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 Forge des forgerons d'armures

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Songe Syrzyal
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MessageSujet: Re: Forge des forgerons d'armures   Mer 6 Déc 2017 - 18:28

[ La forge de Songe se situe dans les marais Hukutav, RPement parlant ]


L’ophidienne laissa finalement tomber la toile qu’elle traînait derrière elle dans un fracas métallique, celle-ci mal fermée s’ouvrant pour laisser glisser au sol bon nombre d’armes, pièces d’armures et différents métaux plus ou moins déjà travaillé avant de poser sa propre lance contre un rocher un peu plus loin, plus délicatement. Profitant d’enfin avoir les mains libres, elle essuya la sueur sur son front d’un mouvement de bras, débarrassant enfin ses yeux de ce qui venait les irriter. Y voyant clairement désormais, elle resta immobile, médusée. Devant elle se tenait un lieu familier mais qui en même temps, n’avait plus rien de ce qu’elle lui connaissait. En face d’elle se tenait la cabane en bois moisie dans laquelle elle avait toujours vécue, seule. Celle inconfortable, souvent envahie par l’eau lors de précipitations, dont les trous dans les murs laissaient passer le vent, celle qui grouillait d’insectes mais aussi celle qui possédait une place tout aussi importante qu’inavouée dans le cœur de la Naga. La maisonnette s’était effondrée et bien assez tôt, la Naga fit de même.
Alors qu’elle s’imaginait rentrer chez soi, dans la seule place qu’elle appréciait un minimum, après une si longue marche au travers de tout Dùralas, tout ce qu’elle trouva fut un amas de bois encore davantage pourri. Désormais, c’était les larmes qui venaient irriter ses yeux, les rendant rouge et humide et il lui fallut un moment pour se calmer, un soupir l’amenant à finalement ramper jusqu’à un peu plus loin, derrière là où se trouvait auparavant l’habitation qu’elle ne quitta pas des yeux. Comment allait-elle la reconstruire, elle n’en avait ni les capacités, ni les fonds, ni les connaissances et elle était bien loin d’aimer l’idée de devoir rester à Lédéhi en permanence, elle qui tenait que trop à la solitude et le calme du marais.

Reniflant et essuyant ses yeux, ce sont des tas de pierres, effondrés, qu’elle trouva. Mais cette fois-ci, un sourire vint délicatement étirer ses pâles et tremblantes lèvres. Sa forge était toujours là, tenant debout -Enfin, si l’on pouvait parler en ces termes d’un lieu aussi abîmé par le temps, recouvert par la mousse et le lichen.-, ses outils semblaient également toujours être là, bien qu’un peu rouillés. Il y avait aussi toujours, dans un coin, quelques matériaux qui devraient toujours être utilisables. Elle s’en approcha, les effleurant faiblement du bout de ses doigts, la mélancolie l’emportant de nouveau, avant de soudainement se redresser. Elle avait eu une idée ! Alors, elle se mit à ramper dans l’autre sens, venant rejoindre les diverses pièces d’équipement qu’elle avait laissé au sol.
Elle les avait toutes récupérées durant son périple, se montrant même capable de penser à l'or lorsque cela aurait du être la dernière de ses préoccupations. Parfois, elle les récupérait au sol, qu'elles aient été abandonnés là où à côté de corps froid, vaincus dans les montagnes. Parfois, elle les récupérait sur les humains qu'elle avait elle-même tué, comme des trophées preuve de sa haine illogique envers ceux-ci. Elle se mit alors en tête l'idée d'en fondre les parties en métal afin de les utiliser pour créer des armures, espérant ne pas avoir perdu la main depuis le temps, qu'elle imaginait déjà superbes et luisantes et qui, une fois vendu, la rendrait riche. Du moins, c'était là son plan.

En premier lieu, il lui faudrait chercher du bois. Mais parce qu’il semblait y avoir plus les précédents jours -Ou parce que ces lieux sont naturellement très humides- elle peinait à en trouver. Et encore, c’était lorsque les morceaux de bois sur lesquels elle mettait la main n’était pas tout simplement pourris ou habités par une colonie de vers et de mouches. Elle eût alors l’idée d’utiliser le bois de certaines des armes qu’elle avait récupéré, elle en avait plein. Et avec tout le lichen qui avait recouvert le bois de sa maison -Des espèces de champignon aux allures à la fois de plante et de parasites et qui s’enflamment extrêmement facilement-, elle devrait s’en sortir. C’est alors une Naga couverte de boue et de sueur qui s’en revenait, ayant perdu presque une heure à ne rien faire alors que le soleil venait à descendre de plus en plus bas et les lieux à se perdre dans la pénombre. Elle soupira de nouveau et sans attendre, se déchaîna sur les armes, peu importe comment cela pouvait être fatiguant pour celle qui avait déjà dépassé ses limites, les brisant -Des manches de lances, des arcs ou des boucliers.- de toutes ses forces pour venir en récupérer le bois.

Une fois le feu allumée, elle se surprit à somnoler, à moitié perdue dans ses pensées et ses yeux dans le rouge vif des flammes. La chaleur qu’il produisait était chaude, mais douce et réconfortante contrairement à celle du marais, humide et pesante. Certainement que le climat d’Hukutav n’était pas quelque chose qui lui avait manqué lors de son périple.

Là, et avec des vêtements finalement secs, la Naga se sentait retrouver un énième souffle. Il ne restait plus qu’à attendre que la vieille marmite rouillé chauffe avant d’y jeter les pièces de métal dedans, frappant sur ceux-ci de toutes ses forces, avec un marteau, venant les fissurer et les casser, les tordre jusqu’à ce qu’elles deviennent petit à petit une bouillie sale quelque part entre le liquide et le solide, d’une couleur hypnotisante changeante entre le rouge et le gris. Mais plus elle passait de temps à faire ça -Et elle fit ça pour presque deux heures-, plus la fatigue venait s’en prendre à elle. De nouveau, la sueur -Et peut-être même plus qu’auparavant- coulait le long de sa peau écaillée, lui piquant les yeux, lui brûlant les lèvres, lui irritant les narines et même venant se mélanger à la saleté sur son corps pour y coller son fin vêtement dans une sensation des plus désagréable. Tellement désagréable qu’elle finit tout simple par les enlever, se retrouvant nue mais moins gênée au milieu de nul part. Au fil du temps, son souffle se faisait de plus en plus bruyant et difficile, ses yeux se fermaient sans qu’elle s’en aperçoive et elle vacillait dangereusement au-dessus du métal brûlant.
Mais qu’importe qu’elle se retrouvait à souffrir, elle voulait finir. Qu’importe que répéter les même mouvements encore et encore venait lui broyer les muscles et les os de son bras et de son dos, que la fatigue la rendait idiote et maladroite et encore que la chaleur venait attaquer sa peau. Elle se sentait même davantage fiévreuse avec le temps passant, son corps exposé au vent. Le même vent qui balayait violemment les roseaux et les feuilles des alentours, qui donnait presque à la serpent l’impression de se faire fouetter.

Il lui fallut bien plus de la nuit pour être capable de fondre la totalité du métal qu’elle avait en sa possession -Parfois ayant même du le travailler, le faire chauffer et le débarrasser de ses saletés auparavant.-. Elle avait tout de même gardé de côté quelques pièces d’équipements qu’elle espérait vendre en l’état, elles n’étaient pas de la meilleures qualité, mais elle était certaine qu’elle pourrait en tirer quelques sous. Désormais, elle n’avait plus qu’à travailler et à forger le métal, ce qui sonnait bien plus facile que ça ne l’était vraiment, surtout dans son état de fatigue actuel. Et à peine ait-elle eu la force réaliser un plastron qu’elle se retrouva à tomber au sol, inconsciente, s’écrasant sur quelques roches qui vinrent l’écorcher par plusieurs endroits -Mais sans être trop grave.-, emportée par la maladie et la fatigue.
Elle se réveilla que lorsque le soleil était bien haut dans le ciel, une demi-journée plus tard, pas le chant des oiseaux et des insectes. Se sentant toujours un peu fiévreuse, elle ne perdit pas de temps pour autant. Tout d’abord, il lui fallait allumer de nouveau un feu et celui qui lui restait n’allait pas être assez, alors elle du en rechercher dans les marais. Tâche plus aisée désormais que tout avait un peu plus séché.
Et même si elle se retrouvait être un peu furieuse envers elle-même, de s’être évanouie et d’avoir perdu tout semblant de progrès, même si abattue, elle s’efforça de continuer ce qu’elle avait commencé. Au moins, maintenant, le métal était utilisable en tant que tel et il lui suffirait tout simplement de le chauffer avant de le forger. Dans un sceau, elle vint prendre de l’eau d’un courant proche de son habitation, en profitant pour boire un peu et se rafraîchir le visage, avant de le ramener et de le poser à côté de la marmite, s’en servant pour refroidir les pièces qu’elle ferait.
Enfin, elle était prête à recommencer, et un peu plus motivée.

