèrent, et les hommes de l'est (ceux qui avaient survécu au processus de transformation) s'entraînèrent à contrôler cette transformation, comprenant au fur et à mesure qu'ils devenaient incontrôlables à la pleine lune. C'est ainsi que, à partir d'un pauvre loup contaminé, la race des Loups-garous apparut.



Dans un même temps, les rescapés du Massif de l'Est s'étaient réfugiés dans les plus profondes grottes, voulant se cacher dans l'obscurité absolue, et ne pas être repérés par le monstre qu'était Renfìr. La grotte dans laquelle il se réfugiait était tellement longue, qu'on décida de l'appeler la Caverne sans fin. Dans l'obscurité, la plupart dépérirent, soit assoiffés, soit souffrant d'inanition, soit sombrant dans une folie. Et, au bout de quelques semaines, seuls un homme et une femme étaient encore en vie. Ils étaient faméliques, et se nourrissaient des rongeurs qui passaient près d'eux, les attrapant avec le bruit qu'ils faisaient. Leur vision s'était quelque peu adaptée à l'obscurité, bien qu'il y fit toujours extrêmement sombre, et leur teint était devenu blafard ; la peau était tellement blanche que les rayons du soleil, à l'extérieur de la grotte, les aurait certainement brûlés... Un jour, alors que la femme périssait à vue d’œil, trop faible pour bouger, une lueur vive s'alluma, loin dans la grotte. Elle s'approchait d'eux petit à petit, et elle éclairait complètement les endroits où elle passait. Ils la virent enfin, en face-à-face. C'était visiblement une dame, vêtue de rouge et de gris, avec un étrange collier en perles nacrées. Elle semblait être une déesse, un ange... Et elle était armée d'une dague dorée. Sans pitié et avec une extrême rapidité, elle planta la dague dans le cœur de l'homme et le cœur de la femme, les assassinant d'un coup bien placé. Pendant qu'ils agonisaient, elle leur murmura, d'une voix chantante :"Vengez-vous ! Le sang appelle le sang, vous aurez Justice.", et elle partit.


Une centaine d'années plus tard, les deux êtres s'éveillèrent. Ils étaient toujours dans la même grotte, mais se trouvaient désormais près de l'entrée, dans une vaste cavité, assez grande pour contenir plusieurs personnes... Leurs corps avaient été conservés tout ce temps, et étaient dans le même état qu'il y a cent ans. Ils étaient toujours aussi faméliques, toujours aussi pâles, mais pourtant... Ils se trouvaient étrangement vigoureux. Leurs sens s'étaient affutés, ils percevaient mieux les bruits dans la caverne, et surtout, ils étaient épris d'une grande soif de sang. Par le plus grand des hasards, les corps de leurs proches était également dans la pièce, disposés çà et là, intacts, voire en meilleur état que lors de leur mort. Sans attendre, le couple fonça en direction des personnes, pour les vider de leur sang.


Une fois qu'ils furent rassasiés, une étrange chose se produisit : plusieurs des personnes qui avaient été vidées de leur liquide vital semblèrent se mouvoir, ils revenaient progressivement à la vie, mais avec un changement drastique au niveau de leur peau, de leurs cheveux, de leurs yeux. Ils étaient différents, mais ils ressentaient cette haine et cette envie de se venger à l'égard des habitants du Massif de l'Est. Désormais, ils se souvenaient de tout, et ils se sentaient assez forts pour détruire les autres familles. A la suite des lycans, les Vampires venaient d'émerger du fin fond des grottes dùralassiennes, et ils s'apprêtaient à former l'une des races nocturnes les plus dangereuses de Dùralas. Une Etude vampirique traite d'ailleurs des Mythes fondateurs de cette race, pour les férus d'informations.