Alors, elle attrapa un marteau dont elle se servit pour taper sur le métal pendant trois autres heures, inlassablement. Répétant encore et encore le même mouvement, l’aliénant au fur et à mesure qu’elle le faisait, si ce n’était tout simplement pas la rendant folle. Elle avait même à un certain point à se retenir de crier de douleur, chaque fois que le marteau cognait, cela résonnait un peu plus dans tout son bras, son épaule et la partie gauche de son dos. Encore davantage lorsque la fièvre venait s’accompagner de courbatures.
Finalement, elle avait une douzaine de pièces lisses, parfaites d’une certaine manière mais très peu attrayantes, certainement pas le genre qui aménagerait bon nombre de personne à vouloir les acheter, et encore moins à souhaiter les acheter pour cher. Fatiguée et à bout, elle tenta tout de même de se concentrer, commençant à tracer divers formes, plus ou moins aléatoires -Quand elle possèdes un certain sens de l’esthétisme, la fatigue l’amène à devenir plus faignante et moins précise.- , parfois dessinant des motifs aussi simple que des vagues ou des poids, parfois plus compliqué à la manière de ce qui ressemblait à la fin à une rose ou à des vagues. Enfin, l’important est qu’au bout d’une heure supplémentaire de travail, la Naga parvienne finalement à obtenir un résultat convenable, assez pour lui rapporter de l’or, beaucoup d’or.
Alors, enfin, renfilant des vêtements et enroulant sa queue au sol de telle manière à pouvoir s’allonger confortablement dessus, elle se laissa aller, s’endormant bien assez vite au son des oiseaux et des cours d’eau, là où quelques rayons de soleil parvenaient à passer au travers du feuillage plutôt épais, un minuscule mais satisfait sourire se dessinant sur ses lèvres à ce moment-là.

Désormais, il ne lui resterait plus qu’à vendre tout cela la prochaine fois qu’un marché se passerait, ceux-ci arrivant habituellement vers la fin de la semaine dans un des village Naga voisin, lui aussi au sein du marais. Juste espérant qu’elle y ait encore sa place, après y avoir était absente pour si longtemps.


[ Création de deux  Armures Wyvern à mettre dans l'inventaire de Songe
Création de Douze Armures Hyno  Animarmure à mettre dans l'inventaire de Songe ]




...........
« Rien qui ne soit un peu "aidé" n'arrivera à son terme~»
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Jûken'Maw
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MessageSujet: Re: Forge des forgerons d'armures   Mer 13 Déc 2017 - 1:01

Assis sur la chaise de son bureau, Jûken'Maw relisait attentivement la lettre qu'un des gardes Khazariens lui avait remis quelques jours plus tôt. Cette dernière, provenant de la cité d'Endorial, était écrite de la main d'Athanasia Darkan : une jeune humaine que le Khazarien avait rencontré à la réception organisée par le monarque sylvestre Cernunnos, au château de Maënor. Cette dernière, la musette remplie de questions, avait semblé particulièrement intéressée par la culture djöllfuline. Mais l'objet de cette lettre était tout autre. S'étant visiblement renseignée sur la profession du servant de Lagmarù, la jeune femme lui avait alors adressé une requête : lui forger une armure Wyvern.

Jûken'Maw n'aimait pas particulièrement forger sans avoir eu le temps de véritablement connaître son client. Mais au vu de ce qu'il avait pu observer lors du banquet, l'humaine ne semblait pas de nature belliqueuse. De plus, l'armure demandée restait assez simple à réaliser. Une commande plus conséquente en terme de qualité ou de quantité aurait sûrement entraîné un refus de sa part, tant qu'il ne connaissait pas mieux à qui il avait affaire. Mais cela n'avait pas lieu d'être ici. Enfin, cette armure était également un potentiel investissement diplomatique si Athanasia venait à intégrer la garde Zéphyr dans un futur proche.

Consentant finalement à honorer la commande, Jûken'Maw échangea alors quelques lettres supplémentaires avec sa cliente durant les jours qui suivirent, afin de s'occuper des questions de proportions de l'armure ainsi que du point de livraison des ressources (fournies par la commanditaire). En preuve de sa bonne fois, Athanasia paya même en avance le prix de la main d’œuvre et du transport de l'armure entre Baldorheim et Endorial.

Bien... Au travail. Les questions logistiques et administratives réglées, le djöllfulin se rendit finalement à la forge de Baldorheim. Il récupéra sur le chemin les ressources envoyées par Athanasia dans un dépôt de la cité montagnarde avant de pousser les portes de l'atelier. Il s'assit à un établi, le nettoya méticuleusement puis disposa les matériaux devant lui avant de se mettre au travail. Du minerais de fer de bonne qualité et du cuir de sanglier en bon état étaient étalés sur le plan de travail.

Elle n’a pas fait l’erreur de lésiner sur la qualité… Songea-t-il tandis qu’il inspectait les matériaux. Se retournant, il alluma le four, faisant grimper la chaleur de la pièce de plusieurs dizaines de degrés, puis prépara une large bassine d’eau ainsi que plusieurs moules.
Le fourneau à température idéale, le forgeron y enfourna une cuve contenant les lingots et, le temps qu’ils fondent, commença à travailler le cuir. Jûken’Maw s’évertua à découper et travailler le cuir qu’il utiliserait en tant que renfort intérieur des cuirasses. Il en utilisa également au niveau des côtes, et ce, afin d’offrir un maximum de mobilité lors d’un affrontement, tout en octroyant une protection de bonne facture à cet endroit.

Cette première partie du travail terminé, le djöllfulin sortit la cuve du four et versa le métal liquide dans les moules. Puis il les plongea dans la cuve d’eau afin de les refroidir. Ceci fait, il s’attaqua alors au forgeage des parties métalliques. Les coups puissants, mais expert de son marteau s’abattirent sur l’enclume pendant de longues heures, sculptant le métal chauffé à blanc
Restait à s’occuper des finitions, tâche qui lui prit une bonne demi-journée : arabesques discrètes, symboles stylisés en haut et bas reliefs, mais rien d’extravagant : classe et sobriété… avec une pointe d’exotisme. Le but de cette armure n’était pas d’attirer l’attention de ses opposants.

Un coup de polissage et l’armure était enfin terminé... Le forgeron la contempla un instant. Bien que discrète, elle possédait un charme certain. Le servant de Lagmarù, détestant le travail bâclé, mettait un point d’orgue à travailler ses produits avec soin.
Son travail achevé, il l’emballa alors soigneusement avant de la faire expédier en direction d’Endorial, accompagné d’une missive :


Voici, comme convenu, l’armure que vous m’avez commandée. J’espère qu’elle vous conviendra et qu’elle saura vous être utile.

Force et honneur.

Jûken’Maw


[Jûken'Maw crée une armure Wyvern pour Athanasia Darkan]
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MessageSujet: Re: Forge des forgerons d'armures   Jeu 4 Jan 2018 - 20:38

Un guerrier se doit de maintenir une forme physique et mentale irréprochable. Il faut sans cesse s’entraîner, réitérer les efforts que l’on a fait la veille en s'évertuant à les améliorer, analyser là où on a péché, recommencer là ou l’on a échoué : se surpasser sans cesse afin d’être suffisamment préparé. Mais un combattant ne doit pas simplement appliquer cette rigueur extrême à son corps à corps et son l’esprit. Non, il doit être tout aussi consciencieux avec les prolongations de ces derniers, le bras armé de ses convictions, l’expression de sa dévotion et son combat : son équipement.

Robe de mage pour les uns, armure de plaque pour d’autres, armes blanches ou armes à feu… Peu importe. Outre l’expérience et la tactique militaire, la survie sur un champ de bataille dépend essentiellement de la qualité du matériel que porte le soldat. Une armure bâclée ou une épée mal équilibrée, confectionnés avec de mauvais matériaux par un artisan peu soucieux de son travail expédieront irrémédiablement leur porteur vers une mort certaine.

C’est pourquoi il convient d’apporter le plus grand soin à la création et l’entretien de sa tenue de combat et ses armes. Il faut vérifier sans cesse le tranchant de ses lames et l’affûter si nécessaire, polir ses cuirasses et boucliers et réparer, renforcer, voir reforger les impacts issus d’une bataille précédente. Enfin et surtout, il faut en prendre soin. La moindre articulation rouillée peut être fatale dans une situation critique.

-----------------------

Franchissant les portes d’une de nombreuses forges de la cité montagnarde, Jûken’Maw s’installa à un atelier de forge, isolé du reste du complexe afin de ne pas être dérangé. Il sortit alors de son sac de nombreux matériaux : lingots de lylium (un métal léger, solide et ayant la particularité de résister particulièrement bien à la magie) de longues et solides étoffes de tissus exotiques filés par les soins de la tribu du cocon ainsi que plusieurs minerais volcaniques minés dans les entrailles du Vulkar. Déterminé à ne travailler qu’avec des produits d’excellente facture, le servant de Lagmarù avait fait importer toutes ces ressources du village djöllfulin.

Il retira alors son armure puis décrocha son masque de fer de son visage balafré avant de les déposer son plan de travail. De nombreuses améliorations étaient au programme pour ces deux pièces. Le djöllfulin décida tout d’abord de commencer par modifier sur armure, là ou le plus de travail était nécessaire. Après avoir allumé la « gueule des enfer » à sa gauche, Jûken’Maw y enfourna les lingots de Lylium.

Pendant que ces derniers étaient en train de fondre, il attrapa les précieuses étoffes du clan du cocon avant de commencer à les tailler de sorte à créer un hakama (une robe de combat serrée au niveau de la taille et utilisé par les épéistes djöllfulin). Il acheva la confection de l’habit en fendant l’hakama sur sa longueur à trois endroits différents. Deux découpes parallèles furent exécutées sur la face frontale du vêtement et une incise fut opérée à l’arrière. De cette manière, les jambes du porteur bénéficiaient de toute la liberté de mouvement qui leur était nécessaire.

Ceci fait, Jûken’Maw récupéra le lylium fondu, le versa dans un moule puis le fit refroidir très légèrement avant de commencer à le travailler férocement. Le but était ici de créer une série de plaques d’armure incurvées qui, une fois emboîtées les unes aux autres créeraient une protection articulée recouvrant l’intégralité de ses bras. Pendant de longues heures, l’artisan s’évertua à travailler la forme complexe de ces pièces d’armure afin qu’elles se fixent parfaitement les unes aux autres, ainsi que leur solidité et leur flexibilité. Il créa également quelques renforts métallique à fixer sur ses jambes afin de ne pas être pris au dépourvu d’une attaque sous la ceinture.

Les protections articulées enfin achevées, les disposa face à lui, ainsi que ses jambières, son casque et son plastron et s’attela à leur polissage ainsi qu’aux gravures mythologiques à apposer à leur surface. Cette tâche achevée, se saisit des pierres volcaniques qu’il réduisit en poussière à l’aide de sa téframancie. Le maître forgeron psalmodia alors quelques cantiques à l’attention de Lagmarù puis appliqua quelques runes djöllfulines à même les pièces d’armure – un secret d’artisans issus d’une tradition ancestrale – puis souffla les cendres des minéraux ardents en leur direction.
Dans une danse hypnotique, les précieuses poussières fusionnèrent avec les pièces d’armures qui roussirent légèrement, donnant un aspect légèrement cendré à leur surface.

Le résultat final, fusion de pièces d’armures stylisées, et vêtements religieux ressemblait aux tenues de combat de certains moines guerriers issus des clans djöllfulins.

Des guerriers dévoués corps et âme à la cause qu'ils ont choisi de défendre...


- Jûken’Maw utilise 4 lapis-lazuli afin d’améliorer sa Bushi ainsi que sa Coiffe dùralassienne -


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MessageSujet: Re: Forge des forgerons d'armures   Lun 12 Fév 2018 - 13:16

Rapport de fabrication

@Songe Syrzyal fabrique 2 armures wyvern et 12 armures hyno. Elle gagne 49 points d'expérience.

Remarques sur le RP : Ton expérience est désormais bloquée à 199. Tu pourras continuer à fabriquer des armures, mais tu ne pourras atteindre le niveau maximum qu'en fabriquant un équipement du dernier tiers (armure ou casque).

---

Rapport de fabrication

@Jûken'Maw fabrique 1 armure Wyvern pour Athanasia et améliore deux armes.

Remarques sur le RP : Rien à redire, très bons RPs !
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MessageSujet: Re: Forge des forgerons d'armures   Jeu 1 Mar 2018 - 1:41

– 6 heures. Dans une forteresse de la cité montagnarde de Baldorheim -

Aux aurores, dans une petite pièce mêlant pierres volcaniques, bois et tentures exotiques, d'épaisses fumerolles venaient emplir l'air d'une forte odeur boisée. Au fond de la chambre, s'élevait une statue de Lagmarù, le dieu-golem, symbole de force et de courage dans la culture djöllfuline. Faisant prêt de trois mètres de haut, cette dernière était entièrement composée d'obsidienne, lui donnant éclat et une texture vitreuse du plus bel effet. Seuls ses yeux, dans lesquels dansait une flamme d'ambre issues de la lente combustion d'une huile inflammable, venaient contraster avec ce sombre et miroitant aspect. Enfin, au pied de cette représentation céleste, se tenait un autel sur lequel était disposé deux encensoirs en fer forgé ainsi que le masque de celui qui s'y recueillait consciencieusement.

Assis en tailleur sur un tapis de soie aux teintes carmines, Jûken'Maw faisait face à sa déité. Yeux clos, torse nu révélant un buste recouvert d'un immense tatouage aux allures de fresques guerrières, le kazharien était comme plongé dans une sorte de transe spirituelle. Ses murmures psalmodiant se réverbéraient dans l'espace environnant, marquant les lieux d'une atmosphère sacrée que nul n'oserait interrompre, sous peine de s'attirer les foudres des dieux de ceux qu'on appelait encore maladroitement les « démons du nord ».

Si ses activités justicières au sein de la faction kazharienne lui prenait la majorité de son de temps, Jûken'Maw trouvait toujours le temps de rendre grâce à son protecteur. Il le remerciait pour la force et la volonté qu'il daignait lui accorder afin de poursuivre sa route sinueuse vers le salut de ce monde, arpentant les chemins de la justice avec fermeté et détermination. Bien peu, hélas, était ceux qui se souciait du salut ce monde en ces temps troublés. Mais parfois, parmi les foules inertes et aveugles peuplant le continent, se dégageaient quelques rares dévots. Des êtres animés d'une foi profonde, gardiens silencieux et vigilants... Des sentinelles veillant à servir, protéger et faire régner la loi et l'ordre au mépris du chaos et de la discorde.

Sa prière achevée, le djöllfulin se releva lentement avant de s'étirer. Puis, répétant éternellement les mêmes gestes, il s'approcha de l'autel qu'il débarrassa des encensoirs, puis le nettoya méthodiquement avant d'attraper son masque de fer. Il fit alors tourner le visage d'acier entre ses mains, l'observant méticuleusement. Peut-être devrait-il en forger de nouveau prochainement…

Toc toc toc ! Le bruit répété d'une personne frappant à sa porte le fit quitter ses pensées. Le travail l’appelait. Il renfila alors son masque, quitta le petit sanctuaire dans lequel il se recueillait puis s'approcha de la porte de sa chambre qu'il ouvrit. Sur le pallier se tenait un garde Kazharien en armure.
Force et honneur Jûken'Maw. Lui lança-t-il en frappant son plastron du poing.
Force et honneur... Que puis-je faire pour vous ? Questionna le djöllfulin de sa voix rauque, aussi amical qu'une porte de prison, et ce, même avec ses associés.
Euuu… On… On m'a chargé de vous remettre cette lettre. À en juger par le sceau apposé dessus, ça viens des plus hautes instances.
Faites moi voir ça. Il se saisit de la lettre, qu'il examina quelques instants. L'Imperator… Il était rare que Moradund Marteau-de-Fer le contacte par écrit. Les deux personnages n'étaient pas des grands amateurs de l'administration, préférant généralement aller droit au but. S'ils avaient quelque chose à le dire, ils le disaient.
Bien… Merci.
Pas de quoi. Bon sur ce, j'y retourne, j'ai encore un pile de lettres qui n'attendent que d'être distribués hein.
Ça marche.

Tandis que le garde s'éloignait, Jûken'Maw referma la porte de sa chambre, puis décacheta méticuleusement l'enveloppe lui étant destiné avant de la lire de but en blanc. C'était une commande d’État à l'attention de la garde Kazharienne. Avec l'afflux des nouvelles recrues de ces derniers mois, venait la question de leur habillement et de leur armement. On ne pouvait décemment envoyer sur le terrain des hommes et des femmes dont l'équipement, censé minimiser leur chance de passer dans l'autre monde et assurer la défense des peuples de l'Est de Dùralas, était défaillant voir incomplet. Aussi, l'Imperator avait décidé de remédier à ce problème en demandant à Jûken'Maw (artisan forgeron d'armure de son état) par le biais de cette lettre la création d'un vaste lot de dix-sept armures Hyno selon les normes en vigueur, pour le compte de l'armée Kazharienne.

Rien que ça… Bien que la quantité d'armures demandée était impressionnante, elle n'était en réalité nullement un problème pour le forgeron cornu, passé maître dans l'art de plier le métal à sa volonté. Et bien ne le faisons pas attendre dans ce cas. Plus tôt, il commencerait, plus tôt les recrues pourraient bénéficier d'une protection décente. Le retard n'était pas dans les habitudes et l'éducation de Jûken'Maw, alors autant se mettre au travail directement.

Après avoir ramassé l'intégralité nécessaire à leur réalisation, le Kazharien quitta la forteresse où il siégeait en faction avant de descendre dans la partie nord de la ville afin d'acheter d'importantes quantités de minerais de cuivre à l’hôtel de vente des mineurs. Leurs étals regorgeaient de cette ressource simple à extraire et particulièrement utile pour les travaux de forge, mais qui leur restait sur les bras au profit du fer. Aussi furent-ils ravis quand un membre de la garde Kazharienne passa par chez eux dans le but de réaliser une commande d’État à l'aide ce matériau. Le paiement effectué, Jûken'Maw fit livrer les colossales quantités de cuivre à la grande forge de la ville pour neuf heures du matin, avant de se rendre en avance sur les lieux afin de préparer son espace de travail.

Mais... Après une heures de retard sur l'horaire de livraison convenu sans que sa commande ne daigne pointer le bout de son nez, le djöllfulin commença sérieusement à s'impatienter. Il se rendit alors auprès des gérants, qui informèrent le kazharien de n'avoir vu aucun chariot minier provenant de la route habituellement empruntée par ces derniers. Soucieux et passablement en colère, Jûken'Maw troqua son tablier de forgeron contre son équipement technophile afin de remonter le trajet de sa cargaison de marchandises.