Mille ans passèrent. Désormais, l'affrontement entre Lycans et Vampires était monnaie courante dans les Cavernes de Spelunca. Les deux races se vouaient une haine mutuelle, et chacune se revendiquait comme étant "le plus grand prédateur nocturne du massif Spelunca". Elles s'étaient particulièrement étendues et comptaient plusieurs centaines d'individus chacune. Chez les Vampires, une hiérarchie s'était désormais installée : il y avait les vampires dits "Originels" (ou Goules), qui étaient les tous premiers et qui ressemblaient à des chauve-souris humaines, du fait de leurs ailes et de leur bestialité (le virus leur a progressivement ôté toute notion d'humanité), les vampires par héritage, c'est-à-dire nés vampires, et les vampires mordus, c'est-à-dire transformés. Curieusement, une hiérarchie similaire -bien que moins prononcée- s'était également instaurée chez les loups-garous, à croire que les deux races partageaient beaucoup de points communs. Puis, au fur et à mesure que le conflit avançait, une certaine lassitude s'installa chez une minorité d'individus, ils voulaient éviter le conflit au maximum, voire trouver un terrain d'entente avec les ennemis. Mais pour la majorité, bien évidemment, ceci était tout bonnement impossible. Jusqu'au jour où une arrivée bouleversa le cours des choses... Un jeune magicien, nommé Spelunca (on ne vous expliquera pas pourquoi), voulut mettre un terme à ce conflit, pour la simple et bonne raison qu'il était le premier être hybride à naître, mi-lycanthrope, mi-vampire, et que ses parents avaient été inutilement massacrés par leurs congénères. On raconte que ce jeune Spelunca passa un pacte avec un puissant démon, qui lui conféra une puissance inouïe, lui permettant de dresser une barrière entre le massif ouest et le massif est. En échange, le sacrifice fut la mort de ce jeune magicien, qui avait donné sa vie en tentant de mettre fin à la guerre. Cette barrière s'étendrait, depuis, pile au milieu du massif, paralysant chaque vampire ou loup-garou qui tenterait de passer de l'autre côté. Ainsi fut créé le Pacte de Spelunca. Il aura permis d'arrêter une guerre frontale entre les deux camps, mais pas leurs tensions car, encore aujourd'hui, les Vampires et les Lycanthropes ne peuvent pas, ou presque pas, cohabiter ensemble.


Dans une période à peu près similaire, soit il y a 6000 ans environ, un conflit éclata dans l'Ouest cette fois-ci entre les Humains qui vivaient dans les Marais Hukutav, et les Elfes sylvains de la Forêt Sylfaën. A cet endroit-ci, les humains s'étaient particulièrement étendus, ils avaient plusieurs petites villes, et ils commençaient de plus en plus à déborder sur la forêt Sylfaën, coupant les arbres pour s'en faire des demeures. Le taux de criminalité augmentant par ailleurs en cet endroit, ils avaient décidé de construire une grande prison, la prison d'Alquateraze (désormais connue comme Les Ruines d'Alquateraze), une grande prison pour y enfermer les hors-la-loi. Le problème, c'est qu'ils étaient passablement intransigeants et racistes, ce qui les poussaient à enfermer régulièrement les hommes, elfes, nagas, qui foulaient leur territoire et qui osaient ne pas respecter une de leurs nombreuses lois. Les êtres sylvains du sud de la forêt, aidés par la Garde Zéphyr et n'en pouvant plus de cette situation, décidèrent de partir à l'offensive face à ces hommes extrémistes et brutaux. Le conflit ne dura guère plus de dix années, mais les conséquences furent importantes : on ne sait pas exactement ce qu'il advint, mais ce que l'on sait c'est que la ville d'Arborempolis fut détruite pour donner naissance à la ville d'Endorial, la cité des arbres ou "cité feuillue" en elfique (probablement pour éviter au maximum les dommages en cas d'attaques ennemies), le dépeuplement des marais Hukutav par les Humains, qui conservèrent juste la maintenance de la prison d'Alquateraze, et la construction d'un château en l'honneur d'un seigneur Haut-Elfe, Seigneur Sylvestre de la Garde Zéphyr, un certain "Maenor", qui fut félicité d'avoir participé à l'éradication des Humains dans cette zone. On dit d'ailleurs que c'est aux abords de ce Château Maenor, que fut désormais basé le repaire de la Garde Zéphyr, mais aucun témoignage ne le prouve.


De plus, quelques années plus tard, profitant de l'accalmie, des religieux nagas prirent possession des marais Hukutav en y érigeant un grand Temple Naga en l'honneur du Basilic. Ils pourraient alors y développer leur culte comme bon leur semblerait, et sans être inquiétés par la présence d'un quelconque visiteur, étant donné que la présence de la prison suffisait à repousser les nuisibles.


Le Quatrième Âge prit officiellement fin il y a 4400 ans, environ. Cette transition fut soulignée par l'arrivée d'un Calendrier dùralassien, mis en place par des érudits de Stellaraë, ainsi que par la construction du petit port d'Ishtar qui donnera lieu, bien plus tard, à la ville portuaire que nous connaissons. Cette construction fut possible parce que la mer avait encore reculé, dégageant encore et toujours du territoire, et qu'elle permit aux Hommes d'aller encore plus au sud du continent, là où ils n'avaient jamais pu aller auparavant. A la fin du Quatrième Âge, donc, toute la surface du territoire était parcourable.





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