Peut-être avait-il eu un incident technique sur la route… Non. L’hôtel de vente aurait dépêché quelqu'un afin de prévenir le commanditaire. S'ils avaient décidés de ne pas honorer les parts du marché, les vendeurs de minerais risquaient gros. Une arnaque de cette ampleur allait facilement chercher dans les cinq à dix ans d'emprisonnement, car s'il y avait bien une chose sur laquelle la capitale montagnarde ne pouvait se permettre se salir sa réputation, c'est bien sur son approvisionnement minier du marché continental. Restait la thèse d'un impair de nature extérieure que les convoyeurs de minerais auraient malencontreusement croisé sur la route. Quoi qu'il en soit, Jûken'Maw avait un mauvais pressentiment

Remontant quatre à quatre la rue menant jusqu'au quartier minier, le kazharien vu ses craintes vérifiées quand il tomba nez à nez avec le convoi qu'il attendait, rangé sur le bas-côté d'une rue déserte. Il s'approcha alors du véhicule, puis en fit le tour… avant de tomber nez à nez avec cinq individus, qui, après avoir éventré le coffre blindé à coup de pioche, était en train de terminer de transvaser les lingots de cuivre qu'il contenait dans une charrette située juste derrière. En revanche, il n'y avait au signe des convoyeurs miniers (ces derniers se déplaçaient toujours par deux). Du moins, jusqu'à ce que l'un de ceux que l'on pouvait dorénavant aisément qualifier de voleur, ne fasse tomber par mégarde sur le pavé un large sac de toile ensanglanté qu'il tentait de transporter. Ce dernier se déchira, révélant le visage sans vie d'un des agents de la compagnie minière que Jûken'Maw avait croisé il y avait un peu plus d'une heure.

Bordel ! Fait gaffe à c'que tu fais Darvos ! Tu veux qu'on se fasse repérer ou quoi ?!
Pfff. T'inquiètes pas. À cette heure-ci, ces feignasses de kazhariens doivent tous être en train de pioncer tranqui… Sa gorge se noua brusquement lorsqu'il distingua l'être massif et cornu, qui les fixaient d'un regard furieux, fusil technophile en main.

C'est donc vous les pourritures qui foutez la merde depuis ce matin… Par une traction brutale d'une poignée métallique située à la droite de son canon, il rechargea bruyamment son arme.
Voler un particulier est déjà un crime condamnable de plusieurs années de prison. Mais voler l’État… C'est voler le bien commun. Un acte impardonnable… Sa voix était sèche et dure.
Ajoutez à cela l'assassinat de deux fonctionnaires du service minier et vous obtenez trois violations majeures de Loi, de quoi m'autoriser à vous administrer la peine capitale sur le champ.
Le petit groupe de criminel, désormais massé, dégluti à l'unisson à l'énonciation de la sanction prononcée par le garde kazharien. Mais, il était hors de question de se laisser faire, surtout si prêt du but. Dans un élan de rage collectif, les malfrats dégainèrent leurs armes avant de se ruer sur leur adversaire masqué.

Cinq coups de feu retentirent et cinq têtes sautèrent, mettent fin à la misérable vie de ceux qui avaient osé bafouer la loi. Les criminels de cette ville allaient vite apprendre à leur dépends que leur petit règne de terreur allait prendre fin de gré ou de force. Le djöllfulin rangea alors son arme puis contacta la compagnie minière afin de les informer de la situation. Finalement, les minerais furent livrés dans l'heure qui suivit, permettant au forgeron de se remettre au travail.

Il fallait dorénavant rattraper le temps de travail que lui avait fait perdre ces braqueurs de convois.

[Jûken'Maw crée dix-sept armures Hyno]


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MessageSujet: Re: Forge des forgerons d'armures   Dim 4 Mar 2018 - 1:42

Rapport de fabrication

@Jûken'Maw fabrique 17 armures hyno.

Remarques sur le RP : Bah mon cochon, je vois qu'on vise les références Warframe !
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Jûken'Maw
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MessageSujet: Re: Forge des forgerons d'armures   Lun 19 Mar 2018 - 0:45

– 8 heures. Dans le dojo d'une forteresse de Baldorheim -


Une fine tige incandescente se consumait lentement, diffusant dans les airs d’élégantes volutes de fumée au parfum exotique venant adoucir l'atmosphère froide et sèche de la salle.

Coup droit, coup bas, revers, parade, coup de genou, uppercut, coup droit, parade…

Chaque frappe était ponctuée d'un bruit sourd résonnant dans la salle d’entraînement.

Coup droit, parade, coup de tête, chassé, parade, coup de tête, frappe de paume…

Poings et pieds s'abattaient continuellement sur un poteau de bois massif traversé par d'autres, jaillissant du tronc comme des épines sur la tige d'une rose.

Frappe latérale, coup de genou, uppercut, parade, uppercut, parade, uppercut, frappe de paume…

Quelques gouttes de sang, provenant des poings du combattant qui s’entraînait, venait régulièrement éclabousser le mannequin de bois (ou Mu ren zhuang), mais…

Coup de coude, parade, coup droit, saisie, coup de tête, fauchage, coup de pied retourné, bond, double uppercut…

...Ce dernier ne semblait pas broncher, fixant inlassablement sa cible sur lequel était gravé le mot « volonté », répétant inexorablement ses enchaînements martiaux contre ce qui aurait pu être un danger mortel sur le champ de bataille.

Ce n'est qu'au bout d'une heure complète que Jûken'Maw s'autorisa à cesser l’entraînement, après avoir fracturé entièrement le bois composant le mannequin qu'il frappait. Son souffle était lourd. Les veines de ses bras autour desquels s'enroulaient de massifs tatouages de dragons, serpents, oni et épineux de lave, semblaient fonctionner à plein régime après l'effort qu'il venait de fournir.
Accordant un repos mérité à ses muscles, il ferma alors les paupières, psalmodiant quelques cantiques au dieu-golem, avant de s'approcher d'une vasque à l'entrée de la pièce. De minces filets de sang perlèrent de ses mains meurtries et venaient s'écraser sur le sol de pierre du dojo. Aussi fit-il s'embraser les cendres contenues dans le récipient... avant d'y plonger ses phalanges.

Aucun son, aucune complainte ni gémissement ne sortit de sa bouche, tandis que la peau de ses plaies fondait sous l'effet de chaleur. Depuis des millénaires, les moines guerriers de son clan avaient recours à cette pratique ancestrale afin de refermer les blessures. Outre les effets médicinaux connus, les habitants de Drashôn'Khur prêtaient des vertus curatives au feu sacré. Au sein de cette société militaire, l'apprentissage des armes était fait de douleur et de persévérance. C'était sans aucun doute l'un des entraînements martiaux plus éprouvant et impitoyable que les contrées djöllfulines aient connus. Mais c'est également cette dureté qui faisait la renommée de ses guerriers, car une fois en action sur le champ de bataille, chacun d'eux valait la force de dix hommes au bas-mot…

Passé une dizaine de secondes, le djöllfulin masqué retira finalement ses mains calleuses de la fournaise, ses plaies ayant cicatrisés sous l'action des braises. Mais tandis qu'il les lavaient dans une vasque d'eau claire, se débarrassant des dernières impuretés les recouvrant, il remarqua une enveloppe cachetée glissée sous le pas de sa porte. Silencieusement, le servant de Lagmarù s'approcha puis s'en saisit. Après examen, il reconnut une fois de plus le sceau de mithril, symbole personnel de l'Imperator.

Quelque chose me dit la journée va être mouvementée... Sans plus attendre, il l'ouvrit, puis se saisit de la lettre, qu'il porta au niveau d'un rayon de lumière dorée filtrant à travers la fenêtre de la salle afin de prendre connaissance de son contenu. Il s'agissait d'une nouvelle commande d'armures pour le compte de la faction. La plus massive qui ne lui ait jamais été donné l'occasion de réaliser. La nouvelle politique mise en place par l'Imperator avait commencée à faire parler d'elle, en mal pour les criminels… mais en bien pour ceux dont le mot « Justice » avait encore un sens à leurs yeux et dans leur cœur. De ce fait, de nombreuses personnes soucieuses du bien public avaient répondu à l'appel du chef de la garde kazharienne et rejoignait dorénavant en masse les rangs de la faction de l'Est. Toutefois, il fallait pouvoir équiper décemment cet afflux de nouvelles recrues afin qu'ils puissent accomplir leur service dans des conditions décentes. Toute cette réforme n'aurait servi à rien si les soldats se faisaient trucider par dizaines à cause d'un manque d'armement défensif et offensif. Voilà ce qui expliquait le nombre astronomique d'armures commandées par le gouvernement.

Après une bonne douche brûlante, le djöllfulin enfila son équipement puis attrape ses outils de forgeron avant de faire un tour à la salle d'armes de la forteresse. Il poussa les lourds battants de porte en acier puis pénétra dans la pièce.
Carver ! Sa voix sèche se réverbéra, avant d'atteindre un humain massif aux cheveux grisonnant et au visage marqué qui était en train d'aiguiser une énorme hallebarde à l'aide d'une meule. Carver Drake était un vétéran chez les Kazharien. Il n'était jamais monté dans la hiérarchie, ayant toujours refusé les postes qu'on lui proposait. Pas bavard et efficace, obéissant et méthodique, il était un élément de choix sur lequel on pouvait compter au sein de la faction.
Hum ?
T'as deux minutes ? Il faut que je te parle.
Ouai. Qu'est-ce que je peux faire pour toi Jûken'Maw ? Répondit-il sans lever les yeux de son travail.
Tu es affecté à la surveillance du quartier Est de la ville.
Ordre de l'Imperator ? Questionna-t-il machinalement.
Exact. D'ordinaire, c'est moi qui m'en charge, mais j'ai une commande d'armure massive sur le feu pour les nouvelles recrues. Ça peut pas attendre.
Faut bien équiper la bleusaille... Très bien, je termine ça et je pars sur-le-champ.
Parfait… Les directives transmises, le servant de Lagmarù fit volte-face. Et méfie-toi. Depuis qu'on a démantelé cinq de leur plus grosses planques dans le secteur, les gangs sont à couteaux tirés. Hésite pas à employer la force si nécessaire...
À ces mots, le colosse se releva, se hissant à près de deux mètres puis se saisit à une main de son arme d'Hast avant de frapper le sol de pierre à l'aide de sa hampe.
Entendu. Force et honneur Jûken'Maw. Lança-t-il en frappant son plastron.

Force et honneur.

Son collège prévenu, le djöllfulin quitta la forteresse afin de prendre une fois de plus la route de l'Hôtel de vente des mineurs. Il était temps de s'attaquer à la confection ces armures, car l'opération risquait de prendre au moins trois jours. Plus les tenues seraient prêtes rapidement et plus le nouveau déploiement de force pourrait agir efficacement. Du temps de gagné sur cette étape permettrais de former les recrues plus tôt, les entraîner efficacement aux longues marches à travers les chaînes de montagnes escarpées des Baldors, ou encore à former un régiment rapidement… Le tout avec vingt à trente kilos sur le dos.
À cadence militaire, Jûken'Maw remonta les grandes rues de la capitale montagnarde, avant d'arriver enfin dans le quartier nord, espace réservé aux activités d'extractions et de redistribution minérales à travers la ville et le continent.

Mr Maw ! Quelle joie de vous revoir ! Comment se passe votre service dans notre chère cité ?
La routine. Je fais mon travail… Répondit-il simplement.
Je vois... Bordel, il est toujours aussi muet qu'une tombe ce type… Il a bouffé un cimetière ou quoi ?!
Vous dites ?
Ah ! Euuu non rien, je parlais à voix haute et… Bon ! Qu'est-ce que je peux faire pour vous monsieur ?
Je voudrais vous commander du minerais de cuivre. Sept-cents cinquante-six pour être précis, soit trois-cents kilos.
Pardon ? Le vendeur écarquilla les yeux à l’annonce de la quantité demandée. Jûken'Maw fouilla alors dans sa poche intérieure avant d'en sortir un papier officiel, signé de la main de l'Imperator en personne.
C'est une commande d’État… Le taux d'impureté des minerais ne devra pas dépasser huit pourcents. Quant au type de cuivre, je voudrais employer celui de la mine de Tarvos.
Plus léger et résistants que ses homologues, il est effectivement très prisé. Le problème est que nous n'en avons plus que… Il ouvrit un livre de compte, épais et poussiéreux, dont il fit défiler frénétiquement les pages avant de s'arrêter brusquement… Soixante-sept kilos. Un aristocrate m'en a commandé à raison de cent kilos par semaine pendant quatre mois.
Un aristocrate ?
Oui, vous pensez bien que ça en fait un bon client… quoi qu'un peu étrange avec son chapeau haut-de-forme et sa main d'automate. Enfin bref... Quoi qu'il en soit, si vous voulez vos minerais, il faut ordonner un nouveau forage, mais ça risque de prendre un peu de temps, surtout avec les pillages de ces derniers jours. Nombre de nos mineurs ont été attaqué alors qu'ils travaillaient et ont des réticences à descendre dans les mines. Plusieurs ont été tués au cours des affrontements.
Dans ce cas, lancez un forage. Je descendrais avec vos hommes... afin de m'assurer du bon déroulement des travaux d'excavations.

Ce sera fait monsieur. Merci.


– 9h47 : Mines de Tarvos -


Installé dans un wagonnet sur rail propulsé à l'énergie bleue, Jûken'Maw filait vers le site d'extraction de cuivre Tarvos. Peu de tunnels étaient encore équipés de ce système novateur mit au point par les petits génies de la section technophile de la ville. Cette machine était pour le moment en phase de test. Mais force était de constater que les résultats était tout à fait probant quant à sa fiabilité. De fait, le djöllfulin, mécène du progrès, espérait bien que d'ici quelques années, la plupart du réseau ferroviaire souterrain en serait équipé. Et ensuite… Pourquoi ne pas se lancer dans une grande entreprise afin de relier les villes par ce moyen ? La technologie avait des champs d'implications gigantesque au sein de leur société. Et ils étaient loin d'avoir ne serait-ce qu’effleuré le millième de son potentiel.

Assis sur un banc de métal vissé à l'intérieur du wagonnet, Jûken'Maw regardait les tunnels marqués par le passage des pioches et des foreuses technophiles défiler sous ses yeux, songeant à leur destination.
Tarvos… Une mine découverte par les sociétés minières il y a moins de cinq ans. Ce lieu étant réputé pour ses abondants filons de minerais d'une qualité supérieure, nombre de mineurs ayant reçu l'autorisation d'y creuser se rendait sur place. Mais cette concentration de richesses attirait invariablement des pillards, qui attendaient que l'extraction soit achevée pour attaquer les wagons de marchandises afin de la revendre au nez et à la barbe des autorités. De plus, certains (des inconscients) s'adonnaient au minage à coup de dynamite, sans même prendre la peine de vérifier la solidité des parois d'un tunnel. Des amateurs qui, en plus de dérober ce qui ne leur appartenaient pas menaçaient de bloquer les souterrains, les futures extractions, et de tuer bon nombre de travailleurs sur place. Il convenait d'être impitoyable avec ces crétins qui se pensent aux dessus des lois et mettent en danger, par leurs actions, non seulement la sécurité des gens de mine, mais également tout le système économique Baldorheimois.

Soudain, le wagonnet commença à ralentir, sortant son unique passager des réflexions justicières dans lesquelles il était plongé. Finalement, un long crissement métallique retenti, marquant la fin du voyage.
Alors qu'il descendait de son moyen de transport, un nain équipé d'un casque de mineur vint l’accueillir.
Ah ! Vous voilà. Shuis l'contremaître de la mine de Tarvos. Z'avez fait bonne route m'sieur ?
Sans encombre…
Formidable ! Allez suivez-moi. J'vais vous faire faire le tour du chantier.
Entendu… Le contremaître ouvrit alors la marche en direction du site d'extraction, suivit de près par le kazharien.

---------------------------

J'vois que vous portez un casque. Fin' un masque…
Pourquoi ? Vous en avez jamais vu ?
Nan mais j'veut dire qu'ça fait plaisir de bosser avec quelqu'un qu'est pas un amateur quoi. J'vous jure, le nombre d'inconscients qui se pointe dans les souterrains sans protection, c'est effarant. Et après ça viens se plaindre que ça a pris un rocher de cinquante kilos sur le coin de la tronche. Enfin…
Réjouissez-vous... Ça vous fait moins d’incompétents sur le chantier suivant. Rétorqua Jûken'Maw nonchalamment.
Mouai s'pas faux. Faites quand même attention, certains tunnel sont assez bas. Alors pour nous autres nains ça passe, mais pour le grand machin que vous êtes, vous risquez de vous manger une stalactite dans le museau. Sans offense hein…
Merci du conseil… Bon rentrons dans le vif du sujet. Rien à signaler depuis le début du forage ? Accident ? Attaque ? Vol ? Disparition ?
Boarf… Quelques blessés lors d'un petit éboulement, mais bon… Les gars sont solides, c'est des habitués du métier.
Et pour ma commande ?
Huuum… Il se gratta la barbe en marmonnant. Trois cents kilos de cuivre… Vu que le filon est déjà exposé et que les mineurs ont déjà commencé, si tout se passe bien d'ici deux heures votre marchandise sera en surface.

Très bien.

Pendant toute la durée de l'extraction, le djöllfulin inspecta le chantier rythmé par les coups de pelles, de pioche et de foreuses. Il soupira. Être obligé de surveiller lui-même une mine alors qu'une autre mission lui était déjà affecté… Vivement que ces nouvelles recrues soient formées et équipées.
Soudain, les boyaux de la mine se virent parcourus de nombreuses secousses
C'était quoi ça ?
Au hasard, je dirais des emmerdes…
C'est alors qu'un cri se réverbéra à travers les boyaux de la mine.
CHEEEEEF !
Immédiatement, Jûken'Maw et le contremaître arrivèrent à la rencontre du mineur paniqué.
Quoi ?! Qu'est-ce qui se passe Dwain ?
La… *Tousse* La roche ! Elle…
Quoi ? Quoi la roche ?
Elle est... *Tousse* Elle est vivante et en fusion ! Elle attaque le chantier !
Hein ? Vivante ? Oui bon bah appelle ça un demi-balrog comme tout le monde… Attends quoi ? Un demi-balrog ?! Oh putain c'est pas vrai !
*Soupire* Décidément, c'est pas mon jour… Jûken'Maw dégaina son fusil, qu'il chargea de nombreuses balles magique. Amenez-moi sur place !


– 11h54 : Mines de Tarvos, site d'extraction -

T'as pas une tête de porte-bonheur toi… Au milieu d'une large caverne, les yeux rivés au-dessus de lui, le djöllfulin fixait une entité faisant au bas-mot trois fois sa taille en hauteur comme en largeur. Un colosse infernal à la peau craquelée de nombreuses veines ardentes et animé par la magie de cette chère – mais légèrement casse-pied – Dame nature en personne. Ce dernier, bouillonnant de rage, était en train de s'en prendre à tout ce qui pouvait lui passer sous la main, principalement du matériel de forage.
Par Grungni, il est énorme !
Bon… Je vais attirer ce machin loin du site d'extraction. Profitez-en pour faire faites évacuer les mineurs immédiatement.
Euuu compris. Il commença à s'éloigner, avant de se retourner une dernière fois. Oh ! Pour votre minerai, il est actuellement en transit et sera à la surface d'ici vingt minutes.
Formidable...
Mais vous... Vous êtes sûr que ça ira ?
Un léger rictus se dessina derrière son masque. Faut voir le bon côté des choses, j'aurais aussi pu brasser de la paperasse toute la journée... Maintenant foutez le camp fissa !
Oui m'sieur !

À nous deux saloperie...

Armant son fusil en direction de l'entité démoniaque, le djöllfulin fit feu à plusieurs reprises. Les balles magiques fusèrent dans un sifflement strident avant d'exploser en entrant en contact avec leur cible, éclatant plusieurs morceaux de la carapace protectrice du demi-balrog.
Un rugissement monstrueux fit trembler l'entièreté des tunnels alors que la créature, ivre de douleur, tentait de colmater ses blessures d'où s'écoulait un liquide en fusion. Immédiatement, la gigantesque créature cornue fixa la plus petite d'un regard meurtrier, puis hurla à nouveau de rage avant de la charger brutalement.

Là... Il est vraiment pas content. Bondissant subitement sur sa droite, Jûken'Maw esquiva de justesse l'assaut du démon qui vint s'écraser contre l'un des murs de la caverne. Profitant qu'il soit temporairement désorienté, le kazharien s'approcha du monstre et dégaina son katana. Il concentra alors sa magie de téframancie dans sa main gauche, puis fit glisser sa paume incandescente le long du plat de sa lame, chauffant cette dernière à blanc, avant de décrire un large arc de cercle avec son arme. Le coup porté sectionna net le tendon de la créature qui s'affaissa temporairement, non sans pousser un nouveau cri de douleur. Il fit alors de nouveau feu à l'aide de son fusil Cerberus au niveau du visage de la bête, lui décrochant une bonne partie de la mâchoire.

Mais faisant preuve d'une vigueur surnaturelle, le demi-balrog ignora la douleur et prit de court le djöllfulin en le balayant d'un revers la main. Jûken'Maw dégusta l'attaque de plein fouet, traversant la salle avant de s'écraser contre l'une de ses parois rocheuses.

Bien que son armure ait partiellement amorti l'impact, cela n’empêcha au servant de Lagmarù de cracher une bonne gerbe d'hémoglobine sur le sol avant de... *Crac* remettre en place son épaule déboîtée. Affalé contre le mur, il commença à trafiquer son fusil tandis que l'engeance infernale se rapprochait de lui d'un pas boîteux, avec la ferme intention d'en faire de la marmelade. Mais alors que le demi-balrog s’apprêtait à écraser son opposant d'un puissant coup de poing, son bras explosa dans une gerbe de liquide incandescent.
Surprise connard... Fit le djöllfulin tandis qu'il pointait le canon de son Cerberus, transformé en lance-grenade pour l'occasion. Ne comprenant pas encore tout à fait ce qu'il venait de se passer, la créature tourna lentement la tête, avant de hurler de douleur à la vue de son moignon. Profitant de la stupeur de son adversaire, Jûken'Maw chargea une deuxième grenade dans son canon avant de faire feu, explosant le bras droit de sa cible. Puis il tira de nouveau, arrachant sa jambe gauche. Et alors que la créature démoniaque trébuchait et s'écrasait lourdement sur le sol, le technophile se releva puis planta violemment le canon de son arme dans la bouche de son adversaire gémissant, brisant trois de ses crocs au passage.

Passage le bonjour au Pandemonium de ma part ordure...

Dans une formidable détonation, la tête du géant cornu sauta, son sang venant asperger le masque de son bourreau. La menace enfin écartée, Jûken'Maw quitta le site de forage Tarvos en wagon, laissant derrière lui le corps en miettes du démon.


– 13h02 : Baldorheim, hôtel de vente des minerais -

Voyant le djöllfulin ressortir de la mine, les mineurs accoururent en masse à ses côtés.
Reculez ! Reculez par Grungni ! Laissez le respirer ! S'écria soudain le contremaître en poussant ses hommes attroupés autour du Kazharien.
Tenez, buvez ça. Dit-il en lui tendant une gourde d'eau fraîche.
*Tousse* Merci...
Alors ? Qu'est devenu le demi-balrog ?
Éparpillé... *Tousse* Un peu partout. Vous m'excuserez pour le désordre en bas...
Ahah ! Bien joué mon gars ! Vous nous avez rendu fier service.
C'est mon boulot.
Et modeste avec ça ! Il ordonna à ses hommes de retourner sur place puis se retourna vers le djöllfulin. Votre chargement de minerais est prêt à partir. C'est quand vous voulez.
Enfin quelque chose de positif aujourd'hui... Allons-y.

Pour une fois, le trajet jusqu'à la forge se passa sans encombre : pas d'embuscade, pas d'avarie du véhicule, pas de problème de déchargement du matériel. Après une courte pause, Jûken'Maw enfila sa tenue de forgeron, sorti ses outils et nettoya son plan de travail avant de se mettre à l’œuvre. A l'aide de trois cent kilos de cuivre, ce dernier devait confectionner pas moins de trente-six armure hyno. Un modèle certes un peu encombrant de par son poids, mais ô combien résistant. De plus, le cuivre de la mine de Tarvos étant plus léger que les autres, il contribuait à rendre les cuirasses plus supportables à porter par les nouvelles recrues... Jusqu'à ce qu'ils y soient habitués puisse porter des armures plus massives.

Pendant près de trois jours, Jûken'Maw travailla sans relâche, mâchant quelques feuilles de sensh'aal séchées afin de rester éveillée. Le travail fut éprouvant, rébarbatif, mais l'artisan djöllfulin fit ce qu'il avait à faire, mettant tout son talent dans chacune de ses armures, ne négligeant aucune étape ni finitions. Tout devait être parfait. Mais le jeu en valait la chandelle : trente-six armures rutilantes sortirent tout droit des forges de la ville, prêtes à être utilisées par ceux qui, demain, défendraient la loi, l'ordre, l'honneur et la justice.


[Jûken'Maw crée 36 armures Hyno]


Dernière édition par Jûken'Maw le Lun 26 Mar 2018 - 4:31, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Forge des forgerons d'armures   Lun 26 Mar 2018 - 3:54

Rapport de fabrication :

@Jûken'Maw Miaou fabrique 36 armures Hyno.

Remarques sur le RP : Je...brou. GG !
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MessageSujet: Re: Forge des forgerons d'armures   Sam 14 Avr 2018 - 20:39


Braises virevoltantes, cendres incandescentes… Dans la chaleur étouffante de la forge de Baldorheim, un djölfulin masqué s'attelait à sa tâche. Ses coups, précis et répétés sur le cuivre chauffé à blanc résonnaient dans la salle, faisant jaillir une fontaine d'étincelles rougeoyante à chacun des impacts sur sa surface. Après avoir passé près de cinquante ans à exercer ce métier, forger une armure relevait de la formalité pour Jûken'Maw. Mais l'orgueil était un vice à écarter en toutes circonstances. Car tel le printemps renaissant tout les ans, chaque création était une nouvelle œuvre, qu'il convenait de confectionner avec soin… et respect.

Chaque mouvement était le résultat de siècles de savoirs-faire ancestraux, transmis de génération en génération. Au cours de cette fastidieuse transmission, les techniques et méthodes prenaient également soin de s'affiner avec le temps, et non de dépérir lentement pour finalement être oublié des jeunes générations. Mais là où résidait le génie de la forge djöllfuline était que ces innovations apportées n'entravaient jamais les bases et méthodes originelles de cet art de manier les métaux. Alors que les âges et les vies se succédaient, les fondements de cet exercice demeuraient sempiternellement efficaces. Comme s'il n'en pouvait être autrement, comme si cela était inscrit dans l'ordre des choses. Une pratique aux origines parfaites… L’œuvre d'un Dieu.

C'est effectivement à une divinité qu'est associé la maîtrise de la forge au sein de la société djöllfuline. Après la guerre, la forge était l'activité la plus respectée des adeptes de Lagmarù. D'après la légende, le dieu-golem leur en aurait fait don afin que la flamme brûlant dans chacun de ses adeptes puisse durer le plus longtemps possible. Au-delà d'une simple tâche d'artisanat, le travail des métaux était également une manière d'honorer l'auteur de ce présent. C'est pourquoi les forgerons, à l'image de Jûken'Maw, s’entraînaient régulièrement, forgeant encore et encore pour témoigner leur reconnaissance éternelle envers leur protecteur et s'attirer ses faveurs.

Les heures défilaient à une vitesse folle, mais le forgeron semblait n'en avoir cure, ne laissait esquisser le moindre signe de fatigue. Ce dernier semblait si concentré dans sa tâche… que les bruits parasites et les affres du monde extérieur n'eurent bientôt plus aucune espèce d'importance pour lui. Son corps et son esprit avaient atteint un état de quiétude supérieur, suffisant pour permettre au second de s'élever. Et alors qu'un énième impact métallique se diffusait dans la forge, l'espace autour de lui se métamorphosa lentement… Progressivement soufflé par un large et chaleureux nuage fait de poussière d'or, il laissa finalement place à un paysage à couper le souffle : Le Kashbarùk.

Rien n'égalait la quiétude apaisante de l'espace le plus sacré de la civilisation djöllfuline. Cet endroit était leur Paradis, au sens le plus divin du terme. Mais contrairement à la plupart des religions, ce dernier ne s'atteignait pas seulement après la mort, non. Il était un espace mystique à arpenter et explorer en même temps son existence de mortel. Une sorte de parcours initiatique afin de s'élever vers de nouveaux états de conscience et dont les acquis célestes venaient se refléter également sur le monde terrestre. De ce fait au cours de leur existence, chaque croyant se voyait vivre une double expérience de vie dont les parcours s'entrecroisaient et s'enlaçaient perpétuellement pour finalement éclore en un nouveau lotus.

Alors qu'il s'affairait à sculpter des arabesques exotiques sur l'un des plastrons à l'aide d'un petit marteau et d'une onglette, quelques pétales des fleurs écarlate virevoltèrent, portée par une brise tiède balayant la cour pavées de nombreuses dalles d'ivoire gravés. Cerclée par un élégant mur d'enceinte, cette dernière était seulement dépassée en taille par les feuillages vermillon des arbres planté en son sein. Le tout se trouvait adossé à une large bâtisse, un sanctuaire surmonté d'un Irimoya (un toit à quatre versants aux pentes réunies sur deux côtés opposés avec un pignon) sur les extrémités duquel d'élégantes vasques en fer forgé brûlant d'une flamme ardente.

Quelques coups de ponçages vinrent achever la réalisation de pas moins de treize armure hyno prête à l'usage. Comme à son habitude Jûken'Maw répéta sempiternellement les mêmes mouvements après chaque séance de forge. Il commença par nettoyer précautionneusement son plan de travail, brûlant les impuretés en essuyant sa surface à l'aide de sa paume d’où se dégageait une magie ardente puis la lavant à l'eau tiède. Il ramassa ensuite ses outils avant de s'agenouiller… afin de prier le dieu-golem Lagmarù.
Son recueillement terminé, il se releva puis quitta la cour intérieure du sanctuaire afin de traverser un long couloir en pierre sculptée donnant sur l'entrée de la bâtisse. Cette dernière était surmontée d'un large Torii de couleur pourpre. Communément érigé à l’entrée des sanctuaires djöllfulins, les Torii étaient constitués de deux montants verticaux supportant deux linteaux horizontaux (généralement fait de bois, mais parfois de pierre). Ils avaient pour but de séparer l’enceinte sacrée de l’environnement profane et constituaient, de fait, une frontière symbolique entre le monde physique et du monde spirituel.

Le servant de Lagmarù passa donc cette porte sacrée, l'éblouissant temporairement avant de le ramener en pleine rue baldorheimoise, à la sortie d'une des forges de la ville baignée par les rayons du crépuscule.
Chaque torii traversé lors de l’accès à un sanctuaire devait être retraversé dans l’autre sens afin que l'esprit revienne dans le monde matériel.

Mais alors que le kazharien s'apprêtait à rejoindre son QG, une voix sur sa droite l'interpella.
Jûken'Maw ? On m'a chargé de vous remettre ceci. Lança un messager en lui tendant une lettre fermée par un cachet de cire pourpre.
Méfiant, le djöllfulin s'en saisit, puis l'inspecta. Aucune indication d'un quelconque expéditeur n'était apparente. Toutefois, un léger parfum… hypnotique semblait s'en dégager.
Orchidée… Songeur, il offrit un pourboire au coursier puis s'éloigna avant de prendre connaissance contenu de la missive, à l'abri des regards indiscrets


Ouvrir la lettre :
 

Fronçant les sourcils, Jûken'Maw rangea précautionneusement le courrier dans sa poche intérieure avant de prendre la route de la forteresse kazharienne afin de s'équiper convenablement avant de se rendre sur les lieux du rendez-vous. Il n'y avait qu'une personne sur ce foutu continent pouvant être l'auteur d'une telle lettre…

Et savoir qu'elle se trouvait dans cette ville n'enchantait guère notre homme de loi...


[Jûken'Maw créée 13 armures Hyno]
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Tziëg
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MessageSujet: Re: Forge des forgerons d'armures   Hier à 3:04

Fabrication de 27 Heaumes Hygal

Pour une fois, la Forge des régions, l'atelier où travaillait le forgeron orc Tziëg, était pleine d'activité. Beaucoup de bruits s'échappaient des fenêtres ce qui interrogea quelque peu les très rares passants. Mais finalement, chacun retourna à ses occupations et laissa la bruyante forge s'occuper d'elle-même.
Entre les murs de la boutique s'activaient une bonne dizaine de minuscules gobelins, aussi ressemblants que celui qu'on pouvait avoir l'habitude de voir lorsqu'on venait faire un tour dans l'établissement. Soit il s'était multiplié, soit le propriétaire s'était procuré un autre stock. La première solution aurait pu être drôle, mais il s'agissait bien de la deuxième. en effet, Tziëg avait recruté d'autres gobelins pour l'épauler dans son travail à la forge. Ce n'était pas une hausse de commandes qui vint le pousser à augmenter l'activité de sa boutique, malheureusement... Non, ce n'était qu'une petite envie passagère.

Il y a quelques jours, l'orc était revenu avec une dizaine de gobelins. Celui qui demeurait déjà au comptoir fut ravi de voir de nouveaux camarades le rejoindre, mais le forgeron n'avait pas récupéré ces travailleurs pour le bon plaisir du premier. Tziëg avait des projets à venir très prochainement et il avait besoin non seulement de marquer le coup mais surtout de récupérer de l'or et il n'avait rien trouvé de mieux que la fabrication en masse. Avec déjà toutes les ressources que l'orc possédait, il pouvait se permettre d'acheter en gros afin de produire énormément d'un coup et récolter les paiements de ces fabrications. Le choix de l'orc s'était posé sur les Heaumes Hygal. Pièce intéressante pour tous ceux qui souhaiteraient s'équiper d'un casque résistant à petit prix : un peu plus de quatre-cent pièces d'or. Pour ce qui était du nombre...
- Eh ! Fais-moi la meilleure estimation pour des heaumes Hygal, avait demandé le forgeron au premier gobelin.
- Attendez-voir un peu... (le gobelin se plongea dans les comptes) Combien reste-t-il au maître ?
- Autant qu'à notre départ. Et, petite précision, c'est MON or.
- ... Que vous devez au maître, siffla-t-il sournoisement entre ses dents.

Tziëg ne releva pas l'insulte du microbe qui lui servait d'assistant administratif et se contenta de le presser à lui donner les chiffres qu'il souhaitait entendre. Ce qui intéressait le forgeron c'était de savoir combien il devrait fabriquer de ces casques basiques. Une fois l'information acquise et les matériaux en main, la magie pourra opérer et l'orc se mettra à forger le tout d'une traite, sans s'arrêter.
- Alors ? Qu'en est-il ? s'impatienta Tziëg.
- On pourrait en prendre vingt-sept. Ils seront tous à vendre, n'est-ce pas ? Alors vingt-sept vous plaira.
- Et combien à placer dans notre boutique, Tziëg ?

Le spectre apparut aux côtés du forgeron et les gobelins le saluèrent comme s'il s'agissait de leur souverain. Puisqu'ils étaient tous sous son emprise, les créatures pouvaient le voir et lui obéissaient aveuglément. Kelh n'avait pas eu trop de mal à dominer les esprits de tous ces gobelins. Étant de faibles créatures, aussi bien physiquement que mentalement, le forgeron céleste n'utilisait pas trop de son pouvoir pour les maintenir sous son emprise. Une bonne chose quand on savait que ses forces magiques étaient limitées.
- On n'en aura pas besoin, nous avons déjà ce qu'il nous faut. (le spectre parut satisfait et laissa l'orc s'occuper de la suite) Demande à toute cette troupe de récupérer les minerais nécessaires. Achète même ceux qui nous possédons.
- Très bien. Nous nous en occupons. Pour le maître.

La petite crapule s'adressa ensuite aux autres pour les répartir sur les courses à effectuer. Tziëg s'en alla dans l'arrière boutique pour préparer ses ustensiles. L'atelier et la forge étaient complètement propres, mais il ne possédait pas assez de moules nécessaires à la fabrication de presque une trentaine de casques. Cela allait compliquer les choses et il fallait réfléchir à une solution, la plus économique qui soit en fait.
- Et si nous transformions ces crapules en moules ?
- On ne fait pas de gâteaux Tziëg, il nous faut de la qualité.
- Dommage, parce que nos moyens vont très rapidement se limiter et nous ne pourrons pas forger les heaumes en si peu de temps.
- Je fais parti de cette forge, je l'ai adoptée. Ma magie est puissante ici, bien qu'il ne fut pas mien à mon époque, cet atelier est mon renouveau. Il transporte ma magie, depuis que nous nous sommes installés ici.
- Ceci explique beaucoup de choses. Du coup, je crois avoir une idée. En attendant que les autres reviennent, allons donc faire quelques emplettes au marché humain ; j'ai besoin d'ingrédients particuliers.

Le spectre sourit et laissa son acolyte s'occuper du reste. Le forgeron céleste savait ce que son disciple avait l'intention de faire avec ces "ingrédients particuliers". Tous les deux, ils auraient pu être de simples forgerons à réaliser bêtement ce que chacun fait. Mais c'était dommage de passer à côté de l'immense savoir que bénéficiait Kelh qui pouvait alors servir à rendre toutes ces créations d'une qualité nettement supérieure, que ce soit sur le confort, la résistance ou la maintenance. Quoiqu'il en soit, le forgeron avait besoin de graines de lin et il savait précisément où en trouver à petit prix.


Une bonne heure plus tard, voire même deux, tous les ingrédients étaient prêts et disposés à l'atelier. Tziëg avait entreposé les cinq cents minerais de cuivre dans des bacs et la vingtaine d'argent dans un autre. La cuve était prête et le feu avait déjà été allumé bien avant qu'ils ne partent chercher ce dont ils avaient besoin. En attendant les derniers chargements de minerais, Tziëg avait concassé ses grains de lin et en avait fait une huile qu'il utiliserait pour appliquer une couche protectrice sur son métal.
- Une idée pour les plaques, Kelh ?
- Je t'avais déjà répondu tout à l'heure. J'ai ce qu'il te faut.

Le forgeron montra ses dents avec son sourire et claqua des mains pour commencer à se mettre au travail. La petite dizaine de gobelins mettrait elle aussi la main à la pâte, si on pouvait oser dire.
La première étape fut très simple puisqu'elle consistait à vider tous les minerais dans la cuve pour la fonte. Par contre, il fallait penser à placer tout d'abord les minerais de cuivre qui nécessitaient une plus importante chaleur pour fondre. Ensuite, il faudrait placer l'argent. En agissant inversement, l'argent souffrirait de la forte température et fondrait totalement, ne laissant plus, ou presque plus, de trace dans le mélange. Tziëg avait vu de nombreux imbéciles faire l'erreur, même parmi les "grands" artisans. après tout, ce titre était remis à n'importe qui. L'orc soupira mais continua néanmoins son travail. L'incompétence des autres n'était finalement qu'un tremplin à son ascension. Et pourtant... Et pourtant ses commandes avaient toujours été très basses... Tant pis. Ces ignares ne savaient pas reconnaître un bon travail. De toute façon, l'orc avait beaucoup à faire au lieu de réaliser les commandes des petits aventuriers, comme... Comme... Comme beaucoup d'autres choses dont l'orc n'avait pas en tête et qui de toute évidence étaient bien plus importants !
- Shrak ! Personne n'a besoin de mes services. Je ne suis pas reconnu...
- Nous n'en sommes qu'à nos débuts Tziëg. Nous avons encore énormément à faire et à reprendre.
- Nous manquons de ressources Kelh. Nous avons besoin de mercenaires et d'informations.

Le forgeron versa ensuite les minerais d'argent et mélangea le tout pour que les particules argentées s'accrochent de façon homogène au cuivre déjà bien liquide dans la cuve. Pendant ce temps, les gobelins installèrent les moules pour les casques. Hélas, il n'y en avait pas assez pour la totalité qu'ils souhaitaient réaliser. Le scribe se gratta frénétiquement le crâne à la recherche d'une solution mais fut forcé de reconnaître qu'aucune ne se présentait à eux.
- Aucune ? Ça c'est m'insulter. Tziëg, montre-leur donc notre puissance...
- Vous trois ! Continuez à remuer la préparation. À mon signal, vous déversez.

Les plaques étaient reliées entre elles par des canaux creusés afin de n'avoir besoin de déverser les minerais fondus seulement dans un des moules pour que la mixture remplisse tous les autres. L'orc forgeron se plaça en fin de chaîne et se laissa envahir par la puissance magique du spectre. Ses yeux s'illuminèrent et la silhouette de Kelh se dessina à travers le corps de Tziëg.
- Ihlaûz !
Maintenant !


Les gobelins firent s'écrouler la cuve et Kelh sous les traits de Tziëg usa de ses pouvoirs pour créer d'autres plaques servant de moule pour les casques. Une fois qu'une était remplie, elle était envoyée à un gobelin qui se dépêchait à l'entreposer dans un coin, puis une nouvelle plaque magique était créée et ainsi de suite. Tout ceci continua jusqu'à ce que tout le minerai fondu soit vidé de la cuve. Il y avait alors vingt-sept plaques, dont un bon nombre magiques, entreposés dans l'atelier en attendant qu'elles refroidissent. Le forgeron céleste "libéra" son hôte et le laissa souffler et se reposer de cette épreuve éprouvante.


Le métal avait assez refroidi pour être manipulé. Kelh avait alors pu faire disparaître les plaques et avait demandé à ce que les gobelins récupèrent les casques bruts pour les lui apporter à son enclume. Là, Tziëg maniait son marteau transformé pour battre le métal et corriger les imperfections et rendre le tout bine plus agréable. En fait, c'était plus pour la forme que l'orc faisait ça, puisque la magie de Kelh avait enveloppé les casques dans leurs moules magiques. Par contre, pour les heaumes sortant des moules réels, il y avait plus de travail à faire.
Les gobelins, quant à eux, récupéraient les casques après le passage de l'orc afin de les tremper de l'huile de lin qu'il avait réalisée bien plus tôt. Cette huile agissait comme une protection sur le métal des casques. Non seulement elle les faisait luire, ce qui était une bonne chose pour la vente, mais en plus elle les protégeait des intempéries et du temps. Certes, la protection n'était pas éternelle, mais elle permettait d'avoir des pièces d'armure d'une meilleure qualité que ceux que l'on pouvait trouver dans le commerce. Ce genre de petite astuce provenait de l'expérience de Kelh. C'était ainsi que les deux forgerons souhaitaient surpasser tous les autres. Et de toute façon, ils y arriveraient : Kelh était le meilleur de tous les forgerons du monde, et personne ne pouvait lui arriver à la cheville. Malheureusement, son spectre ne le représentait pas entièrement et n'était qu'une infime partie de lui. Mais lorsque tous les morceaux seront reconstitués, alors le forgeron céleste renaîtra et Dùralas connaîtra de nouveau l'honneur d'accueillir ce prestige de la ferronnerie...
- Le maître aurait-il autre chose à nous faire faire ?

Tziëg regarda tout autour de lui et notamment le bazar qui régnait dans son atelier. Les vingt-sept heaumes étaient minutieusement empilés dans des caisses et seraient ensuite vendus sur le marché des forgerons. Le dur labeur avait été fourni et la tâche avait été accomplie. Tout s'était merveilleusement bien passé.
- Commencez à apporter ces caisses au centre de vente et n'oubliez pas l'argent. Deux d'entre vous, toi et toi, vous allez m'aider à ranger ce chantier. Vous n'avez pas été assez efficaces dans vos mouvements et avez bien trop sali cet atelier. Adaptez-vous vite à notre rythme ou vous devrez... disparaître...

Il n'était pas nécessaire d'expliciter ce terme. Ne pas suivre efficacement les ordres du maître c'était le trahir. Et seule la souffrance résultait de la trahison. Ça, chacun d'entre eux le savait. Et aucun ne voulait en arriver là, surtout pour des lâches comme eux...

Tziëg les regarda détaler avec les caisses de heaumes au-dessus de la tête. Le scribe les avait accompagné pour s'assurer que le travail soit bien fait et le paiement bien reçu. Vu leur taille et la quantité produite, il leur faudrait un bon nombre de trajets pour vider l'établi du forgeron. Mais tout ça, c'était terminé. C'était une sacrée expérience de forger tous ces heaumes et l'orc savait maintenant qui lui était possible de remplir de nombreuses commandes en très peu de temps. C'était bon signe pour l'avenir.
- Une demande à venir ?
- Ça dépendra de comment on avance, mais il nous faudra plus de main d'œuvre et d'espace pour armer nos frères et sœurs.
- Nous pourrions racheter à côté et faire sauter les murs.
- Ou nous pourrions racheter tout le lotissement et tout péter pour construire par-dessus. Ta première forge depuis ta renaissance. La marque de ton renouveau.

Kelh le regarda avec surprise. Habituellement, Tziëg rappelle qu'il n'est pas le larbin du spectre, mais son associé et que sans lui, le forgeron céleste ne pourrait pas réaliser tout ça. Bien entendu, il en allait de même pour l'orc, ce que Kelh se plaisait à lui répéter lorsqu'il le rappelait à l'ordre. Mais pour une fois, Tziëg s'était annoncé comme porteur des ambitions de son mentor.
- Tu as fait un très bon travail Tziëg. Cet endroit sera notre renouveau à tous les deux et le début de notre légende !
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Forge des forgerons d'armures

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